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Carte postale : Bali

Bonjour à tous ! Me revoilà enfin avec la suite de mes aventures. Je m’excuse par avance pour la longueur de cette carte postale (vous comprendrez pourquoi elle m’a pris du temps…).

Après notre superbe séjour à Singapour et une escale décevante à Kuala Lumpur (je vous épargne les détails, disons juste que la capitale malaisienne ne nous a pas laissé une bonne impression et que nous aurions à la limite préféré rester à l’aéroport plutôt que de perdre notre temps dans la ville), nous voilà partis pour Bali.

Arrivés en début de soirée à l’aéroport international Ngurah Rai de Denpasar, nous décidons de ne pas nous faire arnaquer par les chauffeurs de taxi et de faire les 2 petits kilomètres qui nous séparent de l’hôtel à pied. Nous avons ainsi pu avoir un premier aperçu de Kuta, la commune où nous allons loger pour les six jours à venir. Plus nous nous rapprochons de la plage et du centre, plus je retrouve une certaine cacophonie me rappelant, par moment, l’Inde. Notre hôtel se trouve toutefois dans une rue plus calme, nous permettant de nous remettre des premiers jours de notre périple. Nous passons d’ailleurs notre première journée à Bali de manière plus détendue, faisant une longue grasse matinée et passant la fin de l’après-midi sur la plage de Kuta. Celle-ci est très fréquentée, surtout par les surfeurs venus s’attaquer aux gros rouleaux. Après nous être baignés un moment dans les eaux chaudes de l’océan Indien, nous avons d’ailleurs bien apprécié le spectacle de ces dompteurs de vague sous la lumière orangée du soleil couchant.

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Coucher de soleil sur la plage de Kuta

 

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Le petit chien trop mignon de notre deuxième hôtel

Le lendemain, nous partons en quête d’un scooter et d’une nouvelle chambre d’hôtel car celle que nous avons n’est pas assez confortable et trop bruyante à notre goût. Nous trouvons heureusement un hôtel beaucoup plus calme, aux employés beaucoup plus sympathiques et avec en prime un adorable petit chiot tout doux sur lequel je craque complètement… Et nous trouvons également un scooter par trop cher que nous louons pour le reste de notre semaine afin de pouvoir visiter davantage l’île.

 

 

Pour notre première excursion, nous y allons en douceur. Il faut en effet que mon cher et tendre s’habitue au trafic sans queue ni tête de Bali. Ici, c’est un peu la jungle pour les conducteurs. La règle est qu’il n’y a pas de règle… On dirait que les feux de circulation sont juste des objets décoratifs et que les Indonésiens apprennent à manœuvrer un scooter avant même d’apprendre à marcher (nous avons plusieurs fois croisé des enfants d’à peine 12 ans conduire…). Bref, notre premier trajet en scooter est intense et incroyablement long. Vu la densité du trafic pour sortir de Kuta, il faut en effet pratiquement compter 1 heure pour faire moins de 20 kilomètres. Heureusement, une fois quitté le chaos habituel de Kuta, nous découvrons des paysages d’une beauté apaisante. Nous voulions profiter de cette première escapade pour partir nous reposer sur d’autres plages de l’île mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Bali n’est pas la destination rêvée pour les amateurs de farniente et de baignade tranquille dans des eaux cristallines (pour les trouver, il vaut mieux aller sur les petites îles comme Lombok ou Nusa Lembongan). La plage de Sanur sur laquelle nous atterrissons n’est pas l’endroit idéal pour se mettre à l’eau. Elle reste toutefois pittoresque avec le sommet du mont Mundi au loin et nous finissons donc par simplement goûter aux délices de la cuisine indonésienne au bord de la plage avant de rentrer sur Kuta.

Le lendemain, nous reprenons notre recherche d’étendues de sable idylliques en allant du côté de Padangbai, où nous dénichons une petite gemme appelée Blue Lagoon. Sous ses airs de jolie perle aux nuances turquoise et azur, cette plage est en fait assez dangereuse. Beaucoup de rochers se cachent sous l’eau et le courant est très fort, comme j’ai pu le constater en me faisant emporter par les vagues avant de revenir vers le rivage avec quelques éraflures. Les snorkeleurs qui partaient explorer les fonds poissonneux de la plage sont d’ailleurs tous ressortis de l’eau avec de légères blessures et mon cher et tendre a dû jouer les héros en aidant un couple pris lui aussi au piège du courant. En gros, cette troisième journée sur les plages de Bali n’est pas de tout repos. Nous reprenons alors la route et traversons pour la première fois des paysages de rizières d’une belle couleur émeraude avant de terminer notre excursion du jour par notre première visite culturelle : le Water Palace (palais d’eau) de Tirtagangga près d’Amlapura. J’admire ainsi pour la première fois de terrifiantes statues de dieux indonésiens et les somptueux plans d’eau de ce palais exotique avant de rentrer sur Kuta.

Pour notre quatrième jour sur Bali, nous décidons de nous enfoncer davantage à l’intérieur des terres et d’explorer les alentours d’Ubud. Nous entamons notre visite par la fameuse Forêt sacrée des singes. Une pluie nous arrose à notre entrée, renforçant l’ambiance luxuriante et mystérieuse de cette jungle tropicale située au beau milieu de la ville. Nous sommes vite entourés de macaques, à la fois impressionnés et effrayés par leurs bonds rapides et leur regard à la fois curieux et menaçant. Puis nous nous amusons de leurs acrobaties, nous attendrissons devant les petits aux gestes maladroits qui s’accrochent au dos de leur mère et prenons pitié à voir un pauvre singe tenter d’ouvrir sans succès une noix de coco sous les rires, flash et téléphones portables des visiteurs. Le décor de cette forêt, cachant de petits temples et un pont spectaculaire traversant un gigantesque banian, nous fait vraiment oublier que nous nous trouvons en pleine ville. Et pourtant, à peine mettons-nous le pied dehors que nous retrouvons l’agitation d’Ubud. Avant de reprendre la route, nous partons plonger dans le labyrinthe multicolore du marché artisanal, dont je ressors avec quelques souvenirs et deux magnifiques pantalons indiens.

Nous reprenons la route l’après-midi et retournons vers le sud en nous arrêtant un moment au temple royal de Taman Ayun. C’est là que nous apercevons pour la première fois des merus, tours typiques des temples indonésiens, coiffées d’une succession de toits de chaume leur donnant des airs de sapin vertigineux.

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Merus du temple de Taman Ayun

Comme la fin de journée approche, nous nous empressons de retourner sur notre monture pour rejoindre, juste à temps, le temple de Tanah Lot au coucher du soleil. Et quel spectacle ! La lumière orangée du ciel, particulièrement magnifique ce soir-là, détache sur la mer la silhouette de ce petit temple juché sur un îlot, éclaboussé par les vagues de la marée montante. Pour ajouter de la magie à cette vue splendide, nous avons même droit à un envol de chauves-souris, petites fées noires virevoltant sous un ciel semblant s’embraser au fur et à mesure que le soleil disparaît. C’est donc de belles images plein la tête que nous rentrons à l’hôtel ce soir-là.

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Un coucher de soleil magique à Tanah Lot

Un programme chargé nous attend également le cinquième jour. Nous repartons à nouveau vers le centre de l’île, sous un soleil éclatant, pour rejoindre les impressionnantes rizières en terrasse de Jatiluwih. La route nous fait traverser des paysages ruraux ponctués de temples, de petits hameaux perdus avec pour toile de fond le sommet majestueux du mont Batukaru. Au bout d’une heure de trajet, nous apercevons les premières collines formées par les impressionnantes rizières en escalier de Jalituwih. Au moment où nous les visitons, le riz vient à peine d’être récolté, ce qui nous permet d’admirer les plates-bandes miroiter le bleu du ciel. Nous nous baladons un instant à pied au beau milieu des rizières pour observer le travail des quelques agriculteurs que nous croisons, labourant leur lopin de terre à l’aide de buffle.

Nous reprenons ensuite la route pour monter un peu plus au nord et apprécier un tout autre décor : celui du paisible lac Bratan face à la caldeira de Tjatur. Après quelques minutes d’hésitation pour entrer dans le site du temple d’Ulun Danu Beratan (il faut savoir que chaque temple et site touristique, y compris les rizières de Jatiluwih, sont payants à Bali), nous décidons de faire un tour dans ce joli jardin pour admirer de plus près le petit meru à 11 toits flottant sur l’eau du lac. Au milieu de l’après-midi, nous décidons de reprendre la route pour profiter du paysage des montagnes tant qu’il fait encore clair et arrivons à Kuta juste à temps pour apprécier le coucher du soleil sur la plage et le ballet de la marée montante produisant par moment des éclaboussures inattendues.

Pour notre dernier jour à Bali, nous décidons de nous reposer sur le sable blanc des plages du sud de l’île, du côté de Jimbaran. Nous profitons alors une dernière fois des vagues puissantes de l’océan Indien puis nous allongeons sur le sable, regrettant déjà de quitter cette île merveilleuse, mais impatients en même temps de poursuivre la fin de notre voyage, cette fois-ci en Thaïlande.

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Plage de Jimbaran

Suite au prochain et dernier épisode !

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À propos de Elise Lignian

Traductrice de l'anglais et du russe vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.

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