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Archives de Catégorie: Pêle-mêle

2023 : premier acte

Le mois de janvier de cette nouvelle année a débuté sur un rythme effréné. Dix premiers jours de frustration et de stress qui ont heureusement fait place à une douce allégresse, votre traductrice-rédactrice dévouée ayant enfin retrouvé une cadence un peu plus sereine les 2 dernières semaines. Retour sur ce premier mois de l’an 2023.

Grüner See Park, Ratingen (Allemagne)

Après des congés qui n’ont pas été aussi festifs que ce que j’espérais (la grippe ayant cloué mon cher et tendre au lit pour Noël), 2023 a commencé sur les chapeaux de roue avec une première semaine dont j’ai eu du mal à voir le bout. Plusieurs projets de traduction et de rédaction avaient été planifiés juste avant les fêtes et il fallait bien que je m’y remette. Souhaitant néanmoins démarrer l’année du bon pied, je voulais reprendre mes bonnes habitudes et entamer chaque journée avec ma petite routine.

Hélas, l’application de méditation que j’utilisais depuis 2 ans s’est avérée ne plus fonctionner. Après 2 jours de frustration et quelques recherches, j’ai compris qu’elle avait été rachetée par une grosse compagnie dédiée à la santé mentale et que les méditations quotidiennes qui m’aidaient tant à me libérer du stress n’étaient désormais plus accessibles… Comme de nombreuses autres utilisatrices (majoritairement féminines) de cette application, j’ai été extrêmement frustrée du manque d’informations de la boîte et de la disparition de ce petit soutien moral qui m’avait portée durant les heures les plus sombres du confinement. Bref, j’ai passé les 10 premiers jours du mois de janvier à tenter de trouver une application de méditation qui pourrait la remplacer. J’en ai testé plusieurs, certaines me procurant plus de stress que de calme, mais je pense avoir enfin trouvé une application qui me convient (je ferais peut-être un article pour comparer les différentes plateformes que j'ai essayées, au cas où cela intéresserait quelqu'un).

Hormis cette frustration, qui a quand même pas mal joué sur mon humeur et mon état de stress, j’ai pu retrouver un équilibre entre travail et détente qui m’a permis de stimuler ma productivité. J’ai ainsi pu rendre à temps tous mes projets tout en trouvant des moments pour souffler. Entre 10 et 20 minutes de yoga avec Yoga With Adrienne pour me réveiller au saut du lit, de la course à pied 2 fois par semaine pour rester en forme et surtout une inscription aux cours de danse fitness en ligne de la compagnie américaine Shine Dance Fitness, qui me vident complètement la tête et me redonnent le sourire à chaque fois. La danse a toujours été mon premier amour et la réintroduire plus régulièrement dans mes semaines me fait énormément de bien. J’ai également repris assidûment mes cours d’allemand avec Assimil et j’ai enfin dépassé la cinquantième leçon, ce qui a permis d’entrer dans l’apprentissage plus actif du programme. Je réécrirai un article à ce sujet quand j’arriverai au bout des cours, mais je constate de fameux progrès au niveau de la compréhension.

Outre ces journées bien remplies, janvier aura été plus tranquille. Il s’est ponctué de belles balades sous un climat plutôt printanier. Il a toutefois connu des journées plus glaciales, m’incitant à profiter davantage du confort de l’appartement de fonction de mon cher et tendre pour me reposer et lire (un billet Croque-livre est d'ailleurs prévu pour la semaine prochaine). Il m’a aussi amenée une belle après-midi entre amies qui m’a fait chaud au cœur, malgré le froid glacial et la neige qui s’étaient abattus sur le petit coin de Belgique où je me suis rendue pour ces retrouvailles.

Ainsi s’est écoulé janvier et nous voilà déjà en février. Le deuxième mois de l’année s’annonce déjà bien chargé, mais comme je suis sur une bonne lancée, j’ai bon espoir qu’il sera signe de félicité. Réponse dans 4 semaines…

J’apprends l’allemand (avec Assimil)

C’est depuis l’Allemagne que je vous écris cette semaine. Mon cher et tendre doit être sur place pour les 3 prochains mois. J’aime beaucoup l’endroit où nous nous trouvons, l’omniprésence de la nature et le calme des lieux. La seule chose qui me chiffonne est que je ne comprends absolument rien à ce que les gens disent. Je parviens quelques fois à deviner le sens de certaines phrases grâce à de vieux restes de néerlandais (langue que je n'ai plus pratiquée depuis une quinzaine d'années), mais je ne maîtrise pas du tout les bases et cela me frustre. Il est donc temps que je m’attelle à apprendre la langue de Goethe.

Photo de Skylar Kang

Cela fait déjà plusieurs mois que je me suis procuré la version numérique de l’Assimil allemand. J’avais d’ailleurs plutôt bien avancé dans les leçons jusqu’au retour de mon cher et tendre en Angleterre. Ne baignant plus dans un environnement allemand, j’avais alors perdu ma motivation. Comme je sais désormais que je passerai pas mal de temps outre-Rhin, je suis à nouveau déterminée à apprivoiser cette langue (et à ne plus perdre mes moyens lorsque la caissière du petit magasin me dit autre chose que le total de l'addition de mes courses 😅). Je sais que je n’atteindrai jamais le niveau des russes-allemands (étudiants qualifiés de super-héros ou de masochistes durant mes années d'études à l'EII tant ces deux langues sont difficiles), mais je veux réussir à me débrouiller dans la vie de tous les jours sans avoir recours à l’anglais (qui n'est étonnamment pas du tout répandu dans notre coin, à savoir la région de Düsseldorf).

Comme dit plus haut, pour m’aider dans ma quête d’apprentissage, je suis les leçons de l’Assimil allemand. Pour des raisons de protection de la propriété intellectuelle, je ne peux pas vous partager de captures d’écrans de la méthode, mais je vous invite à consulter le site d’Assimil pour en avoir un aperçu si vous souhaitez, vous aussi, apprendre cette langue (ou n'importe quelle autre d'ailleurs).

La partie introductive présente la langue de manière succincte, vous donne les clés de la prononciation et vous explique comment fonctionne la méthode Assimil. Tout se base ici sur la régularité. Il est ainsi recommandé de suivre une leçon (d’environ 30 minutes) par jour. Chaque leçon se compose de 6 parties et tourne toujours autour d’un dialogue. Elle débute par l’écoute de cet échange entre des locuteurs allemands natifs. Personnellement, je l’écoute une première fois sans regarder l’écran pour tenter de comprendre, puis je le réécoute en lisant les phrases du dialogue.

La deuxième partie fait travailler votre prononciation. Vous pouvez réécouter la phrase dictée par le locuteur allemand, puis enregistrer votre tentative. Vous y trouvez la phrase en allemand, en écriture phonétique et sa traduction. Diverses notes accompagnent les mots pour vous donner quelques renseignements sur la prononciation ou des règles de grammaire. Cela fait parfois beaucoup d’informations à assimiler (d'où le nom de la méthode 😁), mais les règles rentrent petit à petit dans votre esprit si vous êtes régulier dans votre pratique.

La troisième partie se concentre sur le vocabulaire. Les deux parties suivantes sont dédiées aux exercices. Le premier exercice teste votre compréhension en vous demandant de donner la traduction de différentes phrases reprenant le vocabulaire de la leçon. Deux niveaux de difficulté sont proposés, le premier se présentant comme un questionnaire à choix multiple (un peu trop facile à mon goût), le deuxième comme un exercice de traduction normale. Le deuxième exercice met à la fois votre mémoire et votre compréhension de la grammaire à l’épreuve. Il consiste à compléter une phrase en allemand.

La dernière partie se compose simplement d’un dessin reprenant un bout du dialogue et vous apprend les nombres cardinaux (je ne sais pas si cela se présente également comme cela dans les méthodes Assimil pour d'autres langues, mais c'est le cas pour l'allemand). En ce qui me concerne, j’aime terminer ma leçon par une dictée. Je retourne ainsi sur la première partie de la leçon pour réécouter le dialogue et l’écrire dans un petit cahier. J’ai en effet tendance à mieux retenir les mots et les règles de grammaire en écrivant. Ça me permet en outre de travailler l’orthographe.

À ces leçons s’ajoutent un cours de révision à la fin de chaque semaine. Il se compose d’une partie théorique reprenant toutes les règles déjà apprises et d’une partie pratique se présentant sous la forme d’un exercice de traduction.

La méthode Assimil se compose de 100 leçons. Les 50 premières constituent la « phase d’imprégnation » et visent à vous faire découvrir la langue et à vous habituer à ses différentes règles de grammaire, de conjugaison et de prononciation. Les 50 dernières constituent la « phase d’activation » et visent à consolider votre apprentissage en reprenant les diverses leçons déjà vues (je n'y suis pas encore donc je ne peux pas trop me prononcer sur cette étape).

Comme j’ai abandonné la méthode pendant plusieurs mois, j’ai préféré reprendre depuis le début des leçons. Je devrais sûrement arriver au bout au moment où mon cher et tendre devra retourner en Angleterre, mais j’espère quand même pouvoir déjà constater des progrès d’ici quelques semaines. Réponse dans un futur billet !

Goodbye, Your Majesty

J’avais écrit et programmé mon article de la semaine dernière avant d’apprendre le décès de la reine Elizabeth II. J’allais en effet passer tout mon vendredi dans les transports pour rentrer quelques jours en Belgique. Abasourdie par la nouvelle, je n’ai plus pensé à la publication de mon billet. À quelques jours de son enterrement, j’ai toutefois eu envie de lui consacrer un petit texte cette semaine…

J’ai quitté Londres vendredi matin dans une ambiance très particulière. Dans le métro, les gens étaient particulièrement silencieux. Quelques personnes lisaient l’édition spéciale du journal, remplie de photos de la souveraine, en ayant les larmes au bord des yeux. Arrivée à la gare de Victoria, la nouvelle m’a encore plus percutée lorsque j’ai vu un grand portrait d’Elizabeth II accompagné de son année de naissance et des chiffres fatidiques : 2022. À deux pas de là, une statue de corgi installée en l’honneur de son Jubilé trônait encore au milieu de la gare, rappelant que la reine avait battu tous les records de longévité il y a quelques mois à peine. Je croise quelques personnes avec des bouquets de fleurs ou les épaules drapées des couleurs britanniques, se rendant probablement jusqu’au palais de Buckingham tout proche pour lui rendre hommage. En me dirigeant vers la gare routière, j’ai retrouvé l’une de ses dernières photographies sur plusieurs abribus, remplaçant les publicités habituelles par le sourire discret de la monarque. J’aperçois également le drapeau du National Audit Office tout proche flottant à mi-mât, en signe de deuil. Face à tous ces signes, j’ai moi aussi eu les larmes aux yeux et j’ai quitté Londres en sachant que la ville ne serait plus jamais tout à fait comme avant…

Certes, Elizabeth II n’était pas ma reine, mais elle était LA reine. Comme une très grande majorité de personnes, elle est la seule reine que j’ai jamais connue. Elle était déjà sur le trône depuis longtemps lorsque j’ai eu mes premiers cours d’anglais et que je me suis passionnée pour la langue de Shakespeare. Elle était là lors de mon premier voyage outre-Manche et elle l’était encore lorsque mon cher et tendre s’est installé dans la capitale britannique il y a plusieurs années. J’ai eu la chance de l’avoir aperçue une fois saluer au balcon, alors que je me trouvais au beau milieu de la foule en liesse devant le palais de Buckingham. Cette petite dame aux chapeaux colorés me semblait alors immortelle. C’est stupide quand on y pense, mais je la considérais presque comme un monument de Londres, au même titre que Big Ben ou que le London Bridge. Mais le pont de Londres est finalement tombé et c’est tout un symbole qui disparaît.

Certains vont dire qu’Elizabeth II n’était pas toute blanche (sauf de cheveux 👵...), mais on ne peut rester indifférent à son départ. C’est toute une époque qui s’achève, une époque où une femme était sur le trône. On n’y pense pas tout de suite, mais c’est aussi toute une partie des noms officiels qui se masculinisent, des Queen’s Guards au fameux God Save the Queen, en passant par Her Majesty’s Theatre. En dehors de ces considérations linguistiques, je ne peux pas cacher mon admiration pour cette grande dame. Elle n’a pas choisi sa place, mais elle l’a acceptée en promettant qu’elle consacrerait toute sa vie au service de son peuple. À une époque où l’on passe rapidement à autre chose à la moindre insatisfaction (d'un boulot, d'une rencontre amoureuse, d'une amitié), Elizabeth a respecté sa promesse jusqu’au bout. Deux jours avant son décès, elle se tenait debout dans son salon à Balmoral, frêle mais appuyée fièrement sur sa béquille, les mains bleutées par la vieillesse et les traitements, mais prêtes à serrer celles de la toute nouvelle Première Ministre. Qu’on soit royaliste, antimonarchiste ou totalement neutre, voir cette petite dame s’atteler à son devoir dans les derniers jours de sa vie est un exemple édifiant de ténacité et de dévouement.

Une petite dame, si grande par sa prestance, par sa sagesse, par son élégance bien à elle et son sens de l’humour so British qu’elle va indéniablement me manquer. Alors, au revoir, Votre Majesté et reposez en paix !

Quand la littérature et la liberté d’expression sont poignardées

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Je ne pensais pas écrire d’article durant mes vacances en Albanie (j'y suis toujours à l'heure où j'écris ces lignes), mais l’actualité m’a poussée à prendre la plume. Vendredi 12 août 2022, Salman Rushdie a été poignardé au cou et à l’abdomen lors d’une conférence aux États-Unis, 33 ans après la terrible fatwa lancée contre lui. Ayant eu la chance d’assister à 2 conférences de ce grand auteur (j'avais d'ailleurs parlé de la dernière rencontre ici), j’ai été horrifiée par la nouvelle. L’agresseur a heureusement raté son coup, et doublement, car l’écrivain en ressort vivant et son livre, diabolisé par l’ayatollah Khomeini, est remis sur le devant de la scène et vendu par milliers.

Photo de Wendy van Zyl

J’ai malheureusement déploré les nombreux commentaires évoquant la lecture imbuvable des Versets sataniques sur plusieurs groupes de lecture. Il faut savoir que l’écriture de Salman Rushdie est extrêmement riche et donc pas toujours accessible. L’auteur fait en effet de nombreuses références littéraires, culturelles et religieuses. J’ai lu Les Versets sataniques il y a plusieurs années et je sais que plusieurs références ont échappé à mon esprit occidental. En le lisant, je ne comprenais d’ailleurs pas pourquoi il avait été qualifié de livre blasphématoire. Je me suis donc renseignée et voulais partager avec vous ce que j’ai appris.

Loin d’aborder uniquement la religion, Les Versets sataniques explore une grande diversité de thèmes, dont les principaux concernent la lutte entre le bien et le mal, mais aussi l’immigration, le déracinement, le racisme et tout un tas d’autres sujets. Salman Rushdie aime en effet laisser son esprit vagabonder, ce qui explique la grande richesse de ses romans. Le passage qui a été considéré comme un blasphème par l’ayatollah se trouve au deuxième chapitre. L’auteur y parle de Mahound (équivalent du prophète Mahomet) qui veut instaurer une nouvelle religion après avoir reçu des versets du diable. Cet épisode n’a pas été créé de toutes pièces par l’écrivain mais s’inspire du Coran. Tout comme Jésus aurait été tenté par le diable lors de son séjour dans le désert, le prophète Mahomet aurait déclamé des versets sataniques avant de se rendre compte de son erreur. Certains courants islamiques remettent toutefois en cause l’authenticité de cet épisode. Pour plus d’informations à ce sujet, je vous invite à écouter les explications de ce religiologue. L’autre raison pour laquelle la fatwa a été émise est que Salman Rushdie est accusé d’apostasie, puisqu’il a renoncé à l’islam, et d’athéisme. En bref, il est menacé de mort simplement pour une dizaine de pages et pour avoir pris la liberté de ne plus croire.

Si la fatwa a été prononcée en 1989, la tête de Salman Rushdie fait toujours l’objet d’une prime s’élevant à plus de 3 millions de dollars, ce qui expliquerait cet attentat barbare. L’écrivain a vécu plus de 30 ans avec cette épée de Damoclès. Il raconte cette vie de dissimulation, d’attentats manqués, de changements constants de domiciles et de protection par des gardes du corps dans son autobiographie intitulée Joseph Anton, en référence au pseudonyme qu’il a pris pendant plusieurs années, sortie en 2012. Dans ces mémoires, il revient également sur les événements tragiques qui ont découlé de cette fatwa. Il faut en effet savoir que Salman Rushdie n’est pas la seule victime. Toutes les personnes qui ont aidé à faire connaître son roman sont ciblées. Son traducteur japonais, Hitoshi Igarashi, a été poignardé à mort en 1991. La même année, son traducteur italien Ettore Capriolo subit lui aussi une agression au couteau, dont il réchappe. Deux ans plus tard, son éditeur norvégien William Nygaard échappe de justesse à plusieurs coups de feu. L’année 1993 sera la plus mortelle, 37 personnes perdant la vie dans un incendie criminel provoqué dans un hôtel en Turquie pour tenter de tuer le traducteur turc Aziz Nesin. À ces victimes s’ajoutent plusieurs libraires et diverses personnes ayant exprimé leur soutien à Salman Rushdie.

J’espère sincèrement que l’acte de barbarie commis ce vendredi 12 août n’entraînera pas d’autres attentats de ce genre et que Salman Rushdie pourra continuer de nous fasciner par ses talents de conteur et ses romans mêlant faits réels, mythologie et magie. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite d’ailleurs à découvrir son œuvre.

Addiction au smartphone : comment s’en débarrasser

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Après le week-end prolongé de Pâques et en raison du temps sublime qu’il fait en ce moment, j’ai eu beaucoup de mal à me motiver cette semaine. Je suis du coup un peu retombée dans mes travers, à savoir la procrastination sur le téléphone. J’ai toutefois réussi à largement réduire le temps que je perdais sur les réseaux sociaux et autres applications de mon smartphone et j’avais envie de partager quelques astuces pour se débarrasser de cette addiction.

Photo de Limon Das provenant de Pexels

Durant le confinement, face à la réduction importante de travail et à l’ennui de ne pas pouvoir sortir, j’ai fait partie des nombreux trentenaires qui ont ajouté l’application TikTok sur leur téléphone. Ces courtes vidéos amusantes aidaient à oublier l’ambiance pesante des actualités et le manque des proches. Puis un jour, j’ai consulté par curiosité l’application « Bien-être numérique » de mon téléphone et j’ai eu un choc. Je passais en effet pas moins de 4 heures par jour sur TikTok ! Aux grands maux, les grands remèdes, je me suis sevrée totalement en désinstallant l’application et je me suis penchée davantage sur les fonctions de « Bien-être numérique », qui est automatiquement installée sur tous les smartphones Android depuis 2019. Pour ceux qui préfèrent les smartphones de la marque à la pomme, il s’agit de l’application « Screen Time » ou « Temps d’écran », que l’on trouve dans les paramètres de réglage.

Si vous êtes souvent sur votre téléphone et que vous avez l’impression de ne pas être assez productif ou de ne pas avoir assez de temps pour lire, jardiner, cuisiner de bons petits plats, apprendre une autre langue ou pour n’importe quelle autre activité demandant toute votre attention (comme écrire des billets pour votre blog 🙄), je vous invite à consulter votre application « Bien-être numérique ». Vous aurez peut-être vous aussi une prise de conscience en voyant le temps que vous perdez sur les réseaux sociaux ou sur certains jeux.

La présentation peut varier d’une marque de smartphone à l’autre, mais voici comment cela se présente chez moi.

Interface de l’application

On y voit tout d’abord le nombre d’heures que j’ai passées sur mon téléphone, avec un aperçu des applications les plus utilisées (oui, je suis un dinosaure, mes applications favorites restent Facebook et YouTube 😆). Vous avez ensuite l’objectif que je me suis fixée, à savoir un total de 3 heures par jour, puis les diverses fonctionnalités de l’application. En cliquant sur l’icône représentant un graphique, vous pouvez consulter votre rapport hebdomadaire :

Dans mon cas, c’était une bonne semaine 😎

Dans les fonctionnalités, vous trouverez généralement un minuteur des applications, qui se présente comme suit :

Vous pourrez y définir un minuteur pour chacune de vos applications. Lorsque vous êtes pratiquement arrivé à la limite, une notification vous indique le temps restant. Quand la limite est atteinte, un message vous en informe, vous demande si vous souhaitez modifier le minuteur uniquement pour cette journée et vous interdit l’accès à l’application pour le reste de la journée si vous refusez la modification. Notez que vous pouvez modifier la limite comme bon vous semble. Votre sevrage pourra donc se faire en douceur.

Les fonctionnalités que j’utilise le plus souvent sont les modes de concentration. Cela vous permet de bloquer les notifications de certaines applications jusqu’à ce que vous arrêtiez le mode. Il est possible d’en créer plusieurs, en fonction de l’intensité de concentration que vous souhaitez. Par exemple, j’utilise le mode « Temps personnel » qui bloque toutes mes applications sauf celle que j’utilise pour pratiquer la méditation, afin d’être entièrement concentrée sur ma séance. Mon mode « Temps de travail » bloque quant à lui principalement les réseaux sociaux, tout en gardant les notifications d’e-mail et les applications dont je dois parfois me servir pour le boulot.

Une autre fonctionnalité que j’utilise est le mode « Heure du coucher ». Dans ma routine bien-être, je veille à ne plus consulter mon téléphone au moins 1 heure avant de dormir. Pas besoin de répéter que la lumière des écrans peut nuire à la qualité du sommeil, vous avez déjà sûrement eu l’expérience de ne pas pouvoir vous endormir facilement après avoir fait un « petit » tour sur Facebook ou sur Instagram juste avant d’éteindre votre lampe de chevet. Le mode « Heure du coucher » coupe automatiquement le wifi et les données mobiles à l’heure que vous avez sélectionnée et fait basculer l’écran en échelle de gris. Tout est réactivé le lendemain à l’heure de votre réveil.

Personnellement, j’essaye également de ne pas regarder mon téléphone directement au lever. Je ne le tiens sous les yeux qu’après avoir fait ma séance de yoga et avoir écrit dans mon journal, puis j’active le mode « Temps personnel » durant ma méditation. Ensuite, je prends mon petit-déjeuner en écoutant quelques courts podcasts et seulement après ça, je regarde les notifications que j’ai reçues. Depuis, j’ai l’impression d’être moins fatiguée et moins stressée.

On peut penser que l’addiction aux écrans ne concerne que les ados et toute cette nouvelle génération qui a grandi un smartphone en main, mais si l’on regarde autour de soi, on se rend vite compte que tout le monde peut être un peu accro. Je ne dis pas qu’il faut bannir les réseaux sociaux et autres applications addictives. Sans eux, je me sentirai encore plus loin de mes proches. Mais comme toutes les bonnes choses, il faut les consommer avec modération. Alors, j’invite tout le monde à consulter le temps passé chaque jour ou chaque semaine sur ces petits écrans et à reprendre un peu le contrôle sur sa vie non virtuelle !

Traducteur ≠ interprète

La sortie d’un film la semaine dernière m’a fait sortir du trou où je me suis terrée ces dernières semaines pour boucler tous mes projets d’octobre. En jetant un œil sur les actualités, je vois en effet que sort dans les salles françaises Le Traducteur d’Anas Khalaf et de Rana Kazkaz. Sur le coup, je me dis « Chouette ! Un nouveau film sur ma merveilleuse profession ! ». Bon, j’ai tout de suite compris que ce long-métrage ne parlait pas du tout de la traduction, comme c’était le cas pour Les Traducteurs de Régis Roisard. Ce n’est toutefois pas ce qui m’a dérangée…

Le film est en réalité un thriller autour de la révolution syrienne et de la guerre en Syrie. Je n’ai absolument rien contre le sujet, bien au contraire, mais j’ai tiqué en lisant le synopsis et en voyant la bande-annonce. Je cite : « En 2000, Sami était le traducteur de l’équipe olympique syrienne à Sydney. Un lapsus lors de la traduction le contraint à rester en Australie, où il obtient le statut de réfugié politique. » Si rien ne vous choque, c’est que vous faites probablement la même erreur.

Premièrement, les athlètes olympiens n’ont généralement pas besoin d’un « traducteur » puisqu’ils s’expriment la plupart du temps à l’oral. D’ailleurs, on voit dans la bande-annonce que Sami apparaît à leurs côtés lors d’une conférence de presse. Deuxièmement, s’il est tout à fait possible de faire un lapsus en écrivant (je devrais compiler les erreurs que je fais parfois et qui me font bien rire à la relecture), un traducteur a généralement le temps de relire son travail et de corriger les éventuelles fautes. Bref, tout ça pour dire que le titre du film est très mal choisi puisqu’on ne parle pas d’un « traducteur » mais bien d’un « interprète ». Bon, maintenant, je n’ai pas vu le film donc il est aussi possible que le Sami en question est un traducteur ET interprète, mais comme l’erreur est souvent commise par les profanes, une petite explication s’impose.

Si les deux métiers exigent une formation similaire, les étudiants se destinant à ces professions suivant généralement des cours communs les trois premières années, il existe une différence fondamentale : le traducteur traduit par écrit, tandis que l’interprète traduit à l’oral. Le travail de l’interprète est donc plus instantané (et du coup, bien plus stressant) que le travail du traducteur (même si certains délais farfelus pourraient équivaloir à un travail instantané...). Quand vous regardez une conférence de presse avec des intervenants en langue étrangère, vous voyez donc des « interprètes » et non des « traducteurs ».

Pour que ce soit plus clair, voici une petite explication dessinée (je ne sais plus du tout où je l'ai trouvée, mais elle m'avait fait sourire).

Le travail d’un interprète est oral.
Par exemple, il peut interpréter une
interview ou une conférence en direct.
Le travail d’un traducteur est écrit.
Par exemple, il peut traduire un livre
ou les sous-titres d’une série télévisée.
Puisque son travail est oral,
il doit être immédiat.
Un traducteur a plus de temps
pour réaliser sa traduction
La personne qui est assise à côté d’Obama
lors d’une conférence, traduisant ses paroles
dans une autre langue ?
C’est un interprète.
La personne qui a traduit les sous-titres
de cette série que vous regardez sur Netflix
ou le dernier livre de la série du Trône de Fer ?
C’est un traducteur.
Un interprète doit être bien habillé.
Après tout, il travaille dans un lieu public.
Un traducteur peut travailler de chez lui.
Il peut donc travailler en pyjama.

« Si vous n’être pas sûr, vous pouvez donc toujours vous demander : est-ce que cette personne peut travailler en pyjama ? Si la réponse est oui, c’est un traducteur. Si la réponse est non, c’est un interprète. »

J’essayerai d’écrire un article un peu plus détaillé sur l’interprétation (d'ailleurs, attention à bien dire « interprétation » et non « interprétariat »), ainsi qu’un autre billet sur le travail en pyjama des traducteurs (parce que non, ce n'est pas tout à fait une légende). Malheureusement, le devoir m’appelle et je dois retourner à mes traductions (écrites donc).

Je vous dis donc à bientôt pour un nouveau billet !

L’écriture inclusive

Publié le

Cette semaine a débuté avec la Journée internationale des droits des femmes et j’avais donc envie de vous parler d’égalité des genres dans la langue française. Parce que oui, notre bon vieux français est sexiste. On se rappelle tous de cette fameuse phrase :

«Le masculin l’emporte sur le féminin.»

Vous êtes-vous déjà interrogé·e sur le bien-fondé de ce principe (qui n’existe d’ailleurs que depuis le XVIIIe siècle…) ? Élève sage et studieuse, j’avoue que j’appliquais assidûment cette règle sans jamais me poser de question. Mais plus je me plonge dans des lectures féministes, plus je comprends l’utilité de l’écriture inclusive.

Mais c’est quoi exactement l’écriture inclusive ?

Photo de Polina Kovaleva

L’écriture inclusive, appelée aussi langage épicène, vise à «inclure» davantage le féminin dans l’écriture afin de rééquilibrer la langue. Pour y parvenir, certaines règles sont donc modifiées (ou plutôt reviennent à ce qu’elles étaient avant le XVIIIe siècle). (Les règles suivantes ont été reprises du blog Le Conjugueur).

Ainsi, on n’écrit plus «ils» pour englober les hommes et les femmes, mais on écrit «elles et ils» (et si l’on met le féminin avant le masculin dans ce cas-ci, c’est uniquement pour une raison d’ordre alphabétique).

L’adjectif qui se rapporte à un groupe de mots ne s’accorde plus automatiquement au masculin, mais au genre du dernier mot qui le précède (par exemple : «les hommes et les femmes sont belles»).

Et enfin, on féminise les noms de métier, titre ou fonction en ajoutant un point médian (que vous pouvez obtenir en tapant Alt+0183 (ou Alt+Maj+F si vous êtes plutôt dans l’équipe de la marque à la pomme). On écrit donc «les traducteur·rice·s», «un·e écrivain·e» ou «un·e auteur·e» (à moins que ça ne soit «auteur·rice» mais c’est un autre débat).

Alors, vous aurez remarqué, si vous suivez mon blog depuis longtemps, que je n’applique pas vraiment ces règles. J’avoue avoir un peu de mal avec le point médian pour une question de lisibilité, tandis que les tournures telles que «les hommes et les femmes sont belles» sonnent encore faux à mes oreilles. Cela dit, il y a quelques années, je trouvais le terme «auteure» très moche, sans savoir exactement pourquoi, alors qu’aujourd’hui, je l’utilise sans aucun problème. Comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Si j’avais envie de vous parler de ce sujet aujourd’hui, c’est parce que cela fait plusieurs semaines que je travaille sur la rédaction de fiches métier pour un certain client. Fiches métier qui concernent d’ailleurs principalement des postes à hautes responsabilités, fonctions qui sont malheureusement encore et toujours majoritairement dominées par les hommes. Comme toutes les règles de l’écriture inclusive ne sont pas vraiment acceptées par la sacro-sainte Académie française ni par le lecteur lambda, je ne peux pas l’utiliser dans la rédaction de ces fiches. Et cela m’attriste dans ce cas particulier, car je sais qu’une femme ne va pas forcément se sentir concernée par la description du métier, même si le titre de la profession inclut toujours la notion (f/h). Alors, j’improvise. Je n’applique pas les règles du langage épicène à la lettre, mais je fais en sorte de rédiger des phrases qui soient le plus neutres possible, de mettre des (e) (mieux accepté, il me semble, que le point médian) ou d’ajouter ci et là «il ou elle» ou «le ou la». Hélas, la rédaction Web est soumise à certaines restrictions, comme la limite de caractères ou encore l’obligation d’inclure certains mots-clés (bien trop souvent au masculin) pour que le texte soit bien référencé. Et dans tous les cas, le client reste roi (et la cliente reste reine) donc s’il ou elle refuse mes «il ou elle» ou mes «le ou la», c’est tout à fait son droit. Tout ça pour dire que mon côté féministe et mon côté professionnel sont un peu en conflit en ce moment. Donc j’essaye de faire au mieux pour équilibrer les deux (tout est une question d’équilibre après tout, je ne suis pas Balance pour rien, haha !).

Je ne vais pas m’épancher plus sur le sujet, je voulais simplement vous partager mon point de vue et mon expérience de rédactrice/traductrice face à la question de l’écriture inclusive.

Et vous, l’appliquez-vous au quotidien ? Pensez-vous pouvoir l’adopter à l’avenir ? Ou trouvez-vous au contraire qu’on ne doit pas toucher aux règles de grammaire ancestrales (même si elles ne sont pas aussi ancestrales que vous auriez pu le croire) ?

PS : Ceux qui me suivent remarqueront que j’ai dompté le nouvel éditeur WordPress et enfin trouvé le bouton «Justifier» dans un type de bloc. Youpi !

Ma routine bien-être

Bonjour à tous ! Je vous ai expliqué la semaine dernière que 2020 m’avait permis de me recentrer sur moi. Après une année 2019 bien chargée et assez stressante niveau boulot, j’avais en effet besoin de prendre un peu mieux soin de ma santé mentale. J’ai donc cherché quelques astuces et pris des résolutions dès janvier, sans savoir à quel point ces conseils m’auraient aidée en cette année si éprouvante. Comme les temps sont toujours difficiles, j’avais envie de vous partager ma petite routine. Peut-être que l’une ou l’autre de ces habitudes contribuera à votre mieux-être également !

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Photo de Madison Inouye provenant de Pexels

  • Vider son esprit au lever : cela fait maintenant plus d’un an que j’ai pris l’habitude de ne plus consulter systématiquement mon téléphone au réveil et d’entamer plutôt ma journée par une petite séance d’écriture. Si vous êtes de nature anxieuse comme moi, vous vous levez peut-être souvent avec un brouillard dans la tête tant les pensées vous envahissent. Pour y voir plus clair, je m’attelle chaque matin à écrire tout ce qui me vient à l’esprit : les choses à faire absolument aujourd’hui, comment je me sens, les choses positives qui sont arrivées la veille, les angoisses qui me rongent ou les questions que je me pose. Peu importe ce que vous écrivez, l’important est d’extérioriser tout cela pour démarrer la journée avec lucidité.
  • Faire du yoga : autre habitude qui a changé ma vie, le yoga m’a appris à respirer et à mieux prendre conscience de mon corps. S’accorder 10, 20 ou 30 minutes rien que pour soi en se concentrant sur sa respiration et sur les sensations intérieures fait un bien fou. J’aime particulièrement faire mon yoga juste après ma petite séance d’écriture pour vraiment commencer ma journée dans la sérénité. J’ai personnellement suivi une formation du site votreyoga.com ainsi que plusieurs séances de la chaîne Yoga With Adriene, mais vous pouvez trouver une myriade d’autres sites proposant des formations gratuites ou payantes.
  • Prendre de vraies pauses : savoir s’accorder quelques minutes de repos est essentiel pour être productif. Cependant, la manière de faire ses pauses joue également un rôle sur la productivité. Auparavant, j’avais la mauvaise manie de rester face à mon ordinateur pour manger ou boire mon thé et je finissais soit par continuer à travailler en laissant mon thé refroidir, soit par m’aventurer sur YouTube ou Facebook et à prendre une pause bien plus longue que prévue en ayant beaucoup de mal à me reconcentrer par la suite. Désormais, j’ai pris l’habitude de quitter mon écran pour mes pauses repas. Et au lieu de m’aventurer sur les réseaux sociaux, j’écoute un podcast, par exemple.
  • Faire de la méditation : c’est en prenant l’habitude d’écouter des podcasts, et particulièrement la playlist Daily Wellness de Spotify (qui n’est malheureusement accessible pour l’instant qu’aux utilisateurs du Royaume-Uni et des États-Unis, merci donc à mon cher et tendre pour le compte), que j’ai découvert la méditation. Je trouvais ça un peu bête au début, mais plus j’essayais les exercices, plus je me suis laissée convaincre. Depuis, j’essaye de m’accorder 10 minutes de méditation chaque jour en écoutant le podcast The Daily Shine. Étant du genre à avoir des montées de stress pour la moindre chose, cela m’aide vraiment à relativiser et à me recentrer sur l’essentiel pour pouvoir poursuivre ma journée plus calmement. Les podcasts que j’écoute sont en anglais, mais si vous voulez vous y mettre, il existe plein de séances de méditation en français sur les plateformes de streaming et de vidéos. La voix du guide de méditation est hyper importante pour parvenir à se relaxer donc à vous de tester pour trouver la bonne.
  • Prendre l’air et bouger : j’ai toujours été quelqu’un qui peut passer des heures à bosser sur son ordinateur sans penser à se lever de sa chaise et qui finit par terminer la journée sans avoir vu la lumière du jour. Sauf que j’ai désormais la trentaine et que mon corps me rappelle un peu à l’ordre… J’avais donc eu comme résolution en 2020 de marcher un peu tous les jours et de faire un peu plus d’exercices. Je me suis même remise au jogging, sport que j’exécrais à l’adolescence, mais qui m’a fait pousser des ailes cette année. Respirer l’air frais, voir la nature changer au fil des saisons, se dépasser physiquement ou simplement laisser son esprit vagabonder lors d’une promenade, cela m’a énormément aidée à mieux gérer le chaos émotionnel qu’a généré 2020. (Bon, j’avoue que j’ai un peu de mal à m’y remettre au vu des températures en chute ces dernières semaines, mais je compte bien reprendre mes balades et séances de course à pied au plus vite !)
  • Faire des listes : dans mon point 1, j’expliquais que j’extériorisais par écrit tout ce qui m’encombrait l’esprit, notamment les choses à faire. Penser à toutes les tâches que l’on doit accomplir ou aimerait réaliser dans la journée ou la semaine génère une bonne dose de stress et de déception, surtout quand on se rend compte qu’on n’a pas réussi à tout faire. Pour y voir plus clair et prioriser, j’essaye donc d’écrire chaque lundi matin ou le dimanche soir une liste de choses à faire en tâchant de me limiter aux vraies urgences. Je dois encore progresser car je me dis souvent qu’il me faudrait des journées de 48h pour parvenir à tout ce que je voudrais, mais écrire ces listes et tenter de me restreindre aux points les plus urgents m’aide à y voir plus clair, à éprouver de la satisfaction quand je barre un élément réalisé et, au final, à moins stresser.
  • Travailler sa positive attitude : fin 2019, après la lecture d’un article qui donnait plusieurs astuces pour améliorer son bien-être, j’ai décidé d’appliquer l’une d’elles, qui consiste à penser aux choses positives de la semaine écoulée et de les écrire sur un petit papier à conserver précieusement dans une boîte. L’objectif est d’ouvrir ces 52 bouts de papier à la fin de l’année pour se rendre compte de tout ce qui a été positif durant les 12 derniers mois. Inutile de dire qu’après le premier trimestre 2020 (quand on était encore dans la vie d’avant), j’ai parfois eu beaucoup de mal à trouver des points positifs. Mais ce petit exercice mental en valait la peine. En ouvrant ma boîte il y a deux semaines, j’ai eu le plaisir de revivre les moments joyeux, les réussites et les petits plaisirs que m’avait apportés 2020, malgré la pandémie et toutes les crises qu’elle a engendrées. Car même dans les moments les plus sombres, il y a toujours un petit coin de lumière. Il faut simplement savoir le trouver.
  • Éviter les réseaux sociaux avant de dormir : qui n’a jamais eu du mal à s’endormir après avoir consulté son fil d’actualité Facebook ou s’est retrouvé à se coucher à des heures pas possibles en traînant sur YouTube, TikTok ou autre ? 2020 m’a appris à prendre du recul par rapport aux réseaux sociaux et à les éviter au début et à la fin de la journée. Outre le fait que les écrans nuisent à la qualité du sommeil, les sujets d’actualité angoissants, les débats interminables entre anti-masques et experts improvisés et les vidéos abrutissantes que l’on ingurgite pour échapper à cette ambiance anxiogène ne font qu’aggraver votre moral (du moins, c’était mon cas). Ce n’est pas toujours facile à appliquer, mais mettre son téléphone de côté et le remplacer par un bon livre est un excellent remède contre la mauvaise humeur et les nuits peu reposantes.

Alors, j’entends déjà certaines personnes dire qu’elles n’ont pas le temps de faire tout ça. Et c’est vrai que je suis privilégiée dans le sens où je travaille à la maison (mais on est beaucoup dans le même cas ces temps-ci) et que je n’ai pas d’enfant. Mais réfléchissez un peu au temps que vous perdez devant la télévision ou sur les réseaux sociaux et vous vous rendrez compte que vous pouvez bien consacrer quelques précieuses minutes à vraiment prendre soin de votre santé mentale. À vous de trouver votre propre routine pour vous sentir mieux en 2021 !

Vivre au temps du COVID-19

Publié le

Hier soir, je suis tombée sur un article intéressant qui mettait en garde contre le fait de considérer la période de confinement comme un temps pour accomplir mille projets (se remettre au sport, pratiquer le yoga, faire un gros nettoyage de printemps), ce que beaucoup d’entre nous, moi y compris, ont tenté de faire. L’auteur de l’article expliquait que tous ces projets n’étaient là que pour fuir les émotions qui nous submergent et que tant qu’on ne s’était pas posé un moment pour les affronter, on n’arriverait jamais à rien. Et c’est vrai. Je n’arrive pas à me détendre complètement lorsque je fais mon yoga, je n’arrive pas à me plonger complètement dans mon roman, j’ai du mal à me concentrer sur mon travail, tout ça parce que je n’ose pas regarder en face les émotions qui me rongent. Alors, ce matin, j’ai eu envie de prendre la plume et d’écrire ce que j’ai sur le cœur pour mieux affronter la réalité.

Vivre au temps du COVID-19, c’est se réveiller chaque matin la tête encore un peu dans le brouillard et se dire que non, ce n’est pas un cauchemar. C’est tenter d’éviter son téléphone pour ne pas tomber sur le nombre de nouveaux morts dans le monde, sur un article parlant de la détresse du personnel soignant ou sur une vidéo de personnes endeuillées ne pouvant pas assister à l’enterrement de leurs proches, mais c’est aussi guetter la moindre notification d’un message pour garder un contact avec la famille et les amis, pour se rassurer sur la santé de ses proches et pour retrouver un instant le sourire.

Vivre au temps du COVID-19, c’est entendre la boule au ventre les sirènes des ambulances qui brisent le silence d’une ville qui n’a jamais été aussi calme. C’est s’inquiéter au moindre petit rhume ou à la moindre fatigue d’un être cher, s’imaginant tout de suite le pire après avoir appris le décès d’un proche d’une connaissance ou de l’autre.

Vivre au temps du COVID-19, c’est ressentir un manque énorme pour les personnes qui vous sont les plus chères sans savoir quand vous pourrez les revoir et les serrer dans vos bras. Pourtant, le manque ça me connaît, moi qui ai déjà vécu plusieurs mois à l’étranger. La différence, c’est que là personne ne sait quand auront lieu les retrouvailles.

Vivre au temps du COVID-19, c’est donc pour moi vivre en permanence avec une angoisse, un sentiment d’impuissance et une mélancolie pour toutes ces petites choses qui composaient notre vie.

Mon but n’était pas de plomber l’ambiance, et j’en suis désolée, mais j’avais besoin d’extérioriser tout ça et vous invite à laisser vos émotions s’exprimer elles aussi, que ce soit par l’écriture, la musique, le dessin ou simplement en pleurant ou en hurlant dans un oreiller, comme le dit si bien l’auteur de l’article.

J’espère que votre journée sera douce. Prenez soin de vous et surtout

restez chez vous

Les Traducteurs, le film

Il y a quelques mois déjà, j’ai vu sur un groupe de traducteurs l’annonce d’un film sur les traducteurs, intitulé d’ailleurs simplement Les Traducteurs. Je vous avoue que j’ai d’abord cru à une blague, mais non : Régis Roinsard a bien réalisé un film sur nous. Je ne pouvais bien sûr pas faire sans aller le voir au cinéma. Deux jours après sa sortie, je me retrouve donc avec ma sœur (et pas plus de 6 autres personnes dans la salle, probablement tous des traducteurs…) devant ce thriller dont les héros sont des gens qui exercent la même profession que moi.

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Petit résumé pour ceux qui n’ont pas vu la bande-annonce : 9 traducteurs sont enfermés pour traduire le dernier tome de Dedalus, une série de romans à succès. Or, malgré les précautions de l’éditeur en coupant ses traducteurs du monde extérieur et en les plaçant sous haute surveillance, les dix premières pages du livre sont publiées sur Internet, accompagnées d’une demande de rançon pour empêcher que l’entièreté du roman ne se retrouve sur la toile. Commence alors une enquête pour trouver le coupable de la fuite.

En plus d’être un bon thriller (il faut attendre la fin pour véritablement connaître toute l’histoire), ce film m’a énormément plu car il montre réellement le travail des traducteurs et les différents profils des personnes qui se tournent vers la traduction littéraire en particulier. Il y a les grands fans de l’auteur et de la littérature en général, ceux qui ne considèrent ce travail que comme un gagne-pain supplémentaire, ceux qui rêvent de devenir auteurs eux-mêmes ou encore ceux qui gagnent bien leur vie et ne voient cette traduction que comme un simple projet parmi bien d’autres. Ce film dépeint également le monde parfois impitoyable de l’édition, Lambert Wilson incarnant un éditeur uniquement motivé par le profit et ne considérant ses traducteurs que comme du bétail. Et quand on voit les miettes que récoltent les traducteurs littéraires après la sortie d’un roman qu’ils ont mis des mois à traduire, on est loin de la fiction. On voit d’ailleurs au début du film les traducteurs s’insurger contre les conditions de travail (aucun accès à Internet, ni au roman complet, ils doivent traduire une dizaine de pages à la fois, en respectant des horaires stricts…).

Je ne vais pas en dire trop au risque de révéler quoi que ce soit, mais ce film est un merveilleux coup de projecteur sur ces travailleurs de l’ombre qui ont la lourde tâche de transmettre le message et le style d’un auteur. Sans eux, nous passerions à côté de trésors de la littérature et du cinéma. Car oui, n’oubliez pas non plus que si vous pouvez comprendre ce film dans lequel 9 personnes parlent une langue différente, c’est aussi grâce à des traducteurs… Bref, que vous soyez traducteur ou non, courez voir ce thriller pour en apprendre plus sur ce magnifique métier !

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