Archives de Catégorie: Bilans

Bilan mensuel de ma vie de traductrice-rédactrice freelance, raconté en vers.

2026 : acte IV

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Avril a été un mois fébrile. S’il n’a pas été très chargé au niveau professionnel, il m’a offert de beaux souvenirs dans ma vie personnelle. Retour sur un acte rempli de voyages, qui m’a mis la tête dans les nuages.

Le printemps à Harold Hill

Hormis quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, ma charge de travail en ce mois d’avril était loin d’être folle. Je l’ai donc principalement passé à faire de la prospection et à faire part de mes disponibilités aux différentes agences avec qui je suis en collaboration. Avril a également été teinté d’un regain d’anxiété, l’agence qui me doit encore de l’argent ayant pris du retard dans le paiement de sa mensualité. J’ai heureusement récupérer mon dû assez rapidement, mais je doute désormais de la ponctualité de ses prochains versements.

Côté personnel, avril a été un mois exceptionnel. Il a débuté par un long week-end férié, lors duquel mon cher et tendre et moi-même avons exploré un célèbre parc national anglais. Le Lake District nous a complètement enchantés par ses paysages bucoliques de lacs, de prairies et de sommets. Quelques jours plus tard, j’ai dû vivre en solitaire, mon cher et tendre étant parti en Chine pour un voyage d’affaires. J’en ai profité pour m’offrir une exploration dans le musée londonien de la Wallace Collection. L’heure est ensuite venue de partir à mon tour, rejoignant mon cher et tendre en Asie pour une dizaine de jours. Après un passage en Chine de quelques heures pendant mon escale, nous sommes arrivés au Vietnam, notre destination finale. Ces 2 voyages à l’opposé feront bien évidemment l’objet chacun d’un billet. Le retour de ces contrées lointaines a été moins idyllique, mon cher et tendre et moi-même tombant légèrement malades vu la chute vertigineuse de degrés une fois sous le climat britannique. Nous nous rétablissons heureusement en douceur, d’autant plus que l’Angleterre connaît à son tour un regain de chaleur.

Mai commence sur les chapeaux de roue côté professionnel, ce qui me fait pousser des ailes. Espérons que le reste du cinquième acte se poursuive sur cette lancée, pour renflouer un peu mes caisses avant l’été ! Vous en saurez plus au début du mois de juin, lorsque les beaux jours ne seront plus un désir lointain.

2026 : acte III

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On peut dire que mars aura rendu mes pensées éparses. Alors qu’il avait débuté avec courage et motivation, il s’est terminé sous les nuages et la dépression. Retour sur un troisième acte mitigé qui m’a valu quelques nuits agitées.

Au Dagnam Park

Le début de mars était pourtant de bonne augure avec 3 projets de traduction plus conséquents qui me rassuraient sur mon futur. J’étais également motivée à perfectionner mes langues professionnelles, mon emploi du temps plus chargé me faisant pousser des ailes. Puis en milieu de mois le rythme s’est ralenti, diminuant mon entrain petit à petit. J’ai tenté de me remettre à la prospection, mais sans grande conviction. J’ai également reçu une nouvelle qui m’a peu enchantée, l’agence avec laquelle j’avais des projets récurrents m’expliquant que le travail ne devrait reprendre que cet été. L’arrivée du printemps a donc coïncidé avec un certain désappointement.

Du côté de la vie perso, mars a été un mois de repos. Mon cher et tendre et moi-même avons été plus casaniers, limitant nos balades aux parcs de notre quartier, parfois lors de séances de courses à pied. Nous avons continué de sympathiser avec nos voisins les daims, certains venant manger directement dans nos mains. Il y en a un qui m’a d’ailleurs fait un léger peur, rapprochant ses grands bois vers moi pour tenter de picorer dans mon bouquet de fleurs. J’ai quand même effectué quelques sorties, allant plusieurs fois dans le café de ma librairie. Ce troisième acte m’a aussi permise de retourner à l’opéra pour voir Giselle, ma place devant ce ballet ayant été offert par l’une de mes belles-sœurs à Noël. J’ai également eu le plaisir de découvrir un bout de l’Iran et de sa culture lors d’un exposé sur le Nouvel An persan à l’occasion de notre réunion mensuelle du club de lecture. Mars m’a enfin donné le bonheur de rentrer un week-end en Belgique et de savourer en famille une raclette gastronomique.

Avril déroule déjà son fil et s’annonce moins tranquille. Des voyages sont programmés, ainsi que la promesse de nouveaux projets. Espérons qu’il me rendra plus sereine, réponse dans 4 semaines !

2026 : acte II

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Plus calme que le premier acte de l’année, février a été un mois de réflexion et de quête d’identité. Se déroulant principalement en Angleterre, il m’a permis de retrouver mes habitudes routinières. Retour sur un mois assez tranquille en apparence, mais avec de beaux projets personnels en latence.

Prémices du printemps à Rumes

Comme annoncé dans mon acte précédent, le deuxième mois de l’année a été beaucoup moins gratifiant professionnellement parlant. Ma charge de travail s’est résumée à quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, me laissant tout le temps d’angoisser et de déprimer avant de décider de retourner sur les bancs de l’école. Je ne veux pas dire par-là que je me lance dans de nouvelles études, mais que je me suis remise à étudier plus sérieusement le russe, dont mes connaissances sont dans un état de décrépitude. Ce deuxième acte professionnel s’est quand même accompagné d’une bonne nouvelle. L’agence de rédaction qui me doit toujours de l’argent a continué de me rembourser dans les temps et avec un plus gros montant. Le mois s’est également terminé par une reprise d’activité et par une détermination de mieux prospecter.

Comparé à janvier, février a été beaucoup plus casanier. J’ai retrouvé avec plaisir la vue depuis le balcon de notre appartement, d’où j’ai pu admirer plusieurs fois le soleil levant. J’ai également pu revoir mes amis anglais, partageant brunch et tasses de thé dans nos cafés préférés. Le deuxième acte m’a aussi permis de participer de nouveau aux réunions du club de lecture, un rendez-vous mensuel qui m’avait manqué durant les mois d’hiver plus obscurs. Comme la version cinématographique du livre choisi était sorti sur grand écran, j’ai d’ailleurs été pour la première fois seule au cinéma pour le voir tranquillement (et heureusement, car j'ai sangloté tout le film durant). Le calme de février m’a aussi permis d’enchaîner les romans, avec pas moins de 4 livres achevés en 3 semaines seulement. Le mois a aussi été rythmé par nos rencontres animalières, les daims nous faisant l’honneur de se montrer presque quotidiennement aux portes de notre chaumière. Nous avons pu davantage les approcher et avons eu la joie de pouvoir leur donner à manger. Le soleil apparaissant vers le milieu du mois, nous avons repris en douceur la course à pied en nous aventurant dans le quartier et les bois. Février s’est terminé par un retour express en Belgique, où j’ai rejoint l’une de mes meilleures amies pour une journée à Liège sympathique et une soirée en compagnie de La Dame de pique. Sushis, papotage et opéra russe de 3 heures, il n’en fallait pas plus pour me combler de bonheur. À cela s’est ajoutée la réservation d’hôtels et d’un futur voyage, ainsi que la possibilité d’un changement de lieu de vie qui se présage. Rien de concret ne devrait arriver avant avril, ne soyons donc pas trop fébriles…

Mars a commencé par une semaine bien chargée qui, je l’espère, annonce une plus grande productivité. En attendant, l’arrivée du printemps se fait doucement sentir, réchauffant l’humeur et l’air ambiant, ce qui me redonne envie de sourire. Pour voir ce que le troisième acte me réservera, rendez-vous à la fin de la floraison du forsythia !

2026 : acte I

Janvier a pu sembler pour certains comme un interminable sentier. De mon côté, il a été synonyme d’un agenda bien chargé, me donnant l’impression de filer en accéléré. Entre redémarrage d’activité, retrouvailles en famille et entre amis et petits voyages improvisés, cet acte I m’aura plutôt comblée.

Ratingen

Ce mois de janvier m’a permis de remettre le pied à l’étrier. J’avais reçu 4 projets pour la Commission européenne par une nouvelle agence, ce qui m’a permis de regagner confiance. Ma cliente espagnole est également revenue avec de nouveaux projets, de quoi me rassurer pour le reste de l’année. Hélas, ce premier acte s’est accompagné d’une très mauvaise nouvelle, avec la cessation d’un contrat professionnel. J’ai ainsi perdu mon seul projet récurrent, me laissant terminer le mois avec un sentiment angoissant. À l’heure de ma publication, je ne sais pas encore quelle agence a récupéré le contrat de cette grosse institution. J’espère toutefois pouvoir retrouver un contrat plus régulier pour le reste de l’année…

Au niveau personnel, janvier a été exceptionnel. Nous avons pu le commencer en douceur chez nos parents respectifs après les réjouissances et les excès des grands repas festifs. L’année a ainsi débuté par une balade glaciale autour de lacs avec mes beaux-parents, puis par une promenade enneigée dans mon petit village belge à travers les champs. En route vers notre résidence outre-Rhin, nous avons pu faire une halte chez l’une de mes meilleures amies pour rencontrer son nouveau compagnon félin. Puis la neige a fait rapidement son apparition, en tombant à gros flocons. Comme des enfants, mon cher et tendre et moi-même avons profité d’une magnifique balade autour du lac de Ratingen dans un cadre totalement blanc. Le décor est devenu une véritable merveille lorsque le ciel s’est adouci au coucher de soleil.

Nous avons repris la route le vendredi suivant, mon autre meilleure amie m’ayant invitée à Bruxelles pour un petit ballet sur Peter Pan. Restant loger sur place, nous avons pu découvrir le lendemain la capitale belge sous la glace. Nous nous sommes bien baladés à travers la ville, nous arrêtant pour un petit café et un repas dans une friterie haut de gamme où il y a toujours file.

À peine 2 jours plus tard, c’est aux Pays-Bas que mon cher et tendre et moi-même avons fait nos routards. Devant régler un dernier souci sur notre voiture avant notre retour en Angleterre, nous avons déposé notre véhicule dans un garage de Beek, non loin de la frontière. Plutôt que d’attendre sur place durant les 5 heures de réparation, nous sommes partis en expédition. Maastricht n’était qu’à 10 minutes en train, une occasion rêvée pour découvrir cette ville de bon matin. J’ai été agréablement surprise par cette cité médiévale célèbre pour ses tartes à la cerise. La balade n’aura duré qu’une matinée, mais elle a été une pause agréable dans une semaine plutôt chargée.

Autre petite aventure réalisée au cours de ce mois, nous avons fait une balade autour du château Landsberg de Ratingen et dans ses bois. J’ai aussi profité de ce dernier mois en Allemagne pour faire quelques allers-retours en Belgique, mêlant visites familiales et médicales à des joyeusetés bureaucratiques. J’ai également bien profité des avantages de l’appartement allemand, ne manquant pas mes petites promenades quotidiennes et nos dimanches au sauna relaxants. Ce premier acte s’est terminé par un passage en Belgique pour fêter l’anniversaire de mon papa au restaurant, avant de faire une halte d’une journée chez mes beaux-parents.

Février a commencé par notre retour au Royaume-Uni et les retrouvailles avec notre nid. Il débute toutefois sous un ciel assez gris, et un agenda trop calme qui me cause des soucis. Espérons que le vent tournera ces prochaines semaines pour que je puisse redevenir sereine. Réponse dans le bilan suivant, qui devrait être publié début mars normalement.

Le bilan de 2025

La première semaine complète de janvier se termine, les fêtes de fin d’année semblent déjà loin et l’heure en est venue au bilan de l’an dernier et à la prise de bonnes résolutions. Voici donc mon retour sur 2025, une année assez difficile

Professionnellement parlant, 2025 a été extrêmement dure. Je suis d’ailleurs loin d’être la seule dans le cas, vu l’un des grands articles du Moustique apparu dans ma boîte mail le 2 janvier. Je vous cite le titre : « IA : une traductrice perd une grande partie de ses revenus ». Mon bilan comptable de 2025 est en effet pitoyable. J’ai enchaîné les mois trop calmes, survivant uniquement grâce à mes projets récurrents. Je ne sais pas si l’IA est l’unique responsable ou si je n’ai eu simplement pas de chance l’année dernière. La cause principale de ma baisse de revenus est l’arrêt de ma collaboration avec l’agence de rédaction pour laquelle je travaillais depuis le début de mon activité et qui me doit encore plusieurs factures. À ce jour, je n’ai toujours pas récupéré l’entièreté de mon , bien que l’agence ait redoublé d’efforts ces dernières semaines pour me payer au maximum de ses capacités. L’IA est en partie coupable, plusieurs clients finaux de l’agence ayant dû mettre la clé sous la porte à cause de la baisse de demande de rédaction humaine. À cela s’est ajoutée la difficulté de prospecter. J’ai reçu beaucoup de propositions de projets, mais bien souvent liées à la formation de systèmes IA (ce que je refuse de faire par principe…) ou payés à des tarifs au ras des pâquerettes. Toutefois, l’été et surtout la fin de l’automne m’ont redonné un peu d’espoir. J’ai ainsi été contactée par 2 agences plus sérieuses qui travaillent pour les institutions européennes et, après avoir collaboré avec elles sur quelques projets, je suis un peu plus sereine pour 2026. J’ai néanmoins une nouvelle angoisse en ce début d’année, avec un gros changement dans l’un de mes projets récurrents (qui m'avait justement permis de tenir la tête hors de l'eau). Espérons que 2026 soit un peu plus douce et plus lucrative, avec une charge de travail plus stable…

Au niveau personnel, 2025 a commencé avec un enchaînement de mauvaises nouvelles familiales. J’ai en outre perdu l’un de mes repères en Angleterre, voyant le café de ma librairie préférée se séparer de sa gérante que j’adorais et connaissant de très mauvais jours, avec la menace de complètement fermer. L’existence de mon club de lecture a également été mise en péril, ce qui n’a fait que me déprimer davantage. Toutefois, j’ai pris l’habitude, depuis quelques années, d’écrire chaque fin de semaine les moments qui m’ont fait sourire sur des petits papiers colorés. Le fait d’écrire en plus chaque fin de mois mes bilans et de publier des récapitulatifs photographiques et vidéo sur mes réseaux personnels m’a cependant permis de voir les bons côtés de 2025. Et je peux dire qu’elle m’a apporté de très beaux instants et des souvenirs inoubliables.

Mes petits papiers de 2025

En 2025, j’ai ainsi eu le bonheur d’avoir la visite de mes 2 meilleures amies et de l’une de mes cousines chéries à Londres, 3 parenthèses de bonheur, parfois dans les mois les plus sombres. J’ai également eu le grand plaisir de retrouver une amie que je n’avais plus vue depuis longtemps, même si ce n’était que pour quelques heures. 2025 a aussi donné lieu à de belles fêtes de famille, autant du côté de mon cher et tendre que de la mienne. Je chéris ainsi le souvenir des 40 ans de ma belle-sœur et de son premier Noël dans sa nouvelle maison, ainsi qu’un merveilleux dîner de famille sous le soleil d’été dans la nouvelle demeure de l’une de mes cousines. L’année dernière a aussi vu la naissance et le renforcement de nouvelles amitiés et la fierté d’avoir sauvé le club de lecture.

2025 a aussi été remplie de surprises, à commencer par ce voyage inattendu en Chine, organisé par mon cher et tendre à la dernière minute, qui m’aura fait oublier mes soucis et la dépression du début d’année le temps de 2 semaines. L’année écoulée m’a également donné la joie de revisiter Budapest et Vienne (et d'assister à un concert dans la sublime salle du Musikverein) et de découvrir de nouvelles destinations britanniques, de Rye à Chelmsford en passant par la vallée de Chess. Nous avons aussi fait un petit séjour improvisé dans les Midlands de l’Ouest en Angleterre, ce qui m’a permis de découvrir la jolie ville de Coventry sous les couleurs de l’automne et de dormir dans une ancienne abbaye au décor de Poudlard. L’année m’a également offert de jolies rencontres avec la faune dans mon quartier londonien, des tableaux célestes absolument splendides et de belles découvertes littéraires, chorégraphiques et musicales.

Je n’ai pas vraiment pris de résolutions pour 2026. Je n’en vois même pas l’intérêt vu que l’on ne peut jamais savoir ce que la vie nous réserve et qu’il est très difficile de les tenir quand tout est chamboulé. J’ai toutefois des envies, comme celle de lire davantage (je n'ai pas assez écrit de billets Croque-livre à mon goût l'an dernier), de retrouver un cours de danse (cette discipline qui a toujours fait partie de moi et qui me redonne du peps quand ça ne va pas), d’écrire pour moi encore et toujours plus et de continuer mon métier vaille que vaille…

Nous verrons ce que les prochains mois nous apporteront, mais j’espère qu’ils seront porteurs de bonnes nouvelles et de doux moments pour chacun de vous.

2025 : acte XII

Bonne et heureuse année ! Si l’an neuf est déjà arrivé, il me reste un dernier bilan mensuel à vous partager. Le 12e acte de 2025 a nécessité que je me requinque. Plus chargé que les mois précédents, il m’a apporté un nouvel élan. C’est avec l’espoir d’une année plus bénéfique que j’ai vécu décembre et ses instants magiques.

La magie des marchés de Noël allemands

J’ai eu l’impression de vivre le dernier acte de l’année en version accélérée. Comme toujours à l’approche des fêtes, tout le monde cherche à se débarrasser des derniers projets pour passer les 2 dernières semaines de l’année sans se casser la tête. Les journées ont donc été plus chargées, mêlant les tâches professionnelles à la course aux cadeaux de Noël. Ce dernier mois s’est toutefois déroulé plus sereinement et m’a apporté une bonne surprise financièrement. L’agence de rédaction qui a encore plusieurs factures à me payer a enchaîné le versement de 2 mensualités bien en avance sur son échéancier. Espérons que cela continue une fois l’enchantement des fêtes disparu.

Du côté personnel, l’acte XII a été exceptionnel. Le doux mois de décembre s’est déroulé sous les parfums de cannelle, noix de muscade et gingembre. Il a commencé par un petit retour en Belgique, me permettant de voir notre fabuleuse Grand-Place sous ses lumières féériques. Retrouvant l’une de mes cousines en fin de journée, j’ai pu assister en sa compagnie à un concert de jeunes artistes très doués. Il a aussi débuté par la résolution du problème de notre voiture, nous permettant enfin de vivre de nouvelles aventures. Décembre s’est ainsi poursuivi par l’exploration des marchés de Noël allemands, en commençant par celui de Hattingen et son célèbre calendrier de l’Avent. Nous avons enchaîné avec les illuminations de l’immense marché d’Essen et par les installations festives du château de Benrath dans son charmant domaine.

Le 3e week-end du mois, mon cher et tendre et moi-même avons entrepris notre voyage vers nos proches avec émoi. Après un court passage chez les parents, nous sommes partis chez ma belle-sœur du côté de Rouen. Nous avons pu explorer par 2 fois ses rues bordées de maisons à colombages et son petit marché au pied de sa cathédrale du Moyen-Âge. Cette première semaine festive nous a fait retomber en enfance, notre petite nièce de 4 ans nous entraînant dans ses jeux et aventures imaginées avant que nous fassions bombance. Nous sommes ensuite revenus dans ma famille, pour célébrer de nouveau Noël puis le Nouvel An en excellente compagnie.

Les fêtes sont déjà terminées, mais le début de janvier s’annonce guilleret. Ce premier mois m’apporte en effet plusieurs retrouvailles et enfin un peu plus de travail ! Espérons que 2026 se poursuive sur la même lancée ; je continuerai mes bilans pour vous en informer. En attendant, je vous souhaite le meilleur pour les 12 mois à venir et une année qui rime avec plaisir 😊

2025 : acte XI

Démarrant sur une déception, le onzième acte de l’année s’est terminé avec beaucoup de satisfaction. Mois passé à cheval entre 3 pays, il m’a apporté des journées de travail enfin plus remplies. Plongée dans mon bilan de novembre, un acte où j’ai profité pleinement des dernières feuilles d’ambre.

Fin d’automne à Ratingen

Novembre a commencé du bon pied, avec de nouveaux projets pour la Commission que la nouvelle agence de traduction m’a attribués. S’il s’agit surtout de post-édition, j’ai retrouvé avec bonheur le plaisir de travailler pour les institutions. J’accumule déjà des projets à rendre après les congés festifs, ce qui me laisse espérer que l’an 2026 sera beaucoup plus productif. J’ai aussi été contactée par la fameuse agence qui me cause des soucis financiers, notre négociation ardue par e-mail s’étant terminée par la signature d’un nouvel échéancier. Je n’ai plus vraiment confiance, je verrai donc si d’autres mesures seront nécessaires si elle ne paye pas ses créances. Je préfère toutefois me concentrer sur le positif et sur mes contacts professionnels plus jouissifs. Me replongeant dans ces projets passionnément, j’ai terminé le mois avec un beau compliment. La coordinatrice de qualité du français pour la nouvelle agence m’a remerciée pour ma vigilance et a ajouté que c’était un plaisir de travailler avec des traducteurs qui prenaient encore leur métier à cœur. Inutile de dire que ça a fait ma journée, le sourire aux lèvres après des mois plus compliqués.

Du côté de la vie perso, novembre a été marqué par les soucis avec notre première auto. Il a commencé par fortement nous décevoir, notre garagiste nous donnant de faux espoirs. Il nous avait promis de récupérer la voiture le vendredi, ce qui m’avait fait penser que je pourrais assister à une grosse fête de famille. Il nous a ensuite parlé d’un problème d’équipement, faisant décaler d’une semaine notre voyage sur le Vieux Continent. Le garagiste ne cessant de faire des reports continus, mon cher et tendre a décidé d’aller au garage le vendredi suivant pour faire le pied de grue. Doutant des compétences du garagiste en mécanique, il a décidé de récupérer la voiture pour terminer la réparation en France ou en Belgique. Si ça peut vous rassurer, notre véhicule pouvait bien rouler. Il y avait juste une erreur de calibration, limitant la puissance de notre moyen de locomotion.

Malgré le stress de toute cette affaire, cette semaine supplémentaire nous a quand même permis de profiter des avantages de la saison en Angleterre. Nous avons pris le temps de dire aurevoir à nos voisins cervidés et d’assister aux feux d’artifices de la Guy Fawkes Night plusieurs soirs d’affilée. Le samedi 8 novembre a sonné l’heure de notre départ outre-Manche, avec un repas chez mes beaux-parents le jour-même puis un dîner avec mes parents le dimanche. La première nuit dans l’appartement de fonction allemand n’a pas été de tout repos, en raison d’une fuite de chauffe-eau. Le problème a toutefois été réglé le lendemain après-midi, nous permettant de profiter du confort de notre deuxième nid. J’ai retrouvé avec plaisir le cadre plus boisé de nos environs et les balades dans la forêt sous les dernières feuilles de la saison. Plus proche de mes racines, j’ai repris mes trajets en train pour des visites familiales qui équivalent à des cures de dopamine. Le deuxième week-end du mois a marqué le début des marchés de Noël allemands, mes beaux-parents nous rendant visite pour assister à ces événements. Le mois s’est terminé en musique, avec le concert d’un collègue de mon cher et tendre dans un bar à l’impressionnant assortiment de bières de Belgique.

Novembre nous a offert quelques premiers flocons, nous donnant un aperçu des futures célébrations. Décembre sera définitivement à la fois festif et très productif. Rendez-vous le premier vendredi de l’année pour le bilan du dernier mois écoulé !

2025 : acte X

Mon mois d’octobre n’a vraiment pas été sobre. Riche en rebondissements, il m’a fait vivre autant de joyeux moments que de désappointements. Plutôt calme au niveau professionnel, il a été bien rempli du côté personnel. Je prends enfin le temps de faire mon bilan, l’hiver se rapprochant tout doucement.

L’automne à Coventry

Sur le plan de ma profession, ce dixième acte a connu peu d’agitation et a surtout été consacré à la prospection. Il a aussi été dédié à l’étude linguistique, avec des leçons et podcasts en russe, espagnol et en langue germanique. J’ai également vécu une petite déception, m’étant préparée mentalement à passer un test pour une institution. L’agence qui m’avait demandé de le réaliser s’est totalement trompée sur la langue pour laquelle je pouvais être testée. Le vent semble toutefois enfin tourner, une agence plus sérieuse m’ayant contactée. Intéressée par mon expérience avec la Commission, elle m’a recrutée pour travailler sur des projets de traduction et post-édition pour cette institution. Les membres de son équipe m’ont très vite paru sympathiques. Espérons que la collaboration avec cette nouvelle agence me permettra de retrouver du travail en suffisance !

Dans ma vie privée, octobre a marqué le dernier acte complet passé chez les Anglais. Mon cher et tendre doit en effet rejoindre début novembre ses collègues européens et nous passerons l’hiver outre-Rhin. Le dixième acte a aussi été un mois de grand changement, mon cher et tendre ayant voulu passer à un autre mode de déplacement. Craignant devoir de nouveau subir les tempêtes hivernales en moto, il a passé cet été son permis voiture et a acheté en occasion une auto. C’est à Birmingham que nous sommes allés la chercher, partant en train le deuxième vendredi du mois pour la récupérer. Comme il s’agissait d’un véhicule d’occasion, mon cher et tendre avait prévu de changer la courroie dans un garage Peugeot des environs. Sur les 10 minutes de trajet entre les 2 destinations, notre excitation a fait place à la préoccupation, notre voiture montrant des signes de faiblesse à l’accélération. Expliquant chez Peugeot la raison de notre panique, le garage a effectué un petit diagnostic. Notre inquiétude s’est ensuite transformé en effroi quand le représentant nous a expliqué qu’il faudrait remplacer le moteur et qu’ils ne s’occuperont donc pas de la courroie. Les mécaniciens étaient toutefois moins dramatiques, nous conseillant une réparation au prix moins astronomique et nous disant que nous pouvions rentrer à Londres sans que ce soit catastrophique. Récupérant la voiture plus tôt que prévu, nous avons tenté de profiter de notre week-end autour de cette ville déjà connue.

Après avoir redécouvert celle que l’on surnomme la deuxième cité, nous avons repris la route pour dormir dans un hôtel historique étoilé. Nous avons ainsi découvert l’abbaye de Coombe sous le manteau de la nuit, son décor façon Poudlard nous ayant directement séduits. Le petit-déjeuner du lendemain nous a redonné de l’énergie, et nous avons pris le temps de nous balader dans le parc entourant l’abbaye avant d’explorer Coventry. Nous y avons fait une belle promenade automnale autour des ruines de sa cathédrale. Avant de retourner à London, nous avons fait un petit crochet à Stratford-upon-Avon. Je rêvais depuis longtemps revoir la ville natale de Shakespeare, mais le soleil couchant nous a poussé à rapidement partir. Le trajet jusqu’à notre appartement s’est déroulé sans incident majeur, même si notre voiture a eu du mal à grimper les hauteurs. Souhaitant la réparer avant notre grand périple sur le Vieux Continent, nous avons laissé notre automobile chez un garagiste de Basildon soi-disant compétent le mercredi suivant. Le reste du mois s’est déroulé sans voiture, ce fameux garagiste nous causant bien des soucis et des mésaventures… C’est donc dans un état d’incertitude et de stress que s’est terminé cet acte pourtant plein de promesses.

Octobre n’a heureusement pas été uniquement synonyme d’inquiétude, il m’a aussi offert des moments de béatitude. Avant mon retour sur l’île britannique, j’ai ainsi eu le plaisir d’avoir un repas en famille en Belgique. Avide de profiter de mes dernières semaines sur le sol londonien, j’ai ensuite fait le plein de sorties qui m’ont fait du bien. Je me suis accordée 2 soirées de ballet, des discussions et séances de lecture dans mon petit café et un dîner avec des amis pour leur dire au revoir en beauté.

Novembre est déjà bien entamé et s’annonce plus chargé. Les problèmes avec la voiture ne sont pas encore entièrement réglés, mais nous espérons pouvoir bientôt en profiter. Rendez-vous la première semaine de décembre pour le bilan de ce dernier mois d’ambre !

2025 : acte IX

Après un été plutôt extraordinaire, le neuvième acte de l’année a été beaucoup plus sédentaire. Le stress de la rentrée s’est invité dans nos chambres, assombrissant quelque peu ce premier mois aux feuilles d’ambre. Septembre a néanmoins été un peu plus productif, avec un bilan professionnel assez positif.

Couleurs d’automne à Ratingen

De retour de son congé, ma cliente espagnole m’a envoyé un nombre plus conséquent de projets. Il s’agissait principalement de courtes traductions, mais j’avais au moins de quoi occuper presque tous les jours mon attention. Après plusieurs semaines de harcèlement, j’ai aussi enfin obtenu un nouveau projet de traduction d’amendements. Le Parlement européen reprenant son activité de manière plus intense, il a fallu réaliser ce travail pratiquement dans l’urgence. J’ai donc été obligée de bosser un week-end complet, ainsi que durant plusieurs soirées, le stress me faisant garder les yeux ouverts jusqu’au lever. J’espère que les prochains projets me prendront moins de temps, l’expérience m’aidant à gagner confiance en mes talents. Quant au recouvrement de mes créances, je n’ai pas eu de bonnes nouvelles auprès de la fameuse agence. Ses récentes communications ne sont que déception, et je perds totalement espoir d’être payée intégralement pour mes dernières missions.

Le ciel d’été tournant de plus en plus au gris, j’ai principalement passé le mois de septembre dans le confort de mon nid. Me livrant à de longs moments d’introspection, j’ai apprécié pouvoir observer le changement de saison. Outre la visite quotidienne des daims aux bois majestueux, je levais souvent les yeux vers les cieux. La lune était particulièrement belle ce mois-ci, et j’ai aimé contempler sa douce lueur à la tombée de la nuit. Les passages de grosse pluie étaient souvent suivis d’agréables éclaircies, accompagnées parfois de l’arrivée providentielle de splendides arcs-en-ciel. Le soleil nous a quand même heureusement fait profiter de sa grâce, me donnant l’occasion de prendre un dernier café avec une amie en terrasse. Après avoir passé les 3 premières semaines du mois au Royaume-Uni, nous avons pris le ferry. La traversée de la mer m’a offert un coucher de soleil spectaculaire. Avant de prendre la route pour l’appartement de fonction allemand, nous avons passé le week-end chez mes beaux-parents. Ayant appris par l’une de mes tantes l’existence d’une exposition à ciel ouvert de street-art à quelques pas de chez eux, j’ai proposé à ma belle-mère d’aller photographier les lieux. La rue Notre-Dame-de-Lorette a connu une véritable transformation, ses anciens corons ornés désormais de graffs qui suscitent l’admiration. Après la visite de ce musée d’art en plein air, il a fallu rejoindre notre deuxième pied-à-terre. La dernière semaine de septembre en Allemagne s’est ensuite vite écoulée, faite de balades au parc ensoleillées, d’un anniversaire en tout petit comité et d’une séance de sauna qui m’aura bien apaisée.

L’automne et octobre sont désormais bien présents et j’ai hâte de les voir m’apporter tous les petits bonheurs de cette saison au charme envoûtant. S’il commence de manière un peu trop calme professionnellement parlant, j’espère qu’il sera quand même satisfaisant. Réponse au dernier jour de ce nouveau mois, qui, je vous le souhaite, sera synonyme de joie.

2025 : acte VIII

Ce huitième acte de l’année m’aura bien fait voyager. Débutant sur l’émerveillement dans la sublime ville de Vienne, il s’est terminé par la peur et le dépassement de soi lors de rencontres arachnéennes dans ma demeure londonienne. Riche en retrouvailles amicales et familiales, il a été, professionnellement parlant, beaucoup moins génial. C’est ainsi sur une période de doute que s’est achevé ce mois d’août.

Vallée de la rivière Chess, Angleterre

Loin d’être intense, août m’a donné l’impression que tout le monde était en vacances. J’ai heureusement eu quelques projets de traduction à me mettre sous la dent, mais rien de très conséquent. J’ai également eu la déception de voir que les soucis financiers de mon ancienne agence de rédaction n’étaient toujours pas réglés et de ne percevoir qu’un pourcentage ridicule de la somme qu’elle doit me payer. Les 2 dernières semaines ont été particulièrement vides de projets, ma cliente la plus fidèle partant à son tour en congé. Désœuvrée mais manquant de motivation, je n’ai pas réussi à faire de la prospection. Le syndrome de l’imposteur a recommencé à se manifester, surtout en cette époque perturbée par l’IA et ChatGPT. J’espère néanmoins un retour à la normale, dès que sera terminée la saison estivale.

Les 4 premières journées du mois d’août ont compté parmi les plus belles de toutes. De retour après 8 ans dans l’une de mes villes coups de cœur, j’ai vécu des moments d’envoûtement et de plaisir partagé avec mes beaux-parents, ma nièce et mes belles-sœurs. Je ne vais pas revenir en détail sur mon séjour à Vienne, j’en ai parlé en long et en large dans ma dernière carte postale sur la capitale autrichienne. Je vous remets juste ici quelques photographies, de quoi vous donner envie de la découvrir aussi !

À peine revenue sur le sol britannique que je repartais pour quelques jours en Belgique. Un arrêt à Lille dans le nouvel appartement de ma sœur et de son chéri, une journée shopping à Namur pour l’anniversaire de l’une de mes meilleures amies et un superbe repas sous le soleil avec une grande partie de ma famille, c’était tout ce qu’il me fallait pour être pleinement épanouie. De retour en Angleterre, août s’est poursuivi par mon rendez-vous mensuel littéraire et une après-midi chez ma cousine londonienne pour son anniversaire. Il a continué par une semaine de rencontres presque quotidiennes avec des araignées, face auxquelles j’ai essayé de ne pas laisser ma peur gagner. J’ai ainsi fait d’énormes progrès en cohabitant presqu’un mois avec une tégénaire, exploit dont je ne suis pas peu fière. Le mois d’août offrant aux Anglais un dernier week-end prolongé ensoleillé, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour faire une belle randonnée. Notre balade pittoresque entre Rickmansworth et Chesham a revigoré autant mes jambes que mon âme. Les paysages bucoliques le long de la rivière Chess m’ont plongée dans un état d’allégresse. C’est enfin sur un décor automnal que s’est clôturé ce mois estival. Après plusieurs jours sous les gouttes, nous sommes partis à la rencontre des daims de notre quartier le tout dernier dimanche d’août. Une fois entrée dans les bois déjà tapis de feuilles d’or, j’ai ressenti la joie immense d’apercevoir les premiers reflets de la saison que j’adore.

Septembre me donne envie de redémarrer du bon pied et de le mettre à l’étrier. Espérons que l’énergie de la rentrée m’accompagnera tout au long du neuvième mois de l’année. Rendez-vous dans 4 semaines pour voir où ce début d’automne me mène.