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2026 : acte IV

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Avril a été un mois fébrile. S’il n’a pas été très chargé au niveau professionnel, il m’a offert de beaux souvenirs dans ma vie personnelle. Retour sur un acte rempli de voyages, qui m’a mis la tête dans les nuages.

Le printemps à Harold Hill

Hormis quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, ma charge de travail en ce mois d’avril était loin d’être folle. Je l’ai donc principalement passé à faire de la prospection et à faire part de mes disponibilités aux différentes agences avec qui je suis en collaboration. Avril a également été teinté d’un regain d’anxiété, l’agence qui me doit encore de l’argent ayant pris du retard dans le paiement de sa mensualité. J’ai heureusement récupérer mon dû assez rapidement, mais je doute désormais de la ponctualité de ses prochains versements.

Côté personnel, avril a été un mois exceptionnel. Il a débuté par un long week-end férié, lors duquel mon cher et tendre et moi-même avons exploré un célèbre parc national anglais. Le Lake District nous a complètement enchantés par ses paysages bucoliques de lacs, de prairies et de sommets. Quelques jours plus tard, j’ai dû vivre en solitaire, mon cher et tendre étant parti en Chine pour un voyage d’affaires. J’en ai profité pour m’offrir une exploration dans le musée londonien de la Wallace Collection. L’heure est ensuite venue de partir à mon tour, rejoignant mon cher et tendre en Asie pour une dizaine de jours. Après un passage en Chine de quelques heures pendant mon escale, nous sommes arrivés au Vietnam, notre destination finale. Ces 2 voyages à l’opposé feront bien évidemment l’objet chacun d’un billet. Le retour de ces contrées lointaines a été moins idyllique, mon cher et tendre et moi-même tombant légèrement malades vu la chute vertigineuse de degrés une fois sous le climat britannique. Nous nous rétablissons heureusement en douceur, d’autant plus que l’Angleterre connaît à son tour un regain de chaleur.

Mai commence sur les chapeaux de roue côté professionnel, ce qui me fait pousser des ailes. Espérons que le reste du cinquième acte se poursuive sur cette lancée, pour renflouer un peu mes caisses avant l’été ! Vous en saurez plus au début du mois de juin, lorsque les beaux jours ne seront plus un désir lointain.

2026 : acte II

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Plus calme que le premier acte de l’année, février a été un mois de réflexion et de quête d’identité. Se déroulant principalement en Angleterre, il m’a permis de retrouver mes habitudes routinières. Retour sur un mois assez tranquille en apparence, mais avec de beaux projets personnels en latence.

Prémices du printemps à Rumes

Comme annoncé dans mon acte précédent, le deuxième mois de l’année a été beaucoup moins gratifiant professionnellement parlant. Ma charge de travail s’est résumée à quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, me laissant tout le temps d’angoisser et de déprimer avant de décider de retourner sur les bancs de l’école. Je ne veux pas dire par-là que je me lance dans de nouvelles études, mais que je me suis remise à étudier plus sérieusement le russe, dont mes connaissances sont dans un état de décrépitude. Ce deuxième acte professionnel s’est quand même accompagné d’une bonne nouvelle. L’agence de rédaction qui me doit toujours de l’argent a continué de me rembourser dans les temps et avec un plus gros montant. Le mois s’est également terminé par une reprise d’activité et par une détermination de mieux prospecter.

Comparé à janvier, février a été beaucoup plus casanier. J’ai retrouvé avec plaisir la vue depuis le balcon de notre appartement, d’où j’ai pu admirer plusieurs fois le soleil levant. J’ai également pu revoir mes amis anglais, partageant brunch et tasses de thé dans nos cafés préférés. Le deuxième acte m’a aussi permis de participer de nouveau aux réunions du club de lecture, un rendez-vous mensuel qui m’avait manqué durant les mois d’hiver plus obscurs. Comme la version cinématographique du livre choisi était sorti sur grand écran, j’ai d’ailleurs été pour la première fois seule au cinéma pour le voir tranquillement (et heureusement, car j'ai sangloté tout le film durant). Le calme de février m’a aussi permis d’enchaîner les romans, avec pas moins de 4 livres achevés en 3 semaines seulement. Le mois a aussi été rythmé par nos rencontres animalières, les daims nous faisant l’honneur de se montrer presque quotidiennement aux portes de notre chaumière. Nous avons pu davantage les approcher et avons eu la joie de pouvoir leur donner à manger. Le soleil apparaissant vers le milieu du mois, nous avons repris en douceur la course à pied en nous aventurant dans le quartier et les bois. Février s’est terminé par un retour express en Belgique, où j’ai rejoint l’une de mes meilleures amies pour une journée à Liège sympathique et une soirée en compagnie de La Dame de pique. Sushis, papotage et opéra russe de 3 heures, il n’en fallait pas plus pour me combler de bonheur. À cela s’est ajoutée la réservation d’hôtels et d’un futur voyage, ainsi que la possibilité d’un changement de lieu de vie qui se présage. Rien de concret ne devrait arriver avant avril, ne soyons donc pas trop fébriles…

Mars a commencé par une semaine bien chargée qui, je l’espère, annonce une plus grande productivité. En attendant, l’arrivée du printemps se fait doucement sentir, réchauffant l’humeur et l’air ambiant, ce qui me redonne envie de sourire. Pour voir ce que le troisième acte me réservera, rendez-vous à la fin de la floraison du forsythia !

2025 : acte XI

Démarrant sur une déception, le onzième acte de l’année s’est terminé avec beaucoup de satisfaction. Mois passé à cheval entre 3 pays, il m’a apporté des journées de travail enfin plus remplies. Plongée dans mon bilan de novembre, un acte où j’ai profité pleinement des dernières feuilles d’ambre.

Fin d’automne à Ratingen

Novembre a commencé du bon pied, avec de nouveaux projets pour la Commission que la nouvelle agence de traduction m’a attribués. S’il s’agit surtout de post-édition, j’ai retrouvé avec bonheur le plaisir de travailler pour les institutions. J’accumule déjà des projets à rendre après les congés festifs, ce qui me laisse espérer que l’an 2026 sera beaucoup plus productif. J’ai aussi été contactée par la fameuse agence qui me cause des soucis financiers, notre négociation ardue par e-mail s’étant terminée par la signature d’un nouvel échéancier. Je n’ai plus vraiment confiance, je verrai donc si d’autres mesures seront nécessaires si elle ne paye pas ses créances. Je préfère toutefois me concentrer sur le positif et sur mes contacts professionnels plus jouissifs. Me replongeant dans ces projets passionnément, j’ai terminé le mois avec un beau compliment. La coordinatrice de qualité du français pour la nouvelle agence m’a remerciée pour ma vigilance et a ajouté que c’était un plaisir de travailler avec des traducteurs qui prenaient encore leur métier à cœur. Inutile de dire que ça a fait ma journée, le sourire aux lèvres après des mois plus compliqués.

Du côté de la vie perso, novembre a été marqué par les soucis avec notre première auto. Il a commencé par fortement nous décevoir, notre garagiste nous donnant de faux espoirs. Il nous avait promis de récupérer la voiture le vendredi, ce qui m’avait fait penser que je pourrais assister à une grosse fête de famille. Il nous a ensuite parlé d’un problème d’équipement, faisant décaler d’une semaine notre voyage sur le Vieux Continent. Le garagiste ne cessant de faire des reports continus, mon cher et tendre a décidé d’aller au garage le vendredi suivant pour faire le pied de grue. Doutant des compétences du garagiste en mécanique, il a décidé de récupérer la voiture pour terminer la réparation en France ou en Belgique. Si ça peut vous rassurer, notre véhicule pouvait bien rouler. Il y avait juste une erreur de calibration, limitant la puissance de notre moyen de locomotion.

Malgré le stress de toute cette affaire, cette semaine supplémentaire nous a quand même permis de profiter des avantages de la saison en Angleterre. Nous avons pris le temps de dire aurevoir à nos voisins cervidés et d’assister aux feux d’artifices de la Guy Fawkes Night plusieurs soirs d’affilée. Le samedi 8 novembre a sonné l’heure de notre départ outre-Manche, avec un repas chez mes beaux-parents le jour-même puis un dîner avec mes parents le dimanche. La première nuit dans l’appartement de fonction allemand n’a pas été de tout repos, en raison d’une fuite de chauffe-eau. Le problème a toutefois été réglé le lendemain après-midi, nous permettant de profiter du confort de notre deuxième nid. J’ai retrouvé avec plaisir le cadre plus boisé de nos environs et les balades dans la forêt sous les dernières feuilles de la saison. Plus proche de mes racines, j’ai repris mes trajets en train pour des visites familiales qui équivalent à des cures de dopamine. Le deuxième week-end du mois a marqué le début des marchés de Noël allemands, mes beaux-parents nous rendant visite pour assister à ces événements. Le mois s’est terminé en musique, avec le concert d’un collègue de mon cher et tendre dans un bar à l’impressionnant assortiment de bières de Belgique.

Novembre nous a offert quelques premiers flocons, nous donnant un aperçu des futures célébrations. Décembre sera définitivement à la fois festif et très productif. Rendez-vous le premier vendredi de l’année pour le bilan du dernier mois écoulé !

Les mots qui fâchent : coloniser

Si vous suivez l’actualité, vous n’êtes pas sans savoir que Londres a accueilli, il y a une semaine, l’une des plus grandes marches d’extrême-droite de son histoire. Le Royaume-Uni est mon pays d’adoption et voir une partie de son peuple manifester contre l’immigration est un coup dans le cœur. À la tristesse de voir ce monde devenir de plus en plus fermé sur lui-même s’ajoute la colère face à cette bêtise et de nouveau face à ces mots qu’on utilise à tort et à travers…

Photo de Puwadon Sang-ngern sur Pexels

Passons les portraits brandis en tant que martyr de l’extrémiste américain qui s’est fait tuer par plus extrémiste que lui ou l’intervention vidéo du soi-disant génie qui a l’étrange maladie de faire involontairement des saluts nazis et focalisons-nous sur l’invité d’honneur français, qui n’était autre que le Monsieur-Je-Me-Crois-Plus-Intelligent-Que-Tout-Le-Monde à la tête de gnome (je suis sûre que vous avez l’image…). J’ai entendu une petite partie de son discours et ça m’a hérissé le poil :

« Vous et nous, le peuple anglais et le peuple français sommes confrontés au même danger mortel. Vous et nous sommes colonisés par nos anciennes colonies. »

On va zapper le passage drama queen du « danger mortel » (alors qu'il n'y a rien de plus dangereux et mortel que les attaques de partisans de l'extrême-droite...) et se concentrer sur la deuxième phrase. La France et l’Angleterre seraient « colonisées ». Mais ça veut dire quoi « coloniser » au juste ?

Larousse : 1. Transformer un pays en une colonie, en un territoire dépendant d’une métropole. 2. Peupler un pays, une région de colons : les Anglais ont colonisé l’Australie. 3. Mettre un pays sous sa dépendance économique. 4. Occuper un lieu, l’envahir en s’installant en grand nombre dans des résidences secondaires, des propriétés : Les mauvais feuilletons colonisent le petit écran.

Le Robert : 1. Peupler de colons. 2. Faire d’un pays une colonie. 3. (au figuré) Envahir ; être omniprésent dans (un lieu, un domaine).

Alors, certes, les 3e et 4e définitions peuvent s’appliquer à l’Angleterre, et à Londres en particulier. Les étrangers, dont je fais partie, s’installent depuis toujours en grand nombre dans la capitale du Royaume-Uni, bien que beaucoup l’aient fuie depuis le Brexshit. C’est vrai aussi qu’il y a de plus en plus de kebabs, de restaurants indiens et de buffets asiatiques (de même que de grandes chaînes américaines, d’ailleurs, mais bizarrement, ça pose moins problème…). Oui, on peut entendre de l’espagnol, du bengali, du chinois ou du français dans le métro londonien, tout comme l’on peut y croiser, sur le même trajet, des femmes voilées, arborant des motifs africains colorés ou vêtues de salwar kameez. Mais est-ce que les Anglais ont disparu pour autant, tout comme le sont aujourd’hui d’innombrables peuples amérindiens ? NON.

Comment l’ignoble petit gnome français ose-t-il comparer la vague d’immigration actuelle aux colonies des siècles passés ? Certes, beaucoup de ces immigré.e.s arrivent par la mer, à l’instar des colons d’autrefois. Leurs intentions sont-elles toutefois similaires ? Les immigrés ont-ils imposé leur religion aux Britanniques comme l’ont fait les Britanniques, les Français, les Belges, les Portugais ou les Espagnols aux autochtones des territoires qu’ils ont envahis ? Ont-ils détruit des temples, exploité les terres, volé les richesses locales, appauvri les autochtones ? Ont-ils violé, mutilé, tué des Britanniques ? Et qu’on ne vienne pas me parler de ces quelques histoires de viols commis par des immigrés, c’est juste un moyen de détourner le public sur le véritable problème : la domination masculine au sein de nos propres foyers et la misogynie ancrée depuis des siècles dans le monde entier (mais c’est un autre débat). Les immigré.e.s d’aujourd’hui ont-ils ou elles l’intention de faire des îles britanniques la colonie de leur pays d’origine ? Clairement pas. Beaucoup cherchent simplement une vie meilleure, fuient des conditions déplorables, ou veulent rejoindre leurs proches.  

Comparer l’immigration actuelle aux colonies des grands empires d’antan, c’est un peu comme crier à l’antisémitisme face aux appels à la paix sur la bande de Gaza. Toujours ce côté « drama queen »… Et quand bien même ce serait le cas, que les anciennes colonies colonisent leurs anciens envahisseurs, ce ne serait qu’une question de karma, non ?

J’ai toujours adoré Londres pour son cosmopolitisme, le fait d’accéder à autant de cultures différentes dans une seule ville, et d’assister au mélange de ces peuples et aux richesses qui en découlent. Les manifestants britanniques de cette marche devraient s’en rappeler, eux qui entonnaient des chansons de Queen, l’un des groupes britanniques les plus emblématiques dont l’inégalable chanteur venait tout droit de… Zanzibar. Nos ancêtres ont voulu voyager et conquérir le monde, à nous d’en vivre les conséquences et arrêtons d’accuser les immigré.e.s de tous nos malheurs !

2025 : acte VIII

Ce huitième acte de l’année m’aura bien fait voyager. Débutant sur l’émerveillement dans la sublime ville de Vienne, il s’est terminé par la peur et le dépassement de soi lors de rencontres arachnéennes dans ma demeure londonienne. Riche en retrouvailles amicales et familiales, il a été, professionnellement parlant, beaucoup moins génial. C’est ainsi sur une période de doute que s’est achevé ce mois d’août.

Vallée de la rivière Chess, Angleterre

Loin d’être intense, août m’a donné l’impression que tout le monde était en vacances. J’ai heureusement eu quelques projets de traduction à me mettre sous la dent, mais rien de très conséquent. J’ai également eu la déception de voir que les soucis financiers de mon ancienne agence de rédaction n’étaient toujours pas réglés et de ne percevoir qu’un pourcentage ridicule de la somme qu’elle doit me payer. Les 2 dernières semaines ont été particulièrement vides de projets, ma cliente la plus fidèle partant à son tour en congé. Désœuvrée mais manquant de motivation, je n’ai pas réussi à faire de la prospection. Le syndrome de l’imposteur a recommencé à se manifester, surtout en cette époque perturbée par l’IA et ChatGPT. J’espère néanmoins un retour à la normale, dès que sera terminée la saison estivale.

Les 4 premières journées du mois d’août ont compté parmi les plus belles de toutes. De retour après 8 ans dans l’une de mes villes coups de cœur, j’ai vécu des moments d’envoûtement et de plaisir partagé avec mes beaux-parents, ma nièce et mes belles-sœurs. Je ne vais pas revenir en détail sur mon séjour à Vienne, j’en ai parlé en long et en large dans ma dernière carte postale sur la capitale autrichienne. Je vous remets juste ici quelques photographies, de quoi vous donner envie de la découvrir aussi !

À peine revenue sur le sol britannique que je repartais pour quelques jours en Belgique. Un arrêt à Lille dans le nouvel appartement de ma sœur et de son chéri, une journée shopping à Namur pour l’anniversaire de l’une de mes meilleures amies et un superbe repas sous le soleil avec une grande partie de ma famille, c’était tout ce qu’il me fallait pour être pleinement épanouie. De retour en Angleterre, août s’est poursuivi par mon rendez-vous mensuel littéraire et une après-midi chez ma cousine londonienne pour son anniversaire. Il a continué par une semaine de rencontres presque quotidiennes avec des araignées, face auxquelles j’ai essayé de ne pas laisser ma peur gagner. J’ai ainsi fait d’énormes progrès en cohabitant presqu’un mois avec une tégénaire, exploit dont je ne suis pas peu fière. Le mois d’août offrant aux Anglais un dernier week-end prolongé ensoleillé, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour faire une belle randonnée. Notre balade pittoresque entre Rickmansworth et Chesham a revigoré autant mes jambes que mon âme. Les paysages bucoliques le long de la rivière Chess m’ont plongée dans un état d’allégresse. C’est enfin sur un décor automnal que s’est clôturé ce mois estival. Après plusieurs jours sous les gouttes, nous sommes partis à la rencontre des daims de notre quartier le tout dernier dimanche d’août. Une fois entrée dans les bois déjà tapis de feuilles d’or, j’ai ressenti la joie immense d’apercevoir les premiers reflets de la saison que j’adore.

Septembre me donne envie de redémarrer du bon pied et de le mettre à l’étrier. Espérons que l’énergie de la rentrée m’accompagnera tout au long du neuvième mois de l’année. Rendez-vous dans 4 semaines pour voir où ce début d’automne me mène.

2025 : acte VI

C’est sur la même lancée enjouée que mai que mon sixième acte s’est déroulé. Mois majoritairement ensoleillé, il a été rempli de magnifiques journées. Il s’est toutefois terminé par le retour de soucis financiers et dans ma perte de confiance en une agence pourtant longtemps appréciée.

Balade à Ratingen

J’en ai parlé dans plusieurs de mes actes précédents : une agence me doit beaucoup d’argent. Après 2 échéances respectées autant pour les montants que pour les délais, elle m’a envoyé ce mois-ci un e-mail qui m’a fait totalement déchanter. N’ayant pas retrouvé l’équilibre financier prévu, elle a décidé sans m’avoir consultée de revenir sur l’accord que nous avions conclu. Déterminée à ne pas me laisser faire, j’ai choisi de lutter plutôt que de me taire. J’ai recommencé à garder des textes en otage, espérant récupérer mon dû au moyen du chantage. Je reste néanmoins toujours ouverte à la discussion, par respect pour notre longue collaboration. Main de fer dans un gant de velours, telle est la méthode pour laquelle j’opte à ce jour. Sur une note plus enjouée, j’ai réussi le test de traduction du Parlement européen qui m’avait fait tant stresser. J’étais apparemment l’une des rares traductrices de l’agence à l’avoir réussi, ce qui m’a remis du baume à l’esprit. J’espère que cela m’apportera plus de projets pour le reste de l’année.

Au niveau de ma vie perso, juin a été un vrai cadeau. Le beau temps m’a accompagnée pratiquement tout au long du mois, ce qui m’a apportée énormément de joie. Après un brunch arrosé avec l’ancienne gérante du café de ma petite librairie et l’une de ses clientes régulières devenue amie, je suis partie avec mon cher et tendre pour un week-end dans sa famille. Direction Préaux, dans la périphérie de Rouen, pour voir la nouvelle maison de ma belle-sœur et célébrer ses 40 ans. Profitant de ces retrouvailles familiales sur le continent, mon cher et tendre a décidé de passer 2 semaines à travailler dans son bureau allemand. J’ai eu le plaisir de retrouver mes petites balades dans le parc et d’aller marcher en soirée autour du grand lac. J’ai dû quitter pendant 2 petits jours ma vie conjugale pour retourner sur ma terre natale. Il y avait un rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer : le spectacle de fin d’année de mon ancienne troupe de ballet. Je suis néanmoins revenue le plus tôt possible auprès de mon amoureux pour profiter de notre unique dimanche en Allemagne à deux. La canicule nous a poussés à tenter une activité allemande populaire : la baignade dans une Freibad, soit une piscine à ciel ouvert. La chaleur ne nous quittant pas durant tout notre séjour outre-Rhin, nous avons répété l’expérience dans une autre piscine extérieure du coin. Puis l’heure est venue de quitter l’Allemagne et son beau cadre naturel, en faisant un petit passage par Bruxelles. Sous un soleil caniculaire, nous avons retrouvé l’une de mes meilleures amies pour sa fête d’anniversaire. Nous avons ensuite retrouvé mes parents pour le repas du dimanche avant de traverser de nouveau la Manche. Quelques jours après notre retour en Angleterre, c’est l’une de mes cousines qui a pris la route pour visiter notre chaumière. Le dernier week-end de juin a été plus reposant, fait de lectures et jeux de carte au parc sous un soleil cuisant.

Juillet commence de manière un peu plus intense que ces derniers mois, espérons que cela continue sur cette voie ! Réponse durant la première semaine d’août, en vous souhaitant un bon début d’été à tous et toutes.

2025 : acte V

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En mai, fais ce qu’il te plaît. On peut dire que cette année, j’en ai bien profité ! Au retour de mon voyage en Chine, j’étais d’humeur plus badine. Plutôt que de travailler comme une fourmi, je suis devenue une cigale qui sautait de sortie en sortie. Cela ne veut toutefois pas dire que j’ai chômé, mais j’ai préféré voir les choses avec plus de légèreté. Retour sur un mois festif sur l’ensemble très positif !

Fleurs printanières

Côté boulot, mai a été un mois pratiquement de tout repos. Hormis un test pour le Parlement européen qui m’a mise sous pression, cet acte n’a connu aucune agitation. J’avais des projets réguliers entrecoupés de jours fériés, ce qui m’a permis d’alterner entre journées chargées ou plus décontractées. Bonne nouvelle également niveau argent, l’agence qui me doit plusieurs factures respecte toujours son échéancier de paiement. Autre détail qui me rassure, elle a réduit de 15 jours le délai de paiement de mes deux dernières factures. Je regagne donc petit à petit confiance en ma collaboration avec cette agence.

Niveau personnel, le cinquième acte de 2025 m’a donné une vie sociale exceptionnelle. Il a commencé par la visite de ma cousine Alexandra et de son mari Ghislain, venus découvrir notre chez-soi et nos voisins les daims. La semaine d’après, c’est l’ancienne gérante de mon petit café que j’ai retrouvée. Avec une autre cliente régulière, nous avons pris ensemble le petit-déjeuner dans un salon de thé au décor rappelant la Vieille Angleterre. Deux jours plus tard, c’est chez les miens que je repars. Une soirée entre cousines le samedi, suivie d’une fête des mères le dimanche chez Mamy, un passage dans la nouvelle salle de ma compagnie de danse le mercredi et une journée à Bruxelles riche en retrouvailles le jeudi. Ma semaine en Belgique s’est terminée sur une note nostalgique. Je suis retournée dans ma ville d’étudiante pour la première fois depuis 8 ans afin de revoir une amie que je n’avais plus vue depuis bien trop longtemps. De retour de l’autre côté de la Manche, j’ai flâné au milieu des fleurs du RHS Garden Hyde Hall avec mon cher et tendre lors d’un beau dimanche. Nous avons aussi fait un petit saut près de la mer, dans une petite ville sur la côte Est de l’Angleterre. Je me suis ensuite offert une petite après-midi en solo pour aller voir un ballet et visiter une expo. Le Design Museum accueillait The World of Tim Burton, une exposition sur le réalisateur américain dont l’univers me fascine depuis la création du personnage de Jack Skellington. Après cette plongée dans une partie de mon enfance et de mon adolescence, place à ma passion de toujours : la danse. Le Royal Opera House produisait Ballet to Broadway, une sélection de ballets d’un de mes chorégraphes préférés. Christopher Wheeldon était à l’honneur et j’ai passé une soirée qui m’a remplie de bonheur. La fin du mois s’est déroulée plus calmement, avec des pauses au café de la librairie et des visites de nos voisins ruminants. Mai s’est terminé en beauté sur un samedi ensoleillé. Après une activité ludique en amoureux à l’O2 suivie par un buffet un peu trop copieux, mon cher et tendre et moi-même avons fait une micro-sieste sous le ciel bleu. La soirée a fini par nous donner encore plus la banane, devant le spectacle d’humour à l’O2 Arena de Mo Gilligan.

Le cinquième acte de 2025 a été bien rempli et n’a connu pratiquement aucun jour de pluie. Juin devrait être aussi phénoménal, avec plusieurs réunions familiales et amicales. Profitez bien de ce premier mois d’été avant mon prochain bilan prévu début juillet.

2025 : acte II

Le mois de février m’aura presque fait vriller. Il a été un enchaînement de mauvaises nouvelles, autant sur le plan perso que professionnel. Ce fut aussi un mois de transition, quittant l’ouest de l’Allemagne pour repartir en Albion. Retour sur un deuxième acte dont j’aurais bien aimé me passer et qui m’a, sur la fin, quasiment déprimée.

Lever de soleil sur Harold Hill, UK

L’acte le plus court de l’année avait pourtant bien commencé. Le 1er jour du mois, mes beaux-parents sont venus visiter nos quartiers allemands pour la première fois. Après une balade dans les parcs de Ratingen couverts de gelée, c’est dans le centre de Düsseldorf que nous les avons emmenés. J’ai cependant dû quitter l’Allemagne dans l’après-midi pour pouvoir vivre un autre moment familial, cette fois dans ma patrie pour un repas dominical. Le lendemain midi, je célébrais en effet l’anniversaire de mon papa au restaurant avec ma petite famille. Le samedi suivant a aussi été l’occasion de faire la fête, mon ancienne compagnie de danse organisant un dîner à la bonne franquette. Puis est venu le temps de dire au revoir à notre résidence temporaire allemande pour embarquer à bord d’un ferry depuis Hoek van Holland. Au bout de 7 heures de traversée, nous revoilà sur le sol anglais. C’est hélas depuis ce débarquement que je n’ai connu que des désenchantements… Impatiente de retrouver mes habitudes dans mon petit café, j’ai appris que sa formidable serveuse en chef avait pris congé pour une durée indéterminée. L’ambiance dans le café de la librairie était plus pesante sans le sourire contagieux de sa sympathique gérante. Quelques jours après, j’apprends que le club de lecture ne sera plus organisé. Très déçus, les membres du club et moi-même nous sommes toutefois battus. Nous continuerons entre nous d’organiser les réunions, et la librairie a accepté que l’on occupe le café les mêmes soirs que le club de lecture de science-fiction. Le mois s’est toutefois terminé par une autre mauvaise nouvelle, cette fois-ci plus personnelle…

Au niveau du boulot, mon moral n’a pas volé beaucoup plus haut. Si, par rapport à janvier, il a été un peu plus productif, il n’a pas été très lucratif. J’ai ainsi appris que le gros projet qui avait été reporté avait finalement été complètement annulé. Le fameux client qui m’avait causé tant de tracas a déclaré à l’agence qu’il résiliait son contrat. Moi qui espérais un plus gros revenu au printemps, me revoilà à nouveau sans projets d’envergure sous les dents. Je pensais également pouvoir reprendre enfin les projets de post-édition pour les institutions avec une nouvelle agence, mais je n’ai reçu aucune commande malgré ma disponibilité et mon expérience. Je n’ai pu donc compter que sur mes projets récurrents, ainsi que sur quelques petites commandes sans honoraires conséquents.

Je ne veux cependant pas terminer ce bilan sur un ton négatif, essayons de voir aussi le positif. Retourner en Angleterre m’aura permis d’observer presque quotidiennement des cerfs. Renouer avec mes habitudes au petit café m’a quand même donné la joie de discuter avec d’autres clients habitués. Voir les membres du club de lecture si unis m’a redonné foi en sa survie. Visiter le salon de la moto avec mon cher et tendre nous a fait penser aux futures excursions que nous pourrons bientôt reprendre. Puis les nuages gris et pluvieux du milieu du mois ont laissé la place à un beau ciel bleu où le soleil flamboie. J’ai même eu une réponse encourageante à mes questions existentielles par l’apparition courte mais réconfortante de 2 arcs-en-ciel. Le vent finira bien par tourner, ce mauvais épisode va passer.

Espérons que le troisième acte de l’année soit plus clément avec l’arrivée du printemps. Il me promet déjà plusieurs moments de joie que j’attends depuis des mois. Prions qu’il me donne aussi plus de boulot, réponse d’ici une trentaine de dodos (rime peu heureuse, je vous l'accorde...).

2024 : acte VIII

Le huitième acte de l’année a été quasiment parfait. Mes semaines ont été bien remplies, et mes week-ends riches en découvertes et retrouvailles entre famille ou amis. La joie a toutefois laissé place au doute vers la fin du mois d’août. Retour sur ce mois estival plutôt phénoménal.

North York Moors National Park

Dans la poursuite de juillet, août a démarré avec un agenda plutôt chargé. L’une de mes clientes partant à son tour en vacances, j’ai eu pas mal de traductions à faire dans l’urgence. J’ai également enchaîné les rédactions de textes pour un site de réservation de voyages, me donnant parfois envie de reboucler mes bagages. Le mois s’est toutefois terminé sur une triste nouvelle, ce client ayant décidé de faire écrire ses futurs articles avec l’aide de l’intelligence artificielle. La perspective de rédiger avec l’IA ne m’ayant jamais séduite, je n’ai pas répondu à l’e-mail tout de suite. Le tarif proposé ayant bien évidemment baissé, les autres rédacteurs se sont rués sur les commandes sans rien me laisser. Me voilà donc avec un mois de septembre moins chargé que d’habitude, me plongeant dans un état d’inquiétude.

Si le mois d’août s’est terminé sur des soucis professionnels, il a été très positif niveau personnel. Après avoir décidé de remplacer notre monture par une autre moto d’occasion, nous avons pu partir plusieurs fois en excursion. Le garage vendant ce nouveau véhicule se trouvant à plus de 400 kilomètres dans le nord, nous avons pu explorer une partie du Royaume-Uni que nous ne connaissions pas encore. Nous avons fait le trajet aller en BlablaCar en compagnie d’un couple français, qui nous ont amenés à Darlington en van aménagé. C’est en train que nous avons poursuivi notre trajet, nous donnant l’occasion d’entrer dans une gare au riche passé. Après avoir enfin récupéré notre nouvelle monture, nous nous sommes empressés de partir à l’aventure. Ce périple jusque dans le nord de l’Angleterre nous a en effet permis d’explorer un parc national rempli de bruyères. Terre de landes couvertes de moutons et de fleurs parfumées, les North York Moors m’ont totalement envoûtée. Ils m’ont également donné l’occasion de passer à travers des villages merveilleusement bucoliques, dégageant un charme typiquement britannique. Souhaitant profiter pleinement de ces paysages naturels, nous avions prévu de loger sur place à l’hôtel. Perdu au bord de la mer, le Raven Hall Country House Hotel nous a accueillis au coucher du soleil avec une vue spectaculaire. Le spectacle était tout aussi magique la nuit tombée, le ciel totalement noir nous permettant de contempler la voie lactée. Après un petit-déjeuner royal, nous avons poursuivi la visite du parc national le long du littoral. Nous avons fait une escale dans la ville portuaire de Whitby, célèbre pour les ruines de son ancienne abbaye. Nous sommes ensuite repartis dans le parc national à moto, nous arrêtant cette fois pour une balade pédestre jusqu’à une chute d’eau. L’heure est hélas venue de reprendre l’autoroute, mais avant de rentrer, nous nous sommes arrêtés chez ma belle-sœur à St Ives pour casser la croûte. Nous avons regardé avec elle la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, concluant ce beau week-end par une soirée fantastique.

Après cette escapade d’un week-end dans le nord de l’Angleterre, le samedi 16 août nous a fait voyager à la mer. Une fois arrivés à Eastbourne en moto, nous partons en bus jusque Seaford pour entamer une longue rando. Mon cher et tendre a voulu m’emmener face aux Seven Sisters, une série de 7 falaises de craie d’une éclatante blancheur. Après les avoir vues devant nos yeux se déployer, nous avons entrepris la traversée de leur parc national à pied. La succession des montées et descentes ne m’a pas parue fatigante, tant la beauté des paysages était époustouflante. Le lendemain de ces 20 kilomètres de randonnée, c’est à un anniversaire que nous avons été conviés. Ma cousine célébrant son 34e printemps, son mari nous a invité à un goûter dans leur bel appartement. Situé à Limehouse face à un plan d’eau, le lieu nous a offert un magnifique coucher de soleil sur la City et ses bureaux. Mon cher et tendre étant parti escalader les fjords en Norvège le week-end suivant, je me suis accordée un week-end en solitaire ressourçant. J’ai retrouvé ma belle-sœur au pied du London Eye pour un resto vendredi, puis j’ai passé la journée à ranger, nettoyer, lire et écrire le samedi. J’ai ensuite profité de mon dimanche pour me rendre au cœur de la capitale des Anglais afin de m’adonner à mes activités préférées. Visite sans me presser d’un nouveau musée, flânerie dans des librairies, balade le nez en l’air en quête d’extraordinaire. Covent Garden a été le lieu principal de mes pérégrinations, le quartier londonien des théâtres étant mon lieu de prédilection. La fin du mois m’a enfin ramenée dans mon pays, me permettant de revoir certains membres de ma famille. C’était surtout l’occasion de voir aboutir un projet qui a demandé pas mal d’organisation : l’EVJF de l’une de mes meilleures amies qui s’est déroulé à la perfection.

Le mois d’août s’est ainsi achevé sur une note festive, me laissant espérer une entrée dans l’automne plus jouissive. De très beaux moments m’attendent au niveau personnel, reste à prier que le vent tournera positivement du côté professionnel. Réponse prévue dans 4 semaines révolues.

2024 : acte VII

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Tel un coup de tonnerre, le mois de juillet est passé à la vitesse de l’éclair. Attendu avec impatience, il a sonné pour moi l’heure des vacances. Quatorze jours de cet acte se sont déroulés en Crète, chassant mes soucis du quotidien et le travail aux oubliettes. Le boulot a cependant repris sur les chapeaux de roue, les 2 dernières semaines du mois me mettant sur les genoux. Retour sur ce septième acte de l’année, synonyme de chaleur, de découvertes et de journées ensoleillées.

Couleurs crétoises

Après 2 jours intenses d’envoi de courriers et de bouclage de projets, mon cher et tendre et moi-même nous sommes envolés pour La Canée. Le soleil radieux et la montée directe du mercure à plus de 30 degrés nous a vite fait oublier le ciel gris et le vent anglais. Notre séjour a été partagé entre 4 destinations, ajoutant à La Canée les villes d’Agios Nikolaos, de Réthymnon et d’Héraklion. Quelques visites culturelles ou balades en pleine nature ont complété notre voyage, mais je vous invite à lire ma future carte postale pour un plus long témoignage (elle est en court d'écriture, mais il me faut un peu de temps pour relater toutes nos aventures). Le retour le 18 juillet aux petites heures de la matinée nous a bien fatigués, et nous avons passé nos 2 derniers week-ends du mois à nous reposer ou à travailler (pour ma part...). Le mois s’est en outre terminé sur un coup dur, après le diagnostic de problèmes au moteur pour notre fidèle monture. J’ai toutefois eu le plaisir de retrouver nos voisins cervidés, les grands parcs anglais ainsi que les serveuses et clients habituels de mon petit café. Nous avons en plus eu la chance d’emporter le soleil dans nos valises, les 15 derniers jours de juillet ne connaissant quasiment pas de journée grise.

Côté boulot, j’ai dû vite me remettre aux fourneaux après ces 14 jours de repos. Si j’ai évité de trop consulter ma boîte mail durant mes congés, je n’ai pu m’empêcher de répondre à quelques propositions de projets (toujours ce stress du freelance en vacances). Acceptant plusieurs missions pour renflouer mes caisses, j’ai ainsi dû cravacher sans faire preuve de mollesse. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai moins écrit de billets ce mois-ci, mes journées étant déjà un peu trop remplies.

Mon mois d’août s’annonce plutôt chargé, aussi bien en matière de travail que de préparation de festivités. Le mariage de ma meilleure amie étant prévu dans un mois et demi, je dois encore organiser plusieurs choses pour son enterrement de vie de jeune fille. J’espère quand même reprendre mon blog un peu plus sérieusement en vous proposant un nouveau billet prochainement. Rendez-vous dans tous les cas dans 5 semaines pour voir où ce nouvel acte nous mène.