Nǐ hǎo ! Je vais enfin pouvoir vous raconter mon voyage en Chine, du moins la première partie. Compte tenu du nombre considérable de photos à trier, j’ai décidé de diviser ma carte postale chinoise en 5 parties. Mon périple dans l’Empire du Milieu a duré une dizaine de jours intensifs, lors desquels mon cher et tendre et moi-même avons tenté de voir un maximum de choses. Nous avions divisé notre itinéraire en 5 étapes : Pékin, Pingyao, Xi’an, Zhangjiajie, Chengdu. Je publierai mes articles au fur et à mesure du tri de mes photos.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais répondre à une question qui nous a été posée : « Pourquoi la Chine ? » Pays à la politique controversée, longtemps coupé du monde, l’Empire du Milieu n’avait jamais figuré sur la liste des pays que je rêve d’explorer. De son côté, mon cher et tendre voyage chaque année en Chine pour son travail, un séjour d’affaires d’une semaine intense qu’il passe majoritairement à Canton. Explorateur dans l’âme, il en revient toujours un peu frustré de n’avoir vu qu’une toute petite partie de cet immense territoire à la culture si différente de la nôtre. Cette année, toutes les conditions ont été réunies pour qu’il puisse enfin entreprendre ce périple : son patron devait rentrer plus tôt à Londres, ses obligations professionnelles en Chine se terminaient la veille du long week-end de Pâques en Angleterre et la Chine n’imposait plus de visa pour les touristes ressortissants de plusieurs pays, dont la France et la Belgique. Il m’a ainsi proposé que l’on se retrouve à Pékin une fois libéré de ses rendez-vous professionnels. Si j’étais au départ hésitante en raison de la précipitation du voyage (décidé moins d’un mois avant le départ de mon cher et tendre), le besoin de changer d’air et d’échapper un peu à l’anxiété qui me rongeait depuis le début de l’année m’a finalement poussée à changer d’avis. Me voilà donc à l’aéroport d’Heathrow le 16 avril 2025, prête à traverser le ciel pendant près de 10 heures pour rejoindre mon cher et tendre dans un pays dont je ne connais presque rien…
J’atterris le 17 avril à 13h heure chinoise à l’aéroport international de Pékin, l’esprit un peu dans les nuages, ayant encore du mal à croire que je me trouve à l’autre bout du monde. Je passe l’immigration sans problème et, au bout de plusieurs kilomètres de couloir, de 5 minutes en navette et de 10 minutes d’attente pour récupérer mon gros sac à dos, je retrouve enfin mon cher et tendre, arrivé une heure plus tôt. Sans tarder, nous embarquons dans le métro pour nous rapprocher de la ville. Une chaleur étouffante nous enveloppe dès que nous sortons à l’air libre. Habitué aux moyens de transport chinois, mon cher et tendre réserve directement un DiDi (l’équivalent chinois d’Uber, un peu plus avancé). En attendant le taxi, nous vivons une première rencontre assez étonnante. Un Chinois plus âgé en vélo s’arrête devant nous et s’empresse de donner à mon cher et tendre 3 billets de 100 yuans (soit plus de 35€). Surpris, nous tentons de lui rendre les billets, mais l’homme refuse et part en vitesse à coup de pédale. Pensait-il qu’ils étaient tombés de nos poches, que nous étions perdus ou que nous errions tels des vagabonds ? Pas le temps d’y réfléchir, notre taxi est là. Une odeur de cigarette me prend au nez en montant dans le véhicule. Mon cher et tendre m’explique que c’est très courant. Les Chinois fument beaucoup et il n’est pas interdit de fumer dans les taxis. Durant les 20 minutes de trajet, j’observe avec curiosité la silhouette des grands immeubles qui se dessinent derrière la vitre. C’est moderne, mais cela me rappelle vaguement Minsk : je perçois directement l’empreinte communiste. Notre hôtel est situé en dehors du centre touristique de Pékin, mais il a l’avantage d’être plus abordable, tout en restant high tech. Les employés du City Joy Hotel font preuve d’une grande serviabilité. Nous sommes conduits à notre chambre et découvrons un espace hyper connecté, de l’ouverture automatique des rideaux à la toilette télécommandée. Il y a même un robot de service qui se balade dans l’hôtel.






Après avoir rangé nos bagages et pris une douche rafraîchissante, nous partons enfin à la découverte de la capitale chinoise. Mon cher et tendre avait prévu un programme de visites et voulait se rendre au parc Jingshan. Le soleil se couchant relativement tôt, nous traversons rapidement les rues du centre historique de Pékin. Je me retiens de m’arrêter à chaque coin de rue. L’architecture, les vitrines des échoppes alimentaires, le style vestimentaire des habitants… tout m’interpelle. C’est à ce moment-là que je me rends vraiment compte que je suis en Chine. Après une courte file pour acheter nos billets (10 yuans par personne), nous entrons dans le parc Jingshan. De superbes parterres de grosses fleurs colorées dégagent un parfum enivrant. Nous nous engageons dans la montée vers le point le plus haut du parc, où une masse de personnes se pressent, brandissant leur téléphone ou appareil-photo pour immortaliser la vue. Mon cher et tendre m’encourage à faire comme les Chinois (c’est-à-dire se frayer un chemin avec les coudes à travers la foule) pour que je puisse à mon tour voir ce qui attire autant l’attention. C’est alors que se déploie sous mes yeux un complexe monumental de bâtiments aux murs rouges et aux toits orange. Je comprends que je me trouve devant l’un des sites les plus légendaires de la Chine : la Cité interdite. Je ne reste cependant pas très longtemps à la contempler, des mamies chinoises jouent des coudes pour prendre leur selfie devant l’ancien palais impérial.








Nous redescendons tranquillement vers l’entrée du parc et passons une première fois les nombreux contrôles de sécurité qui entourent un autre lieu emblématique, la place Tian’anmen. La tension est palpable : des gardes se trouvent à chaque coin de rue, la circulation sur les trottoirs est surveillée et plusieurs barrières coupent l’accès à certains passages. Nous finissons heureusement par trouver le moyen de sortir de cette zone et flânons à travers les rues pour arriver à Wangfujing, la grande avenue commerçante de Pékin. Place aux grands immeubles design illuminés et aux écrans 3D. L’animation bat son plein, des groupes de danse répétant leurs chorégraphies le long de la rue. Je ne savais pas que les Chinoises aimaient autant danser (j’en croiserai à plusieurs reprises tout au long du voyage). Mon cher et tendre pensait trouver un grand nombre de restaurants sur place, mais nous n’en voyons que quelques-uns, jusqu’à ce que nous entrions dans l’un des grands centres commerciaux du quartier. Ils cachent toujours au moins une aire de restauration de grande taille. Après avoir fait le tour des propositions, nous misons sur un petit restaurant qui expose ses plats pour nous permettre de mieux comprendre de quoi ils se constituent. Manger en Chine est une expérience en soi. Ne pensez pas retrouver les plats de nos restaurants «chinois», cela n’a rien à voir. Nous commençons en douceur avec des ingrédients que nous connaissons (ou pensons connaître). Dans l’ensemble, c’était très bon et pas trop épicé. Au cours du repas, une jeune fille de la table derrière nous s’approche de moi en me montrant un message en russe sur son téléphone. Elle me trouve jolie et veut prendre un selfie avec moi. Un peu étonnée mais flattée, j’accepte. S’ensuit une courte séance photo, la maman et la grand-mère de la jeune fille braquant leur smartphone sur nous et demandant à mon cher et tendre de se joindre à nous pour immortaliser le moment (ce n’est pas tous les jours qu’on peut croiser des Occidentaux, encore moi une femme à la peau aussi blanche et un blond aux yeux bleus). Ce fut le début d’une compétition entre mon cher et tendre et moi-même pour savoir qui sera le plus sollicité d’entre nous 😅 Fatigués par nos vols respectifs et la chaleur accablante du restaurant, nous rentrons à l’hôtel. Nous mettons toutefois du temps à nous coucher, passant une bonne demi-heure à tenter de trouver comment contrôler la lumière principale et les rideaux, qui se sont ouverts automatiquement à notre entrée. Mon cher et tendre voit qu’il existe apparemment un système de commande vocale type Alexa et tente désespérément de prononcer les mots «éteindre» et «lumière» en chinois, tout en tapant dans les mains. Heureusement, j’inspecte un peu plus la chambre et finit par trouver, sous le bureau, l’interrupteur pour les lampes et les rideaux 😂 Je prends le temps de publier quelques stories sur Instagram pour garder une trace des aventures de la journée et m’endors enthousiaste à l’idée des innombrables découvertes que me promet ce séjour.






Notre premier matin à Pékin, nous nous hâtons dans la salle du petit-déjeuner et découvrons un buffet bien garni, avec notamment plusieurs types de baozis (petits pains cuits à la vapeur, fourrés ou non), mais aussi des nouilles et du jianbing (sorte de crêpe chinoise salée) fraîchement préparés par un sympathique cuisinier. Je me mets directement dans le bain et décide de prendre des nouilles aux épinards dans un peu de bouillon (je ne suis toutefois pas encore prête à y ajouter des algues ou des petites crevettes comme les hôtes chinois). Après le petit-déjeuner, nous nous préparons pour sortir. Les 30 degrés et le soleil éclatant de la veille ont laissé place à un ciel gris, de la pluie et une température inférieure à 20 degrés. À peine sortie de l’hôtel, je me rends compte qu’il vaudrait mieux ajouter une couche supplémentaire. Je me dépêche d’entrer dans l’ascenseur pour aller chercher mon pull dans la chambre sauf que le robot de l’hôtel me suit. Il ne monte pas dans l’ascenseur avec moi, mais bloque les portes et me répète la même phrase en chinois, que je ne comprends pas, bien évidemment. Au bout de quelques minutes, je déclare forfait, sors de l’ascenseur et me prépare à monter les escaliers quand je vois le robot se précipiter à l’intérieur de l’ascenseur et refermer les portes… quel malotru 😅(je comprendrai par la suite qu’il voulait simplement que je recule dans l’ascenseur pour lui laisser de la place en plein centre). La météo n’étant toujours pas au beau fixe et la pluie ne cessant de tomber, mon cher et tendre et moi-même décidons de faire les magasins pour trouver une veste de pluie légère. Cette balade dans les grands centres commerciaux de Pékin s’avère toutefois intéressante. Nous nous perdons dans les immenses aires de restauration, tentons quelques snacks et flânons au milieu des rayons remplis d’encas en tous genres, entre pattes de poulet et nouilles instantanées ultra-pimentées. Après avoir enfin trouvé un parapluie et une veste imperméable chacun, nous décidons de repartir en balade et prenons le métro vers une autre destination.












Nous arrivons dans l’un des hutongs de Pékin. Il s’agit de quartiers aux rues étroites et aux petites maisons donnant sur des cours intérieures. La pluie tombe toujours, mais nous apprécions la balade dans ces vieux quartiers très calmes. Je m’étonne du nombre de toilettes publiques qu’on y trouve : j’ai l’impression d’en voir tous les 50 mètres (j'ai appris en écrivant ce billet que s'il y en a autant, c'est parce que les maisons des hutongs n'en possèdent pas). Pratique pour les petites vessies ! D’autant plus qu’elles sont propres et gratuites (pensez juste à avoir du papier toilette sur vous). Ayant un petit creux, nous entrons dans un 7-Eleven pour une nouvelle expérience gustative. Mon cher et tendre est aventureux et veut tenter une brochette de poulet nappée de… sauce au chocolat. Surprenant mais plutôt bon ! Confiants après les différents snacks de la journée, nous tentons de trouver un restaurant plus traditionnel pour notre repas du soir. Nous comprenons rapidement que l’aide de Google Translate est assez limitée pour traduire les menus chinois… Nous sommes attirés par un plat de «bœuf traditionnel», dont le nom chinois est Mao Xue Wang. Nous commandons également un plat de nouilles plus simple sur le côté. Et heureusement… Quand la serveuse dépose l’énorme bol de «bœuf traditionnel» sur la table, nous rions de gêne. Aucune trace de bœuf comme on le connaît, mais plusieurs abats et des morceaux de sang coagulé qui flottent dans un bouillon dont le rouge vif semble indiquer «danger». Je tente de manger ce que je pense être un champignon, mais la texture suspecte complétée par le piquant du piment me font vite abandonner l’idée d’ingurgiter une autre bouchée de ce plat. Nous nous rabattons sur les nouilles, laissant totalement de côté le «bœuf traditionnel» tant il est impossible pour nous d’en apprécier les arômes probablement subtils… L’estomac encore un peu noué, nous rentrons à l’hôtel pour nous préparer à dormir. La journée de demain risque d’être très chargée pour rattraper cette journée pluvieuse et grise…












Nous nous levons plus tôt le lendemain matin pour prendre le petit-déjeuner et partir au plus vite vers la Cité interdite. Nous n’avions pas pu réserver nos billets d’entrée et craignons ne pas pouvoir la visiter. Le nombre de visiteurs sur le site est en effet limité. Mon cher et tendre avait toutefois lu qu’il y avait toujours de la place pour les étrangers, pour autant qu’ils entrent par l’une des portes latérales et non par l’entrée principale, située sur la place Tian’anmen (j'écrirai un article plus détaillé pour reprendre tous les conseils pratiques). Nous nous pressons donc vers la Donghuamen, alias la porte de la Gloire orientale, où une masse de touristes fait déjà la file. La boule au ventre, nous rejoignons d’autres étrangers n’ayant pas pu réserver leur billet, craignant de nous faire refouler. Après une heure d’attente, nous décrochons heureusement le précieux sésame. Nous passons la sécurité puis entrons enfin dans cet ancien palais impérial du XVe siècle. Le soleil nous éblouit à notre entrée, tout comme la vue qui s’offre à nous : une cour gigantesque donnant sur des pavillons aux murs écarlates et aux toits de tuiles vernissées orange. Plus je m’approche des bâtiments, plus je m’extasie devant leurs détails. Les toits sont ornés d’animaux mythiques juchés telles des gargouilles sur leurs angles et les poutres qui les soutiennent arborent des peintures aux couleurs resplendissantes, rehaussées de dorures. Les plafonds peints à l’intérieur des bâtiments me donnent le vertige tant ils sont beaux. Chaque nouvelle cour est un émerveillement, d’autant plus que des touristes chinoises en tenues traditionnelles arpentent les couloirs et les jardins de la Cité. Leurs habits chatoyants de satin s’offrent aux objectifs des photographes, ravis de prendre des clichés semblant sortir tout droit du passé. Des photos, j’en ai d’ailleurs des dizaines, tellement je voulais garder en mémoire la splendeur des lieux. Je ne vous en mets ci-dessous qu’un petit aperçu, mais si vous aimez les détails architecturaux, rendez-vous sur cette galerie. J’aurais encore pu passer des heures à contempler cet immense palais, mais nous avons une autre visite prévue pour cette journée.














Deuxième site phare de Pékin, le palais d’Été est notre seconde visite de la journée. Plus qu’un simple palais, il est en réalité un ensemble de jardins, de palais et de temples éparpillés sur une colline et au bord du lac de Kunming. La visite est plus ardue car il faut grimper, voire escalader des rochers à certains endroits, mais je ne sens pas les kilomètres tant je suis avide de découvrir les splendides bâtiments que cache le parc. Là encore, je suis charmée par les couleurs des peintures décorant les poutres et les plafonds (pour plus de photos, cliquez ici). Après avoir atteint le sommet de la colline, nous descendons vers le lac, où nous terminons notre visite par un tour en bateau jusqu’à la petite île de Nanshu, reliée à la rive par un superbe pont de marbre à dix-sept arches. Nous le traversons puis rejoignons la route, où nous prenons un taxi pour revenir à l’endroit de ce matin : la porte Donghuamen.


















Un magnifique spectacle nous attend devant la porte désormais vide de ses files de touristes. Un grand nombre de femmes de tous âges, parfois avec leurs enfants ou leur compagnon, se font photographier devant l’ancien palais impérial en tenues traditionnelles. Je ne me lasse pas d’admirer la beauté de leurs robes et de leurs coiffures. Si nous revenons près de la Cité impériale, c’est toutefois dans un but précis. Nous voulons terminer la journée par la visite du dernier grand site phare de Pékin : la place Tian’anmen. Pour ce faire, nous tentons de passer par le parc Zhongshan. Nous entrons dans ce jardin fleuri de tulipes au coucher du soleil, profitant des températures plus fraîches pour flâner au milieu des fleurs. Dans le parc, je m’arrête curieuse devant le restaurant Lai Jin Yu Xuan, qui sert notamment de la petite restauration pour le thé. Ayant un petit creux, nous commandons plusieurs encas et nous posons un moment sur l’un des bancs du parc pour les déguster. La nuit est presque tombée lorsque nous décidons de sortir du parc, assistant à l’illumination de la Porte de la Paix céleste. Comme nous avions visité la Cité interdite le matin-même, nous pensions pouvoir entrer sur la fameuse place. C’était sans compter la cérémonie du drapeau qui se tient chaque soir. Sans billet de réservation pour la soirée, nous ne pouvons pas accéder à la place, comme nous l’ont fait comprendre les gardes de sécurité, les moins aimables de tous les Chinois que nous avons rencontrés. Nous repartons donc bredouilles et retournons du côté des centres commerciaux de Wangfujing pour manger ce soir-là (l’expérience du petit restaurant plus traditionnel de la veille nous a un peu refroidis). Dans ces temples de la nourriture, les femmes en tenues traditionnelles font place aux cosplayers et autres amateurs de manga. Je ne compte plus les personnes portant des oreilles de lapin ou des perruques aux couleurs pastel. Les pieds fatigués de notre journée, mais la tête pleine de souvenirs, nous rentrons à l’hôtel, espérant pouvoir enfin voir la place Tian’anmen le lendemain.

















Déjà notre dernier jour complet à Pékin, il faut absolument que nous voyons les derniers sites phares. Après le petit-déjeuner, nous nous rendons au site le plus proche de notre hôtel : le Temple du Ciel. Il y a déjà du monde quand nous arrivons devant ce bâtiment tout en rondeur et aux toits bleus. Il faut dire que nous sommes samedi et que les groupes de touristes avec guides au petit drapeau sont de sortie. Le temple est très beau, mais nous semble moins impressionnant, surtout après la Cité interdite et le palais d’Été. Nous prenons quand même la peine d’aller voir l’autel du Ciel, au milieu duquel les gens font la file pour prier. Nous ne restons cependant pas très longtemps sur le site, car nous avons d’autres lieux à voir.



Comme nous n’avons pas réussi à entrer sur la place Tian’anmen la veille, nous retournons au parc Zhongshan. Mon cher et tendre avait lu qu’il était possible d’entrer sur la place Tian’anmen avec un billet pour l’un des autres sites des alentours, à condition qu’il soit daté du même jour. Nous achetons donc nos billets pour le parc Zhongshan, puis nous pressons de sortir des jardins pour rejoindre la file de touristes qui s’allonge devant la fameuse place. Nous ne sommes pas certains que les billets du parc suffiront, mais un jeune garde nous aide et nous sommes acceptés parmi les visiteurs. Au bout d’une heure d’attente, nous arrivons enfin sur ce lieu pékinois tristement célèbre. Depuis la porte de la Paix céleste, le portrait de Mao domine cette place immense, comptant parmi les plus grandes du monde. Elle est toutefois loin d’être l’une des plus belles. Hormis le drapeau de la Chine flottant en plein milieu et les bâtiments estampillés de l’étoile jaune bordée de rouge, elle me paraît très vide (et trop surveillée, ce qui ne donne pas forcément envie d’y flâner). D’ailleurs, nous n’y restons pas très longtemps car nous avons une dernière visite à ne pas manquer, et celle-ci se trouve à 70 km de là…










Notre dernière excursion de la journée est celle que j’attendais le plus. Nous voilà à Mutianyu, au pied de montagnes que nous gravissons en téléphérique pour poser enfin le pied sur… la Grande Muraille de Chine. C’est quand je vois ce mur infini tracé sur la crête des montagnes environnantes que je réalise que je me trouve sur l’une des 7 merveilles du monde. Alors oui, les pavés que nous foulons ne sont plus ceux d’origine, mais la vue de ce dragon de pierre qui s’étire à des kilomètres est inoubliable. Nous parcourons plusieurs tronçons de la muraille, cumulant les montées et les descentes assez raides. Il est déjà tard dans l’après-midi et les grands groupes sont partis. Nous profitons alors des lieux dans un plus grand calme, sous le chant des oiseaux. Nous serions bien restés plus longtemps dans ce lieu hors du temps mais il est l’heure de redescendre sur la terre ferme. Mon cher et tendre avait choisi la section de Mutianyu en raison du toboggan que l’on peut emprunter pour descendre. Malheureusement, nous arrivons un peu trop tard devant la billetterie. En compagnie d’autres étrangers également pris au dépourvus, nous partons négocier avec les employés du télésiège pour voir si l’on peut redescendre de cette manière (l’autre option étant de faire toute la descente à pied, mais nos jambes commençaient vraiment à fatiguer). Redescendus sur terre, nous trouvons rapidement un DiDi et repartons pour Pékin.




















Pour notre dernière soirée, nous partons dans le « Soho » pékinois. Ce ne sont plus les montagnes qui nous entourent, mais les gratte-ciels futuristes illuminés. En quête d’un restaurant, nous tombons sur plusieurs animaleries, vision à la fois mignonne et horrible face à ces chiots ou chatons enfermés dans de toutes petites cages… Après avoir fait plusieurs fois le tour des restaurants de cette zone commerciale, nous optons pour un repas plus simple à base de riz (le meilleur riz cantonnais que j’ai jamais mangé !). Pour le dessert, je me rue sur l’un des petits kiosques de rue qui vend les brochettes de fruits que je ne cesse de voir partout dans Pékin. Je ne pouvais pas quitter la capitale chinoise sans goûter à l’un de ses desserts populaires : le bing tanghulu, alias une brochette de baies d’aubépine enrobées de sucre croquant. Verdict : je suis fan !






Les papilles comblées, nous prenons le bus pour rentrer à l’hôtel, où nous passons notre toute dernière nuit dans la capitale chinoise. Nous ne sommes pourtant encore qu’au début de ce merveilleux voyage.
À très vite pour la suite !



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