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Archives de Catégorie: Traducteur Voyageur

Carte postale : Bulgarie et Roumanie

Zdraveyitye / Buna ziua ! Cet été, j’ai eu la chance d’être invitée au mariage d’une de mes cousines à… Bucarest (et non Budapest), en Roumanie. Vadrouilleurs dans l’âme, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour explorer cette région que nous n’avions pas encore visitée et avons donc passé une dizaine de jours sur la côte de la mer Noire avant de rejoindre la capitale roumaine.

C’est ainsi que nous partons le 14 juillet pour Bourgas (Бургас), ville bulgare qui m’a directement replongée dans l’atmosphère des cités communistes de l’Est aux larges avenues. Dès la sortie de l’aéroport, mon cerveau tente de se brancher en mode russe pour pouvoir communiquer avec la population locale. Le bulgare a en effet de nombreuses similitudes avec la langue de Pouchkine et je parviens à me faire comprendre. Le soir même, nous avons la surprise de pouvoir assister gratuitement à un concert des participants de l’émission The Voice nationale, événement assez kitsch avec chanteuses plantureuses en petites tenues et rappeurs en combi casquette-jogging-basket. En bref, nous nous serions cru à l’Eurovision !

C’est toutefois le lendemain que nous commençons à nous sentir vraiment en vacances. Nous prenons en effet le bus pour aller à Nessebar (Несебър), station balnéaire réputée pour sa vieille-ville classée à l’Unesco où nous passerons cinq jours.

Necrolog

Exemple de « necrolog »

À notre arrivée dans notre chambre d’hôtes, nous sommes surpris par ce qui ressemble à un avis de décès affiché sur le portail. Durant notre première balade dans la ville, nous en apercevons d’autres, soit accrochés sur les portes, soit collés sur les parois des stations de bus, voire même cloués à des arbres. Le plus étonnant est que ces avis de décès ne sont pas récents puisqu’ils indiquent à chaque fois depuis combien de temps le défunt a disparu. Il s’agit en fait de « necrologs », des avis de décès publics pour commémorer les morts. Et l’on en trouve absolument partout en Bulgarie.

 

 

Mais revenons-en à Nessebar. Dès notre première visite de sa presqu’île historique, nous tombons sous le charme de ses rues pavées bordées de maisons en bois et d’églises byzantines. Les couchers de soleil sous les ailes de son vieux moulin en bois, au bord de son port et du haut de ses remparts nous offrent de beaux moments romantiques. Nous nous prélassons également sur ses plages, en ayant une préférence pour celles du sud, plus calmes et familiales, plutôt que celles longées de discothèques au nord de la ville. Nous passons aussi une journée dans le très beau (et très grand) parc aquatique d’Aqua Paradise (que je recommande en passant).

Après 5 jours de détente absolue, nous reprenons la route vers le nord et rejoignons Varna (Варна), l’une des plus grandes stations balnéaires de la mer Noire. Nous y retrouvons l’atmosphère d’une ville moderne et dynamique avec de larges avenues arborées, une multitude de bars et de restaurants et surtout l’immense Jardin maritime, que nous parcourons lors de notre séance de jogging quotidienne. Hélas, les différences de température entre les intérieurs climatisés et la chaleur parfois étouffante de l’extérieur ont raison des poumons de mon cher et tendre, qui commence une mauvaise toux. Heureusement, nous logeons dans un superbe appartement AirBnb (que je vous conseille vivement tant pour son confort que pour la gentillesse de son propriétaire) qui lui permet de se retaper quelque peu avant de poursuivre notre route.

Le 22 juillet, nous voilà partis à bord d’un minibus de grand luxe (c’est-à-dire équipé de ceintures) pour rejoindre notre dernière destination bulgare, Baltchik (Балчик). Cette petite station balnéaire attire les touristes en raison de ses jardins botaniques et de son château où a résidé la reine Marie de Roumanie dans les années 1920. Nous passons notre première journée sur l’une de ses petites plages, où nous tentons d’éviter les méduses (car oui, les méduses sont apparemment nombreuses sur la côte de la mer Noire, ce qui n’inquiète pas le moins du monde les nageurs russes et locaux). Le lendemain, après une matinée tombée à l’eau à cause d’un gros orage qui nous aura trempés littéralement jusqu’aux os, nous profitons d’une fin d’après-midi tranquille au bord de la mer en rencontrant de nombreux chats et chiens errants, ces derniers portant une étiquette à l’oreille. Une triste réalité à laquelle nous faisons face depuis le début du voyage. Le lendemain, après une dernière nuit sur le sol bulgare, nous passons notre matinée dans les allées colorées des fameux jardins botaniques de Baltchik avant de connaître nos premiers énervements avec les transports roumains…

(J’ouvre ici une parenthèse pour parler de nos mésaventures, mais vous pouvez passer  directement au paragraphe suivant qui vous amènera directement à Constanta (Constanța). Nous avions vu sur Internet que deux compagnies de bus roumaines assuraient plusieurs fois par jour la liaison entre Baltchik et Constanta, ville roumaine où nous comptons loger quelques jours avant de partir à Bucarest. Or, pour réserver ces bus, il faut appeler, ce que mon cher et tendre avait fait la veille. Le problème est que les employés de ces compagnies ne parlent que roumain. Au bout de 3 appels, nous parvenons quand même à nous faire comprendre en anglais et apprenons que le bus partira le 24 juillet à 14h en face du « Castel Regina Maria », soit en bord de mer. Nous arrivons donc le jour J à 13h30 à l’endroit convenu et attendons… 14h sonnent et toujours pas de bus. Mon cher et tendre rappelle donc la compagnie pour savoir si nous sommes au bon endroit. Son interlocutrice lui explique que le bus a pris du retard à Varna mais qu’il arrivera bien au « Castel Regina Maria ». 14h30 : toujours aucun signe du bus. Nous commençons donc à demander à plusieurs passants si quelqu’un parle roumain pour pouvoir rappeler la compagnie et obtenir des informations plus fiables. Au bout de quelques minutes, nous tombons sur une Roumaine qui accepte de jouer les interprètes. Elle nous apprend alors que le bus devrait arriver dans 5 minutes, non au « Castel Regina Maria » comme notre interlocutrice nous l’a répétée maintes fois, mais au « White Rock Castle », un hôtel qui se trouve tout en haut de la côte, soit à quelques mètres de notre hôtel et non au bord de la plage… Ni une, ni deux, nous remontons la flopée de marches reliant la plage aux hôtels et arrivons en face du White Rock Castle Hotel à bout de souffle, les mollets en feu et le dos trempé… Une heure se passe et toujours aucun bus à l’horizon. Mon cher et tendre rappelle à nouveau la compagnie, en espérant pouvoir monter dans le bus prévu à 16h. Et là, il entend son interlocutrice se moquer ouvertement de nous à ses collègues de bureau avant de nous dire qu’il n’y a plus de bus avant demain matin et de nous raccrocher au nez… Notre premier contact avec les Roumains est donc loin d’être positif. Nous tentons alors la deuxième compagnie de bus, qui nous dit qu’il n’y a plus de bus avant demain matin mais dont le site Internet indique un dernier départ à 16h45 depuis la gare de Baltchik. Nous tentons quand même notre chance et dépensons nos derniers levs bulgares (nous avions déjà échangé nos billets locaux contre des lei roumains la veille) pour prendre un taxi. Une fois à la gare, nous tentons de demander à la femme derrière le guichet d’où partent les bus pour la Roumanie en lui montrant le site Internet de la compagnie. Après nous avoir répété qu’il n’y avait pas de bus roumain au départ de Baltchik et qu’il fallait retourner à Varna, elle se fait interrompre par un homme qui nous conseille d’attendre devant la station de bus située en face de la gare. Chose que nous faisons pendant une demi-heure avant de nous faire à l’idée de devoir trouver un hôtel pour la nuit et de prendre le bus demain matin. Mon cher et tendre rappelle donc la compagnie pour confirmer les horaires du lendemain quand l’interlocutrice lui demande si nous voulons partir aujourd’hui car il est encore possible de prendre le bus de « fourteen forty five (14h45) » (indice : il y a une erreur de traduction ici) qui a pris du retard à Varna et qui devrait être là dans les 15 minutes. Sans trop y croire, nous restons donc sur place et miracle ! À 17h15, nous apercevons enfin un minibus portant fièrement l’inscription « Bulgaria – Romania » sur son pare-brise. Le chauffeur a l’air énervé mais nous montons et partons sur le champ pour arriver enfin à Constanta en début de soirée. Une première mésaventure qui aura mis nos nerfs à rude épreuve et qui présage d’autres péripéties avec les transports roumains…)

Avec son vieux casino Art Nouveau dont la beauté se laisse dégrader par le vent et les embruns de la mer qui se déchaîne à ses pieds, Constanta dégage une ambiance particulière. La partie historique de la ville se pare en effet d’une élégance surannée qui tranche avec l’animation du centre et de ses longues plages de sable. Notre unique journée dans cette station balnéaire roumaine est donc marquée par des balades très agréables. Cette première visite sur le sol roumain nous permet également de nous confronter à la langue roumaine. Nous parvenons à déchiffrer les panneaux et autres indications écrites, mais impossible pour moi de comprendre les habitants. Toutefois, beaucoup de Roumains parlent et comprennent le français, l’ayant appris à l’école. Il est d’ailleurs beaucoup plus facile pour eux de communiquer dans la langue de Molière que dans la langue de Shakespeare. Vous voilà donc prévenus si vous souhaitez explorer le pays. Ayant perdu plus d’une après-midi dans les transports la veille, nous décidons de prendre le train pour rejoindre Bucarest (București), pensant éviter les désagréments des voyages en bus locaux. Là encore, j’ouvre une longue parenthèse. Libre à vous de passer directement à Bucarest.

(Grossière erreur… Arrivés à la gare, nous faisons face à une file monstre devant les guichets. Au bout de 20 minutes, pensant enfin acquérir les billets pour le train de 14h, la guichetière nous annonce qu’il n’y a plus de place avant 14h45 et qu’elle n’accepte que les paiements par cash, malgré les logos de carte de banque collés sur la vitre et le lecteur de carte mis bien en évidence, juste à côté de son ordinateur… N’ayant plus assez d’argent liquide, nous tentons de réserver nos billets sur le site Internet des transports ferroviaires roumains, en vain. Nous finissons donc par retirer de l’argent et refaisons à nouveau la file pour arriver devant le guichet. Pensant obtenir des billets pour le train de 14h45, nous apprenons qu’il n’y a plus de place et qu’il faudra attendre 17h… Légèrement énervés, nous nous tournons à regret vers les bus. Nous en voyons justement un dont le chauffeur nous assure qu’il part à Bucarest dans la demi-heure. Nous mettons donc nos bagages en soute, montons à bord et nous rendons compte qu’il n’y a plus aucune place assise… Retour à la case départ. Nous récupérons nos bagages et demandons à l’un des chauffeurs de bus en stationnement s’il sait quand aura lieu le prochain départ pour Bucarest. Au moment où il nous répond qu’un bus partira à 15h, il commence à pleuvoir à grosses gouttes et nous faisons la rencontre de deux touristes qui sont tout aussi désespérés que nous à trouver un moyen d’aller à Bucarest. Un peu avant 15h, un minibus arrive enfin, plusieurs personnes se ruant à l’intérieur pour échapper à l’averse. Nous les imitons. À peine installés, nous voyons les passagers redescendre en vitesse pour récupérer leurs valises et monter à bord du bus que nous avions abordé plus tôt. La troisième fois que nous déposons nos bagages en soute est heureusement la bonne et nous partons enfin pour Bucarest vers 15h30. C’était toutefois trop beau pour être vrai. Après une bonne heure de route, le bus ralentit pour s’arrêter complètement dans un bouchon monstre. Nous voilà coincés pendant plus d’une heure sur l’autoroute en raison d’un accident. C’est donc seulement vers 20 heures que nous arrivons enfin à Bucarest, où je retrouve ma sœur et ma tante (qui a elle aussi connu des mésaventures, mais c’est une autre histoire, trop longue à expliquer et il y a déjà trop de parenthèses dans cette carte postale). Note pour ceux qui souhaitent voyager en train en Roumanie : achetez vos billets bien à l’avance ! J’ai appris par notre hôte Airbnb à Bucarest que les trains étaient en fait gratuits dans l’ensemble du pays pour tous les étudiants, ce qui réduit donc énormément les places disponibles. Vous voilà prévenus !)

Arrivés le 26 juillet au soir, nous avons une bonne journée devant nous pour visiter Bucarest avant le mariage samedi et notre retour sur le sol britannique dimanche. La capitale roumaine est une belle surprise. Nous sommes en effet charmés par ses gigantesques avenues où vieux bâtiments dégradés se mêlent à des bijoux historiques et curiosités architecturales modernes. Un méli-mélo détonnant traversé par les eaux tranquilles de la Dâmbovița. Nous explorons son quartier historique et admirons son imposant palais du Parlement avant de flâner et de dîner en compagnie de ma sœur et de ma tante au parc Herăstrău.

Enfin, le samedi 28 juillet, nous retrouvons le reste des invités du mariage dans la superbe Biserica Italiană pour assister à l’échange des alliances avant de faire la fête jusqu’aux petites heures du matin dans le décor pittoresque de la Casa Universitarlor. Un mariage parfait (si l’on fait abstraction des « Champions du monde » chantés à tue-tête par la majorité des amis français des mariés à chaque discours…) et une fête qui nous aura permis de découvrir une autre région du monde. Merci donc à ma chère cousine pour ce voyage haut en couleurs sur le littoral de la mer Noire !

Et pour conclure cette carte postale déjà bien longue, quelques petites perles linguistiques et photos des nombreux bureaux de traduction croisés en chemin (car oui, en Bulgarie et Roumanie, les traducteurs font encore leur publicité dans la rue).

Dovijdanie / La revedere !

Carte postale : Isle of Wight

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Hello ! Si l’Angleterre a moins de jours fériés que la Belgique ou la France, elle connaît aussi deux longs week-ends au mois de mai pour célébrer le printemps et le retour du soleil. Après avoir hésité longuement sur une destination à explorer lors d’un road trip, mon cher et tendre me propose de profiter de la vague de chaleur du premier week-end de mai pour partir sur l’île de Wight, au sud de l’Angleterre. Et nous voilà donc partis le vendredi 7 mai vers 18h.

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Notre chambre ultra kitsch

Nous mettons à peu près 2 heures pour arriver à Southampton où nous avons la chance de pouvoir monter à bord d’un ferry une heure plus tôt que prévu (c’est l’avantage de vadrouiller en moto). Nous arrivons donc vers 21 heures dans notre AirBnb à la décoration résolument british et hyper kitsch dans la ville de Newport. Comme nous étions partis à la hâte de Londres et que le ferry était bondé, nous pensions pouvoir manger sur l’île à notre arrivée. Mais l’île de Wight n’est pas Londres et, hormis le kebab du coin, plus rien n’est ouvert passé 21 heures. Nous voilà donc prévenus pour le reste du week-end !

 

Le lendemain, après avoir englouti un petit-déjeuner anglais monstrueux et avoir fait un petit tour dans la jolie ville de Newport sous un soleil généreux, nous enfourchons notre fidèle destrier pour explorer la côte nord et est de cette petite île britannique. Sous un ciel bleu et sans nuage, nous admirons les larges prairies verdoyantes se mêlant au loin au bleu profond de la Manche. Lors de cette première journée, nous nous arrêtons face à la vue sur l’horizon de Portsmouth à Ryde et au bord de la petite plage de galets de Seaview avant de faire une plus longue halte à Bembridge pour admirer son vieux moulin et ses cabines de plage colorées. Nous nous posons également au sommet des falaises de Culver, appréciant le silence d’une mer calme uniquement perturbé par le chant des oiseaux. Nous terminons la journée dans la petite ville côtière de Sandown, après avoir encore admiré d’impressionnants panoramas sur l’intérieur de l’île.

 

Dimanche, nous nous préparons à explorer le reste de l’île en commençant par Shanklin. La route nous menant à cette ville côtière populaire nous fait traverser des champs de colza dont le jaune éclatant contraste avec le bleu du ciel et le vert des prairies. DSCF3990En chemin, nous croisons pas mal de voitures de collection et bien évidemment un grand nombre de motards, heureux de pouvoir enfin sortir leur bijou après un hiver long et pluvieux (plus besoin de vous rappeler nos péripéties après l’arrivée de la Beast of the East). Après Shanklin et sa plage où Britanniques de tous âges se laissent rougir comme des écrevisses, nous profitons un moment de la tranquillité du port de Ventnor avant de faire un plus gros arrêt à la pointe sud de l’île, à côté du phare de Sainte-Catherine. Nous prenons plaisir à parcourir les verts pâturages entièrement ouverts aux randonneurs et nous posons au milieu des boutons d’or pour nous détendre au bruit des vagues, les yeux perdus sur l’immensité bleue.

 

Les paysages du sud-ouest de l’île s’avèrent plus spectaculaires, avec les tons ocres de la baie de Brook, les falaises découpées de la plage de Freshwater et les marais sinueux de la réserve naturelle de Newton. Et pour terminer la journée en beauté, nous admirons un magnifique coucher de soleil à deux pas du port de Yarmouth. La soirée a toutefois été moins relaxante pour moi comme j’avais plusieurs projets à rendre le lendemain matin (et oui, les traducteurs indépendants doivent parfois prendre sur leur week-end en amoureux s’ils veulent s’en sortir… mais ça fera l’objet d’un autre billet).

 

Coucher de soleil sur Yarmouth

Coucher de soleil sur Yarmouth

Pour profiter un peu plus de l’île et de ce thermomètre qui frôle les 30°, nous décidons de reprendre un ferry plus tard dans l’après-midi, le temps de discuter encore longuement avec notre hôte extrêmement sympathique, de faire un mini-golf à Shanklin et de déguster une glace avant de reprendre la route. Et c’est toujours sous ce merveilleux soleil de début du mois de mai que nous quittons l’île de Wight, encore une jolie région britannique que je vous invite à découvrir !

À bientôt pour une prochaine carte postale…

Pourquoi dit-on « Isle of Wight » et pas « Wight Island » ?

« Isle » et « island » veulent au fond dire la même chose (une terre habitée entourée d’eau), mais ces deux termes n’ont pourtant pas la même origine. « Isle » serait apparu vers la fin du XIIIe siècle sur base du latin « isla », mot également à l’origine du français « île » (l’accent circonflexe actuel remplace d’ailleurs le « s » de l’ancien français, « isle »). « Island » serait au contraire un terme anglo-saxon de la fin du XVIe siècle. Mais comment savoir quel mot utiliser ? Apparemment, tout est une question de taille. Une « island » est en effet plus grande qu’une « isle », sans toutefois être un « îlot », qui se traduit en anglais par « islet ». Bref, je vous aurai peut-être appris quelque chose aujourd’hui !

Carte postale : Ljubljana

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Dober dan !  Après notre mésaventure à Rome, c’est avec une petite boule de stress au ventre que nous prenons la route pour l’aéroport de Luton le vendredi 16 mars dans la nuit. La « bête de l’Est » fait en effet son retour dans la capitale britannique dans quelques heures et nous n’avons pas envie de glisser à nouveau sur la route. Nous arrivons heureusement à l’aéroport avant la neige et notre avion décolle sans problème pour la Slovénie.

C’est à nouveau sous la pluie, plus fine cette fois, que nous atterrissons à Ljubljana, ou plutôt à Brnik, l’aéroport se trouvant à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Nous prenons le bus local 28 (beaucoup moins cher que les navettes) qui prend peut-être un peu plus de temps mais qui nous fait traverser la campagne slovène. La vue de ces champs à perte de vue, parsemés de petites maisons de campagne avec au loin des collines boisées me rappelle vaguement la Biélorussie. Arrivés à la gare, nous nous dirigeons tranquillement vers notre AirBnb. Nous parcourons pour la première fois le centre entièrement piéton de Ljubljana et tombons directement sous le charme. C’est agréablement calme, très joli et extrêmement romantique.

Ljubljana

La vue de notre chambre sur la Ljubljanica et le château

Après avoir posé nos valises et dégusté une bonne pizza, nous décidons de nous remettre de notre courte nuit au parc aquatique Atlantis, situé à BTC City, l’une des plus grandes zones commerciales d’Europe. Nous choisissons de prendre le billet combiné, nous donnant accès au parc aquatique, aux thermes et aux saunas. Le parc en lui-même étant assez petit, nous nous dirigeons rapidement vers les saunas et là : surprise ! En Slovénie, le sauna et les hammams se pratiquent entièrement nus et nous l’avons appris sur le tas. Heureusement, nous avons quand même le droit de garder notre serviette dans les saunas. Trop pudiques au départ, nous délaissons les hammams jusqu’à ce que nous réalisons que les gens nous prêteraient moins d’attention si nous nous mettons aussi dans le bain, littéralement. Au bout d’une heure, nous nous précipitons donc dans les hammams (en nous assurant toutefois qu’ils soient quasi vides…) pour profiter des bienfaits de la vapeur. Et nous terminons notre journée de relaxation par une baignade en tenue d’Eve et d’Adam dans la piscine extérieure (vers la fin de la soirée, quand plus personne ne se trouvait aux alentours…). Revigorés par cette après-midi de relaxation, nous rentrons à pied vers le centre et terminons notre première journée à Ljubljana par… un plat mexicain ! Ça peut paraître étrange, mais la Cantina Mexicana est l’un des meilleurs restaurants de la ville, avec un rapport qualité-prix imbattable. Je le conseille d’ailleurs vivement car vous en avez pour votre argent !

Le lendemain, c’est sous un ciel nuageux mais au sec que nous commençons la visite à proprement parler de Ljubljana. Direction la colline surplombant la ville pour atteindre le château. La montée est ardue mais le panorama au sommet en vaut la peine. Au-delà de la charmante ville historique se dégagent des collines boisées, certaines encore coiffées d’un léger voile de neige. D’ailleurs, celle-ci devrait faire son apparition cette nuit. Nous passons la journée à photographier les nombreux ponts enjambant la Ljubljanica et à nous balader le long de la rivière. La ville n’est pas tellement touristique et ne possède pas énormément de choses à voir mais le cadre est si pittoresque que nous ne nous lassons pas de notre promenade. Après un hamburger typique, nous passons une excellente nuit dans la chambre ultra-confortable avec vue sur le château de notre AirBnb (je partage le lien car j’ai vraiment eu le coup de cœur pour ce logement).

Le dernier jour, c’est avec bonheur que nous découvrons la ville sous un léger tapis blanc. Nous décidons d’ailleurs de remonter jusqu’au château pour apprécier la vue sous d’autres couleurs. Nous descendons ensuite au marché central puis partons jusqu’au parc Tivoli. Celui-ci doit être très agréable en été. Il dispose en effet de nombreuses infrastructures, dont des tremplins à ski et une immense forêt recouvrant toute une colline. Nous décidons toutefois d’écourter notre balade avant que le froid glacial ne nous transforme en glaçons sur pattes. Nous retournons donc dans le centre, faisons le tour des boutiques souvenirs où se vendent des dragons sous toutes les formes (la légende veut que le héros Jason ait terrassé un dragon à l’endroit où se trouve aujourd’hui la ville), et rentrons nous réchauffer un peu avant de ressortir un peu plus tard pour immortaliser Ljubljana sous ses habits de lumière.

Et le charme opère à nouveau. Le reflets des bâtiments illuminés dans les eaux rapides de la rivière, le calme si apaisant et l’ambiance romantique nous donnent même envie de revenir dans la capitale slovène à une autre saison. Nous prenons notre dernier repas dans un restaurant cette fois-ci plus local (bien que ce n’est pas vraiment à Ljubljana que vous trouverez les meilleurs plats slovènes) et terminons notre soirée par un dessert, arpentant une dernière fois le centre féerique de Ljubljana.

Si elle n’est pas aussi enrichissante ou dépaysante que d’autres capitales, la ville du dragon est une destination que nous recommandons vivement aux couples en quête d’un séjour relaxant et romantique à souhait. Nous pensons d’ailleurs revenir en été pour apprécier davantage ses couleurs et visiter la sublime station de montagne voisine de Bled ! Na svidenje !

Carte postale : Rome

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Buongiorno !

Ceux qui me suivent sur ma page Facebook savent que je suis partie à Rome fin février. Depuis le temps que je voulais explorer la Ville éternelle, on peut dire que je m’en souviendrai longtemps, et pas qu’en bien…

Débarqués le jeudi soir sous la pluie, mon cher et tendre et moi-même entamons notre première journée dans la capitale italienne sous une averse diluvienne et les pieds dans les flaques. Nous avions heureusement prévu le coup en réservant nos billets pour la visite des Musées du Vatican, auxquels nous consacrons une bonne partie de notre vendredi. Et quels musées ! Je ne suis pas tant impressionnée par les vitrines, mais plutôt par la beauté des salles que nous traversons. Je passe d’ailleurs presque toute la visite les yeux rivés au plafond, fascinée par les détails des peintures et des faux-reliefs. Mon cher et tendre a quant à lui été quelque peu déçu, s’attendant à en apprendre davantage sur le Vatican et les papes. La seule partie du musée plus instructive selon lui est celle réservée aux divers carrosses et ancêtres de la papamobile. Je maintiens toutefois que c’est une visite incontournable de Rome tant ces musées recèlent de trésors artistiques.

Nous pensions également profiter de notre vendredi au Vatican pour explorer la majestueuse basilique Saint-Pierre mais la vue d’une file interminable de touristes patientant sagement sous leur parapluie pendant des heures nous décourage aussitôt. Nous nous dirigeons plutôt vers le quartier pittoresque de Trastevere, situé sur la même rive du Tibre. Malgré la pluie, nous apprécions la balade, prenant quelques photos des façades aux couleurs du soleil avant de nous réfugier dans un restaurant pour nous réchauffer. Le patron n’est pas très sympathique, mais nos premiers plats de pâtes romains nous remettent du baume au cœur.

Toujours trempés et transis de froid après notre repas (et la pluie ne décidant toujours pas de s’arrêter), nous décidons d’aller acheter de meilleurs équipements pour contrer la pluie, qui risque de nous tomber dessus tout le week-end. Mon cher et tendre a en effet repéré un Decathlon, où nous nous précipitons sur les chaussures imperméables, parapluies et k-ways. Nous sommes d’ailleurs loin d’être les seuls. Le magasin se fait littéralement dévaliser par les touristes ! Il faut dire que les trottoirs et routes de Rome sont en mauvais état et que les flaques sont donc très nombreuses et impossibles à éviter. C’est seulement au terme de cette séance shopping forcée que nous bénéficions enfin d’une accalmie. Nous en profitons pour nous balader un peu plus : direction la superbe piazza di Spagna et l’impressionnante fontaine de Trevi. Comme le veut la tradition, j’ai jeté une pièce dans le bassin, espérant revenir à Rome sous un ciel plus radieux.

Parés pour la pluie, nous consacrons notre deuxième jour aux principales attractions de Rome. Nous repassons ainsi devant la fontaine de Trevi à la lumière du jour, l’imposant Monument à Victor-Emmanuel II, puis le Forum, le Palatin et le Colisée. Ne souhaitant pas perdre notre temps dans les files monstres, nous préférons faire le tour du Forum sans jamais y entrer (on peut en effet avoir une vue d’ensemble sur tout le forum en le longeant de l’extérieur).

Nous continuons ensuite notre chemin vers le Circus Maximus, la Bocca della Verità et la charmante île Tibérine avant de remonter vers le Capitole, le Panthéon (gratuit mais ouvert uniquement à certaines heures) et la piazza Navona, où je reste un instant émerveillée sous la coupole de l’église Sant’Agnese in Agone. Notre longue promenade se termine au crépuscule, du côté de la piazza del Popolo. Nous avons ainsi parcouru la plus grosse partie de Rome tout en restant bien au sec grâce à nos achats de la veille. En plus d’être riche en kilomètres, la journée fut également riche en calories puisque nous nous sommes fait plaisir avec une succulente glace dans l’après-midi, un délicieux risotto et un tiramisu onctueux de chez Pompi le soir.

Levés plus tôt le troisième jour, alors que le soleil pointe enfin le bout de son nez, nous partons directement au Vatican pour assister à l’angélus dominical du Pape. Nous profitons du ciel bleu pour explorer davantage les alentours en passant notamment devant le palais de Justice et le Castel San’t Angelo, dont le pont orné de statues me rappelle vaguement le pont Charles de Prague. Nous arrivons aux alentours de la place Saint-Pierre vers 11h et apercevons déjà une longue file pour y entrer. Heureusement, cela avance relativement vite et nous arrivons juste à temps pour voir la fameuse fenêtre s’ouvrir sous les acclamations de la foule aux douze coups de midi. Notre idée n’est pas véritablement de voir le Pape François, mais plutôt de profiter de l’attention provoquée par son discours pour entrer plus rapidement dans la basilique Saint-Pierre. Celle-ci est en effet quasi déserte à ce moment-là. Vers la fin de l’angélus, nous nous dirigeons ainsi vers son entrée et nous avons bien fait car à peine le Pape parti que la file s’est reformée. Nous avons donc tout le loisir d’admirer les imposantes statues et les fabuleux plafonds de ce lieu de culte suprême. La visite est gratuite (hormis la coupole) et vaut largement les 3 heures d’attente (auxquelles nous avons échappé). Donc si vous voulez la découvrir sans perdre trop de temps, essayez de faire comme nous et profitez de l’angélus du Pape le dimanche midi !

Ressortant sous un ciel bleu, mais nuageux, nous nous dépêchons de longer le Tibre pour rejoindre à nouveau le quartier de Trastevere. En chemin, nous marquons une halte à la Fontana dell’Acqua Paola (également appelée Fontana del Gianicolo) pour apprécier le panorama sur la ville. C’est toutefois sous un ciel à nouveau menaçant que nous arrivons enfin à Trastevere, dont nous parvenons tout de même à immortaliser les couleurs ensoleillées avant l’arrivée de la pluie. Au moment où nous nous installons dans un restaurant, celle-ci recommence en effet à tomber à grosses gouttes sur la Ville éternelle. Cela ne nous empêche toutefois pas de profiter une dernière fois du centre de Rome, en ayant cette fois-ci la chance d’entrer dans le Panthéon, de voir la colonne de Marc Aurèle et d’apprécier la piazza di Spagna sous les dernières lueurs du jour. Inconscients du chaos qui s’abattra sur nous le lendemain, nous terminons enfin notre « dernière » soirée à Rome autour d’une bonne pizza et d’une bouteille de vin.

Réveillés de très bonne heure pour reprendre notre vol le lundi matin, nous avons la surprise de sortir sous une averse… de gros flocons ! Tout est recouvert d’un épais tapis blanc, nous donnant l’impression d’avoir été téléportés jusqu’en Russie pendant la nuit. Émerveillés par le spectacle, nous ne réalisons le chaos que provoque cette surprise de Dame Nature qu’en montant dans le bus pour l’aéroport. Plusieurs passagers parlent en effet de vols annulés, ce qui se confirme à notre arrivée à Ciampino. La confusion règne dans le hall des départs bondé. Nous parvenons à nous glisser vers l’entrée des contrôles de sécurité pour voir que tous les vols ont un retard d’au moins 2 heures et que personne ne peut passer pour le moment. Au bout d’une heure, nous avons une lueur d’espoir quand l’aéroport annonce que tous les vols pour Londres seront assurés. Nous nous pressons donc aux contrôles de sécurité, passons la douane et… attendons plus d’une heure sans information devant la porte d’embarquement. Plus de deux heures après l’heure prévue de notre vol, la décision tombe : notre avion ne décollera pas. Seule solution offerte par l’aéroport, complètement désorganisé et perdu face à cette tempête de neige totalement inattendue (il n’avait plus neigé à Rome depuis 6 ans) : rejoindre le hall des départs et attendre patiemment devant le bureau de Ryanair pour faire une réclamation. Ne voulant pas retourner dans le chaos, nous décidons de rester près des portes d’embarquement et de trouver un moyen pour rentrer le plus tôt possible à Londres. Malheureusement, aucun vol ne semble partir de Rome ou d’une autre ville voisine et les trajets en train ou bus sont horriblement chers. Comme une vingtaine de vols ont été annulés depuis 6h du matin, Ryanair nous annonce que le seul vol disponible est le jeudi matin, soit 3 jours plus tard. Si j’avais su que je reviendrai aussi vite à Rome, je n’aurais pas jeté de pièce dans la fontaine de Trevi… Nous trouvons heureusement rapidement un bed & breakfast abordable et confortable tenu par une adorable famille chinoise à deux pas de la gare Termini. Après avoir passé plus de 8h d’attente et de nervosité à l’aéroport, nous terminons la journée exténués et abattus, mon cher et tendre devant annuler plusieurs rendez-vous professionnels et moi angoissée à l’idée d’avoir laissé mon fidèle ordinateur à la maison (erreur que je ne reproduirai plus jamais). J’ai heureusement pu utiliser le Mac de mon cher et tendre pour assurer les projets de rédaction que j’avais acceptés avant mon départ.

Malgré cet ennuyeux contre-temps, nous avons pu profiter de ces trois jours supplémentaires pour découvrir la Ville éternelle sous une légère couche de neige et, enfin, un beau soleil. J’ai ainsi pu goûter aux excellentes glaces du Palazzo del Freddo Giovanni Fassi, la plus vieille glacerie de Rome, située à même pas deux rues de notre hôtel. Ce sont sans mentir les meilleures glaces que j’ai jamais mangées de toute ma vie (rien que d’y penser, j’ai l’eau à la bouche…) ! Nous avons également pu explorer un peu plus le quartier de Termini et sa basilique Sainte-Marie-Majeure, admirer la via dei Fiori Imperiali et le Colisée illuminés et apprécier enfin quelques journées sans pluie.

Le stress nous tiendra toutefois en éveil jusqu’au bout car, si la neige fond à Rome, elle arrive sous forme de tempête monstrueuse à Londres… Heureusement, notre avion décolle sans problème le jeudi matin. Le trajet retour de l’aéroport de Stansted jusqu’à notre appartement est toutefois plus ardu. La glace a en effet transformé Romford, notre lieu de vie, en Minsk. Nous faisons d’ailleurs deux glissades en moto (plus de peur que de mal, rassurez-vous) avant d’arriver enfin chez nous. Et qu’est-ce qu’on est bien chez soi après un voyage comme celui-là !

Bref, si vous comptez visiter Rome, évitez le mois de février, on ne sait jamais ce qu’il peut vous tomber sur la tête ! Plus sérieusement, la Ville éternelle sous la pluie et la neige garde tout son charme et je ne serai pas contre la visiter à nouveau, ne serait-ce que pour goûter encore une fois aux délices glacés de chez Fassi

Carte postale : Bali

Bonjour à tous ! Me revoilà enfin avec la suite de mes aventures. Je m’excuse par avance pour la longueur de cette carte postale (vous comprendrez pourquoi elle m’a pris du temps…).

Après notre superbe séjour à Singapour et une escale décevante à Kuala Lumpur (je vous épargne les détails, disons juste que la capitale malaisienne ne nous a pas laissé une bonne impression et que nous aurions à la limite préféré rester à l’aéroport plutôt que de perdre notre temps dans la ville), nous voilà partis pour Bali.

Arrivés en début de soirée à l’aéroport international Ngurah Rai de Denpasar, nous décidons de ne pas nous faire arnaquer par les chauffeurs de taxi et de faire les 2 petits kilomètres qui nous séparent de l’hôtel à pied. Nous avons ainsi pu avoir un premier aperçu de Kuta, la commune où nous allons loger pour les six jours à venir. Plus nous nous rapprochons de la plage et du centre, plus je retrouve une certaine cacophonie me rappelant, par moment, l’Inde. Notre hôtel se trouve toutefois dans une rue plus calme, nous permettant de nous remettre des premiers jours de notre périple. Nous passons d’ailleurs notre première journée à Bali de manière plus détendue, faisant une longue grasse matinée et passant la fin de l’après-midi sur la plage de Kuta. Celle-ci est très fréquentée, surtout par les surfeurs venus s’attaquer aux gros rouleaux. Après nous être baignés un moment dans les eaux chaudes de l’océan Indien, nous avons d’ailleurs bien apprécié le spectacle de ces dompteurs de vague sous la lumière orangée du soleil couchant.

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Coucher de soleil sur la plage de Kuta

 

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Le petit chien trop mignon de notre deuxième hôtel

Le lendemain, nous partons en quête d’un scooter et d’une nouvelle chambre d’hôtel car celle que nous avons n’est pas assez confortable et trop bruyante à notre goût. Nous trouvons heureusement un hôtel beaucoup plus calme, aux employés beaucoup plus sympathiques et avec en prime un adorable petit chiot tout doux sur lequel je craque complètement… Et nous trouvons également un scooter par trop cher que nous louons pour le reste de notre semaine afin de pouvoir visiter davantage l’île.

 

 

Pour notre première excursion, nous y allons en douceur. Il faut en effet que mon cher et tendre s’habitue au trafic sans queue ni tête de Bali. Ici, c’est un peu la jungle pour les conducteurs. La règle est qu’il n’y a pas de règle… On dirait que les feux de circulation sont juste des objets décoratifs et que les Indonésiens apprennent à manœuvrer un scooter avant même d’apprendre à marcher (nous avons plusieurs fois croisé des enfants d’à peine 12 ans conduire…). Bref, notre premier trajet en scooter est intense et incroyablement long. Vu la densité du trafic pour sortir de Kuta, il faut en effet pratiquement compter 1 heure pour faire moins de 20 kilomètres. Heureusement, une fois quitté le chaos habituel de Kuta, nous découvrons des paysages d’une beauté apaisante. Nous voulions profiter de cette première escapade pour partir nous reposer sur d’autres plages de l’île mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Bali n’est pas la destination rêvée pour les amateurs de farniente et de baignade tranquille dans des eaux cristallines (pour les trouver, il vaut mieux aller sur les petites îles comme Lombok ou Nusa Lembongan). La plage de Sanur sur laquelle nous atterrissons n’est pas l’endroit idéal pour se mettre à l’eau. Elle reste toutefois pittoresque avec le sommet du mont Mundi au loin et nous finissons donc par simplement goûter aux délices de la cuisine indonésienne au bord de la plage avant de rentrer sur Kuta.

Le lendemain, nous reprenons notre recherche d’étendues de sable idylliques en allant du côté de Padangbai, où nous dénichons une petite gemme appelée Blue Lagoon. Sous ses airs de jolie perle aux nuances turquoise et azur, cette plage est en fait assez dangereuse. Beaucoup de rochers se cachent sous l’eau et le courant est très fort, comme j’ai pu le constater en me faisant emporter par les vagues avant de revenir vers le rivage avec quelques éraflures. Les snorkeleurs qui partaient explorer les fonds poissonneux de la plage sont d’ailleurs tous ressortis de l’eau avec de légères blessures et mon cher et tendre a dû jouer les héros en aidant un couple pris lui aussi au piège du courant. En gros, cette troisième journée sur les plages de Bali n’est pas de tout repos. Nous reprenons alors la route et traversons pour la première fois des paysages de rizières d’une belle couleur émeraude avant de terminer notre excursion du jour par notre première visite culturelle : le Water Palace (palais d’eau) de Tirtagangga près d’Amlapura. J’admire ainsi pour la première fois de terrifiantes statues de dieux indonésiens et les somptueux plans d’eau de ce palais exotique avant de rentrer sur Kuta.

Pour notre quatrième jour sur Bali, nous décidons de nous enfoncer davantage à l’intérieur des terres et d’explorer les alentours d’Ubud. Nous entamons notre visite par la fameuse Forêt sacrée des singes. Une pluie nous arrose à notre entrée, renforçant l’ambiance luxuriante et mystérieuse de cette jungle tropicale située au beau milieu de la ville. Nous sommes vite entourés de macaques, à la fois impressionnés et effrayés par leurs bonds rapides et leur regard à la fois curieux et menaçant. Puis nous nous amusons de leurs acrobaties, nous attendrissons devant les petits aux gestes maladroits qui s’accrochent au dos de leur mère et prenons pitié à voir un pauvre singe tenter d’ouvrir sans succès une noix de coco sous les rires, flash et téléphones portables des visiteurs. Le décor de cette forêt, cachant de petits temples et un pont spectaculaire traversant un gigantesque banian, nous fait vraiment oublier que nous nous trouvons en pleine ville. Et pourtant, à peine mettons-nous le pied dehors que nous retrouvons l’agitation d’Ubud. Avant de reprendre la route, nous partons plonger dans le labyrinthe multicolore du marché artisanal, dont je ressors avec quelques souvenirs et deux magnifiques pantalons indiens.

Nous reprenons la route l’après-midi et retournons vers le sud en nous arrêtant un moment au temple royal de Taman Ayun. C’est là que nous apercevons pour la première fois des merus, tours typiques des temples indonésiens, coiffées d’une succession de toits de chaume leur donnant des airs de sapin vertigineux.

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Merus du temple de Taman Ayun

Comme la fin de journée approche, nous nous empressons de retourner sur notre monture pour rejoindre, juste à temps, le temple de Tanah Lot au coucher du soleil. Et quel spectacle ! La lumière orangée du ciel, particulièrement magnifique ce soir-là, détache sur la mer la silhouette de ce petit temple juché sur un îlot, éclaboussé par les vagues de la marée montante. Pour ajouter de la magie à cette vue splendide, nous avons même droit à un envol de chauves-souris, petites fées noires virevoltant sous un ciel semblant s’embraser au fur et à mesure que le soleil disparaît. C’est donc de belles images plein la tête que nous rentrons à l’hôtel ce soir-là.

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Un coucher de soleil magique à Tanah Lot

Un programme chargé nous attend également le cinquième jour. Nous repartons à nouveau vers le centre de l’île, sous un soleil éclatant, pour rejoindre les impressionnantes rizières en terrasse de Jatiluwih. La route nous fait traverser des paysages ruraux ponctués de temples, de petits hameaux perdus avec pour toile de fond le sommet majestueux du mont Batukaru. Au bout d’une heure de trajet, nous apercevons les premières collines formées par les impressionnantes rizières en escalier de Jalituwih. Au moment où nous les visitons, le riz vient à peine d’être récolté, ce qui nous permet d’admirer les plates-bandes miroiter le bleu du ciel. Nous nous baladons un instant à pied au beau milieu des rizières pour observer le travail des quelques agriculteurs que nous croisons, labourant leur lopin de terre à l’aide de buffle.

Nous reprenons ensuite la route pour monter un peu plus au nord et apprécier un tout autre décor : celui du paisible lac Bratan face à la caldeira de Tjatur. Après quelques minutes d’hésitation pour entrer dans le site du temple d’Ulun Danu Beratan (il faut savoir que chaque temple et site touristique, y compris les rizières de Jatiluwih, sont payants à Bali), nous décidons de faire un tour dans ce joli jardin pour admirer de plus près le petit meru à 11 toits flottant sur l’eau du lac. Au milieu de l’après-midi, nous décidons de reprendre la route pour profiter du paysage des montagnes tant qu’il fait encore clair et arrivons à Kuta juste à temps pour apprécier le coucher du soleil sur la plage et le ballet de la marée montante produisant par moment des éclaboussures inattendues.

Pour notre dernier jour à Bali, nous décidons de nous reposer sur le sable blanc des plages du sud de l’île, du côté de Jimbaran. Nous profitons alors une dernière fois des vagues puissantes de l’océan Indien puis nous allongeons sur le sable, regrettant déjà de quitter cette île merveilleuse, mais impatients en même temps de poursuivre la fin de notre voyage, cette fois-ci en Thaïlande.

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Plage de Jimbaran

Suite au prochain et dernier épisode !

Carte postale : Singapour

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Bonjour à tous ! Suite à ma carte postale de la semaine dernière, voici le second épisode de nos aventures en Asie du Sud-Est.

Après notre escale éreintante à Doha et une courte journée sous la pluie torrentielle de Krabi (j’y reviendrai dans un billet consacré au sud de la Thaïlande), nous avons enfin posé nos valises un peu plus longtemps à Singapour. Si cette ville moderne et prospère n’est pas représentative du reste de l’Asie, elle n’en reste pas moins une destination très intéressante. Il me tardait d’ailleurs de la visiter car j’avais déjà dû écrire plusieurs articles touristiques à son sujet et mon cher et tendre, qui avait eu l’occasion de l’explorer il y a 6 ans, rêvait de m’y emmener. La ville recèle en effet d’endroits à découvrir. Les visites ne sont pas vraiment bon marché (nous avons dépensé pas mal lors de notre séjour), mais elles nous ont laissé de magnifiques souvenirs.

Le premier soir, c’est sous un ciel gris et une pluie fine que je découvre le décor qui a tant fasciné mon cher et tendre lors de son premier voyage à Singapour : Marina Bay. Si l’ensemble des hauts gratte-ciels et la fleur géante de l’ArtScience Museum sont déjà impressionnants à la lumière du jour, les lieux prennent une allure féerique et résolument romantique sous le manteau de la nuit. Nous avons admiré la vue du haut de The Shoppes, grand centre commercial de luxe bordant la marina, avant de nous mêler à la foule rassemblée au bord de l’eau pour assister à un incroyable spectacle de jeux d’eau, de sons et de lumières entièrement gratuit. C’est donc des étoiles plein les yeux que nous passons notre première nuit dans la cité-État.

Marina Bay

Marina Bay

Nous avions prévu de partir au zoo de Singapour le lendemain, mais exténués par les premiers jours du voyage et encore déphasés par le décalage horaire, nous nous sommes réveillés un peu trop tard (on n’a plus 20 ans…). Nous décidons alors d’explorer deux des quartiers ethniques de la ville : Arab Street et Little India. Si les nombreux magasins et restaurants aux prix excessifs leur donnent un air de Disneyland pas très authentique, j’ai toutefois été ravie de pouvoir retrouver les véritables saveurs de l’Inde et surtout le plaisir de déguster un vrai chai, ce thé délicieusement sucré et épicé que je m’offrais pratiquement tous les jours lors de mon périple de 5 mois dans le sous-continent indien.

Nous avons ensuite passé l’après-midi à nouveau du côté de la marina pour visiter cette fois-ci les splendides Gardens by the Bay. Ce parc d’une centaine d’hectares est l’une des raisons pour lesquelles Singapour est surnommée « ville-jardin ». Symbolisé par les Supertrees, ces grands arbres futuristes dont les troncs métalliques sont couverts de plantes diverses, il abrite divers jardins et deux impressionnantes serres, l’une consacrée aux fleurs et l’autre aux forêts de nuage. L’entrée de ces deux dômes est payante mais la visite en vaut la peine, surtout si vous aimez les orchidées… Une explosion de couleurs vous attend à l’intérieur ! Nous en sommes sortis un peu avant le coucher du soleil et nous sommes directement dirigés vers les fameux Supertree Grove (comprenez le bosquet des super-arbres) pour monter sur la passerelle et assister à un autre spectacle sons et lumières sous les branches de ces jardins verticaux géants. C’était si beau que nous nous sommes installés à un autre endroit des jardins une heure plus tard pour assister une seconde fois au spectacle, en ayant en plus la chance d’apercevoir un feu d’artifices au loin. Et pour terminer cette soirée magique, nous avons apprécié une dernière fois les superbes jeux de fontaine, sons et lumières sur la marina… Nous n’aurions pas pu rêver mieux pour célébrer nos 9 ans de couple !

Changement d’atmosphère le lendemain puisque nous partons au zoo. Considéré comme le meilleur parc animalier au monde par mon cher et tendre (puisqu’il l’avait déjà visité lors de son premier séjour à Singapour), il est en effet réputé pour ses grandes colonies de singes qui y vivent en quasi-liberté. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise par l’espace dont peuvent profiter les animaux (hormis l’ours polaire, qui m’a donné plus mal au cœur qu’autre chose…). Nous nous sommes contentés uniquement du zoo, mais il faut savoir que l’ensemble du site est divisé en quatre parcs. Il y a en effet également un parc ornithologique (Jurong Bird Park), un espace pour faire du safari nocturne (Night Safari) et un autre parc zoologique consacré à la faune des rivières (River Safari). Bref, nous nous sommes promis de faire les autres parcs si nous revenons un jour à Singapour car ils possèdent plusieurs espèces que l’on ne peut voir nulle part ailleurs, le tout dans un environnement le plus naturel possible pour les animaux.

Après avoir passé une bonne partie de la journée dans cette forêt tropicale luxuriante, nous sommes partis à Sentosa, île uniquement destinée aux loisirs de la cité-État. Elle déborde en effet de boutiques, restaurants, hôtels et plages et compte plusieurs parcs d’attractions. Si nous n’avons pas été aux Universal Studios, nous nous sommes contentés de nous balader le soir dans les beaux quartiers joliment éclairés de l’île et d’assister (encore) à un spectacle de jeux d’eau, de sons et de lumières (payant cette fois mais beaucoup moins impressionnant que celui entièrement gratuit de Marina Bay). Ce n’est pas forcément une partie de Singapour que je recommande (beaucoup trop touristique et chère), mais il est vrai que la cité-État est fortiche pour créer des endroits féeriques une fois la nuit tombée.

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Le Merlion de Sentosa

Notre dernier jour arrive déjà, nous laissant moins de 8 heures pour explorer une autre partie de la ville avant notre prochain vol. Nous partons donc visiter Chinatown, le plus grand des trois quartiers ethniques de Singapour. Là encore, je trouve que cela manque d’authenticité. Les rues débordent en effet de boutiques souvenirs vendant toutes les mêmes gadgets. Nous remontons ensuite jusqu’au parc historique de Fort Canning pour une petite balade au vert avant de passer nos derniers instants à Singapour le long de la rivière. Nous rejoignons ainsi l’autre rive de la marina, du côté du Merlion, célèbre fontaine en forme de lion à queue de poisson faisant office d’emblème de la ville.

Mais voilà qu’il est déjà l’heure de reprendre le métro pour chercher nos valises et partir à l’aéroport. Même là, Singapour parvient à nous surprendre. L’aéroport de Singapour-Changi est immense et compte au moins un jardin thématique dans chacun de ses terminaux. Nous avons pu ainsi observer quelques espèces de papillons au terminal 3 et, quand nous y sommes repassés à notre retour à la fin de notre périple une semaine plus tard, nous balader dans un jardin de cactus au terminal 1. Bref, Singapour m’aura charmée jusqu’au bout…

À bientôt pour découvrir la suite de mon périple !

Carte postale : Doha

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Hello ! Me voilà enfin de retour après quasi 3 semaines de vacances sans accès à Internet (pratiquement). Je vais donc me rattraper avec plusieurs billets Traducteur Voyageur.

Mon cher et tendre et moi-même sommes partis le soir du 11 juillet de l’aéroport d’Heathrow pour rejoindre le sud de la Thaïlande, avec l’idée d’explorer un peu Singapour et Bali. Notre vol depuis Londres comprenait une escale d’une petite dizaine d’heures à Doha, capitale du Qatar, l’occasion pour moi de poser pour la première fois les pieds dans la péninsule Arabique et dans une ville du désert. Si la visite fut courte, elle n’en fut pas moins intense…

À peine sortie de l’aéroport international Hamad, je me sens enveloppée dans une chaleur étouffante, me donnant l’impression d’entrer dans un sauna ou un four géant. À travers les vitres du bus qui nous amène en ville, la route semble d’ailleurs faire des vaguelettes tant la température est élevée. Après avoir admiré et photographié les gratte-ciels qui nous entourent, nous nous réfugions un instant dans un centre commercial pour nous rafraîchir sous l’air conditionné et décider des lieux à visiter. Comme nous avons plusieurs heures devant nous, nous choisissons de marcher (la bonne blague) jusqu’au village culturel de Katara. Nous n’avons même pas fait 2 kilomètres que la grande marcheuse que je suis (et je suis sérieuse en disant cela, j’adore marcher) se sent déjà au bout de sa vie. Heureusement, mon calvaire s’achève bien vite grâce à… la police ! Nous étions apparemment en train de marcher sur une zone interdite et comme nous portions nos appareils-photos autour du cou, les policiers voulaient s’assurer que nous n’avions rien immortalisé d’illégal. Très sympathiques, ils ont vite compris que l’on voulait simplement rejoindre le village et nous ont gentiment conduits jusque-là à bord de leur jeep en nous offrant 2 petites bouteilles d’eau bien fraîche (ils ont dû avoir pitié de moi…).

Doha

Les gratte-ciels de Doha

Nous voilà donc plus vite que prévu devant la plage de Katara. En ce mois de juillet, celle-ci est désespérément déserte malgré les transats et jeux pour enfants qui couvrent son sable doré. La chaleur est en effet si étouffante que personne n’ose sortir en pleine journée. Le village culturel de Katara est, lui aussi, pratiquement vide. Nous avons donc tout à loisir d’admirer ses beaux bâtiments à la fois modernes et construits dans la tradition arabe qui abritent musées et autres institutions culturelles. Là encore, le sentiment d’étouffement aura presque eu raison de moi… Heureusement, j’ai pu me remettre d’aplomb avec une bonne glace à la pastèque et une boisson bien fraîche.

Pour quitter le village et retourner dans le centre de la ville, nous avons à nouveau pu compter sur la gentillesse des Qataris. Très peu habitués à voir des touristes en plein mois de juillet, des agents de la sécurité nous ont aidés à trouver un taxi pour rejoindre le souq Wafiq. Manque de chance pour nous, celui-ci ne rouvre pas avant 16 h. Nous nous contentons donc d’observer les lampes et autres objets d’artisanat derrière les vitrines des échoppes avant de nous poser un instant à côté d’une touriste également accablée par la chaleur sous de l’air conditionné. Comme le souk est fermé, elle nous conseille d’aller visiter le Musée d’art islamique de Doha. Nous partons donc vers la Corniche après quelques minutes de repos.

Souq Wafiq

Souq Wafiq

Bâtiment moderne dominant la baie de Doha, le musée retrace l’histoire de l’art islamique en exposant bijoux, poteries, Corans anciens et autres objets venus du Moyen-Orient et d’Asie. Entièrement gratuit, il nous donne également l’occasion de visiter une très belle exposition tout en couleurs sur les tapis d’Orient. Nous profitons enfin du site pour admirer un beau panorama sur la baie et les bâtiments de l’île d’Al Safliya se dressant à l’horizon tel un mirage.

La fatigue du voyage et la chaleur accablante nous poussent toutefois à couper court à notre visite et à retourner un peu plus tôt que prévu à l’aéroport. Je ne regrette toutefois pas d’avoir mis les pieds dans cette ville se dressant littéralement au beau milieu du désert (j’ai d’ailleurs pu m’en rendre compte à travers le hublot de l’avion lors de notre vol du retour…).

Petit conseil : si vous voyagez avec Qatar Airways et que vous faites une escale de plus de 5 heures, vous pouvez participer gratuitement à un tour guidé de la ville. Notez toutefois que le bureau pour s’enregistrer se trouve dans la zone de transfert de l’aéroport. Ne faites donc pas la même erreur que nous en voulant sortir directement !

À bientôt pour la suite de notre périple !

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