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Archives de Catégorie: Traducteur Voyageur

Carte postale : Singapour

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Bonjour à tous ! Suite à ma carte postale de la semaine dernière, voici le second épisode de nos aventures en Asie du Sud-Est.

Après notre escale éreintante à Doha et une courte journée sous la pluie torrentielle de Krabi (j’y reviendrai dans un billet consacré au sud de la Thaïlande), nous avons enfin posé nos valises un peu plus longtemps à Singapour. Si cette ville moderne et prospère n’est pas représentative du reste de l’Asie, elle n’en reste pas moins une destination très intéressante. Il me tardait d’ailleurs de la visiter car j’avais déjà dû écrire plusieurs articles touristiques à son sujet et mon cher et tendre, qui avait eu l’occasion de l’explorer il y a 6 ans, rêvait de m’y emmener. La ville recèle en effet d’endroits à découvrir. Les visites ne sont pas vraiment bon marché (nous avons dépensé pas mal lors de notre séjour), mais elles nous ont laissé de magnifiques souvenirs.

Le premier soir, c’est sous un ciel gris et une pluie fine que je découvre le décor qui a tant fasciné mon cher et tendre lors de son premier voyage à Singapour : Marina Bay. Si l’ensemble des hauts gratte-ciels et la fleur géante de l’ArtScience Museum sont déjà impressionnants à la lumière du jour, les lieux prennent une allure féerique et résolument romantique sous le manteau de la nuit. Nous avons admiré la vue du haut de The Shoppes, grand centre commercial de luxe bordant la marina, avant de nous mêler à la foule rassemblée au bord de l’eau pour assister à un incroyable spectacle de jeux d’eau, de sons et de lumières entièrement gratuit. C’est donc des étoiles plein les yeux que nous passons notre première nuit dans la cité-État.

Marina Bay

Marina Bay

Nous avions prévu de partir au zoo de Singapour le lendemain, mais exténués par les premiers jours du voyage et encore déphasés par le décalage horaire, nous nous sommes réveillés un peu trop tard (on n’a plus 20 ans…). Nous décidons alors d’explorer deux des quartiers ethniques de la ville : Arab Street et Little India. Si les nombreux magasins et restaurants aux prix excessifs leur donnent un air de Disneyland pas très authentique, j’ai toutefois été ravie de pouvoir retrouver les véritables saveurs de l’Inde et surtout le plaisir de déguster un vrai chai, ce thé délicieusement sucré et épicé que je m’offrais pratiquement tous les jours lors de mon périple de 5 mois dans le sous-continent indien.

Nous avons ensuite passé l’après-midi à nouveau du côté de la marina pour visiter cette fois-ci les splendides Gardens by the Bay. Ce parc d’une centaine d’hectares est l’une des raisons pour lesquelles Singapour est surnommée « ville-jardin ». Symbolisé par les Supertrees, ces grands arbres futuristes dont les troncs métalliques sont couverts de plantes diverses, il abrite divers jardins et deux impressionnantes serres, l’une consacrée aux fleurs et l’autre aux forêts de nuage. L’entrée de ces deux dômes est payante mais la visite en vaut la peine, surtout si vous aimez les orchidées… Une explosion de couleurs vous attend à l’intérieur ! Nous en sommes sortis un peu avant le coucher du soleil et nous sommes directement dirigés vers les fameux Supertree Grove (comprenez le bosquet des super-arbres) pour monter sur la passerelle et assister à un autre spectacle sons et lumières sous les branches de ces jardins verticaux géants. C’était si beau que nous nous sommes installés à un autre endroit des jardins une heure plus tard pour assister une seconde fois au spectacle, en ayant en plus la chance d’apercevoir un feu d’artifices au loin. Et pour terminer cette soirée magique, nous avons apprécié une dernière fois les superbes jeux de fontaine, sons et lumières sur la marina… Nous n’aurions pas pu rêver mieux pour célébrer nos 9 ans de couple !

Changement d’atmosphère le lendemain puisque nous partons au zoo. Considéré comme le meilleur parc animalier au monde par mon cher et tendre (puisqu’il l’avait déjà visité lors de son premier séjour à Singapour), il est en effet réputé pour ses grandes colonies de singes qui y vivent en quasi-liberté. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise par l’espace dont peuvent profiter les animaux (hormis l’ours polaire, qui m’a donné plus mal au cœur qu’autre chose…). Nous nous sommes contentés uniquement du zoo, mais il faut savoir que l’ensemble du site est divisé en quatre parcs. Il y a en effet également un parc ornithologique (Jurong Bird Park), un espace pour faire du safari nocturne (Night Safari) et un autre parc zoologique consacré à la faune des rivières (River Safari). Bref, nous nous sommes promis de faire les autres parcs si nous revenons un jour à Singapour car ils possèdent plusieurs espèces que l’on ne peut voir nulle part ailleurs, le tout dans un environnement le plus naturel possible pour les animaux.

Après avoir passé une bonne partie de la journée dans cette forêt tropicale luxuriante, nous sommes partis à Sentosa, île uniquement destinée aux loisirs de la cité-État. Elle déborde en effet de boutiques, restaurants, hôtels et plages et compte plusieurs parcs d’attractions. Si nous n’avons pas été aux Universal Studios, nous nous sommes contentés de nous balader le soir dans les beaux quartiers joliment éclairés de l’île et d’assister (encore) à un spectacle de jeux d’eau, de sons et de lumières (payant cette fois mais beaucoup moins impressionnant que celui entièrement gratuit de Marina Bay). Ce n’est pas forcément une partie de Singapour que je recommande (beaucoup trop touristique et chère), mais il est vrai que la cité-État est fortiche pour créer des endroits féeriques une fois la nuit tombée.

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Le Merlion de Sentosa

Notre dernier jour arrive déjà, nous laissant moins de 8 heures pour explorer une autre partie de la ville avant notre prochain vol. Nous partons donc visiter Chinatown, le plus grand des trois quartiers ethniques de Singapour. Là encore, je trouve que cela manque d’authenticité. Les rues débordent en effet de boutiques souvenirs vendant toutes les mêmes gadgets. Nous remontons ensuite jusqu’au parc historique de Fort Canning pour une petite balade au vert avant de passer nos derniers instants à Singapour le long de la rivière. Nous rejoignons ainsi l’autre rive de la marina, du côté du Merlion, célèbre fontaine en forme de lion à queue de poisson faisant office d’emblème de la ville.

Mais voilà qu’il est déjà l’heure de reprendre le métro pour chercher nos valises et partir à l’aéroport. Même là, Singapour parvient à nous surprendre. L’aéroport de Singapour-Changi est immense et compte au moins un jardin thématique dans chacun de ses terminaux. Nous avons pu ainsi observer quelques espèces de papillons au terminal 3 et, quand nous y sommes repassés à notre retour à la fin de notre périple une semaine plus tard, nous balader dans un jardin de cactus au terminal 1. Bref, Singapour m’aura charmée jusqu’au bout…

À bientôt pour découvrir la suite de mon périple !

Carte postale : Doha

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Hello ! Me voilà enfin de retour après quasi 3 semaines de vacances sans accès à Internet (pratiquement). Je vais donc me rattraper avec plusieurs billets Traducteur Voyageur.

Mon cher et tendre et moi-même sommes partis le soir du 11 juillet de l’aéroport d’Heathrow pour rejoindre le sud de la Thaïlande, avec l’idée d’explorer un peu Singapour et Bali. Notre vol depuis Londres comprenait une escale d’une petite dizaine d’heures à Doha, capitale du Qatar, l’occasion pour moi de poser pour la première fois les pieds dans la péninsule Arabique et dans une ville du désert. Si la visite fut courte, elle n’en fut pas moins intense…

À peine sortie de l’aéroport international Hamad, je me sens enveloppée dans une chaleur étouffante, me donnant l’impression d’entrer dans un sauna ou un four géant. À travers les vitres du bus qui nous amènent en ville, la route semble d’ailleurs faire des vaguelettes tant la température est élevée. Après avoir admiré et photographié les gratte-ciels qui nous entourent, nous nous réfugions un instant dans un centre commercial pour nous rafraîchir sous l’air conditionné et décider des lieux à visiter. Comme nous avons plusieurs heures devant nous, nous choisissons de marcher (la bonne blague) jusqu’au village culturel de Katara. Nous n’avons même pas fait 2 kilomètres que la grande marcheuse que je suis (et je suis sérieuse en disant cela, j’adore marcher) se sent déjà au bout de sa vie. Heureusement, mon calvaire s’achève bien vite grâce à… la police ! Nous étions apparemment en train de marcher sur une zone interdite et comme nous portions nos appareils-photos autour du cou, les policiers voulaient s’assurer que nous n’avions rien immortalisé d’illégal. Très sympathiques, ils ont vite compris que l’on voulait simplement rejoindre le village et nous ont gentiment conduits jusque-là à bord de leur jeep en nous offrant 2 petites bouteilles d’eau bien fraîche (ils ont dû avoir pitié de moi…).

Doha

Les gratte-ciels de Doha

Nous voilà donc plus vite que prévu devant la plage de Katara. En ce mois de juillet, celle-ci est désespérément déserte malgré les transats et jeux pour enfants qui couvrent son sable doré. La chaleur est en effet si étouffante que personne n’ose sortir en pleine journée. Le village culturel de Katara est, lui aussi, pratiquement vide. Nous avons donc tout à loisir d’admirer ses beaux bâtiments à la fois modernes et construits dans la tradition arabe qui abritent musées et autres institutions culturelles. Là encore, le sentiment d’étouffement aura presque eu raison de moi… Heureusement, j’ai pu me remettre d’aplomb avec une bonne glace à la pastèque et une boisson bien fraîche.

Pour quitter le village et retourner dans le centre de la ville, nous avons à nouveau pu compter sur la gentillesse des Qataris. Très peu habitués à voir des touristes en plein mois de juillet, des agents de la sécurité nous ont aidés à trouver un taxi pour rejoindre le souq Wafiq. Manque de chance pour nous, celui-ci ne rouvre pas avant 16 h. Nous nous contentons donc d’observer les lampes et autres objets d’artisanat derrière les vitrines des échoppes avant de nous poser un instant à côté d’une touriste également accablée par la chaleur sous de l’air conditionné. Comme le souk est fermé, elle nous conseille d’aller visiter le Musée d’art islamique de Doha. Nous partons donc vers la Corniche après quelques minutes de repos.

Souq Wafiq

Souq Wafiq

Bâtiment moderne dominant la baie de Doha, le musée retrace l’histoire de l’art islamique en exposant bijoux, poteries, Corans anciens et autres objets venus du Moyen-Orient et d’Asie. Entièrement gratuit, il nous donne également l’occasion de visiter une très belle exposition tout en couleurs sur les tapis d’Orient. Nous profitons enfin du site pour admirer un beau panorama sur la baie et les bâtiments de l’île d’Al Safliya se dressant à l’horizon tel un mirage.

La fatigue du voyage et la chaleur accablante nous poussent toutefois à couper court à notre visite et à retourner un peu plus tôt que prévu à l’aéroport. Je ne regrette toutefois pas d’avoir mis les pieds dans cette ville se dressant littéralement au beau milieu du désert (j’ai d’ailleurs pu m’en rendre compte à travers le hublot de l’avion lors de notre vol du retour…).

Petit conseil : si vous voyagez avec Qatar Airways et que vous faites une escale de plus de 5 heures, vous pouvez participer gratuitement à un tour guidé de la ville. Notez toutefois que le bureau pour s’enregistrer se trouve dans la zone de transfert de l’aéroport. Ne faites donc pas la même erreur que nous en voulant sortir directement !

À bientôt pour la suite de notre périple !

Carte postale Bratislava-Vienne

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Je sais, ça fait déjà des semaines que je vous ai promis un article sur mon dernier voyage, et plus d’un mois pour les autres billets que j’avais en tête. Comme je prends mes gros congés dans une dizaine de jours, j’ai encore failli ne pas tenir ma promesse mais j’ai vraiment eu un coup de cœur lors de ma dernière escapade et je m’en serais voulu de ne pas vous en avoir parlé. Il y a en effet des villes qui vous font sentir comme chez vous dès que vous y posez le pied pour la première fois. Cela a été le cas pour Vienne. Je voulais donc revenir sur ce city-trip de 4 jours qui s’est déroulé à la mi-juin.

Mon cher et tendre avait trouvé des billets pas chers pour Bratislava et comme Vienne ne se situe qu’à une petite heure de route et que les trajets en bus reliant les deux capitales coûtent entre 5 € et 7,5 € par personne, il aurait été dommage de ne pas en profiter pour rendre visite à la belle cité impériale.

Nous voilà donc partis le vendredi 9 juin pour atterrir à Bratislava vers 23h. Agréablement surpris par Michal, notre hôte Airbnb, venu nous chercher à l’aéroport (je vous mets d’ailleurs le lien de son logement ici car il est vraiment aux petits soins pour ses invités), nous arrivons directement dans le centre de la capitale slovaque. Après avoir obtenu les clés de la chambre, nous nous accordons une petite balade nocturne dans le centre historique, très animé même à cette heure tardive. La Slovaquie semble en effet être une destination prisée pour les enterrements de vie de garçon et la bière coule à flot dans les nombreux bars de la ville. Nous nous rendons tout de suite compte que nous aurons vite fait le tour des lieux, tant le centre est petit.

Cela s’est confirmé le lendemain. Si elle n’est pas aussi éblouissante que les autres capitales slaves que nous avons visitées, Bratislava possède néanmoins du charme. Nous avons aimé nous balader sur ses ponts traversant le Danube, admirer son château du Xe siècle et photographier les nombreuses statues qui peuplent son centre historique. Après avoir contemplé le panorama sur la ville du haut du mémorial Slavín et avoir goûté au plat national, le bryndzové halušky, nous terminons donc la journée en décidant de partir plus tôt que prévu à Vienne le lendemain. (Comprenez par là que Bratislava est une ville agréable, me rappelant d’ailleurs vaguement Minsk, mais qui est surtout très utile pour rejoindre l’Autriche à bas prix. Suivez donc ce bon plan si vous rêvez d’aller à Vienne !) J’allais oublier, nous avons aussi dégusté l’une des meilleures glaces de notre vie chez Luculus (Hviezdoslavovo námestie 173/16). Ne manquez donc pas de passer par là !

Passons maintenant au vif du sujet : Vienne ! Nous prenons le bus vers 11h à Bratislava et dépassons vite la frontière. Dès notre entrée en territoire autrichien, nous traversons d’immenses champs d’éoliennes. En voyant leurs longues pales tournoyer dans les airs, ma tête se remplit des valses viennoises. Et plus nous approchons de la ville, plus l’excitation monte. À notre arrivée, nous prenons directement l’U-bahn pour rejoindre notre logement Airbnb. Nous passons cette fois notre séjour chez Laura et Sprite, son adorable petit chien, dans un bel appartement viennois. Après avoir changé de vêtement, (il faisait très chaud ce week-end là), nous partons tout de suite à la découverte de la capitale. Je tombe rapidement sous le charme. Je ne sais pas si c’est grâce à l’ambiance décontractée de la ville, la présence en nombre d’espaces verts, l’efficacité des transports en commun, la place prépondérante des cyclistes dans la ville, son caractère écologiste, la musique qui s’échappe où que l’on aille ou les petits drapeaux LGBT flottant sur les trams et monuments montrant la grande tolérance des Viennois, mais je me dis immédiatement que cela ne sera pas la dernière fois que j’irai à Vienne.

Cette sensation se confirme quand nous entrons dans le cœur historique de la capitale. Où que je pose les yeux, je m’émerveille. Pour cette première journée, nous admirons la majestueuse Stephansdom (soit la cathédrale Saint-Étienne) et la Karlskirche, passons  devant la Mozarthaus, rendons visite à la statue dorée de Johann Strauss fils au Stadtpark, contemplons les magnifiques édifices bordant la Ringstrasse et partons à la découverte du palais de la Hofburg tout en nous reposant entre deux balades au beau milieu des roses du Volksgarten. Fouler ses lieux historiques où ont vécu tant de personnages légendaires et certains des plus grands musiciens que le monde a connus me laisse rêveuse.

Je poursuis ce rêve éveillé le lendemain alors que nous nous dirigeons vers le célèbre château de Schönbrunn, ancienne résidence de la non moins célèbre impératrice Sissi. Comme il fait toujours exceptionnellement beau et que nous voulons voir un maximum de la ville, nous décidons de ne visiter que les jardins (dont l’entrée est totalement gratuite). Nous montons ainsi jusqu’à la Gloriette pour nous poser un instant face au sublime panorama sur ce château majestueux et la ville qui s’étale derrière lui. Après une longue balade dans les jardins, nous reprenons l’U-Bahn pour poursuivre notre journée dans le parc d’un autre palais : le Belvédère. Là encore, nous flânons à travers les parterres entrecoupés de fontaines et de statues classiques.

Nous partons ensuite goûter aux spécialités viennoises sur le Naschmarkt avant de nous mêler à nouveau à la population locale sur les pelouses des parcs de la ville. Nous ne sommes pas encore partis que je regrette déjà de devoir quitter Vienne le lendemain. Nous décidons alors de nous coucher tôt pour profiter une dernière fois de l’ambiance de la capitale autrichienne avant notre vol de retour. Une chose est sûre : nous y retournerons et cette fois-ci nous ferons les musées et irons à l’opéra.

À bientôt pour un prochain billet !

Carte postale du Pays de Galles

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Hello tout le monde ! Oui, je suis toujours en vie et non je ne fais pas grève… Désolée de ce long silence de plus de trois mois (!), avril et mai ont été extrêmement chargés et j’ai entre-temps eu un déménagement. Bref, je n’ai vraiment pas eu le temps de m’occuper de mon blog (ça m’apprendra à ne pas profiter de mes périodes creuses pour écrire plusieurs articles à l’avance). Cela fait déjà un moment que je voulais vous raconter mon road trip de Pâques au Pays de Galles, alors je profite d’un peu de répit pour enfin vous envoyer ma carte postale ^^ (oui, ça date mais après tout ce travail, ça fait du bien de replonger un peu dans ses souvenirs de vacances…).

Merveilleux Pays de Galles

Merveilleux Pays de Galles

Comme l’an dernier, mon cher et tendre et moi-même avons profité du congé de Pâques pour explorer davantage le Royaume-Uni, notre pays d’adoption pour quelques années encore. Cette fois-ci, nous avons décidé de parcourir les routes du Pays de Galles. Si les paysages sont moins époustouflants qu’en Écosse (voir le récit de voyage de mon premier road trip), ils ne manquent certainement pas de charme et valent tout autant le détour.

Road trip en bord de mer

À la découverte de la côte galloise

Partant de Londres sous une pluie incessante le soir du jeudi 24 mars, nous sommes accueillis chaleureusement par Jenny vers minuit dans l’un des plus beaux logements Airbnb que nous ayons jamais réservés : un charmant cottage du XVIIIe siècle avec parquet, cheminée et petites portes en bois qui me donnait l’impression d’être dans une maison de hobbit (pour ceux qui passeraient par le petit village de Seend, je vous conseille fortement d’y loger !).

La maison de hobbit

La maison de hobbit

Après une nuit reposante dans ce lieu de tranquillité et sous un beau soleil printanier, nous poursuivons notre route vers le Pays de Galles en passant par la petite ville de Bradford on Avon, connue pour son pont à six arches. La visite est courte mais fort agréable. J’ai toujours apprécié ces cités anglaises sorties d’un autre temps…

Le pont de Bradford on Avon

Le pont de Bradford on Avon

Notre prochaine escale est Bath, ville très touristique du Somerset pour ses fameux thermes et bâtiments géorgiens. Après nous être baladés dans les rues entourant son abbaye, nous nous sommes posés un instant dans un parc juste à côté du Pulteney Weir, un étonnant barrage en forme de fer à cheval. Il fait si beau que nous décidons d’acheter une pizza à emporter et de manger sur place pour profiter encore du soleil. Mais voici déjà l’heure de reprendre la route !

Le barrage de Pulteney à Bath

Le barrage de Pulteney à Bath

45 minutes plus tard, nous voici à Bristol, dernière étape avant d’arriver enfin au Pays de Galles. Hormis l’ambiance décontractée qui règne sur les quais de la rivière Avon et au Millenium square, j’avoue ne pas avoir été particulièrement conquise par cette ville d’Angleterre. Si vous êtes un amateur de street-art, vous pourrez toutefois y apprécier quelques-unes des premières œuvres de Banksy.

Au bord de la rivière Avon à Bristol

Au bord de la rivière Avon à Bristol

Nous quittons Bristol peu avant le coucher du soleil que nous avons tenté d’admirer à Chepstow, petite ville galloise qui, au final, nous a fait perdre plus de temps qu’autre chose. Nous n’avons en effet jamais trouvé la fameuse vue sur le pont et le château. Le ciel s’étant obscurci entre-temps, nous avons préférer reprendre la route pour arriver enfin à Cardiff, notre escale pour la nuit. C’est là que nous tombons pour la première fois sur des panneaux en gallois, langue celtique semblant parfois imprononçable ^^

Parlons gallois

Parlons gallois

Belle surprise en nous levant ce matin dans la capitale galloise. La ville se prépare en effet à accueillir les Cardiff University World Semi Marathon Championships, une course qui rassemble coureurs amateurs et grands athlètes internationaux. Nous apercevons d’ailleurs au cours de notre promenade dans le centre de nombreux participants déjà affublés de leur dossard s’entraîner sur les trottoirs. Nous ne pourrons toutefois pas assister à l’événement qui n’a lieu que plus tard dans la journée et nous pressons d’ailleurs de visiter la ville avant d’être totalement bloqués. Malgré le ciel gris menaçant, nous flânons dans l’immense domaine de Bute Park, entourant le château de Cardiff, avant d’affronter les bourrasques de vent soufflant sur la jolie baie de Cardiff. Nous serions bien restés plus longtemps mais les fines gouttes de pluie qui commencent à tomber du ciel nous incitent à reprendre rapidement la route en plaignant les coureurs…

Le château de Cardiff juste avant le marathon

Le château de Cardiff juste avant le marathon

Notre projet initial était de parcourir le Brecon Beacons National Park toute l’après-midi avant de partir à Swansea. Ses paysages de montagnes et de forêts nous avaient en effet attirés. Le temps a malheureusement décidé de mettre nos plans à l’eau, littéralement. Nous nous retrouvons ainsi sur des petites routes en épingle inondées par une pluie torrentielle. Nos combinaisons de moto complètement trempées (car oui, si certains ne le savaient pas déjà, nous étions en deux roues), nous décidons de nous arrêter dans une petite ville pour tenter de nous sécher quelques heures dans un restaurant. Mais allez trouver un établissement ouvert un week-end de Pâques dans un coin perdu du Pays de Galles… Nous sommes heureusement tombés sur un McDonald que nous avons investi au moins deux bonnes heures avant de pouvoir reprendre la route. Ce n’est qu’en arrivant enfin à Swansea que le soleil refait son apparition. Transis de froid et mouillés jusqu’aux os, nous décidons quand même de clôturer la journée par une petite balade dans le parc faisant face à notre logement après avoir pris une douche bien chaude et mis nos vêtements au sec. Espérons que la météo sera plus clémente pour le reste de notre voyage…

Tentative de photo sous la pluie au Brecon Beacons National Park

Les éléments se déchaînent au Brecon Beacons National Park

Nos gants et chaussures sont toujours un peu humides quand nous nous levons le lendemain matin, mais peu importe. Il ne pleut pas et nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir aujourd’hui. Après un rapide tour en moto dans Swansea, qui ne vaut pas vraiment le coup d’œil d’après moi, nous prenons ainsi la direction de Porthmadog en nous arrêtant ça et là sur quelques sites d’intérêt. Nous passons d’abord à Pembroke pour contempler le château qui a vu la naissance d’Henri VII et faisons ensuite une halte dans la petite ville de Saint David’s pour immortaliser en photo sa splendide cathédrale gothique.

Cathédrale de Saint David's

Cathédrale de Saint David’s

Après avoir longé la côte du Pays de Galles pour respirer l’air revigorant du canal Saint-Georges, nous faisons une petite pause photographique dans un village pittoresque au bord de la baie de Ceredigion, qui se trouve alors à marée basse, donnant aux lieux une allure mystérieusement désertique.

Au bord de la baie de Ceredigion

Au bord de la baie de Ceredigion

De nouveau sur notre monture, nous nous enfonçons dans les terres et retrouvons avec plaisir des paysages bucoliques à perte de vue peuplés de moutons et dominés par des sommets lointains. La pluie recommence doucement à tomber mais la vue est si belle que nous n’en tenons pas compte.

Au bord du canal Saint-Georges

Entre terre et mer

Nous faisons une dernier halte à Devil’s Bridge pour mesurer la puissance de sa cascade et découvrir son étrange succession de ponts avant d’entrer enfin dans Snowdonia, le plus grand parc national du Pays de Galles. Nous en profiterons toutefois mieux le lendemain, après avoir passé une bonne nuit réparatrice dans la ville côtière de Porthmadog.

Devil's Bridge

Devil’s Bridge

Nous voici déjà à la dernière journée de notre périple, mais quelle journée ! Après avoir découvert au lever du jour la jolie ville de Porthmadog et laissé tomber le village de Portmeirion en étant découragés par son prix d’entrée (comptez 11£ pour un adulte), nous repartons sur les routes pittoresques de Snowdonia bordées de bocages, nous arrêtant de temps à autre pour explorer lacs, châteaux en ruines et petits villages de pêcheurs. Nous faisons une halte plus longue à Caernarfon, réputée pour son château-fort, avant d’arriver enfin dans les paysages de collines époustouflants de Snowdonia.

Le château-fort de Caernarfon

Le château-fort de Caernarfon

Nous retrouvons l’exaltation que nous avions connue sur les routes écossaises devant ces géants de pierre parsemés d’herbes jaunies et traversés de ruisseaux tumultueux. Parfois, nous apercevons une maison isolée, seul témoin d’une présence humaine dans ces lieux semblant déserts si l’on fait abstraction de la route. Je dégaine mon appareil-photo à chaque virage et la go-pro tourne à plein régime tant je suis émerveillée par la vue qui s’offre à nous. Nous avons en plus beaucoup de chance car le soleil lèche de ses rayons les flancs des collines, leur donnant par endroit de belles nuances dorées contrastant avec le blanc de la neige qui coiffe encore certains sommets. Ça et là, nous longeons également des lacs, dont les flots sont agités par une légère brise. Vous l’aurez compris, Snowdonia nous a conquis et si nous n’avions pas eu encore 4 heures de route à parcourir avant de rentrer à Londres, nous y serions bien restés plus longtemps. C’est donc avec regret mais de belles images en tête que nous reprenons la route du retour.

Snowdonia

Snowdonia

Je termine ainsi ce long billet et espère être au rendez-vous la semaine prochaine !

Carte postale de Prague

Dobrý den! Voici comme promis la suite de mon voyage Budapest-Prague. Après un périple de plus de 7h de train à travers les territoires d’Europe centrale, nous arrivons le dimanche 27 septembre dans la ville de Prague. Ah, Praha ! À peine les pieds posés sur ses trottoirs joliment pavés que j’éprouve un véritable coup de cœur pour celle que l’on surnomme « la capitale magique de l’Europe ». Émoi que partage mon cher et tendre qui trouve qu’elle est beaucoup plus romantique que Venise. Nombreux sont en effet les couples qui arpentent ses ruelles médiévales et son célèbre pont Charles main dans la main. Nous avons même croisé plusieurs jeunes mariés venus immortaliser leur amour devant les monuments millénaires qui font la gloire de la cité. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré cette ville !

Prague et la Vltava

Prague et la Vltava

L’émerveillement nous envahit dès notre première balade nocturne à travers les rues de Prague en quête d’un repas pour nous remettre de notre voyage en train. Malgré l’heure tardive, Prague nous semble plus vivante et moderne que Budapest (ou peut-être sommes-nous simplement contents de ne plus devoir marcher sous la pluie…). Nos pérégrinations nous emmènent directement vers la Staré Město, la merveilleuse Vieille-Ville avec sa superbe place dominée par les clochers du beffroi et de l’église de Notre-Dame du Týn. Illuminés sous le manteau noir de la nuit, les bâtiments de la ville sont encore plus impressionnants. Mais minuit s’approche et, même si l’envie de flâner encore dans les rues de cette cité aux cent clochers nous démange, nous décidons de rentrer dormir à l’hôtel pour profiter au maximum de la journée du lendemain.

Place de la Vieille-Ville

Place de la Vieille-Ville

C’est sous un superbe ciel bleu et un soleil généreux que nous entamons notre premier jour dans la capitale tchèque. Nous commençons notre promenade en passant devant la Maison dansante (Tančící dům) et en traversant le pont Jirásek (Jiráskův most) qui enjambe la Vltava. Nous longeons ensuite le quai Janáčkovo pour franchir cette fois-ci le pont des Légions (most Legií) qui donne accès à l’île de Střelecký (Střelecký ostrov), d’où l’on peut apprécier un très beau panorama sur le fameux pont Charles (Karlův most) et sur le toit doré du magnifique Théâtre national (Národní divadlo). Nous poursuivons notre route le long du quai Smetanovo duquel nous avons une très belle vue sur le complexe du château de Prague. Au lieu de nous mêler aux touristes qui arpentent l’attraction majeure de la ville, le pont Charles, nous décidons de nous perdre dans le labyrinthe des rues de la Vieille-Ville, dont les maisons aux façades colorées nous rappellent les cités baltes de Tallinn, Riga et Vilnius. Nous arrivons ainsi sur la place Staroměstské náměsti et rejoignons la foule de curieux qui s’était attroupée devant la jolie horloge astronomique (Pražský orloj) dont les personnages s’animent à chaque heure.

L'horloge astronomique

L’horloge astronomique

Nous décidons ensuite d’aller manger et, pour éviter les tarifs un peu trop élevés des endroits touristiques, nous optons pour le restaurant tchèque Vytopna, situé dans le centre commercial Palladium, où les boissons sont apportées à la table par un petit train électrique. C’est là que je goûte à mon premier goulash. (Bon, je sais, c’est un plat hongrois à la base mais comme nous n’en avons pas trouvé si facilement à Budapest, c’est ici que je déguste pour la première fois cette soupe incontournable de l’Europe centrale.) Mis à part les oignons rouges crus, c’était assez bon, même si un peu trop salé pour mes papilles. Nous décidons ensuite d’éliminer ces calories en grimpant jusqu’au parc de Letná (Letenské sady), perché sur la colline du même nom, pour admirer un superbe panorama sur la Vieille-Ville, la Vltava et ses nombreux ponts. La vue y est si belle que nous y restons un moment avant de rejoindre le pont Charles et d’y regarder le soleil se coucher et la ville s’illuminer doucement. Nous terminons cette belle journée par une petite note gourmande en achetant un trdelník, une pâtisserie très sucrée, en forme de cylindre creux, qui se déguste soit nature, soit avec du chocolat ou de la confiture et qui emplit de son enivrant parfum les rues de Prague

Prague depuis le parc de Letná

Prague depuis le parc de Letná

Pour notre deuxième journée sous le soleil tchèque, nous décidons de monter jusqu’à la colline de Petřín pour avoir un autre aperçu de la ville. Après avoir admiré la vue, nous partons à la découverte du quartier du château (Hradčany) qui surplombe Prague du haut des tours de la cathédrale Saint-Guy (Katedrála svatého Víta). Nous descendons ensuite vers Malá Strana, soit « le petit côté », quartier qui n’a rien à envier à la Vieille-Ville puisqu’il compte autant de bâtiments historiques. Surnommée la « perle du baroque », cette partie de Prague déborde de charme grâce à ses rues pavées et à ses nombreux palais Renaissance ou baroques qui abritent aujourd’hui ambassades et diverses institutions nationales. Nous trouvons par chance un petit restaurant bon marché juste aux pieds de la tour Ouest du pont Charles. Après s’être partagé à nouveau un goulash (au bœuf cette fois), nous partons flâner dans ce joli quartier dominé par la coupole baroque de l’église Saint-Nicolas de Malá Strana. Nous retournons ensuite sur le pont Charles pour observer les dessins, peintures et photographies des divers artistes qui peuplent cet endroit ô combien romantique et décidons d’admirer le coucher du soleil et les premières lumières de la nuit depuis la tour du pont de la Vieille-Ville. Les quelques nuages qui recouvrent le ciel nous permette d’ailleurs de réaliser de superbes clichés. Une fois la nuit tombée, nous décidons de faire un dernier tour dans la ville pour immortaliser les bâtiments illuminés avant de rentrer nous coucher.

Vue depuis la tour du pont de la Vieille-Ville

Vue depuis la tour du pont de la Vieille-Ville

Et voici déjà notre dernier jour dans la capitale tchèque. Comme notre avion ne décolle que tard ce soir, nous prenons le temps d’aller nous chercher quelques pâtisseries au grand magasin du coin (où j’ai le bonheur de trouver des petits pains au tvorog, fromage blanc très populaire en Russie et en Biélorussie) et décidons d’avoir un autre point de vue sur la ville en montant jusqu’au mémorial national de Vítkov (Národní památník na Vítkově). Autant vous éviter de faire la même erreur, le panorama n’en vaut pas vraiment la peine et n’arrive pas à la cheville de celui que nous avons pu admirer depuis le parc de Letná. Nous décidons donc de revenir vers le centre de Prague et d’aller du côté de la Nouvelle Ville (Nové Město) et de la place Venceslas (Václavské náměstí), les Champs Élysées de la capitale tchèque. C’est dans une pizzeria de cette place que nous prendrons notre dernier repas avant de retourner une dernière fois sur le pont Charles d’où nous faisons nos adieux à Prague sous un magnifique ciel cotonneux. C’est avec une certaine nostalgie que nous quittons la         « capitale magique de l’Europe », nourrissant l’espoir d’y revenir un jour tant elle nous a envoûtés.

Le pont Charles

Le pont Charles

Petit conseil

Si vous souhaitez relier Budapest à Prague par les rails comme nous l’avons fait, évitez d’acheter vos billets directement à la gare et passez par le site hongrois MÁV-START. Il faut faire preuve de patience pour s’y inscrire et acheter ses billets de train mais cela vous évitera de dépenser des fortunes à la gare. Comme nous n’avions pas réussi du premier coup à acheter nos billets sur le site, qui étaient à 58€ pour deux personnes, nous avons cru bon de les prendre directement au guichet de la gare. Mais grande surprise, la guichetière nous annonce qu’un billet coûte plus de 60 000 forints, soit près de 200€ ! Nous avons heureusement réussi à nous inscrire sur le site et à acheter nos billets en ligne. Pensez-y si vous voulez faire de même !

À la semaine prochaine pour un article sur un tout autre sujet !

Na shledanou!

 

Carte postale de Budapest

Szia ! Je sais, j’ai encore manqué mon rendez-vous hebdomadaire mais cette fois-ci, c’est bien parce que je suis en vadrouille. Je vous écris d’ailleurs depuis un train reliant Budapest à Prague. Mon cher et tendre avait en effet 6 jours de congé à prendre et comme les billets pour Budapest n’étaient pas chers, nous avons sauté sur l’occasion pour visiter enfin ces deux villes qui nous attiraient tant. Voici donc une carte postale sur notre première escale : Budapest (Je rajoute ici que nous avions pris les billets avant la prise de position déplorable de la Hongrie face aux migrants et que notre décision aurait probablement changé si nous l’avions su plus tôt…)

Pest vue depuis Buda

Pest vue depuis Buda

Nous décollons de Londres le mercredi 23 septembre un peu avant 19h et profitons du vol pour discuter avec notre voisin de siège, un jeune Hongrois étudiant au Royaume-Uni qui s’était étonné de voir que j’essayais d’apprendre quelques mots de sa mystérieuse langue. J’avais en effet trouvé un petit guide de discussion des langues des pays de l’est et m’amusais à retenir les mots dont nous pourrions avoir besoin. Ce qui n’était pas aisé vu que le hongrois est l’une des rares langues à n’avoir aucune racine commune avec les autres. Bref, le russe ne me sera pas d’une grande aide pour comprendre le magyar ! Il est déjà passé 22h quand nous atterrissons à l’aéroport de Budapest. Après avoir retiré plusieurs milliers de forints (la monnaie locale des Hongrois, qui aiment apparemment jongler avec les gros chiffres) et avoir testé pour la première fois le train local, nous voilà enfin dans la ville, dont l’atmosphère et les trolleybus me rappellent vaguement Minsk. Pas de doute, nous sommes bien en Europe de l’Est ! Il est déjà presque minuit quand nous trouvons enfin notre hôtel et nous ne tardons pas à nous coucher pour profiter de la journée du lendemain.

L'une des nombreuses statues de Budapest

L’une des nombreuses statues de Budapest

Nous nous réveillons au petit matin sous un ciel bleu et des températures de plus de 25° ! Moi qui avais déjà oublié à quoi ressemblait le soleil après deux mois d’été londonien sous la pluie, j’ai du mal à me réhabituer à la chaleur ^^ Nous décidons de profiter de notre première journée pour faire un grand tour d’horizon du centre-ville. Nous passons ainsi devant les vitrines de luxe de la fameuse rue Andrássy (les Champs-Élysées hongrois) pour rejoindre les rives du Danube. Un petit arrêt sur le pont Élisabeth (Erzsébet híd) nous permet d’avoir une jolie vue sur Buda et Pest, les deux parties de la ville. Nous remontons ensuite la promenade le long de ce beau Danube Bleu et apercevons le palais de Budavár surplombant l’autre rive. Je m’amuse également à photographier les différentes statues qui parsèment les rues, il y en a énormément à Budapest ! Nous traversons ensuite le pont suspendu de Széchenyi, gardé par deux lions de chaque côté, et nous retrouvons devant le palais de Budavár et son vieux funiculaire, que nous prendrons juste en photo (5€ juste pour monter une pente, c’est exagéré…). Comme un peu d’exercice n’a jamais fait de mal à personne, nous décidons de monter jusqu’au château à pied.

Palais de Budavár

Palais de Budavár

Une fois en haut de la colline, nous apercevons enfin le bâtiment phare de Budapest : Országház, le majestueux parlement hongrois. Sous ce beau soleil, il paraît encore plus éclatant ! Après un arrêt-photo devant ce beau panorama, nous poursuivons la visite de la colline de Buda en nous baladant dans le joli quartier de l’église Saint-Matthias (Mátyás-templom), avec son superbe toit de tuiles colorées, et nous posons un instant sur l’une des tourelles du bastion des Pêcheurs (Halászbástya) pour admirer à nouveau la très belle vue sur Pest et son parlement. Comme cela fait déjà plusieurs heures que nous marchons sans arrêt, nous décidons de retourner près de notre hôtel pour nous restaurer dans un buffet hongrois. Difficile de savoir exactement ce que l’on mange car, même si la direction du restaurant avait fait l’effort de traduire les noms des plats en anglais et en russe, cela ne correspond pas toujours à ce qu’il y a dans les assiettes… Et comme la cuisine hongroise aime les plats à base de foie d’oie et de graisse pure, nous sommes un peu sur nos gardes. Mais au final, nous apprécions quand même le repas et rentrons à l’hôtel pour digérer et surtout pour reposer nos pieds. Exténués après cette première journée, nous ne tardons pas à nous coucher.

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Ce ne sont pas les doux rayons du soleil qui nous tirent du lit le lendemain, mais bien le bruit d’une grosse averse… Le reste de notre séjour sera en effet pluvieux. Armés d’un parapluie, nous décidons quand même de visiter le quartier du parlement. Malgré le ciel gris, Budapest continue de nous fasciner par ses somptueux bâtiments de style Renaissance qui se reflètent sur les trottoirs miroitant sous la pluie. La visite sera malheureusement de courte durée. N’étant pas vraiment équipés pour les grosses averses, nous sommes littéralement trempés et décidons de passer le reste de la journée dans les célèbres thermes Széchenyi (Széchenyi gyógyfürdő). Quitte à être mouillés, autant se jeter complètement à l’eau ! Avec 18 bassins d’eaux de source, dont 3 extérieurs, ce sont les plus grands thermes d’Europe. Nous passons ainsi devant une dizaine de salles avec des bassins allant de 18° à 38° et plusieurs types de saunas. Mais la véritable attraction des bains Széchenyi sont les trois bassins extérieurs ouverts jusque 22h été comme hiver, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. Le site prend une allure absolument magique (et définitivement romantique) dès que la nuit tombe. Les lampadaires anciens qui entourent les bassins illuminent alors la vapeur qui s’échappe des deux bassins à plus de 35°. Et nous avons de la chance car la pluie s’arrête justement au moment où nous décidons d’aller barboter dans ces eaux fumantes sous le manteau noir de la nuit. Chance qui n’aura pas duré puisqu’il a recommencé à pleuvoir au moment où nous quittons les bains pour rentrer à l’hôtel. Heureusement que les transports en commun ne coûtent pas cher !

Thermes Széchenyi

Thermes Széchenyi

C’est encore sous la pluie que nous nous réveillons le troisième jour. Mais ne voulant pas laisser le ciel (et nos chaussures encore trempées) nous gâcher la journée, nous voilà repartis pour une dernière journée intense de visite. Nous commençons par le quartier de l’opéra et de la Basilique Saint-Étienne de Pest (Szent István-bazilika), avant de nous diriger vers le quartier juif et sa belle synagogue rouge et jaune et d’admirer les bâtiments somptueux qui dominent les rues autour de la place Ferenciek. Nous allons ensuite jusqu’au grandes halles centrales de la ville (Vásárcsarnok), qui sont malheureusement fermées à l’heure où nous arrivons, et mangeons dans un petit restaurant typique hongrois pas cher du tout (où encore une fois, nous devons deviner ce qu’il y a dans nos assiettes) pour reprendre des forces avant de retourner en haut de la colline de Buda et admirer le soleil se coucher (ou plutôt la nuit tomber vu que le soleil ne s’est pas montré de la journée) et voir le parlement s’illuminer tel un gros gâteau d’anniversaire (ce qui tombait bien puisque c’était justement le mien ce jour-là ^^). Nous aurions bien été dans l’un des fameux « ruin pubs » (des cafés installés dans des bâtiments en ruines), mais fatigués de marcher sous la pluie, nous décidons de rentrer sagement pour refaire nos valises et nous reposer avant le long trajet en train du lendemain.

Budapest sous la pluie

Budapest sous la pluie

Malgré la pluie, Budapest nous aura laissé un très beau souvenir. Nous regrettons juste que le temps n’ait pas été de notre côté car nous n’avons pas pu en profiter autant que nous l’aurions voulu. Espérons que Prague nous réservera une météo plus clémente ! Rendez-vous la semaine prochaine pour le savoir !

Szia! (oui, « bonjour » et « au revoir »se disent de la même façon en hongrois, c’est bien la seule chose que j’aurai retenue de cette langue ^^)

Carte postale de Croatie

Publié le

Dobar dan ! Voici la suite tant attendue de mon récit de voyage avec cette fois-ci une carte postale venue tout droit de la Croatie, pays issu de l’ancienne Yougoslavie qui m’a permis de replonger dans la culture slave et de pratiquer un peu mon russe (car si la plupart des Croates n’ont aucune difficulté […]

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Edith Soonckindt

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