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Archives de Catégorie: Traducteur Voyageur

Carte postale du Pays de Galles

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Hello tout le monde ! Oui, je suis toujours en vie et non je ne fais pas grève… Désolée de ce long silence de plus de trois mois (!), avril et mai ont été extrêmement chargés et j’ai entre-temps eu un déménagement. Bref, je n’ai vraiment pas eu le temps de m’occuper de mon blog (ça m’apprendra à ne pas profiter de mes périodes creuses pour écrire plusieurs articles à l’avance). Cela fait déjà un moment que je voulais vous raconter mon road trip de Pâques au Pays de Galles, alors je profite d’un peu de répit pour enfin vous envoyer ma carte postale ^^ (oui, ça date mais après tout ce travail, ça fait du bien de replonger un peu dans ses souvenirs de vacances…).

Merveilleux Pays de Galles

Merveilleux Pays de Galles

Comme l’an dernier, mon cher et tendre et moi-même avons profité du congé de Pâques pour explorer davantage le Royaume-Uni, notre pays d’adoption pour quelques années encore. Cette fois-ci, nous avons décidé de parcourir les routes du Pays de Galles. Si les paysages sont moins époustouflants qu’en Écosse (voir le récit de voyage de mon premier road trip), ils ne manquent certainement pas de charme et valent tout autant le détour.

Road trip en bord de mer

À la découverte de la côte galloise

Partant de Londres sous une pluie incessante le soir du jeudi 24 mars, nous sommes accueillis chaleureusement par Jenny vers minuit dans l’un des plus beaux logements Airbnb que nous ayons jamais réservés : un charmant cottage du XVIIIe siècle avec parquet, cheminée et petites portes en bois qui me donnait l’impression d’être dans une maison de hobbit (pour ceux qui passeraient par le petit village de Seend, je vous conseille fortement d’y loger !).

La maison de hobbit

La maison de hobbit

Après une nuit reposante dans ce lieu de tranquillité et sous un beau soleil printanier, nous poursuivons notre route vers le Pays de Galles en passant par la petite ville de Bradford on Avon, connue pour son pont à six arches. La visite est courte mais fort agréable. J’ai toujours apprécié ces cités anglaises sorties d’un autre temps…

Le pont de Bradford on Avon

Le pont de Bradford on Avon

Notre prochaine escale est Bath, ville très touristique du Somerset pour ses fameux thermes et bâtiments géorgiens. Après nous être baladés dans les rues entourant son abbaye, nous nous sommes posés un instant dans un parc juste à côté du Pulteney Weir, un étonnant barrage en forme de fer à cheval. Il fait si beau que nous décidons d’acheter une pizza à emporter et de manger sur place pour profiter encore du soleil. Mais voici déjà l’heure de reprendre la route !

Le barrage de Pulteney à Bath

Le barrage de Pulteney à Bath

45 minutes plus tard, nous voici à Bristol, dernière étape avant d’arriver enfin au Pays de Galles. Hormis l’ambiance décontractée qui règne sur les quais de la rivière Avon et au Millenium square, j’avoue ne pas avoir été particulièrement conquise par cette ville d’Angleterre. Si vous êtes un amateur de street-art, vous pourrez toutefois y apprécier quelques-unes des premières œuvres de Banksy.

Au bord de la rivière Avon à Bristol

Au bord de la rivière Avon à Bristol

Nous quittons Bristol peu avant le coucher du soleil que nous avons tenté d’admirer à Chepstow, petite ville galloise qui, au final, nous a fait perdre plus de temps qu’autre chose. Nous n’avons en effet jamais trouvé la fameuse vue sur le pont et le château. Le ciel s’étant obscurci entre-temps, nous avons préférer reprendre la route pour arriver enfin à Cardiff, notre escale pour la nuit. C’est là que nous tombons pour la première fois sur des panneaux en gallois, langue celtique semblant parfois imprononçable ^^

Parlons gallois

Parlons gallois

Belle surprise en nous levant ce matin dans la capitale galloise. La ville se prépare en effet à accueillir les Cardiff University World Semi Marathon Championships, une course qui rassemble coureurs amateurs et grands athlètes internationaux. Nous apercevons d’ailleurs au cours de notre promenade dans le centre de nombreux participants déjà affublés de leur dossard s’entraîner sur les trottoirs. Nous ne pourrons toutefois pas assister à l’événement qui n’a lieu que plus tard dans la journée et nous pressons d’ailleurs de visiter la ville avant d’être totalement bloqués. Malgré le ciel gris menaçant, nous flânons dans l’immense domaine de Bute Park, entourant le château de Cardiff, avant d’affronter les bourrasques de vent soufflant sur la jolie baie de Cardiff. Nous serions bien restés plus longtemps mais les fines gouttes de pluie qui commencent à tomber du ciel nous incitent à reprendre rapidement la route en plaignant les coureurs…

Le château de Cardiff juste avant le marathon

Le château de Cardiff juste avant le marathon

Notre projet initial était de parcourir le Brecon Beacons National Park toute l’après-midi avant de partir à Swansea. Ses paysages de montagnes et de forêts nous avaient en effet attirés. Le temps a malheureusement décidé de mettre nos plans à l’eau, littéralement. Nous nous retrouvons ainsi sur des petites routes en épingle inondées par une pluie torrentielle. Nos combinaisons de moto complètement trempées (car oui, si certains ne le savaient pas déjà, nous étions en deux roues), nous décidons de nous arrêter dans une petite ville pour tenter de nous sécher quelques heures dans un restaurant. Mais allez trouver un établissement ouvert un week-end de Pâques dans un coin perdu du Pays de Galles… Nous sommes heureusement tombés sur un McDonald que nous avons investi au moins deux bonnes heures avant de pouvoir reprendre la route. Ce n’est qu’en arrivant enfin à Swansea que le soleil refait son apparition. Transis de froid et mouillés jusqu’aux os, nous décidons quand même de clôturer la journée par une petite balade dans le parc faisant face à notre logement après avoir pris une douche bien chaude et mis nos vêtements au sec. Espérons que la météo sera plus clémente pour le reste de notre voyage…

Tentative de photo sous la pluie au Brecon Beacons National Park

Les éléments se déchaînent au Brecon Beacons National Park

Nos gants et chaussures sont toujours un peu humides quand nous nous levons le lendemain matin, mais peu importe. Il ne pleut pas et nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir aujourd’hui. Après un rapide tour en moto dans Swansea, qui ne vaut pas vraiment le coup d’œil d’après moi, nous prenons ainsi la direction de Porthmadog en nous arrêtant ça et là sur quelques sites d’intérêt. Nous passons d’abord à Pembroke pour contempler le château qui a vu la naissance d’Henri VII et faisons ensuite une halte dans la petite ville de Saint David’s pour immortaliser en photo sa splendide cathédrale gothique.

Cathédrale de Saint David's

Cathédrale de Saint David’s

Après avoir longé la côte du Pays de Galles pour respirer l’air revigorant du canal Saint-Georges, nous faisons une petite pause photographique dans un village pittoresque au bord de la baie de Ceredigion, qui se trouve alors à marée basse, donnant aux lieux une allure mystérieusement désertique.

Au bord de la baie de Ceredigion

Au bord de la baie de Ceredigion

De nouveau sur notre monture, nous nous enfonçons dans les terres et retrouvons avec plaisir des paysages bucoliques à perte de vue peuplés de moutons et dominés par des sommets lointains. La pluie recommence doucement à tomber mais la vue est si belle que nous n’en tenons pas compte.

Au bord du canal Saint-Georges

Entre terre et mer

Nous faisons une dernier halte à Devil’s Bridge pour mesurer la puissance de sa cascade et découvrir son étrange succession de ponts avant d’entrer enfin dans Snowdonia, le plus grand parc national du Pays de Galles. Nous en profiterons toutefois mieux le lendemain, après avoir passé une bonne nuit réparatrice dans la ville côtière de Porthmadog.

Devil's Bridge

Devil’s Bridge

Nous voici déjà à la dernière journée de notre périple, mais quelle journée ! Après avoir découvert au lever du jour la jolie ville de Porthmadog et laissé tomber le village de Portmeirion en étant découragés par son prix d’entrée (comptez 11£ pour un adulte), nous repartons sur les routes pittoresques de Snowdonia bordées de bocages, nous arrêtant de temps à autre pour explorer lacs, châteaux en ruines et petits villages de pêcheurs. Nous faisons une halte plus longue à Caernarfon, réputée pour son château-fort, avant d’arriver enfin dans les paysages de collines époustouflants de Snowdonia.

Le château-fort de Caernarfon

Le château-fort de Caernarfon

Nous retrouvons l’exaltation que nous avions connue sur les routes écossaises devant ces géants de pierre parsemés d’herbes jaunies et traversés de ruisseaux tumultueux. Parfois, nous apercevons une maison isolée, seul témoin d’une présence humaine dans ces lieux semblant déserts si l’on fait abstraction de la route. Je dégaine mon appareil-photo à chaque virage et la go-pro tourne à plein régime tant je suis émerveillée par la vue qui s’offre à nous. Nous avons en plus beaucoup de chance car le soleil lèche de ses rayons les flancs des collines, leur donnant par endroit de belles nuances dorées contrastant avec le blanc de la neige qui coiffe encore certains sommets. Ça et là, nous longeons également des lacs, dont les flots sont agités par une légère brise. Vous l’aurez compris, Snowdonia nous a conquis et si nous n’avions pas eu encore 4 heures de route à parcourir avant de rentrer à Londres, nous y serions bien restés plus longtemps. C’est donc avec regret mais de belles images en tête que nous reprenons la route du retour.

Snowdonia

Snowdonia

Je termine ainsi ce long billet et espère être au rendez-vous la semaine prochaine !

Carte postale de Prague

Dobrý den! Voici comme promis la suite de mon voyage Budapest-Prague. Après un périple de plus de 7h de train à travers les territoires d’Europe centrale, nous arrivons le dimanche 27 septembre dans la ville de Prague. Ah, Praha ! À peine les pieds posés sur ses trottoirs joliment pavés que j’éprouve un véritable coup de cœur pour celle que l’on surnomme « la capitale magique de l’Europe ». Émoi que partage mon cher et tendre qui trouve qu’elle est beaucoup plus romantique que Venise. Nombreux sont en effet les couples qui arpentent ses ruelles médiévales et son célèbre pont Charles main dans la main. Nous avons même croisé plusieurs jeunes mariés venus immortaliser leur amour devant les monuments millénaires qui font la gloire de la cité. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré cette ville !

Prague et la Vltava

Prague et la Vltava

L’émerveillement nous envahit dès notre première balade nocturne à travers les rues de Prague en quête d’un repas pour nous remettre de notre voyage en train. Malgré l’heure tardive, Prague nous semble plus vivante et moderne que Budapest (ou peut-être sommes-nous simplement contents de ne plus devoir marcher sous la pluie…). Nos pérégrinations nous emmènent directement vers la Staré Město, la merveilleuse Vieille-Ville avec sa superbe place dominée par les clochers du beffroi et de l’église de Notre-Dame du Týn. Illuminés sous le manteau noir de la nuit, les bâtiments de la ville sont encore plus impressionnants. Mais minuit s’approche et, même si l’envie de flâner encore dans les rues de cette cité aux cent clochers nous démange, nous décidons de rentrer dormir à l’hôtel pour profiter au maximum de la journée du lendemain.

Place de la Vieille-Ville

Place de la Vieille-Ville

C’est sous un superbe ciel bleu et un soleil généreux que nous entamons notre premier jour dans la capitale tchèque. Nous commençons notre promenade en passant devant la Maison dansante (Tančící dům) et en traversant le pont Jirásek (Jiráskův most) qui enjambe la Vltava. Nous longeons ensuite le quai Janáčkovo pour franchir cette fois-ci le pont des Légions (most Legií) qui donne accès à l’île de Střelecký (Střelecký ostrov), d’où l’on peut apprécier un très beau panorama sur le fameux pont Charles (Karlův most) et sur le toit doré du magnifique Théâtre national (Národní divadlo). Nous poursuivons notre route le long du quai Smetanovo duquel nous avons une très belle vue sur le complexe du château de Prague. Au lieu de nous mêler aux touristes qui arpentent l’attraction majeure de la ville, le pont Charles, nous décidons de nous perdre dans le labyrinthe des rues de la Vieille-Ville, dont les maisons aux façades colorées nous rappellent les cités baltes de Tallinn, Riga et Vilnius. Nous arrivons ainsi sur la place Staroměstské náměsti et rejoignons la foule de curieux qui s’était attroupée devant la jolie horloge astronomique (Pražský orloj) dont les personnages s’animent à chaque heure.

L'horloge astronomique

L’horloge astronomique

Nous décidons ensuite d’aller manger et, pour éviter les tarifs un peu trop élevés des endroits touristiques, nous optons pour le restaurant tchèque Vytopna, situé dans le centre commercial Palladium, où les boissons sont apportées à la table par un petit train électrique. C’est là que je goûte à mon premier goulash. (Bon, je sais, c’est un plat hongrois à la base mais comme nous n’en avons pas trouvé si facilement à Budapest, c’est ici que je déguste pour la première fois cette soupe incontournable de l’Europe centrale.) Mis à part les oignons rouges crus, c’était assez bon, même si un peu trop salé pour mes papilles. Nous décidons ensuite d’éliminer ces calories en grimpant jusqu’au parc de Letná (Letenské sady), perché sur la colline du même nom, pour admirer un superbe panorama sur la Vieille-Ville, la Vltava et ses nombreux ponts. La vue y est si belle que nous y restons un moment avant de rejoindre le pont Charles et d’y regarder le soleil se coucher et la ville s’illuminer doucement. Nous terminons cette belle journée par une petite note gourmande en achetant un trdelník, une pâtisserie très sucrée, en forme de cylindre creux, qui se déguste soit nature, soit avec du chocolat ou de la confiture et qui emplit de son enivrant parfum les rues de Prague

Prague depuis le parc de Letná

Prague depuis le parc de Letná

Pour notre deuxième journée sous le soleil tchèque, nous décidons de monter jusqu’à la colline de Petřín pour avoir un autre aperçu de la ville. Après avoir admiré la vue, nous partons à la découverte du quartier du château (Hradčany) qui surplombe Prague du haut des tours de la cathédrale Saint-Guy (Katedrála svatého Víta). Nous descendons ensuite vers Malá Strana, soit « le petit côté », quartier qui n’a rien à envier à la Vieille-Ville puisqu’il compte autant de bâtiments historiques. Surnommée la « perle du baroque », cette partie de Prague déborde de charme grâce à ses rues pavées et à ses nombreux palais Renaissance ou baroques qui abritent aujourd’hui ambassades et diverses institutions nationales. Nous trouvons par chance un petit restaurant bon marché juste aux pieds de la tour Ouest du pont Charles. Après s’être partagé à nouveau un goulash (au bœuf cette fois), nous partons flâner dans ce joli quartier dominé par la coupole baroque de l’église Saint-Nicolas de Malá Strana. Nous retournons ensuite sur le pont Charles pour observer les dessins, peintures et photographies des divers artistes qui peuplent cet endroit ô combien romantique et décidons d’admirer le coucher du soleil et les premières lumières de la nuit depuis la tour du pont de la Vieille-Ville. Les quelques nuages qui recouvrent le ciel nous permette d’ailleurs de réaliser de superbes clichés. Une fois la nuit tombée, nous décidons de faire un dernier tour dans la ville pour immortaliser les bâtiments illuminés avant de rentrer nous coucher.

Vue depuis la tour du pont de la Vieille-Ville

Vue depuis la tour du pont de la Vieille-Ville

Et voici déjà notre dernier jour dans la capitale tchèque. Comme notre avion ne décolle que tard ce soir, nous prenons le temps d’aller nous chercher quelques pâtisseries au grand magasin du coin (où j’ai le bonheur de trouver des petits pains au tvorog, fromage blanc très populaire en Russie et en Biélorussie) et décidons d’avoir un autre point de vue sur la ville en montant jusqu’au mémorial national de Vítkov (Národní památník na Vítkově). Autant vous éviter de faire la même erreur, le panorama n’en vaut pas vraiment la peine et n’arrive pas à la cheville de celui que nous avons pu admirer depuis le parc de Letná. Nous décidons donc de revenir vers le centre de Prague et d’aller du côté de la Nouvelle Ville (Nové Město) et de la place Venceslas (Václavské náměstí), les Champs Élysées de la capitale tchèque. C’est dans une pizzeria de cette place que nous prendrons notre dernier repas avant de retourner une dernière fois sur le pont Charles d’où nous faisons nos adieux à Prague sous un magnifique ciel cotonneux. C’est avec une certaine nostalgie que nous quittons la         « capitale magique de l’Europe », nourrissant l’espoir d’y revenir un jour tant elle nous a envoûtés.

Le pont Charles

Le pont Charles

Petit conseil

Si vous souhaitez relier Budapest à Prague par les rails comme nous l’avons fait, évitez d’acheter vos billets directement à la gare et passez par le site hongrois MÁV-START. Il faut faire preuve de patience pour s’y inscrire et acheter ses billets de train mais cela vous évitera de dépenser des fortunes à la gare. Comme nous n’avions pas réussi du premier coup à acheter nos billets sur le site, qui étaient à 58€ pour deux personnes, nous avons cru bon de les prendre directement au guichet de la gare. Mais grande surprise, la guichetière nous annonce qu’un billet coûte plus de 60 000 forints, soit près de 200€ ! Nous avons heureusement réussi à nous inscrire sur le site et à acheter nos billets en ligne. Pensez-y si vous voulez faire de même !

À la semaine prochaine pour un article sur un tout autre sujet !

Na shledanou!

 

Carte postale de Budapest

Szia ! Je sais, j’ai encore manqué mon rendez-vous hebdomadaire mais cette fois-ci, c’est bien parce que je suis en vadrouille. Je vous écris d’ailleurs depuis un train reliant Budapest à Prague. Mon cher et tendre avait en effet 6 jours de congé à prendre et comme les billets pour Budapest n’étaient pas chers, nous avons sauté sur l’occasion pour visiter enfin ces deux villes qui nous attiraient tant. Voici donc une carte postale sur notre première escale : Budapest (Je rajoute ici que nous avions pris les billets avant la prise de position déplorable de la Hongrie face aux migrants et que notre décision aurait probablement changé si nous l’avions su plus tôt…)

Pest vue depuis Buda

Pest vue depuis Buda

Nous décollons de Londres le mercredi 23 septembre un peu avant 19h et profitons du vol pour discuter avec notre voisin de siège, un jeune Hongrois étudiant au Royaume-Uni qui s’était étonné de voir que j’essayais d’apprendre quelques mots de sa mystérieuse langue. J’avais en effet trouvé un petit guide de discussion des langues des pays de l’est et m’amusais à retenir les mots dont nous pourrions avoir besoin. Ce qui n’était pas aisé vu que le hongrois est l’une des rares langues à n’avoir aucune racine commune avec les autres. Bref, le russe ne me sera pas d’une grande aide pour comprendre le magyar ! Il est déjà passé 22h quand nous atterrissons à l’aéroport de Budapest. Après avoir retiré plusieurs milliers de forints (la monnaie locale des Hongrois, qui aiment apparemment jongler avec les gros chiffres) et avoir testé pour la première fois le train local, nous voilà enfin dans la ville, dont l’atmosphère et les trolleybus me rappellent vaguement Minsk. Pas de doute, nous sommes bien en Europe de l’Est ! Il est déjà presque minuit quand nous trouvons enfin notre hôtel et nous ne tardons pas à nous coucher pour profiter de la journée du lendemain.

L'une des nombreuses statues de Budapest

L’une des nombreuses statues de Budapest

Nous nous réveillons au petit matin sous un ciel bleu et des températures de plus de 25° ! Moi qui avais déjà oublié à quoi ressemblait le soleil après deux mois d’été londonien sous la pluie, j’ai du mal à me réhabituer à la chaleur ^^ Nous décidons de profiter de notre première journée pour faire un grand tour d’horizon du centre-ville. Nous passons ainsi devant les vitrines de luxe de la fameuse rue Andrássy (les Champs-Élysées hongrois) pour rejoindre les rives du Danube. Un petit arrêt sur le pont Élisabeth (Erzsébet híd) nous permet d’avoir une jolie vue sur Buda et Pest, les deux parties de la ville. Nous remontons ensuite la promenade le long de ce beau Danube Bleu et apercevons le palais de Budavár surplombant l’autre rive. Je m’amuse également à photographier les différentes statues qui parsèment les rues, il y en a énormément à Budapest ! Nous traversons ensuite le pont suspendu de Széchenyi, gardé par deux lions de chaque côté, et nous retrouvons devant le palais de Budavár et son vieux funiculaire, que nous prendrons juste en photo (5€ juste pour monter une pente, c’est exagéré…). Comme un peu d’exercice n’a jamais fait de mal à personne, nous décidons de monter jusqu’au château à pied.

Palais de Budavár

Palais de Budavár

Une fois en haut de la colline, nous apercevons enfin le bâtiment phare de Budapest : Országház, le majestueux parlement hongrois. Sous ce beau soleil, il paraît encore plus éclatant ! Après un arrêt-photo devant ce beau panorama, nous poursuivons la visite de la colline de Buda en nous baladant dans le joli quartier de l’église Saint-Matthias (Mátyás-templom), avec son superbe toit de tuiles colorées, et nous posons un instant sur l’une des tourelles du bastion des Pêcheurs (Halászbástya) pour admirer à nouveau la très belle vue sur Pest et son parlement. Comme cela fait déjà plusieurs heures que nous marchons sans arrêt, nous décidons de retourner près de notre hôtel pour nous restaurer dans un buffet hongrois. Difficile de savoir exactement ce que l’on mange car, même si la direction du restaurant avait fait l’effort de traduire les noms des plats en anglais et en russe, cela ne correspond pas toujours à ce qu’il y a dans les assiettes… Et comme la cuisine hongroise aime les plats à base de foie d’oie et de graisse pure, nous sommes un peu sur nos gardes. Mais au final, nous apprécions quand même le repas et rentrons à l’hôtel pour digérer et surtout pour reposer nos pieds. Exténués après cette première journée, nous ne tardons pas à nous coucher.

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Ce ne sont pas les doux rayons du soleil qui nous tirent du lit le lendemain, mais bien le bruit d’une grosse averse… Le reste de notre séjour sera en effet pluvieux. Armés d’un parapluie, nous décidons quand même de visiter le quartier du parlement. Malgré le ciel gris, Budapest continue de nous fasciner par ses somptueux bâtiments de style Renaissance qui se reflètent sur les trottoirs miroitant sous la pluie. La visite sera malheureusement de courte durée. N’étant pas vraiment équipés pour les grosses averses, nous sommes littéralement trempés et décidons de passer le reste de la journée dans les célèbres thermes Széchenyi (Széchenyi gyógyfürdő). Quitte à être mouillés, autant se jeter complètement à l’eau ! Avec 18 bassins d’eaux de source, dont 3 extérieurs, ce sont les plus grands thermes d’Europe. Nous passons ainsi devant une dizaine de salles avec des bassins allant de 18° à 38° et plusieurs types de saunas. Mais la véritable attraction des bains Széchenyi sont les trois bassins extérieurs ouverts jusque 22h été comme hiver, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. Le site prend une allure absolument magique (et définitivement romantique) dès que la nuit tombe. Les lampadaires anciens qui entourent les bassins illuminent alors la vapeur qui s’échappe des deux bassins à plus de 35°. Et nous avons de la chance car la pluie s’arrête justement au moment où nous décidons d’aller barboter dans ces eaux fumantes sous le manteau noir de la nuit. Chance qui n’aura pas duré puisqu’il a recommencé à pleuvoir au moment où nous quittons les bains pour rentrer à l’hôtel. Heureusement que les transports en commun ne coûtent pas cher !

Thermes Széchenyi

Thermes Széchenyi

C’est encore sous la pluie que nous nous réveillons le troisième jour. Mais ne voulant pas laisser le ciel (et nos chaussures encore trempées) nous gâcher la journée, nous voilà repartis pour une dernière journée intense de visite. Nous commençons par le quartier de l’opéra et de la Basilique Saint-Étienne de Pest (Szent István-bazilika), avant de nous diriger vers le quartier juif et sa belle synagogue rouge et jaune et d’admirer les bâtiments somptueux qui dominent les rues autour de la place Ferenciek. Nous allons ensuite jusqu’au grandes halles centrales de la ville (Vásárcsarnok), qui sont malheureusement fermées à l’heure où nous arrivons, et mangeons dans un petit restaurant typique hongrois pas cher du tout (où encore une fois, nous devons deviner ce qu’il y a dans nos assiettes) pour reprendre des forces avant de retourner en haut de la colline de Buda et admirer le soleil se coucher (ou plutôt la nuit tomber vu que le soleil ne s’est pas montré de la journée) et voir le parlement s’illuminer tel un gros gâteau d’anniversaire (ce qui tombait bien puisque c’était justement le mien ce jour-là ^^). Nous aurions bien été dans l’un des fameux « ruin pubs » (des cafés installés dans des bâtiments en ruines), mais fatigués de marcher sous la pluie, nous décidons de rentrer sagement pour refaire nos valises et nous reposer avant le long trajet en train du lendemain.

Budapest sous la pluie

Budapest sous la pluie

Malgré la pluie, Budapest nous aura laissé un très beau souvenir. Nous regrettons juste que le temps n’ait pas été de notre côté car nous n’avons pas pu en profiter autant que nous l’aurions voulu. Espérons que Prague nous réservera une météo plus clémente ! Rendez-vous la semaine prochaine pour le savoir !

Szia! (oui, « bonjour » et « au revoir »se disent de la même façon en hongrois, c’est bien la seule chose que j’aurai retenue de cette langue ^^)

Carte postale de Croatie

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Dobar dan ! Voici la suite tant attendue de mon récit de voyage avec cette fois-ci une carte postale venue tout droit de la Croatie, pays issu de l’ancienne Yougoslavie qui m’a permis de replonger dans la culture slave et de pratiquer un peu mon russe (car si la plupart des Croates n’ont aucune difficulté […]

Carte postale de Venise

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Buongiorno ! Me voilà enfin de retour sur mon blog. Comme promis avant mon départ, je me décide enfin à publier une première carte postale, écrite lors d’un long trajet en bus entre Pula et Split, au sujet de Venise. Mon cher et tendre avait en effet trouvé des billets pas chers pour la Cité […]

Carte postale de Cambridge

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Hello ! J’espère que vous avez pu profiter de ce week-end prolongé pour vous reposer et voyager.

En ce qui me concerne, et comme vous avez pu le deviner, j’étais encore en vadrouille puisque mon cher et tendre était en congé (les Anglais ne célèbrent pas la Fête du Travail comme chez nous mais ont néanmoins un jour de congé pour fêter le début du mois de mai). Nous avons donc quitté Londres pour passer une agréable journée ensoleillée à Cambridge, célèbre ville universitaire du pays.

Cambridge

Cambridge

Ah qu’il est bon de quitter le tohu-bohu de la City ! À Cambridge, le bruit intempestif des klaxons de taxi est remplacé par les sonnettes des bicyclettes. Ici le vélo est roi ! Le centre historique de la ville est en effet en grande partie piétonnier. En ce beau lundi férié, les rues sont pleines de touristes venus admirer les superbes bâtiments de la prestigieuse université de Cambridge. Deuxième plus ancienne université du pays, elle compte une trentaine de collèges dispersés aux quatre coins de la ville. Si la plupart d’entre eux étaient fermés pour cause de période d’examens, nous avons pu apercevoir quelques-unes des cours de ces établissements impressionnants. En comparaison, nos universités font pâle figure…

Trinity College

Trinity College

Mais l’attraction du jour est la Cam, la fameuse rivière qui serpente à travers The Backs, les domaines des plus beaux collèges de l’université. Les rives sont assaillies d’étudiants venus se détendre entre deux examens en regardant défiler les punts. Aujourd’hui, il fait tellement beau que ces bateaux à fond plat ressemblant un peu à des gondoles sont pleins à craquer. À certains endroits, le « trafic » est si dense que les punters moins expérimentés se retrouvent bloqués, pour le plus grand plaisir des personnes qui assistent au spectacle depuis les ponts et les berges. Nous décidons d’ailleurs nous aussi de terminer la journée en faisant un pique-nique au bord de la rivière, juste en face de l’impressionnant St. John’s College.

La Cam et les fameux punts

La Cam et les fameux punts

En bref, ce fut une journée délicieuse dans une ville où il fait bon vivre et que je vous conseille vivement !

Carte postale d’Écosse

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Hello ! Comme promis la semaine dernière, voici un « petit » compte-rendu de mon fabuleux road trip en Écosse, un voyage qui m’a emmenée sur des routes absolument époustouflantes (je m’excuse par avance pour la longueur de mon article…) À cheval sur notre bécane (car oui, mon cher et tendre est non seulement un grand voyageur, il […]

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