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Point culture trimestriel 2025 3/4

Le troisième trimestre de l’année 2025 s’est déjà écoulé, l’occasion de revenir sur mes coups de cœur culturels durant ces 3 mois d’été.

LECTURE

Les livres du club de lecture ont occupé la majorité de ma bibliothèque ces derniers mois. Ils sont 3 sur les 4 ouvrages lus dernièrement, même si j’ai aussi poursuivi entretemps la lecture des essais de Salman Rushdie dans son recueil Languages of Truth. J’ai par contre une pile à lire énorme donc j’ai hâte de profiter des mois plus cosy de l’automne pour me remettre plus assidûment à la lecture.

  • The Silence In Between, de Josie Ferguson (ma note : 4,5/5)

Moins de 10 heures de lecture m’ont été nécessaire pour terminer le premier roman de cette autrice suédoise qui a vécu une bonne partie de sa vie à Londres et habite désormais à Singapour. Son livre ne nous embarque pas dans cette destination exotique, mais dans le Berlin à l’époque de l’édification du mur. Je vous traduis la quatrième de couverture pour vous donner plus de contexte :

« Berlin 1961. Lisette est à l’hôpital avec son bébé. Les médecins lui disent de rentrer chez elle et de se reposer, mais quand elle se réveille, tout a changé. Pendant la nuit, la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest s’est fermée, divisant la ville en deux. Lisette est emmurée dans l’Est, son bébé est dans l’Ouest. Ce n’est cependant pas la première fois qu’elle vit dans une ville divisée. Elly, la fille adolescente de Lisette, a toujours eu du mal à comprendre la distance entre elle et sa mère. Elles vivent toutes les deux pour la musique, mais si Elly entend des notes autour de chaque personne qu’elle rencontre, la musique a disparu pour sa mère. Elly peut-elle désormais trouver un moyen de combler ce silence ? Se déroulant sur deux époques, la Seconde Guerre mondiale et les événements tumultueux de 1961, The Silence in Between explore les liens indestructibles de la famille, la résilience des femmes, et jusqu’où elles iront pour protéger ceux qu’elles aiment. »

J’ai vraiment adoré l’histoire, même si certains éléments étaient un peu trop faciles à deviner. J’ai aime découvrir un pan de l’Histoire que je ne connaissais pas, à savoir comment les Allemands ont vécu la fin de la guerre. Le récit est passionnant et la lecture est agrémentée de jolis passages poétiques, dans lesquels l’autrice use de métaphores, comme « My slippers sink deep down into the snow, winter’s white hands grabbing at my ankles » (ma traduction : « Mes chaussons s'enfoncent dans la neige, les mains blanches de l'hiver saisissant mes chevilles ») ou « The afternoon stretches lazily like a cat, uninterested in the passing of time, ignorant of my need for it to speed up » (« L'après-midi s'étirait paresseusement comme un chat, indifférent au temps qui passe, ignorant mon besoin de le voir s'accélérer »). Bref, une belle découverte, malheureusement pas encore accessible en français, à ma connaissance.

  • The Ghost Ship, de Kate Mosse (ma note : 4,5/5)

Le livre choisi pour le mois d’août dans mon club de lecture était une petite brique de 486 pages, dévorées en une douzaine d’heures. Je ne connaissais absolument pas cette romancière britannique, mais beaucoup des membres du club avaient lu plusieurs de ses ouvrages, qui sont principalement des sagas historiques, dont la majorité sont traduites en français par Caroline Nicolas. The Ghost Ship est le troisième tome de ses chroniques sur la famille Joubert, et est disponible en français sous le titre La Cité des mers. Le fait qu’il s’agisse d’une saga ne m’a pas particulièrement dérangée car le roman pouvait se lire indépendamment des autres. Il m’a juste laissée sur ma faim vu qu’on ne sait pas ce qui se passe pour 2 personnages importants à la fin du roman… J’étais un peu moins fan de l’écriture, l’autrice utilisant plusieurs fois les mêmes expressions, mais l’histoire était assez passionnante pour me donner envie de tourner les pages. Cela m’a un peu rappelé les sagas historiques de Pierre Lemaitre, bien que je préfère largement ces dernières, beaucoup mieux écrites à mon goût. Si vous aimez les histoires de pirates, l’ambiance du XVIIe siècle et les conflits religieux, La Cité des mers devrait vous plaire.

  • En moi le ciel et la terre, de Fabrice Colin (ma note : 4,5/5)

Entre 2 bouquins anglais pour le club de lecture, je me suis fait plaisir avec un roman français qui avait attiré mon regard la dernière fois que je suis passée à la librairie Chantelivre de Tournai. Toujours en quête de découvrir de grandes oubliées de l’Histoire, je n’ai pas pu résister à cette sorte de biographie romancée d’Elisa Deroche, également connue sous les noms de Raymonde de Laroche ou simplement de La Baronne. Actrice, mannequin puis pilote d’avion figurant parmi les premières personnes à défier la gravité, cette femme méritait bien qu’on écrive un roman à son sujet. Et Fabrice Colin l’a fait avec une très belle plume et un riche vocabulaire, me faisant parfois ressortir mes dictionnaires face à des mots d’antan beaucoup moins usités. Son roman se lit comme un journal écrit à la première personne, passionnant durant une majeure partie du livre, mais qui m’a un peu déçue vers la fin, les belles phrases du départ se transformant en une simple suite d’informations sur les vols effectués par La Baronne à la fin de sa vie. Cela dit, la lecture de ces 56 pages ont été un beau moment.

  • All the Colours of the Dark, de Chris Whitaker (ma note : 4,5/5)

Le livre choisi pour la réunion de mon club de lecture de septembre était un roman policier de 580 pages. Pas tellement attirée par ce genre littéraire, j’ai été vite happée par cette chasse au meurtrier en série et à la recherche de jeunes femmes disparues, mêlée à des histoires d’amour, dans l’Amérique des années 1970. Il aborde certains thèmes chers à mes convictions féministes, tels que le droit à l’avortement et la violence conjugale, et met en scène une femme résiliente qui force le respect. Certains passages étaient un peu longs ou me semblaient trop détaillés, mais j’ai vraiment adoré la fin, où toutes les petites informations disséminées au fil du livre se sont assemblées les unes aux autres comme un puzzle. Le dénouement de l’affaire criminelle était vraiment inattendu, ce qui montre le talent de ce jeune auteur britannique. Vous pouvez lire cette histoire en français sous le titre Toutes les nuances de la nuit grâce au travail de la traductrice Cindy Colin-Kapen, à qui je tire mon chapeau car certains passages ne me semblent vraiment pas simples à traduire !

FILMS / SÉRIES

Mon cher et tendre et moi-même avons toujours l’habitude de regarder une série ou un film en mangeant le soir. Si beaucoup de ces œuvres visuelles ne sont pas restées gravées dans ma mémoire, certaines m’ont particulièrement marquée. Je reprends donc ici celles dont je voulais absolument parler.

  • The Girlfriend, série réalisée par Robin Wright (ma note : 4,5/5)

C’est rare qu’une série me reste en tête, mais celle-ci m’a vraiment tenue en haleine durant ses 6 épisodes (disponibles sur Prime Video). Elle est adaptée du premier roman de l’autrice américaine Michelle Frances, devenu un best-seller, traduit en français par Antoine Guillemain sous le titre La Petite Amie. Je n’ai jamais lu le livre donc je ne sais pas s’il suit la même structure que la série, mais c’est surtout cela que j’ai apprécié. L’histoire tourne autour de 3 personnages principaux : Laura, une femme de la haute société pour qui tout semble réussir, Daniel, son fils adoré, et Cherry, la nouvelle petite amie de ce dernier, qui tente de cacher son passé. Chaque épisode est divisée en 2 parties, chacune exposant le point de vue de Laura, puis celui de Cherry, ou inversement. On voit ainsi les mêmes événements interprétés différemment par la mère ou par la petite amie de Daniel, ce qui empêche les spectateurs de vraiment savoir laquelle de ces femmes est problématique. J’ai beaucoup aimé cette façon de présenter les choses, car ça démontre bien comment chaque personne peut interpréter différemment les faits, en raison de ses propres traumas, de son propre vécu, ou de sa propre réalité. Bref, je ne peux que la recommander !

  • Wednesday (ou Mercredi), série réalisée par Tim Burton (ma note : 4/5)

Si vous avez lu mon point culture du dernier trimestre, vous devez savoir que j’ai toujours aimé l’univers de Tim Burton. Quand sa série sur la famille Addams est sortie en 2022, je n’étais que joie. Bon, ce n’est pas la meilleure série de tous les temps, clairement, mais je voulais en parler pour 2 passages que j’ai vraiment adorés, artistiquement parlant. Dans le premier épisode de la deuxième saison, j’ai ainsi eu le bonheur d’entendre mon morceau de musique classique favori de tous les temps, la Danse des chevaliers de Roméo et Juliette de Prokofiev, interprétée au violoncelle par Mercredi Addams. D’habitude, je suis toujours déçue par les reprises de ce morceau, mais là, j’ai tout simplement adoré. Mêler cette mélodie inégalable au décor burtonesque et au thème musical de Danny Elfman, c’était un petit bonbon audiovisuel pour moi (à l'exception d'un certain passage visuel incluant un monstre à 8 pattes) ! La deuxième surprise de la série a été chorégraphique. Lors du bal donné lors du septième épisode de la saison, les personnages de Enid et d’Agnes dansent sur la chanson The Dead Dance de Lady Gaga, qui apparaît d’ailleurs elle-même dans la série. J’ai aimé l’ingéniosité du chorégraphe, utilisant les pouvoirs d’invisibilité d’Agnes pour créer des portés spectaculaires. Si vous aimez Lady Gaga et Tim Burton, je vous invite aussi à découvrir le clip en noir et blanc de The Dead Dance que le réalisateur a dirigé pour la chanteuse, qui incarne une poupée de porcelaine dansant sur les pas de la chorégraphe Parris Goebel (qui m'avait impressionnée avec Abracadadra, dont j'ai parlé dans mon premier point culture trimestriel de l'année).

  • Le Comte de Monte-Cristo, film réalisé par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte (ma note : 4,5/5)

Sorti en 2024, ce long métrage était sur ma liste des films à voir depuis longtemps. Il était temps que le personnage du roman homonyme d’Alexandre Dumas soit joué par un acteur moins détestable que Depardieu… Et Pierre Niney l’incarne avec brio ! Je n’ai tout simplement pas vu passer les quasi 3 heures du film. Les décors sont grandioses, les acteurs excellents et le rythme de l’action captivant. Cela faisait longtemps qu’un film français m’avait autant passionnée. Un très beau film de cape et d’épée selon moi !

SPECTACLES / EXPO

Mon été a été marqué par un city-trip avec ma belle-famille à Vienne, où j’ai pu visiter de nombreux musées et assister à quelques spectacles. Je ne vais pas expliquer de nouveau ici en détail chaque lieu ou représentation, mais simplement citer mes 3 coups de cœur :

  • Le musée Sissi : beaucoup de pièces exposées, un parcours dans le palais de la Hofburg et un audioguide très complet.
  • Les concerts du Wiener Mozart Orchester au Musikverein : un régal pour les yeux et les oreilles, si l’on fait abstraction de l’entrée des retardataires dans la salle.
  • Light of Creation à la Votivkirche : un spectacle son et lumière de 30 minutes absolument splendide qui donne vie au décor de l’une des plus belles églises de Vienne.

Une fois n’est pas coutume, je termine par un coup de cœur musical pour une œuvre du XVIIIe siècle que j’ai découverte lors d’une de mes traductions pour ma cliente espagnole. Il s’agit des Élémens (pas de faute d'orthographe ici, c'est du vieux français), un opéra-ballet de Jean-Féry Rebel, et plus particulièrement de son premier mouvement, Le Cahos (orthographe ancienne de « chaos »). Tout comme Vivaldi avec ses Quatre Saisons, Jean-Féry Rebel traduit en musique les 4 éléments, ainsi que d’autres états ou émotions, dont le chaos. J’ai été surprise par sa modernité quand je l’ai écoutée. Je vous laisse découvrir si vous ne connaissez pas.

Et vous ? Avez-vous fait de belles découvertes littéraires, cinématographiques, muséales ou musicales durant cet été ? N’hésitez pas à les partager !

2025 : acte VIII

Ce huitième acte de l’année m’aura bien fait voyager. Débutant sur l’émerveillement dans la sublime ville de Vienne, il s’est terminé par la peur et le dépassement de soi lors de rencontres arachnéennes dans ma demeure londonienne. Riche en retrouvailles amicales et familiales, il a été, professionnellement parlant, beaucoup moins génial. C’est ainsi sur une période de doute que s’est achevé ce mois d’août.

Vallée de la rivière Chess, Angleterre

Loin d’être intense, août m’a donné l’impression que tout le monde était en vacances. J’ai heureusement eu quelques projets de traduction à me mettre sous la dent, mais rien de très conséquent. J’ai également eu la déception de voir que les soucis financiers de mon ancienne agence de rédaction n’étaient toujours pas réglés et de ne percevoir qu’un pourcentage ridicule de la somme qu’elle doit me payer. Les 2 dernières semaines ont été particulièrement vides de projets, ma cliente la plus fidèle partant à son tour en congé. Désœuvrée mais manquant de motivation, je n’ai pas réussi à faire de la prospection. Le syndrome de l’imposteur a recommencé à se manifester, surtout en cette époque perturbée par l’IA et ChatGPT. J’espère néanmoins un retour à la normale, dès que sera terminée la saison estivale.

Les 4 premières journées du mois d’août ont compté parmi les plus belles de toutes. De retour après 8 ans dans l’une de mes villes coups de cœur, j’ai vécu des moments d’envoûtement et de plaisir partagé avec mes beaux-parents, ma nièce et mes belles-sœurs. Je ne vais pas revenir en détail sur mon séjour à Vienne, j’en ai parlé en long et en large dans ma dernière carte postale sur la capitale autrichienne. Je vous remets juste ici quelques photographies, de quoi vous donner envie de la découvrir aussi !

À peine revenue sur le sol britannique que je repartais pour quelques jours en Belgique. Un arrêt à Lille dans le nouvel appartement de ma sœur et de son chéri, une journée shopping à Namur pour l’anniversaire de l’une de mes meilleures amies et un superbe repas sous le soleil avec une grande partie de ma famille, c’était tout ce qu’il me fallait pour être pleinement épanouie. De retour en Angleterre, août s’est poursuivi par mon rendez-vous mensuel littéraire et une après-midi chez ma cousine londonienne pour son anniversaire. Il a continué par une semaine de rencontres presque quotidiennes avec des araignées, face auxquelles j’ai essayé de ne pas laisser ma peur gagner. J’ai ainsi fait d’énormes progrès en cohabitant presqu’un mois avec une tégénaire, exploit dont je ne suis pas peu fière. Le mois d’août offrant aux Anglais un dernier week-end prolongé ensoleillé, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour faire une belle randonnée. Notre balade pittoresque entre Rickmansworth et Chesham a revigoré autant mes jambes que mon âme. Les paysages bucoliques le long de la rivière Chess m’ont plongée dans un état d’allégresse. C’est enfin sur un décor automnal que s’est clôturé ce mois estival. Après plusieurs jours sous les gouttes, nous sommes partis à la rencontre des daims de notre quartier le tout dernier dimanche d’août. Une fois entrée dans les bois déjà tapis de feuilles d’or, j’ai ressenti la joie immense d’apercevoir les premiers reflets de la saison que j’adore.

Septembre me donne envie de redémarrer du bon pied et de le mettre à l’étrier. Espérons que l’énergie de la rentrée m’accompagnera tout au long du neuvième mois de l’année. Rendez-vous dans 4 semaines pour voir où ce début d’automne me mène.

Carte postale : Vienne 2025

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Dans ma dernière carte postale, je quittais la gare de la ville hongroise de Győr. Malgré une heure de retard, mon cher et tendre et moi-même arrivons avant ses parents, ses sœurs et notre petite nièce à Vienne, ville que nous avions déjà visitée il y a 8 ans. J’avais eu un coup de cœur absolu pour la capitale autrichienne et m’étais promis d’y retourner. J’étais impatiente de retourner flâner dans ses rues chargées d’histoire et bordées de bâtiments baroques et Art nouveau tous plus beaux les uns que les autres. Contrairement à notre première visite, durant laquelle mon cher et tendre et moi-même nous étions concentrés sur les parcs et les jardins, ce deuxième séjour à Vienne a été riche en excursions. Je tenais donc à écrire un nouveau billet sur la ville impériale, cette fois plus axé sur les palais et musées que j’ai visités.

Panorama sur Vienne et le palais de Schönbrunn depuis la Gloriette

Ma belle-famille ayant eu un vol très tôt le matin-même, notre première journée à Vienne a été plus décontractée. Notre appartement de location se trouvant à moins de 10 minutes de marche du parc du Belvédère, nous sommes allés faire un petit tour dans ses jardins. L’une des façades de ce somptueux château baroque était en travaux, mais cela ne m’a pas empêchée d’être charmée par les lieux. J’ai pris le temps d’admirer les beaux parterres de fleurs d’été ainsi que les statues immaculées peuplant les jardins.

En fin d’après-midi, toute la troupe se met en route pour l’Innere Stadt, c’est-à-dire la ville intérieure de Vienne. Nous commençons notre balade par l’incontournable statue dorée de Johann Strauss II au Stadtpark avant de nous enfoncer dans les ruelles historiques de la capitale impériale et d’atteindre le fameux Graben. Comme en 2017, je m’émerveille devant la beauté des bâtiments. Partout où je lève les yeux, j’aperçois des atlantes ou caryatides soutenant des balcons richement ornés, des encadrements de fenêtre aux moulures détaillées, des volutes, des guirlandes fleuries et autres ornements tout à fait à mon goût (je dois être d’une autre époque 👸). Nous passons devant la majestueuse cathédrale Saint-Étienne avec sa magnifique toiture en tuiles vernissées, puis apercevons le dôme vert de la Hofburg. Mon cher et tendre nous presse toutefois le pas pour arriver à l’heure au restaurant. Nous avons choisi Centimeter, une adresse conviviale proposant d’énormes assortiments de spécialités autrichiennes à partager. Le ventre bien rempli, nous nous dirigeons sur la Rathausplatz, qui accueille tout au long de l’été un festival de projection de concerts classiques, pop, rock ou d’opéras devant le splendide hôtel de ville gothique. L’ambiance y est très sympathique, mais la fatigue du voyage se fait sentir pour ma belle-famille et nous rentrons sagement à l’appartement pour passer une bonne nuit.

Le 1er août marque notre première journée complète à Vienne. Pour commencer, nous nous rendons à la Hofburg pour visiter l’un des sites dont ma belle-mère rêvait depuis longtemps : le musée Sissi. Nous avions acheté des Flexi Pass (dont le prix varie en fonction du nombre de sites que vous souhaitez visiter) et devons d’abord passer au guichet pour obtenir notre horaire d’entrée au musée. Pour réguler le nombre de visiteurs, les grandes attractions viennoises sont en effet uniquement accessibles sur un créneau bien précis. Heureusement pour nous, nous ne devons attendre que 15 minutes, le temps d’explorer un peu l’extérieur du palais de la Hofburg.

Les 15 minutes passés, nous entrons enfin dans le musée Sissi. Le billet de 25€ comprend l’entrée dans l’espace muséal dédié à l’impératrice, ainsi que celle dans les somptueux appartements impériaux. Je n’ai jamais été particulièrement fan des films Sissi, mais j’ai vraiment apprécié la visite, agrémentée d’un audioguide gratuit très complet. Le musée cherche à rétablir la vérité sur la vie et le caractère de l’impératrice, loin des portraits cinématographiques romancés, à l’aide d’un grand nombre d’objets personnels. Il est vraiment passionnant. J’ai particulièrement aimé pouvoir traverser les appartements impériaux, à la décoration baroque blanche et or, choix décoratif de Sissi elle-même.

Après ce voyage dans le temps et une grosse averse de courte durée, nous regagnons le Graben pour une petite marche sous la réapparition du soleil. Voyant la porte de l’église Saint-Pierre de Vienne ouverte, j’y suis entrée avec ma belle-mère pour contempler l’intérieur de cette sublime église baroque sous les notes puissantes de l’orgue. Nous sommes ensuite rentrés un moment à l’appartement pour nous changer pour la sortie du soir, puis nous sommes partis rejoindre le Naschmarkt, grand marché à moitié couvert. Je n’ai pas pris de photo du marché car il était malheureusement à moitié fermé lors de notre passage. Nous nous y sommes toutefois installés pour manger de savoureuses pizzas chez Al Bacio (je recommande).

Nous finissons juste à temps pour prendre le tram et nous rendre à l’événement que j’attendais le plus de tout le séjour : un concert du Wiener Mozart Orchester au Musikverein. J’ai eu la chance d’obtenir des réductions pour le concert par ma cliente espagnole, pour qui je travaille depuis des années (prix normal pour la catégorie la plus basse : 69€). Elle nous a gentiment réservé des places au balcon dans la plus belle salle du Musikverein, la fameuse Salle dorée. C’est là qu’est filmé chaque année le Concert du Nouvel An. Réputée dans le monde entier pour son excellente acoustique, elle est éblouissante avec ses peintures au plafond et ses lustres qui font briller les dorures. L’orchestre et les solistes, tous en tenues d’époque, sont de grande qualité et nous ont fait vivre une soirée musicale fantastique sur les airs de Mozart, mais aussi ceux de Strauss père et fils. Seul bémol, j’ai été surprise de voir que le personnel laissait entrer les retardataires dans la salle… L’assise des sièges du balcon étant rabattable et en bois, l’installation de ces personnes arrivées après le début de concert était assez bruyante. J’ai également déploré que certain.e.s membres du public n’avaient acheté leur place que dans l’objectif de prendre des photos de la salle et ne faisaient que discuter plutôt que d’écouter le concert…(j’ai d’ailleurs dû leur lancer un regard noir pour les faire taire). Malgré ces perturbations, cette soirée restera longtemps gravée dans ma mémoire !

Nouvelle journée, nouveau palais ! Nous passons notre samedi à Vienne sur l’immense domaine de Schönbrunn. Arrivés sur place, nous nous pressons de réserver nos billets pour la visite du palais. Pour information, le Flexi Pass n’inclue que la visite des appartements d’État. Nous avons dû ajouter 9€ par personne pour accéder à l’intégralité de l’étage noble du palais (prix total : 34€ par personne). Notre créneau d’entrée dans le palais ne tombant qu’en début d’après-midi, nous prenons le temps de flâner à travers les jardins impériaux, totalement gratuits (à l'exception du zoo, de la Gloriette et du labyrinthe, bien évidemment… une visite complète de Schönbrunn peut vous coûter très cher). Le ciel est bleu et le soleil au beau fixe, nous permettant d’apprécier pleinement la beauté des fontaines, des statues et des parterres de fleurs, ainsi que le panorama sur le palais depuis la Gloriette (seule la montée sur la plateforme panoramique est payante).

L’heure est ensuite venue d’entrer dans le palais. Accompagnée de ma belle-mère et de mes belles-sœurs, pendant que mon cher et tendre et mon beau-père explorent le zoo de Schönbrunn avec ma petite nièce, je traverse les opulents appartements de François-Joseph et de Sissi ainsi que ceux occupés par Marie-Thérèse d’Autriche et ses nombreux enfants. Là encore, je m’extasie devant les lustres, les boiseries, les moulures et le mobilier d’époque. La pièce phare du palais est sa grande galerie, aux murs blancs rehaussés de dorures et aux incroyables plafonds peints. Je suis toutefois plus émue de fouler le parquet du salon où le petit Mozart a joué pour la première fois devant l’impératrice Marie-Thérèse. Et j’ai un coup de cœur pour les pièces à la décoration plus exotique, venue de Chine et d’Inde, ainsi que par l’étonnante chambre aux porcelaines.

Une fois la visite du palais de Schönbrunn terminée en fin d’après-midi, nous rentrons à l’appartement pour y manger avant d’aller en prendre de nouveau plein la vue, cette fois-ci à l’église votive. Cette église néogothique accueille pour le moment un spectacle de sons et lumières mettant en valeur sa splendide nef. Je suis déjà émerveillée avant la projection, regrettant presque de ne pas avoir vu les peintures de ses voûtes à la lumière du jour. Une fois installés, nous sommes éblouis par les illuminations des colonnes de la nef, les détails architecturaux de l’église étant mis en valeur par les animations visuelles. Le spectacle ne dure que 30 minutes, mais il vaut vraiment ses 22€ par personne (prenez les places de 2e catégorie, la première catégorie ne vaut pas le coup).

Nous voilà déjà au dimanche, notre dernier jour complet à Vienne, et je le commence seule en compagnie de ma belle-mère. Adorant toutes les deux l’architecture baroque et les palais, nous partons visiter le Trésor impérial de la Hofburg. En chemin, nous avons le plaisir de pouvoir entrer dans la cathédrale Saint-Étienne puis d’entendre ses cloches sonner pour l’appel à la messe.

Nous entrons ensuite dans une nouvelle aile de la Hofburg pour explorer le Trésor impérial. Pour 16€ l’entrée, je ne m’attendais pas à y passer autant de temps. Le nombre de merveilles que le musée renferme est incalculable. En plus des couronnes, sceptres et bijoux impériaux, il comporte toute une partie dédiée au trésor liturgique avec un grand nombre de reliques. Les détails de certaines pièces nous ont littéralement bluffées. Le musée abrite aussi plusieurs curiosités, comme une corne de « licorne », une coupe d’agate considérée comme le Saint Graal ou des icônes réalisées à partir de plumes de colibri. Nous y passons 3 bonnes heures et expédions même un peu la fin, ne consultant l’audioguide que pour les pièces qui attirent notre attention.

Une fois à l’air libre, nous nous baladons encore un peu dans la ville avant de prendre le métro pour rejoindre le reste de la famille au Prater, la fête foraine permanente de Vienne. Après quelques tours de manège pour ma petite nièce, nous rejoignons le canal du Danube pour une croisière. S’il est agréable de se laisser naviguer, j’avoue que la City Cruise (qui revient quand même à 32€ par personne) nous laisse sur notre faim : les explications sont succinctes et il n’y a pas de jolis bâtiments en vue. Elle vaut juste la peine si vous aimez le street-art. Nous restons dans les environs du canal pour notre dernier repas tous ensemble, pris cette fois au Cavaliere, un excellent restaurant italien. Nos pâtes et tiramisus engloutis, nous passons devant le carillon Anker puis regagnons le Graben pour une dernière balade dans l’Innere Stadt, cette fois-ci sous le manteau de la nuit.

Lundi 4 août, après avoir quitté l’appartement et mis nos bagages dans des casiers à la Hoptbahnhof, nous prenons la direction du troisième arrondissement pour admirer la Maison Hundertwasser, créée par l’artiste du même nom. Elle détonne par rapport aux bâtiments baroques, dont le très beau palais des Beaux Arts voisin, mais est tout aussi belle par ses murs colorées, recouverts de végétation.

Pour notre dernière balade dans Vienne, je propose ensuite de rejoindre le Stadtpark, où ma petite nièce s’amuse dans les plaines de jeux, pendant que je fais le tour des monuments du parc avec ma belle-mère. Une dernière photo devant les parterres fleuris puis direction le centre pour un repas express avant les adieux à ma belle-famille.

Notre vol pour Londres étant prévu plus tard dans la soirée, je profite des quelques heures qu’il me reste dans la capitale autrichienne pour visiter l’un des lieux qui m’attirent le plus : la Mozarthaus, la seule ancienne résidence de l’enfant prodige de la musique qui subsiste à Vienne. J’en ressors toutefois un peu déçue. Pour 14€ l’entrée, vous disposez d’un audioguide très détaillé, mais ne pouvez voir qu’un faible nombre d’objets exposés. Les partitions et lettres présentées dans les pièces de l’appartement, qui est quasiment vide, sont pratiquement toutes des copies (dont les originaux se trouvent en partie à la British Library). Cela dit, j’ai été très émue d’entrer dans les pièces où le grand maestro a notamment composé Les Noces de Figaro, ainsi que de voir la rue derrière la fenêtre de son bureau, vue qui l’a peut-être inspirée pour écrire plusieurs de ses chefs-d’œuvre.

C’est sous la pluie que je quitte Vienne pour la deuxième fois, le cœur presque serré de devoir dire au revoir à ses rues élégantes et chargées d’histoire. Inutile de dire que j’ai encore envie d’y retourner, ne serait-ce que pour voir sa Bibliothèque nationale (malheureusement fermée le jour où je voulais la visiter) et pour assister à d’autres concerts… Mais ne dit-on pas « jamais deux sans trois » ? Vienne, j’espère vraiment qu’on se reverra !

2025 : acte VII

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Tout comme juin était guilleret, juillet a été un mois très ensoleillé. Bien qu’il ait connu quelques orages, il a été riche en moments heureux et se termine par un petit voyage. Retour sur un acte estival qui a fait du bien au moral.

Ce sixième acte a commencé de manière intense avec un gros projet du Parlement européen pour une nouvelle agence. Cela m’a permis de ne plus trop penser à mes petits accrochages avec l’agence de rédaction à laquelle j’ai dû faire du chantage. Ayant beaucoup de mal à lui faire encore confiance, j’ai décidé de ne lui rendre mes textes qu’après réception de leur échéance. Comme tout tombe à chaque fois de manière synchronisée, il a bien évidemment fallu que je gère l’écriture et la livraison de ces rédactions en même temps que mon gros projet. J’ai ainsi passé 2-3 jours à ne quasi par dormir pour parvenir à tout finir… Avant de prendre mes congés, j’ai aussi eu une hausse de volume de mes projets de post-édition réguliers, ainsi que plusieurs traductions de ma cliente espagnole à finaliser. Mon mois professionnel a donc été plutôt rempli, mais est resté un peu gris. J’attends encore à ce jour le règlement d’une énième facture, émise auprès de l’agence qui me mène la vie dure…

Entre ces périodes de surproductivité, j’ai heureusement eu beaucoup de moments pour me reposer et d’occasions à célébrer. Mon cher et tendre a soufflé son 37e printemps et nous avons fêté notre longue relation de 17 ans. J’ai aussi eu le plaisir d’avoir eu de la compagnie, passant 3 jours de visite dans Londres avec l’une de mes meilleures amies. Le mois a également été ponctué de virées à travers l’Angleterre, à Cambridge, Greenwich, Rye puis en bord de mer. Ma belle-sœur nous avait donné rendez-vous le premier samedi du mois dans la célèbre ville universitaire, afin d’offrir à son frère un repas au restaurant pour son anniversaire. Notre visite a coïncidé avec plusieurs célébrations de remise de diplôme dans les universités, l’occasion de voir un peu du folklore de cette belle cité. Le samedi suivant, nous sommes allés à Greenwich pour un festival de musique accessible gratuitement. Le lendemain, nous avons enfourché notre monture pour partir à l’aventure. C’est à Rye que nous nous sommes d’abord arrêtés, une jolie cité médiévale avec une magnifique rue couverte de vieux pavés. Hastings a été notre prochaine destination, pour un dîner sur la plage face au soleil et à ses dernières illuminations. La météo étant plus instable le week-end suivant, il a été plus reposant. J’ai juste profité de quelques rayons de soleil le dimanche après-midi pour aller lire dans le parc proche de notre ancien nid.

Il a ensuite fallu plier bagages, vu que nous terminons le mois par un petit voyage. Je suis partie avec mon cher et tendre quelques jours en Hongrie, avant de rejoindre en Autriche ma belle-famille. Nous avions déjà visité Budapest et Vienne par le passé, mais nous avons eu le bonheur d’y retourner. Pour ajouter une escale à notre voyage en train, nous nous sommes également arrêtés à Győr pour 2 jours sereins. Je vous donnerai plus de détails dès mon retour au bercail.

J’espère qu’août m’apportera autant de satisfactions quotidiennes, il commence dans tous les cas en beauté dans la magnifique capitale autrichienne. Rendez-vous pour un nouveau bilan dans 5 semaines en vous souhaitant une deuxième partie d’été sereine !

Carte postale Bratislava-Vienne

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Je sais, ça fait déjà des semaines que je vous ai promis un article sur mon dernier voyage, et plus d’un mois pour les autres billets que j’avais en tête. Comme je prends mes gros congés dans une dizaine de jours, j’ai encore failli ne pas tenir ma promesse mais j’ai vraiment eu un coup de cœur lors de ma dernière escapade et je m’en serais voulu de ne pas vous en avoir parlé. Il y a en effet des villes qui vous font sentir comme chez vous dès que vous y posez le pied pour la première fois. Cela a été le cas pour Vienne. Je voulais donc revenir sur ce city-trip de 4 jours qui s’est déroulé à la mi-juin.

Mon cher et tendre avait trouvé des billets pas chers pour Bratislava et comme Vienne ne se situe qu’à une petite heure de route et que les trajets en bus reliant les deux capitales coûtent entre 5 € et 7,5 € par personne, il aurait été dommage de ne pas en profiter pour rendre visite à la belle cité impériale.

Nous voilà donc partis le vendredi 9 juin pour atterrir à Bratislava vers 23h. Agréablement surpris par Michal, notre hôte Airbnb, venu nous chercher à l’aéroport (je vous mets d’ailleurs le lien de son logement ici car il est vraiment aux petits soins pour ses invités), nous arrivons directement dans le centre de la capitale slovaque. Après avoir obtenu les clés de la chambre, nous nous accordons une petite balade nocturne dans le centre historique, très animé même à cette heure tardive. La Slovaquie semble en effet être une destination prisée pour les enterrements de vie de garçon et la bière coule à flot dans les nombreux bars de la ville. Nous nous rendons tout de suite compte que nous aurons vite fait le tour des lieux, tant le centre est petit.

Cela s’est confirmé le lendemain. Si elle n’est pas aussi éblouissante que les autres capitales slaves que nous avons visitées, Bratislava possède néanmoins du charme. Nous avons aimé nous balader sur ses ponts traversant le Danube, admirer son château du Xe siècle et photographier les nombreuses statues qui peuplent son centre historique. Après avoir contemplé le panorama sur la ville du haut du mémorial Slavín et avoir goûté au plat national, le bryndzové halušky, nous terminons donc la journée en décidant de partir plus tôt que prévu à Vienne le lendemain. (Comprenez par là que Bratislava est une ville agréable, me rappelant d’ailleurs vaguement Minsk, mais qui est surtout très utile pour rejoindre l’Autriche à bas prix. Suivez donc ce bon plan si vous rêvez d’aller à Vienne !) J’allais oublier, nous avons aussi dégusté l’une des meilleures glaces de notre vie chez Luculus (Hviezdoslavovo námestie 173/16). Ne manquez donc pas de passer par là !

Passons maintenant au vif du sujet : Vienne ! Nous prenons le bus vers 11h à Bratislava et dépassons vite la frontière. Dès notre entrée en territoire autrichien, nous traversons d’immenses champs d’éoliennes. En voyant leurs longues pales tournoyer dans les airs, ma tête se remplit des valses viennoises. Et plus nous approchons de la ville, plus l’excitation monte. À notre arrivée, nous prenons directement l’U-bahn pour rejoindre notre logement Airbnb. Nous passons cette fois notre séjour chez Laura et Sprite, son adorable petit chien, dans un bel appartement viennois. Après avoir changé de vêtement, (il faisait très chaud ce week-end là), nous partons tout de suite à la découverte de la capitale. Je tombe rapidement sous le charme. Je ne sais pas si c’est grâce à l’ambiance décontractée de la ville, la présence en nombre d’espaces verts, l’efficacité des transports en commun, la place prépondérante des cyclistes dans la ville, son caractère écologiste, la musique qui s’échappe où que l’on aille ou les petits drapeaux LGBT flottant sur les trams et monuments montrant la grande tolérance des Viennois, mais je me dis immédiatement que cela ne sera pas la dernière fois que j’irai à Vienne.

Cette sensation se confirme quand nous entrons dans le cœur historique de la capitale. Où que je pose les yeux, je m’émerveille. Pour cette première journée, nous admirons la majestueuse Stephansdom (soit la cathédrale Saint-Étienne) et la Karlskirche, passons  devant la Mozarthaus, rendons visite à la statue dorée de Johann Strauss fils au Stadtpark, contemplons les magnifiques édifices bordant la Ringstrasse et partons à la découverte du palais de la Hofburg tout en nous reposant entre deux balades au beau milieu des roses du Volksgarten. Fouler ses lieux historiques où ont vécu tant de personnages légendaires et certains des plus grands musiciens que le monde a connus me laisse rêveuse.

Je poursuis ce rêve éveillé le lendemain alors que nous nous dirigeons vers le célèbre château de Schönbrunn, ancienne résidence de la non moins célèbre impératrice Sissi. Comme il fait toujours exceptionnellement beau et que nous voulons voir un maximum de la ville, nous décidons de ne visiter que les jardins (dont l’entrée est totalement gratuite). Nous montons ainsi jusqu’à la Gloriette pour nous poser un instant face au sublime panorama sur ce château majestueux et la ville qui s’étale derrière lui. Après une longue balade dans les jardins, nous reprenons l’U-Bahn pour poursuivre notre journée dans le parc d’un autre palais : le Belvédère. Là encore, nous flânons à travers les parterres entrecoupés de fontaines et de statues classiques.

Nous partons ensuite goûter aux spécialités viennoises sur le Naschmarkt avant de nous mêler à nouveau à la population locale sur les pelouses des parcs de la ville. Nous ne sommes pas encore partis que je regrette déjà de devoir quitter Vienne le lendemain. Nous décidons alors de nous coucher tôt pour profiter une dernière fois de l’ambiance de la capitale autrichienne avant notre vol de retour. Une chose est sûre : nous y retournerons et cette fois-ci nous ferons les musées et irons à l’opéra.

À bientôt pour un prochain billet !