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Le bilan de 2025

La première semaine complète de janvier se termine, les fêtes de fin d’année semblent déjà loin et l’heure en est venue au bilan de l’an dernier et à la prise de bonnes résolutions. Voici donc mon retour sur 2025, une année assez difficile

Professionnellement parlant, 2025 a été extrêmement dure. Je suis d’ailleurs loin d’être la seule dans le cas, vu l’un des grands articles du Moustique apparu dans ma boîte mail le 2 janvier. Je vous cite le titre : « IA : une traductrice perd une grande partie de ses revenus ». Mon bilan comptable de 2025 est en effet pitoyable. J’ai enchaîné les mois trop calmes, survivant uniquement grâce à mes projets récurrents. Je ne sais pas si l’IA est l’unique responsable ou si je n’ai eu simplement pas de chance l’année dernière. La cause principale de ma baisse de revenus est l’arrêt de ma collaboration avec l’agence de rédaction pour laquelle je travaillais depuis le début de mon activité et qui me doit encore plusieurs factures. À ce jour, je n’ai toujours pas récupéré l’entièreté de mon , bien que l’agence ait redoublé d’efforts ces dernières semaines pour me payer au maximum de ses capacités. L’IA est en partie coupable, plusieurs clients finaux de l’agence ayant dû mettre la clé sous la porte à cause de la baisse de demande de rédaction humaine. À cela s’est ajoutée la difficulté de prospecter. J’ai reçu beaucoup de propositions de projets, mais bien souvent liées à la formation de systèmes IA (ce que je refuse de faire par principe…) ou payés à des tarifs au ras des pâquerettes. Toutefois, l’été et surtout la fin de l’automne m’ont redonné un peu d’espoir. J’ai ainsi été contactée par 2 agences plus sérieuses qui travaillent pour les institutions européennes et, après avoir collaboré avec elles sur quelques projets, je suis un peu plus sereine pour 2026. J’ai néanmoins une nouvelle angoisse en ce début d’année, avec un gros changement dans l’un de mes projets récurrents (qui m'avait justement permis de tenir la tête hors de l'eau). Espérons que 2026 soit un peu plus douce et plus lucrative, avec une charge de travail plus stable…

Au niveau personnel, 2025 a commencé avec un enchaînement de mauvaises nouvelles familiales. J’ai en outre perdu l’un de mes repères en Angleterre, voyant le café de ma librairie préférée se séparer de sa gérante que j’adorais et connaissant de très mauvais jours, avec la menace de complètement fermer. L’existence de mon club de lecture a également été mise en péril, ce qui n’a fait que me déprimer davantage. Toutefois, j’ai pris l’habitude, depuis quelques années, d’écrire chaque fin de semaine les moments qui m’ont fait sourire sur des petits papiers colorés. Le fait d’écrire en plus chaque fin de mois mes bilans et de publier des récapitulatifs photographiques et vidéo sur mes réseaux personnels m’a cependant permis de voir les bons côtés de 2025. Et je peux dire qu’elle m’a apporté de très beaux instants et des souvenirs inoubliables.

Mes petits papiers de 2025

En 2025, j’ai ainsi eu le bonheur d’avoir la visite de mes 2 meilleures amies et de l’une de mes cousines chéries à Londres, 3 parenthèses de bonheur, parfois dans les mois les plus sombres. J’ai également eu le grand plaisir de retrouver une amie que je n’avais plus vue depuis longtemps, même si ce n’était que pour quelques heures. 2025 a aussi donné lieu à de belles fêtes de famille, autant du côté de mon cher et tendre que de la mienne. Je chéris ainsi le souvenir des 40 ans de ma belle-sœur et de son premier Noël dans sa nouvelle maison, ainsi qu’un merveilleux dîner de famille sous le soleil d’été dans la nouvelle demeure de l’une de mes cousines. L’année dernière a aussi vu la naissance et le renforcement de nouvelles amitiés et la fierté d’avoir sauvé le club de lecture.

2025 a aussi été remplie de surprises, à commencer par ce voyage inattendu en Chine, organisé par mon cher et tendre à la dernière minute, qui m’aura fait oublier mes soucis et la dépression du début d’année le temps de 2 semaines. L’année écoulée m’a également donné la joie de revisiter Budapest et Vienne (et d'assister à un concert dans la sublime salle du Musikverein) et de découvrir de nouvelles destinations britanniques, de Rye à Chelmsford en passant par la vallée de Chess. Nous avons aussi fait un petit séjour improvisé dans les Midlands de l’Ouest en Angleterre, ce qui m’a permis de découvrir la jolie ville de Coventry sous les couleurs de l’automne et de dormir dans une ancienne abbaye au décor de Poudlard. L’année m’a également offert de jolies rencontres avec la faune dans mon quartier londonien, des tableaux célestes absolument splendides et de belles découvertes littéraires, chorégraphiques et musicales.

Je n’ai pas vraiment pris de résolutions pour 2026. Je n’en vois même pas l’intérêt vu que l’on ne peut jamais savoir ce que la vie nous réserve et qu’il est très difficile de les tenir quand tout est chamboulé. J’ai toutefois des envies, comme celle de lire davantage (je n'ai pas assez écrit de billets Croque-livre à mon goût l'an dernier), de retrouver un cours de danse (cette discipline qui a toujours fait partie de moi et qui me redonne du peps quand ça ne va pas), d’écrire pour moi encore et toujours plus et de continuer mon métier vaille que vaille…

Nous verrons ce que les prochains mois nous apporteront, mais j’espère qu’ils seront porteurs de bonnes nouvelles et de doux moments pour chacun de vous.

2025 : acte VIII

Ce huitième acte de l’année m’aura bien fait voyager. Débutant sur l’émerveillement dans la sublime ville de Vienne, il s’est terminé par la peur et le dépassement de soi lors de rencontres arachnéennes dans ma demeure londonienne. Riche en retrouvailles amicales et familiales, il a été, professionnellement parlant, beaucoup moins génial. C’est ainsi sur une période de doute que s’est achevé ce mois d’août.

Vallée de la rivière Chess, Angleterre

Loin d’être intense, août m’a donné l’impression que tout le monde était en vacances. J’ai heureusement eu quelques projets de traduction à me mettre sous la dent, mais rien de très conséquent. J’ai également eu la déception de voir que les soucis financiers de mon ancienne agence de rédaction n’étaient toujours pas réglés et de ne percevoir qu’un pourcentage ridicule de la somme qu’elle doit me payer. Les 2 dernières semaines ont été particulièrement vides de projets, ma cliente la plus fidèle partant à son tour en congé. Désœuvrée mais manquant de motivation, je n’ai pas réussi à faire de la prospection. Le syndrome de l’imposteur a recommencé à se manifester, surtout en cette époque perturbée par l’IA et ChatGPT. J’espère néanmoins un retour à la normale, dès que sera terminée la saison estivale.

Les 4 premières journées du mois d’août ont compté parmi les plus belles de toutes. De retour après 8 ans dans l’une de mes villes coups de cœur, j’ai vécu des moments d’envoûtement et de plaisir partagé avec mes beaux-parents, ma nièce et mes belles-sœurs. Je ne vais pas revenir en détail sur mon séjour à Vienne, j’en ai parlé en long et en large dans ma dernière carte postale sur la capitale autrichienne. Je vous remets juste ici quelques photographies, de quoi vous donner envie de la découvrir aussi !

À peine revenue sur le sol britannique que je repartais pour quelques jours en Belgique. Un arrêt à Lille dans le nouvel appartement de ma sœur et de son chéri, une journée shopping à Namur pour l’anniversaire de l’une de mes meilleures amies et un superbe repas sous le soleil avec une grande partie de ma famille, c’était tout ce qu’il me fallait pour être pleinement épanouie. De retour en Angleterre, août s’est poursuivi par mon rendez-vous mensuel littéraire et une après-midi chez ma cousine londonienne pour son anniversaire. Il a continué par une semaine de rencontres presque quotidiennes avec des araignées, face auxquelles j’ai essayé de ne pas laisser ma peur gagner. J’ai ainsi fait d’énormes progrès en cohabitant presqu’un mois avec une tégénaire, exploit dont je ne suis pas peu fière. Le mois d’août offrant aux Anglais un dernier week-end prolongé ensoleillé, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour faire une belle randonnée. Notre balade pittoresque entre Rickmansworth et Chesham a revigoré autant mes jambes que mon âme. Les paysages bucoliques le long de la rivière Chess m’ont plongée dans un état d’allégresse. C’est enfin sur un décor automnal que s’est clôturé ce mois estival. Après plusieurs jours sous les gouttes, nous sommes partis à la rencontre des daims de notre quartier le tout dernier dimanche d’août. Une fois entrée dans les bois déjà tapis de feuilles d’or, j’ai ressenti la joie immense d’apercevoir les premiers reflets de la saison que j’adore.

Septembre me donne envie de redémarrer du bon pied et de le mettre à l’étrier. Espérons que l’énergie de la rentrée m’accompagnera tout au long du neuvième mois de l’année. Rendez-vous dans 4 semaines pour voir où ce début d’automne me mène.

2025 : acte IV

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Me revoilà enfin avec un billet en ce premier vendredi de mai. Mon mois d’avril a été très versatile. La tension était au plus haut sur le plan professionnel, mettant à mal ma santé émotionnelle. Le stress a heureusement laissé la place à la sérénité et à l’émerveillement, la deuxième moitié de cet acte m’emmenant sur un autre continent. Retour sur un mois original qui restera gravé dans mes annales !

Rose chinoise

Comme expliqué à l’acte précédent, l’une des agences pour laquelle je travaille depuis des années a de gros soucis d’argent. Après plusieurs jours d’attente pour connaître le sort de mon dû, l’agence en question m’a enfin répondu. Un rendez-vous en visio a été fixé pour m’expliquer la situation avec clarté. S’en est suivie la proposition d’un échéancier de paiement, qui, au départ, ne me convenait pas vraiment. J’ai passé plusieurs nuits d’insomnie, balancée entre ma loyauté à l’agence et le besoin de récupérer mon dû à tout prix. Lors de notre dernière négociation, nous avons toutefois accepter chacun de notre côté de faire des concessions. À cause de ce gros problème financier, ma concentration n’arrêtait pas de vaciller. Je m’étais déjà engagée plus tôt avec cette agence pour réaliser un nouveau projet, mais j’ai eu beaucoup de mal à trouver la motivation d’y travailler. Difficile de me mettre à l’écriture pour un client qui risque de ne pas pouvoir payer mes factures… À l’heure qu’il est, j’ai bien reçu le premier montant dans les délais, j’espère que le reste de l’échéancier sera bien respecté.

Sur le plan personnel, avril m’a permis de revoir la vie de manière plus belle. Il m’a réservé la surprise de retrouver la sympathique gérante de mon petit café, qui s’est empressée de m’ajouter à ses contacts pour que l’on continue de discuter. Le premier week-end ensoleillé nous a offert d’agréables sorties à moto et à vélo, dans la charmante ville de Chelmsford et dans les parcs de Stratford le long de l’eau. J’ai ensuite passé une semaine en solitaire, mon cher et tendre étant parti avec son patron à la Canton Fair. Ma belle-sœur est alors venue me tenir compagnie pour un petit week-end de discussions à cœur ouvert entre filles. Puis a sonné l’heure de plier bagage, le 16 avril marquant le départ d’un fabuleux voyage. Après des années de voyage d’affaires en Chine, mon cher et tendre rêvait d’explorer ce territoire dont il n’avait vu que quelques usines. J’ai longtemps hésité à le rejoindre dans l’Empire du Milieu, craignant de passer à côté de nouveaux projets de collaboration après des mois fastidieux. Partir a finalement été une excellente décision, mes tracas, mon stress et ma morosité s’envolant de ma tête en même temps que le décollage de l’avion. Retrouver l’Asie après autant de temps a été pour moi plus que bienfaisant. La Chine est une magnifique destination, où j’ai aimé me perdre avec fascination. J’en parlerai en détail dans de prochains billets, plusieurs cartes postales devraient bientôt être publiées. Notre retour au bercail fin du mois a été quelque peu chaotique, avec un début d’incendie chez notre voisine de palier à l’issue heureusement non dramatique. L’odeur horrible de fumée s’est déjà dissipée, laissant la place à la douceur des rayons de ces premiers jours de mai.

Apaisée par ce voyage et le beau temps retrouvé, j’entame mai avec une plus grande sérénité. Le cinquième acte promet lui aussi de beaux moments, avec plusieurs jours de congé et des retrouvailles attendues depuis longtemps. Espérons qu’il sera aussi positif pour le boulot pour me permettre de pouvoir enfin sortir la tête de l’eau.

Oiseau de nuit

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Non, je ne vais pas vous parler de chouette ou de hibou aujourd’hui, mais plutôt d’une autre réalité du boulot de freelance (du moins ceux et celles dont le travail se fait exclusivement à distance).

Photo de Bich Tran sur Pexels

« Oiseau de nuit » est le surnom que me donne l’une de mes meilleures amies depuis notre année passée à koter ensemble (petit belgicisme qui signifie « loger dans une chambre d'étudiant »). Elle était couche-tôt, j’ai toujours continué de travailler et d’étudier jusque tard, déjà pendant mes études. Quand mon activité de traductrice-rédactrice indépendante s’est intensifiée, j’ai été plusieurs fois contrainte de travailler tard dans la soirée, voire pendant toute la nuit, pour pouvoir rendre un projet dans un délai plus serré. Car oui, les freelances de la traduction reçoivent parfois des commandes à 17h pour un rendu le lendemain matin à 9h. Les horaires traditionnels de bureau, on ne les connaît pas vraiment… Travailler de nuit reste occasionnel, tout le monde ne le fait pas, mais c’est quand même une réalité du métier.

J’ai eu le cas cette semaine, d’où la publication tardive de ce billet de blog. J’avais enfin reçu une première commande d’une nouvelle agence de traduction qui va me permettre de renouer avec les textes pour les institutions européennes. Seul hic, j’ai reçu le projet à 17h le mardi pour un rendu le jeudi matin à 9h (projet de post-édition d'où le délai plus serré...). Comme je devais terminer d’autres projets pour le mercredi matin, je n’ai pas pu entamer mon travail directement et ai donc consacré toute ma journée du mercredi et toute la nuit à réviser le texte. Il faut dire que j’étais un peu rouillée avec les textes plus institutionnels et, avec mon syndrome de l’imposteur ultra présent en ce moment, je m’attardais quasiment sur chaque mot. Il s’agissait d’un gros projet, divisé entre 5 traducteurs/traductrices. Il fallait donc assurer une certaine cohérence entre les différentes parties du texte et nous disposions d’un fichier Excel partagé où indiquer nos notes et recommandations. Je pensais être la seule à travailler aussi tard, mais j’ai vu des notes s’ajouter bien après minuit et aux aurores. Comme quoi, nous étions toutes et tous sous la même pression. Cela dit, je ne l’ai pas vécu comme une contrainte… je dois même avouer que j’aime bien travailler de nuit.

Travailler la nuit, c’est un peu comme travailler le week-end, mais de manière encore plus calme. Pas d’e-mails ou de coups de fil intempestifs, mais surtout aucune perturbations extérieures (calme plat à l'extérieur, plus de notifications de messagerie ou de papotage entre deux phrases avec ceux et celles qui partagent votre vie...). J’ai toujours été beaucoup plus inspirée après 17h, allez savoir pourquoi. Ma concentration est à son maximum, le stress me tient éveillée et j’ai le plaisir d’assister aux premières lueurs du jour. Durant mes courtes pauses nocturnes de mercredi à jeudi, j’ai eu l’occasion d’entendre les renards se chamailler, d’apercevoir les ombres du petit troupeau de daims qui aiment brouter la pelouse devant notre balcon puis d’admirer le ciel se draper de couleurs roses et orangées avant le lever du soleil. Alors oui, j’étais bien KO le reste du jeudi, mais comme je n’avais rien à rendre ce jour-là, j’ai pu prendre une bonne partie de ma journée pour me reposer (c'est l'avantage d'être freelance, je gère mes horaires comme je veux, tant que je rends tout dans les délais).

Ma récompense après ma nuit de travail

Sachez donc que, pendant que vous dormez confortablement dans votre lit, des traducteurs et traductrices sont en train de taper frénétiquement sur leur clavier, les yeux rivés sur l’écran pour rendre vos textes à temps. Sur ce, je vous laisse, j’ai des heures de sommeil à rattraper 😴

2025 : acte II

Le mois de février m’aura presque fait vriller. Il a été un enchaînement de mauvaises nouvelles, autant sur le plan perso que professionnel. Ce fut aussi un mois de transition, quittant l’ouest de l’Allemagne pour repartir en Albion. Retour sur un deuxième acte dont j’aurais bien aimé me passer et qui m’a, sur la fin, quasiment déprimée.

Lever de soleil sur Harold Hill, UK

L’acte le plus court de l’année avait pourtant bien commencé. Le 1er jour du mois, mes beaux-parents sont venus visiter nos quartiers allemands pour la première fois. Après une balade dans les parcs de Ratingen couverts de gelée, c’est dans le centre de Düsseldorf que nous les avons emmenés. J’ai cependant dû quitter l’Allemagne dans l’après-midi pour pouvoir vivre un autre moment familial, cette fois dans ma patrie pour un repas dominical. Le lendemain midi, je célébrais en effet l’anniversaire de mon papa au restaurant avec ma petite famille. Le samedi suivant a aussi été l’occasion de faire la fête, mon ancienne compagnie de danse organisant un dîner à la bonne franquette. Puis est venu le temps de dire au revoir à notre résidence temporaire allemande pour embarquer à bord d’un ferry depuis Hoek van Holland. Au bout de 7 heures de traversée, nous revoilà sur le sol anglais. C’est hélas depuis ce débarquement que je n’ai connu que des désenchantements… Impatiente de retrouver mes habitudes dans mon petit café, j’ai appris que sa formidable serveuse en chef avait pris congé pour une durée indéterminée. L’ambiance dans le café de la librairie était plus pesante sans le sourire contagieux de sa sympathique gérante. Quelques jours après, j’apprends que le club de lecture ne sera plus organisé. Très déçus, les membres du club et moi-même nous sommes toutefois battus. Nous continuerons entre nous d’organiser les réunions, et la librairie a accepté que l’on occupe le café les mêmes soirs que le club de lecture de science-fiction. Le mois s’est toutefois terminé par une autre mauvaise nouvelle, cette fois-ci plus personnelle…

Au niveau du boulot, mon moral n’a pas volé beaucoup plus haut. Si, par rapport à janvier, il a été un peu plus productif, il n’a pas été très lucratif. J’ai ainsi appris que le gros projet qui avait été reporté avait finalement été complètement annulé. Le fameux client qui m’avait causé tant de tracas a déclaré à l’agence qu’il résiliait son contrat. Moi qui espérais un plus gros revenu au printemps, me revoilà à nouveau sans projets d’envergure sous les dents. Je pensais également pouvoir reprendre enfin les projets de post-édition pour les institutions avec une nouvelle agence, mais je n’ai reçu aucune commande malgré ma disponibilité et mon expérience. Je n’ai pu donc compter que sur mes projets récurrents, ainsi que sur quelques petites commandes sans honoraires conséquents.

Je ne veux cependant pas terminer ce bilan sur un ton négatif, essayons de voir aussi le positif. Retourner en Angleterre m’aura permis d’observer presque quotidiennement des cerfs. Renouer avec mes habitudes au petit café m’a quand même donné la joie de discuter avec d’autres clients habitués. Voir les membres du club de lecture si unis m’a redonné foi en sa survie. Visiter le salon de la moto avec mon cher et tendre nous a fait penser aux futures excursions que nous pourrons bientôt reprendre. Puis les nuages gris et pluvieux du milieu du mois ont laissé la place à un beau ciel bleu où le soleil flamboie. J’ai même eu une réponse encourageante à mes questions existentielles par l’apparition courte mais réconfortante de 2 arcs-en-ciel. Le vent finira bien par tourner, ce mauvais épisode va passer.

Espérons que le troisième acte de l’année soit plus clément avec l’arrivée du printemps. Il me promet déjà plusieurs moments de joie que j’attends depuis des mois. Prions qu’il me donne aussi plus de boulot, réponse d’ici une trentaine de dodos (rime peu heureuse, je vous l'accorde...).

Translating Europe Forum 2024

La semaine dernière s’est tenu à Bruxelles le Translating Europe Forum (ou TEF pour les intimes). Je n’étais pas sur place, mais il était possible de s’inscrire pour assister en ligne à plusieurs conférences. Cet événement gratuit destiné à l’ensemble des acteurs et actrices du secteur du langage en Europe existe depuis 2014, mais c’est la première fois que je m’y suis intéressée. Je suis loin d’être la seule vu le nombre record de participant.e.s cette année. Rien d’étonnant compte tenu du thème : l’influence de l’IA générative sur les métiers de la traduction.

Se déroulant du 6 au 8 novembre 2024, le Translating Europe Forum de cette année avait pour titre « Words Matter: Translators at the Forefront of AI-Driven Data, Terminology and Technology » (ce qu'on pourrait traduire par « Les mots comptent : les traducteurs en première ligne des données, de la terminologie et des technologies alimentées par l’IA »). Il se composait de discours, séances de questions-réponses, ateliers en ligne, débats de spécialistes ou encore de conférences dites « TEF-talk ». L’événement, organisé par la DGT (comprenez la direction générale de la traduction de la Commission européenne), incluait également un salon dédié aux jeunes arrivant sur le marché de la traduction. Je n’ai pas pu assister à l’ensemble des conférences et débats, mais les quelques-uns auxquels j’ai pu participer ont été très enrichissants.

J’ai suivi attentivement les divers ateliers et sessions en ligne qui expliquaient comment utiliser l’IA dans la traduction, comment écrire de bons prompts, mais aussi ceux qui visaient à nous préparer à l’avenir. L’inquiétude était palpable dans les conversations en ligne et au sein du public présent sur place. Certaines conférences m’ont donné un peu d’espoir, d’autres m’ont carrément déprimée, d’autres encore m’ont fait prendre conscience de la chance que j’ai eue d’avoir pu pratiquer le métier que j’aimais pendant plusieurs années, chose que ne pourront peut-être pas connaître les actuel.le.s étudiant.e.s en traduction(en gros, notre métier ne va pas disparaître complètement, on aura toujours besoin d'êtres humains pour vérifier le travail exécuté par l'IA, mais on ne pourra plus vraiment parler de « traducteurs » ou « traductrices », ce qui revient quand même à une disparition à mon sens...). Plusieurs intervenant.e.s ont tiré la sonnette d’alarme et interpelé les responsables sur les questions de la confidentialité des données, du manque de fiabilité de l’IA, du droit d’auteur, ou encore de la dégradation de nos conditions de travail. Le débat « Freelancers and language service providers: different views, same goals?  » (soit « Freelances et fournisseurs de services linguistiques : différentes opinions, mêmes objectifs ? ») était quelque peu enflammé, la traductrice Tina Shortland reprochant à un moment aux agences de traduction d’avoir contribué à la baisse de la rémunération des freelances en se pliant aux exigences des clients, toujours en quête de tarifs plus bas et de délais de livraison plus courts, sans comprendre la quantité de travail supplémentaire que peut parfois demander la post-édition. Une project manager du public a pris la parole lors de la séance de questions-réponses pour dire que cela pouvait aussi avoir des répercussions négatives sur les agences car certains traducteurs prétendent pouvoir post-éditer 8 000 mots par heure (ce qui est évidemment impossible...) et remplissent donc les mémoires de traduction de passages incorrects, peu précis, etc. Bref, une baisse de tarifs est synonyme de baisse de la qualité (pas toujours évidemment, mais la motivation est moins grande quand on est payé moitié prix).

Outre ce débat, 2 interventions m’ont particulièrement marquée. La première était une conférence donnée par Giulia Tarditi, une professionnelle de la localisation et membre du groupe d’experts de l’industrie du langage LIND, qui conseille la direction générale de la traduction. Très motivante et inspirante, elle expliquait comment protéger son avenir en tant que prestataire de services linguistiques. Bon, son message principal était qu’il fallait se réorienter, se former dans divers sujets et ne pas se limiter strictement aux langues, mais elle a donné plusieurs clés. La deuxième était un discours de Marina Pantcheva, directrice des services d’IA linguistique du groupe RWS, un géant du monde de la traduction, auquel appartient notamment Trados. Avec beaucoup d’humour, elle a expliqué les failles existantes de l’IA et souligné la relation complémentaire entre les traducteurs et cette nouvelle technologie, nous encourageant à devenir des pilotes de cette évolution, et pas simplement des superviseurs du travail de l’IA.

J’ai ajouté les liens des interventions que j’ai citées, mais vous pouvez retrouver l’ensemble des conférences, ateliers, tables rondes et discours de l’édition 2024 du TEF sur la chaîne YouTube de Translating for Europe (uniquement en anglais, mais je suppose que cela n'intéressera que mes homologues). Bonne écoute !

Ça m’énerve : la déshumanisation des agences de traduction

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Comme expliqué dans mon billet précédent, mon mois d’avril est plutôt tranquille. Je continue donc à prospecter et à m’inscrire auprès de nouvelles agences. Je remarque cependant une chose : beaucoup d’entre elles ont désormais recours à une plateforme pour fournir du travail à leurs sous-traitants. J’en comprends l’utilité, mais je déplore aussi la diminution des interactions avec les gestionnaires de projets (ou Project Managers alias PM). Voici donc un nouvel article Ça m’énerve, rubrique que je devrais plutôt renommer « C’était mieux avant » (je deviens une vieille réac 😅).

Photo de Meruyert Gonullu

Je me rappelle mes premières années en tant que traductrice freelance. Les propositions de projets se faisaient toujours par e-mail, de même que le rendu des fichiers traduits. Pendant un temps, j’ai d’ailleurs eu le plaisir d’échanger des e-mails avec l’une de mes meilleures amies, qui travaillait comme PM à cette époque, des courriers qui égayaient toujours mes journées. De même, je parvenais à nouer plus facilement des relations professionnelles avec les autres PM, les courriers plus cordiaux étant quand même plus propices à établir une relation de confiance qu’un message expéditif. Après quelques années, cette agence a voulu modifier son système et a demandé aux traducteurs de passer directement sur une plateforme pour renvoyer les projets. C’était bien évidemment une question de sécurité. Malheureusement, certains PM ont un peu trop pris à la lettre cette obligation. Je me rappelle ainsi un « mauvais » PM qui m’avait rembarrée alors que je lui avais simplement demandé s’il avait bien reçu mon projet. Adieu les « bonjour » et les « merci », on clique simplement sur un lien dans l’e-mail pour accepter le projet et on renvoie la traduction directement sur la plateforme une fois le travail terminé.

Je comprends que les PM doivent gérer des dizaines de traducteurs, de clients et de projets, mais est-ce que 30 secondes de plus pour dire bonjour et demander comment ça va sont vraiment une perte de temps ? Le métier de freelance est déjà solitaire, alors si on n’a même plus ce petit semblant d’interaction sociale, la solitude se fait encore plus ressentir. En outre, ces petits échanges anodins a priori permettent aux 2 interlocuteurs de savoir s’ils peuvent compter l’un sur l’autre. Je m’explique : si un passage n’est pas clair, si Trados a décidé de vous lâcher en cours de route ou si une question de terminologie vous taraude, il est plus difficile de contacter un PM avec qui vous n’avez absolument jamais échangé auparavant… Et je le vois bien depuis que le système de l’agence principale avec qui je collabore a changé. Je n’ai plus jamais de réponse à mes questions terminologiques, malgré plusieurs envois via la plateforme… De plus, les e-mails automatiques peuvent parfois entraîner des malentendus ou autres problèmes, comme j’en avais déjà donné un exemple ici.

Bref, j’espère trouver encore des agences de traduction plus « humaines », qui prennent soin de leurs relations avec les traducteurs et traductrices assurant la réalisation de leurs projets car meilleures seront les conditions de travail du prestataire, meilleure sera la qualité du travail fourni. À bon entendeur…

Le rush de Noël

Ça y est, le week-end arrive et avec lui le début des fêtes de fin d’année. À l’heure où j’écris ces lignes, je viens de rendre mon tout dernier projet de l’année. Je peux enfin souffler. Les 2 premières semaines de décembre sont toujours bien chargées.

Dans l’un des podcasts que j’écoute habituellement, j’ai entendu cette semaine que décembre était une période où l’on essayait d’abattre 1 mois de travail en 2 semaines, surtout si l’on veut profiter au maximum des fêtes en prenant congé entre Noël et Nouvel An. Ça m’a paru tellement vrai. C’est mon cas cette année et, comme avant chaque départ en vacances, il fallait absolument tout boucler. Le problème avec les fêtes de fin d’année, c’est que tout le monde a envie de tout boucler pour entamer la nouvelle année du bon pied. Ma boîte mail n’a donc pas cessé de recevoir de nouvelles propositions de projet, que j’ai d’ailleurs principalement refusées, ayant déjà bien trop de choses à régler. La période des fêtes est d’ailleurs un moment idéal pour se faire repérer par de nouvelles agences. C’est l’époque où beaucoup de traducteurs et rédacteurs plus établis prennent congé. Face à ce manque soudain de main-d’œuvre, les agences tentent donc leur chance auprès de nouveaux freelances. Parfois avec des dates incongrues, comme un rendu de traduction à 9h le 25 décembre, par exemple (eh oui, le travail ne s'arrête même pas à Noël). À cette charge de travail s’ajoutent tous les à-côtés. Il faut préparer les dernières factures, prévenir de ses congés, envoyer ses vœux, régler ses cotisations, faire le point sur sa compta… bref c’est le rush. Un rush professionnel, qui s’accompagne d’une course contre-la-montre pour trouver tous ses cadeaux de Noël à temps (chaque année, je me dis que je m'y mettrai plus tôt et chaque année, je m'y prends tard 🙄).

Mais nous y voilà enfin. À l’heure où vous aurez lu ces lignes, j’aurai publié mon article de blog (en principe, sinon vous ne liriez pas ces lignes 😁), envoyé mes vœux et bouclé mes factures ainsi que mes valises pour rejoindre mes proches. Je suis désormais en paix pour une dizaine de jours. J’espère que vous le serez aussi. En attendant de vous retrouver pour un prochain billet, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et de douces retrouvailles en famille.

Les projets à long terme

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Cela va bientôt faire 5 ans que j’ai accepté pour la première fois un projet récurrent. Quand j’ai entamé ma carrière, j’étais réticente à accepter ce genre de projets à long terme, mais avec le recul, je me dis que j’aurais dû m’y mettre plus tôt. Explications pour les traducteurs/rédacteurs en devenir.

Photo de Thomas Lefebvre sur Unsplash

Quand on est traducteur-traductrice ou rédacteur-rédactrice, il arrive que l’on reçoive des propositions de travail à plus long terme, comme la traduction ou la rédaction de X pages par semaine pendant plusieurs mois, une année voire plus. Au début de mon activité, je prenais un peu trop à cœur la notion de liberté inhérente au fait de travailler en freelance. Je rechignais à m’embarquer dans ce genre de projets récurrents car j’avais peur de passer à côté de projets plus intéressants par manque de temps. J’avais en outre l’impression que cela reviendrait à devenir l’employée d’une agence ou d’un client.

Puis, il y a bientôt 5 ans, l’une de mes meilleures amies (qui travaillait à l'époque en tant que project manager), m’a parlé d’une agence de traduction qui recherchait des traducteurs pour un projet de post-édition récurrent. Elle est parvenue à me convaincre de faire un essai. Si ma meilleure amie a dû un peu insister auprès de l’agence pour me laisser tenter ma chance, étant donné qu’à l’époque je n’avais pas encore suffisamment d’expérience dans des textes plus techniques, l’agence a très vite été satisfaite de mon travail. Quant aux réticences aux projets à long terme que j’éprouvais à mes débuts, elles se sont rapidement estompées.

Hormis durant l’accalmie générale de 2020, provoquée par les mesures gouvernementales en vue d’éradiquer le virus-dont-on-ne-veut-plus-entendre-parler, je n’ai plus jamais vraiment connu de période creuse. Accepter ce genre de projets à long terme, c’est en effet s’assurer d’avoir toujours un revenu à la fin du mois. Les craintes que j’avais, à savoir ne plus pouvoir accepter d’autres projets plus intéressants autant sur le plan financier qu’intellectuel, étaient totalement infondées puisque je reste quand même libre de pouvoir réduire le volume accepté ou de prendre congé, à condition bien évidemment de prévenir l’agence de mon indisponibilité. Ce projet récurrent m’a en outre permis de gagner rapidement de l’expérience et, dans mon cas, de me voir proposer par l’agence de travailler sur des traductions pour la Commission européenne. Finalement, cela ne m’a donc apporté que des bénéfices.

Bref, jeune Padawan qui te lances dans la merveilleuse aventure de la traduction ou de la rédaction à titre d’indépendant, ne crains pas les projets à long terme et accueille-les à bras ouverts ! Enfin, à bras ouverts, mais pas les yeux fermés. Il faut toujours rester attentifs aux conditions du client ou de l’agence et s’assurer que cette charge de travail récurrente soit rentable et non contraignante… Sur ces conseils, je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine !

Traducteur freelance, le plus beau métier du monde

Jeudi dernier, j’ai participé à une rencontre entre professionnels et élèves de dernière année de secondaire, comme je le fais depuis maintenant trois ans. Si l’an dernier le nombre de questions des élèves m’avaient poussée à rédiger un billet sur les études de traduction, cette année, le peu d’enthousiasme des adolescents pour mon merveilleux métier m’a un peu déçue. Car oui, même s’il y a des moments difficiles (périodes creuses, difficulté à boucler les fins de mois, mauvais payeurs…), j’adore travailler en tant que traductrice indépendante et je ne changerais de profession pour rien au monde !

Voilà pourquoi j’avais envie de vous expliquer aujourd’hui pourquoi je considère la traduction freelance comme « le plus beau métier du monde » !

  1. La liberté

Dans le terme « traducteur freelance », on retrouve bien le mot free. Pouvoir travailler au rythme que l’on veut, depuis n’importe quel endroit et même depuis son lit en pyjama est une liberté dont peu de gens peuvent profiter dans leur vie professionnelle. Comme je l’avais déjà expliqué dans mon billet Traducteur voyageur, je tire clairement avantage de cette liberté de mouvement puisque je vis actuellement entre Londres et Tournai, sans avoir à rendre de compte à personne. De même, je peux jongler avec mon emploi du temps afin de pouvoir m’accorder un verre en terrasse avec des copines ou une balade dans un parc en pleine journée. Bien évidemment, il faut faire preuve d’une certaine discipline pour ne pas que cette liberté entrave la productivité. Ainsi, si je peux me permettre de faire une grasse matinée de temps à autre, je veille tout de même à respecter les délais de mes clients, quitte à travailler toute une nuit, ce qui d’ailleurs ne me dérange en aucun cas puisque je trouve toujours plus facilement l’inspiration le soir.

  1. Le contact direct avec les clients

Si les contacts avec la clientèle se font surtout de manière virtuelle, ils n’en sont pas moins chaleureux. Au fil des années, j’ai pu fidéliser certains clients qui ne tarissent pas d’éloges sur mon travail. Il n’y a rien de plus gratifiant que de recevoir l’e-mail d’un client vous complimentant pour le dernier texte que vous avez rédigé ou traduit pour lui. Bien sûr, tout le monde n’a pas toujours la chance d’avoir une clientèle en or, mais je pense qu’il est plus facile d’entretenir une bonne relation avec ses clients qu’avec son patron. Combien de fois n’ai-je pas entendu des amis et connaissances déplorer le manque d’encouragement de la part de leur direction ? En ce qui me concerne, et je suis peut-être chanceuse, je n’ai jamais eu de problème !

  1. La solitude

Je risque probablement de conforter les gens dans l’idée que les traducteurs sont des personnes asociales qui n’acceptent pour seule compagnie que celle de leur chat (même si personnellement, je préfère le peuple canin), mais j’aime le fait de pouvoir travailler dans le silence, dans ma bulle, avec pour seul son le léger clapotis de mes doigts sur le clavier. Et pourtant, je ne me sens pas seule puisque, grâce aux merveilles de la technologie actuelle, je peux tout de même discuter avec mes collègues traductrices via les réseaux sociaux, les forums et Skype sans être pour autant importunée dans mon travail.

  1. La diversité

Le gros avantage qu’ont les traducteurs indépendants sur les traducteurs salariés est qu’ils peuvent varier les plaisirs et accepter des projets de toutes sortes. Un jour, on vous demande de traduire des petits guides de voyage en Europe, le lendemain, on vous propose la traduction de légendes sur l’ambre, le jour d’après, on vous envoie le mode d’emploi d’une lampe… vous ne savez jamais quelle surprise vous réservent vos clients ! Et c’est ça qui est génial car je ne connais pas la routine ! Grâce à mon métier de traductrice et de rédactrice freelance, j’élargis tous les jours ma culture générale. Pas un jour ne passe sans que j’apprenne quelque chose de nouveau. Et quand on est curieux de nature comme moi, c’est tout simplement merveilleux !

Je pourrais encore trouver bien d’autres choses à dire sur ce que j’aime dans mon métier de traductrice freelance mais malheureusement le devoir m’appelle et il faut que je retourne au boulot !

Si vous êtes vous aussi traducteur freelance (ou même freelance tout court), n’hésitez pas à laisser un commentaire pour expliquer pourquoi vous aimez votre profession !