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2025 : acte IV

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Me revoilà enfin avec un billet en ce premier vendredi de mai. Mon mois d’avril a été très versatile. La tension était au plus haut sur le plan professionnel, mettant à mal ma santé émotionnelle. Le stress a heureusement laissé la place à la sérénité et à l’émerveillement, la deuxième moitié de cet acte m’emmenant sur un autre continent. Retour sur un mois original qui restera gravé dans mes annales !

Rose chinoise

Comme expliqué à l’acte précédent, l’une des agences pour laquelle je travaille depuis des années a de gros soucis d’argent. Après plusieurs jours d’attente pour connaître le sort de mon dû, l’agence en question m’a enfin répondu. Un rendez-vous en visio a été fixé pour m’expliquer la situation avec clarté. S’en est suivie la proposition d’un échéancier de paiement, qui, au départ, ne me convenait pas vraiment. J’ai passé plusieurs nuits d’insomnie, balancée entre ma loyauté à l’agence et le besoin de récupérer mon dû à tout prix. Lors de notre dernière négociation, nous avons toutefois accepter chacun de notre côté de faire des concessions. À cause de ce gros problème financier, ma concentration n’arrêtait pas de vaciller. Je m’étais déjà engagée plus tôt avec cette agence pour réaliser un nouveau projet, mais j’ai eu beaucoup de mal à trouver la motivation d’y travailler. Difficile de me mettre à l’écriture pour un client qui risque de ne pas pouvoir payer mes factures… À l’heure qu’il est, j’ai bien reçu le premier montant dans les délais, j’espère que le reste de l’échéancier sera bien respecté.

Sur le plan personnel, avril m’a permis de revoir la vie de manière plus belle. Il m’a réservé la surprise de retrouver la sympathique gérante de mon petit café, qui s’est empressée de m’ajouter à ses contacts pour que l’on continue de discuter. Le premier week-end ensoleillé nous a offert d’agréables sorties à moto et à vélo, dans la charmante ville de Chelmsford et dans les parcs de Stratford le long de l’eau. J’ai ensuite passé une semaine en solitaire, mon cher et tendre étant parti avec son patron à la Canton Fair. Ma belle-sœur est alors venue me tenir compagnie pour un petit week-end de discussions à cœur ouvert entre filles. Puis a sonné l’heure de plier bagage, le 16 avril marquant le départ d’un fabuleux voyage. Après des années de voyage d’affaires en Chine, mon cher et tendre rêvait d’explorer ce territoire dont il n’avait vu que quelques usines. J’ai longtemps hésité à le rejoindre dans l’Empire du Milieu, craignant de passer à côté de nouveaux projets de collaboration après des mois fastidieux. Partir a finalement été une excellente décision, mes tracas, mon stress et ma morosité s’envolant de ma tête en même temps que le décollage de l’avion. Retrouver l’Asie après autant de temps a été pour moi plus que bienfaisant. La Chine est une magnifique destination, où j’ai aimé me perdre avec fascination. J’en parlerai en détail dans de prochains billets, plusieurs cartes postales devraient bientôt être publiées. Notre retour au bercail fin du mois a été quelque peu chaotique, avec un début d’incendie chez notre voisine de palier à l’issue heureusement non dramatique. L’odeur horrible de fumée s’est déjà dissipée, laissant la place à la douceur des rayons de ces premiers jours de mai.

Apaisée par ce voyage et le beau temps retrouvé, j’entame mai avec une plus grande sérénité. Le cinquième acte promet lui aussi de beaux moments, avec plusieurs jours de congé et des retrouvailles attendues depuis longtemps. Espérons qu’il sera aussi positif pour le boulot pour me permettre de pouvoir enfin sortir la tête de l’eau.

2025 : acte III

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Le troisième acte de 2025 a été mi-figue mi-raisin et se termine sur la surprise inattendue d’un voyage lointain. Continuant sur la lancée déprimante de février jusqu’au milieu du mois, mars a réussi à me redonner de la joie. Du moins sur le plan personnel, je ne peux hélas pas en dire autant côté professionnel

Lever de soleil magique à Harold Hill

Fin de l’année dernière, j’avais déjà expliqué l’une de mes plus grosses galères. L’agence avec qui je collaborais pour ce client particulièrement exigeant m’a avoué ce mois-ci avoir de gros soucis d’argent. Elle n’est ainsi pas en capacité de me payer pour le moment les fameux projets sur lesquels j’ai travaillé d’arrache-pied le mois précédent le Nouvel An. J’avais entre-temps été contactée par d’autres rédactrices en attente de leur paiement, ce qui n’a fait qu’accroître mon mécontentement. Si le problème semble provenir des clients finaux et pas seulement de l’agence, j’ai beaucoup de mal à leur prêter encore ma confiance. J’ai ainsi dû à nouveau prendre un texte en otage pour obtenir une solution de déblocage. À l’heure où je vous écris, j’ai enfin eu la proposition d’un échéancier de paiement, avec des intérêts de retard pour me remercier d’avoir agi patiemment. J’en saurai plus la semaine prochaine, j’espère pouvoir redevenir enfin un peu plus sereine. Outre ces tracas d’argent, les feuillets de mon agenda sont restés désespérément blancs. Du moins jusqu’à la troisième semaine de cet acte, où j’ai enfin reçu de la nouvelle agence de traduction travaillant pour le Parlement européen un premier contact. Le projet n’était pas très long, mais j’espère que c’est le début d’une belle collaboration

Niveau personnel, mars a été une montagne russe émotionnelle. Des nouvelles sur la santé de mon papa, la fermeture régulière du café de ma petite librairie puis la confirmation de la démission de sa gérante hyper sympa ont mis mon moral au plus bas. Mais il y a aussi eu le retour du club de lecture, la visite à Londres de l’une de mes meilleures amies pour panser mes blessures et les retrouvailles avec ma belle-sœur, toujours à l’écoute de mes fêlures. La dernière semaine du mois m’a remis du baume au cœur en cumulant les instants de bonheur : un traitement phénoménal pour mon père, une après-midi chez ma grand-mère, la visite imprévue d’une tante dans notre chaumière et des promenades au soleil couchant avec certains de mes êtres les plus chers. J’ai aussi eu le plaisir de pouvoir célébrer le carnaval dans ma belle ville natale. Après avoir confectionné mon déguisement, j’ai eu la joie de retrouver quelques-unes des personnes qui me manquent tellement. Le destin a même mis sur mon chemin la rencontre inattendue avec une amie perdue de vue, me rappelant que la vie est une succession de hauts et de bas continue. Le mois s’est d’ailleurs terminé avec la réservation d’un voyage surprise, mon cher et tendre me proposant de le rejoindre dans un pays lointain après ses rendez-vous d’entreprises.

Après 3 mois d’hiver plutôt dur moralement, avril promet d’être riche en aventures et en bouleversements. Espérons que le vent retournera enfin à mon avantage au retour de ce grand voyage. Réponse d’ici 4 semaines qui, je l’espère, me permettront de refaire enfin le plein d’oxygène !