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2026 : acte II

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Plus calme que le premier acte de l’année, février a été un mois de réflexion et de quête d’identité. Se déroulant principalement en Angleterre, il m’a permis de retrouver mes habitudes routinières. Retour sur un mois assez tranquille en apparence, mais avec de beaux projets personnels en latence.

Prémices du printemps à Rumes

Comme annoncé dans mon acte précédent, le deuxième mois de l’année a été beaucoup moins gratifiant professionnellement parlant. Ma charge de travail s’est résumée à quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, me laissant tout le temps d’angoisser et de déprimer avant de décider de retourner sur les bancs de l’école. Je ne veux pas dire par-là que je me lance dans de nouvelles études, mais que je me suis remise à étudier plus sérieusement le russe, dont mes connaissances sont dans un état de décrépitude. Ce deuxième acte professionnel s’est quand même accompagné d’une bonne nouvelle. L’agence de rédaction qui me doit toujours de l’argent a continué de me rembourser dans les temps et avec un plus gros montant. Le mois s’est également terminé par une reprise d’activité et par une détermination de mieux prospecter.

Comparé à janvier, février a été beaucoup plus casanier. J’ai retrouvé avec plaisir la vue depuis le balcon de notre appartement, d’où j’ai pu admirer plusieurs fois le soleil levant. J’ai également pu revoir mes amis anglais, partageant brunch et tasses de thé dans nos cafés préférés. Le deuxième acte m’a aussi permis de participer de nouveau aux réunions du club de lecture, un rendez-vous mensuel qui m’avait manqué durant les mois d’hiver plus obscurs. Comme la version cinématographique du livre choisi était sorti sur grand écran, j’ai d’ailleurs été pour la première fois seule au cinéma pour le voir tranquillement (et heureusement, car j'ai sangloté tout le film durant). Le calme de février m’a aussi permis d’enchaîner les romans, avec pas moins de 4 livres achevés en 3 semaines seulement. Le mois a aussi été rythmé par nos rencontres animalières, les daims nous faisant l’honneur de se montrer presque quotidiennement aux portes de notre chaumière. Nous avons pu davantage les approcher et avons eu la joie de pouvoir leur donner à manger. Le soleil apparaissant vers le milieu du mois, nous avons repris en douceur la course à pied en nous aventurant dans le quartier et les bois. Février s’est terminé par un retour express en Belgique, où j’ai rejoint l’une de mes meilleures amies pour une journée à Liège sympathique et une soirée en compagnie de La Dame de pique. Sushis, papotage et opéra russe de 3 heures, il n’en fallait pas plus pour me combler de bonheur. À cela s’est ajoutée la réservation d’hôtels et d’un futur voyage, ainsi que la possibilité d’un changement de lieu de vie qui se présage. Rien de concret ne devrait arriver avant avril, ne soyons donc pas trop fébriles…

Mars a commencé par une semaine bien chargée qui, je l’espère, annonce une plus grande productivité. En attendant, l’arrivée du printemps se fait doucement sentir, réchauffant l’humeur et l’air ambiant, ce qui me redonne envie de sourire. Pour voir ce que le troisième acte me réservera, rendez-vous à la fin de la floraison du forsythia !

Le bilan de 2025

La première semaine complète de janvier se termine, les fêtes de fin d’année semblent déjà loin et l’heure en est venue au bilan de l’an dernier et à la prise de bonnes résolutions. Voici donc mon retour sur 2025, une année assez difficile

Professionnellement parlant, 2025 a été extrêmement dure. Je suis d’ailleurs loin d’être la seule dans le cas, vu l’un des grands articles du Moustique apparu dans ma boîte mail le 2 janvier. Je vous cite le titre : « IA : une traductrice perd une grande partie de ses revenus ». Mon bilan comptable de 2025 est en effet pitoyable. J’ai enchaîné les mois trop calmes, survivant uniquement grâce à mes projets récurrents. Je ne sais pas si l’IA est l’unique responsable ou si je n’ai eu simplement pas de chance l’année dernière. La cause principale de ma baisse de revenus est l’arrêt de ma collaboration avec l’agence de rédaction pour laquelle je travaillais depuis le début de mon activité et qui me doit encore plusieurs factures. À ce jour, je n’ai toujours pas récupéré l’entièreté de mon , bien que l’agence ait redoublé d’efforts ces dernières semaines pour me payer au maximum de ses capacités. L’IA est en partie coupable, plusieurs clients finaux de l’agence ayant dû mettre la clé sous la porte à cause de la baisse de demande de rédaction humaine. À cela s’est ajoutée la difficulté de prospecter. J’ai reçu beaucoup de propositions de projets, mais bien souvent liées à la formation de systèmes IA (ce que je refuse de faire par principe…) ou payés à des tarifs au ras des pâquerettes. Toutefois, l’été et surtout la fin de l’automne m’ont redonné un peu d’espoir. J’ai ainsi été contactée par 2 agences plus sérieuses qui travaillent pour les institutions européennes et, après avoir collaboré avec elles sur quelques projets, je suis un peu plus sereine pour 2026. J’ai néanmoins une nouvelle angoisse en ce début d’année, avec un gros changement dans l’un de mes projets récurrents (qui m'avait justement permis de tenir la tête hors de l'eau). Espérons que 2026 soit un peu plus douce et plus lucrative, avec une charge de travail plus stable…

Au niveau personnel, 2025 a commencé avec un enchaînement de mauvaises nouvelles familiales. J’ai en outre perdu l’un de mes repères en Angleterre, voyant le café de ma librairie préférée se séparer de sa gérante que j’adorais et connaissant de très mauvais jours, avec la menace de complètement fermer. L’existence de mon club de lecture a également été mise en péril, ce qui n’a fait que me déprimer davantage. Toutefois, j’ai pris l’habitude, depuis quelques années, d’écrire chaque fin de semaine les moments qui m’ont fait sourire sur des petits papiers colorés. Le fait d’écrire en plus chaque fin de mois mes bilans et de publier des récapitulatifs photographiques et vidéo sur mes réseaux personnels m’a cependant permis de voir les bons côtés de 2025. Et je peux dire qu’elle m’a apporté de très beaux instants et des souvenirs inoubliables.

Mes petits papiers de 2025

En 2025, j’ai ainsi eu le bonheur d’avoir la visite de mes 2 meilleures amies et de l’une de mes cousines chéries à Londres, 3 parenthèses de bonheur, parfois dans les mois les plus sombres. J’ai également eu le grand plaisir de retrouver une amie que je n’avais plus vue depuis longtemps, même si ce n’était que pour quelques heures. 2025 a aussi donné lieu à de belles fêtes de famille, autant du côté de mon cher et tendre que de la mienne. Je chéris ainsi le souvenir des 40 ans de ma belle-sœur et de son premier Noël dans sa nouvelle maison, ainsi qu’un merveilleux dîner de famille sous le soleil d’été dans la nouvelle demeure de l’une de mes cousines. L’année dernière a aussi vu la naissance et le renforcement de nouvelles amitiés et la fierté d’avoir sauvé le club de lecture.

2025 a aussi été remplie de surprises, à commencer par ce voyage inattendu en Chine, organisé par mon cher et tendre à la dernière minute, qui m’aura fait oublier mes soucis et la dépression du début d’année le temps de 2 semaines. L’année écoulée m’a également donné la joie de revisiter Budapest et Vienne (et d'assister à un concert dans la sublime salle du Musikverein) et de découvrir de nouvelles destinations britanniques, de Rye à Chelmsford en passant par la vallée de Chess. Nous avons aussi fait un petit séjour improvisé dans les Midlands de l’Ouest en Angleterre, ce qui m’a permis de découvrir la jolie ville de Coventry sous les couleurs de l’automne et de dormir dans une ancienne abbaye au décor de Poudlard. L’année m’a également offert de jolies rencontres avec la faune dans mon quartier londonien, des tableaux célestes absolument splendides et de belles découvertes littéraires, chorégraphiques et musicales.

Je n’ai pas vraiment pris de résolutions pour 2026. Je n’en vois même pas l’intérêt vu que l’on ne peut jamais savoir ce que la vie nous réserve et qu’il est très difficile de les tenir quand tout est chamboulé. J’ai toutefois des envies, comme celle de lire davantage (je n'ai pas assez écrit de billets Croque-livre à mon goût l'an dernier), de retrouver un cours de danse (cette discipline qui a toujours fait partie de moi et qui me redonne du peps quand ça ne va pas), d’écrire pour moi encore et toujours plus et de continuer mon métier vaille que vaille…

Nous verrons ce que les prochains mois nous apporteront, mais j’espère qu’ils seront porteurs de bonnes nouvelles et de doux moments pour chacun de vous.

2025 : acte IX

Après un été plutôt extraordinaire, le neuvième acte de l’année a été beaucoup plus sédentaire. Le stress de la rentrée s’est invité dans nos chambres, assombrissant quelque peu ce premier mois aux feuilles d’ambre. Septembre a néanmoins été un peu plus productif, avec un bilan professionnel assez positif.

Couleurs d’automne à Ratingen

De retour de son congé, ma cliente espagnole m’a envoyé un nombre plus conséquent de projets. Il s’agissait principalement de courtes traductions, mais j’avais au moins de quoi occuper presque tous les jours mon attention. Après plusieurs semaines de harcèlement, j’ai aussi enfin obtenu un nouveau projet de traduction d’amendements. Le Parlement européen reprenant son activité de manière plus intense, il a fallu réaliser ce travail pratiquement dans l’urgence. J’ai donc été obligée de bosser un week-end complet, ainsi que durant plusieurs soirées, le stress me faisant garder les yeux ouverts jusqu’au lever. J’espère que les prochains projets me prendront moins de temps, l’expérience m’aidant à gagner confiance en mes talents. Quant au recouvrement de mes créances, je n’ai pas eu de bonnes nouvelles auprès de la fameuse agence. Ses récentes communications ne sont que déception, et je perds totalement espoir d’être payée intégralement pour mes dernières missions.

Le ciel d’été tournant de plus en plus au gris, j’ai principalement passé le mois de septembre dans le confort de mon nid. Me livrant à de longs moments d’introspection, j’ai apprécié pouvoir observer le changement de saison. Outre la visite quotidienne des daims aux bois majestueux, je levais souvent les yeux vers les cieux. La lune était particulièrement belle ce mois-ci, et j’ai aimé contempler sa douce lueur à la tombée de la nuit. Les passages de grosse pluie étaient souvent suivis d’agréables éclaircies, accompagnées parfois de l’arrivée providentielle de splendides arcs-en-ciel. Le soleil nous a quand même heureusement fait profiter de sa grâce, me donnant l’occasion de prendre un dernier café avec une amie en terrasse. Après avoir passé les 3 premières semaines du mois au Royaume-Uni, nous avons pris le ferry. La traversée de la mer m’a offert un coucher de soleil spectaculaire. Avant de prendre la route pour l’appartement de fonction allemand, nous avons passé le week-end chez mes beaux-parents. Ayant appris par l’une de mes tantes l’existence d’une exposition à ciel ouvert de street-art à quelques pas de chez eux, j’ai proposé à ma belle-mère d’aller photographier les lieux. La rue Notre-Dame-de-Lorette a connu une véritable transformation, ses anciens corons ornés désormais de graffs qui suscitent l’admiration. Après la visite de ce musée d’art en plein air, il a fallu rejoindre notre deuxième pied-à-terre. La dernière semaine de septembre en Allemagne s’est ensuite vite écoulée, faite de balades au parc ensoleillées, d’un anniversaire en tout petit comité et d’une séance de sauna qui m’aura bien apaisée.

L’automne et octobre sont désormais bien présents et j’ai hâte de les voir m’apporter tous les petits bonheurs de cette saison au charme envoûtant. S’il commence de manière un peu trop calme professionnellement parlant, j’espère qu’il sera quand même satisfaisant. Réponse au dernier jour de ce nouveau mois, qui, je vous le souhaite, sera synonyme de joie.

2025 : acte IV

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Me revoilà enfin avec un billet en ce premier vendredi de mai. Mon mois d’avril a été très versatile. La tension était au plus haut sur le plan professionnel, mettant à mal ma santé émotionnelle. Le stress a heureusement laissé la place à la sérénité et à l’émerveillement, la deuxième moitié de cet acte m’emmenant sur un autre continent. Retour sur un mois original qui restera gravé dans mes annales !

Rose chinoise

Comme expliqué à l’acte précédent, l’une des agences pour laquelle je travaille depuis des années a de gros soucis d’argent. Après plusieurs jours d’attente pour connaître le sort de mon dû, l’agence en question m’a enfin répondu. Un rendez-vous en visio a été fixé pour m’expliquer la situation avec clarté. S’en est suivie la proposition d’un échéancier de paiement, qui, au départ, ne me convenait pas vraiment. J’ai passé plusieurs nuits d’insomnie, balancée entre ma loyauté à l’agence et le besoin de récupérer mon dû à tout prix. Lors de notre dernière négociation, nous avons toutefois accepter chacun de notre côté de faire des concessions. À cause de ce gros problème financier, ma concentration n’arrêtait pas de vaciller. Je m’étais déjà engagée plus tôt avec cette agence pour réaliser un nouveau projet, mais j’ai eu beaucoup de mal à trouver la motivation d’y travailler. Difficile de me mettre à l’écriture pour un client qui risque de ne pas pouvoir payer mes factures… À l’heure qu’il est, j’ai bien reçu le premier montant dans les délais, j’espère que le reste de l’échéancier sera bien respecté.

Sur le plan personnel, avril m’a permis de revoir la vie de manière plus belle. Il m’a réservé la surprise de retrouver la sympathique gérante de mon petit café, qui s’est empressée de m’ajouter à ses contacts pour que l’on continue de discuter. Le premier week-end ensoleillé nous a offert d’agréables sorties à moto et à vélo, dans la charmante ville de Chelmsford et dans les parcs de Stratford le long de l’eau. J’ai ensuite passé une semaine en solitaire, mon cher et tendre étant parti avec son patron à la Canton Fair. Ma belle-sœur est alors venue me tenir compagnie pour un petit week-end de discussions à cœur ouvert entre filles. Puis a sonné l’heure de plier bagage, le 16 avril marquant le départ d’un fabuleux voyage. Après des années de voyage d’affaires en Chine, mon cher et tendre rêvait d’explorer ce territoire dont il n’avait vu que quelques usines. J’ai longtemps hésité à le rejoindre dans l’Empire du Milieu, craignant de passer à côté de nouveaux projets de collaboration après des mois fastidieux. Partir a finalement été une excellente décision, mes tracas, mon stress et ma morosité s’envolant de ma tête en même temps que le décollage de l’avion. Retrouver l’Asie après autant de temps a été pour moi plus que bienfaisant. La Chine est une magnifique destination, où j’ai aimé me perdre avec fascination. J’en parlerai en détail dans de prochains billets, plusieurs cartes postales devraient bientôt être publiées. Notre retour au bercail fin du mois a été quelque peu chaotique, avec un début d’incendie chez notre voisine de palier à l’issue heureusement non dramatique. L’odeur horrible de fumée s’est déjà dissipée, laissant la place à la douceur des rayons de ces premiers jours de mai.

Apaisée par ce voyage et le beau temps retrouvé, j’entame mai avec une plus grande sérénité. Le cinquième acte promet lui aussi de beaux moments, avec plusieurs jours de congé et des retrouvailles attendues depuis longtemps. Espérons qu’il sera aussi positif pour le boulot pour me permettre de pouvoir enfin sortir la tête de l’eau.

Oiseau de nuit

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Non, je ne vais pas vous parler de chouette ou de hibou aujourd’hui, mais plutôt d’une autre réalité du boulot de freelance (du moins ceux et celles dont le travail se fait exclusivement à distance).

Photo de Bich Tran sur Pexels

« Oiseau de nuit » est le surnom que me donne l’une de mes meilleures amies depuis notre année passée à koter ensemble (petit belgicisme qui signifie « loger dans une chambre d'étudiant »). Elle était couche-tôt, j’ai toujours continué de travailler et d’étudier jusque tard, déjà pendant mes études. Quand mon activité de traductrice-rédactrice indépendante s’est intensifiée, j’ai été plusieurs fois contrainte de travailler tard dans la soirée, voire pendant toute la nuit, pour pouvoir rendre un projet dans un délai plus serré. Car oui, les freelances de la traduction reçoivent parfois des commandes à 17h pour un rendu le lendemain matin à 9h. Les horaires traditionnels de bureau, on ne les connaît pas vraiment… Travailler de nuit reste occasionnel, tout le monde ne le fait pas, mais c’est quand même une réalité du métier.

J’ai eu le cas cette semaine, d’où la publication tardive de ce billet de blog. J’avais enfin reçu une première commande d’une nouvelle agence de traduction qui va me permettre de renouer avec les textes pour les institutions européennes. Seul hic, j’ai reçu le projet à 17h le mardi pour un rendu le jeudi matin à 9h (projet de post-édition d'où le délai plus serré...). Comme je devais terminer d’autres projets pour le mercredi matin, je n’ai pas pu entamer mon travail directement et ai donc consacré toute ma journée du mercredi et toute la nuit à réviser le texte. Il faut dire que j’étais un peu rouillée avec les textes plus institutionnels et, avec mon syndrome de l’imposteur ultra présent en ce moment, je m’attardais quasiment sur chaque mot. Il s’agissait d’un gros projet, divisé entre 5 traducteurs/traductrices. Il fallait donc assurer une certaine cohérence entre les différentes parties du texte et nous disposions d’un fichier Excel partagé où indiquer nos notes et recommandations. Je pensais être la seule à travailler aussi tard, mais j’ai vu des notes s’ajouter bien après minuit et aux aurores. Comme quoi, nous étions toutes et tous sous la même pression. Cela dit, je ne l’ai pas vécu comme une contrainte… je dois même avouer que j’aime bien travailler de nuit.

Travailler la nuit, c’est un peu comme travailler le week-end, mais de manière encore plus calme. Pas d’e-mails ou de coups de fil intempestifs, mais surtout aucune perturbations extérieures (calme plat à l'extérieur, plus de notifications de messagerie ou de papotage entre deux phrases avec ceux et celles qui partagent votre vie...). J’ai toujours été beaucoup plus inspirée après 17h, allez savoir pourquoi. Ma concentration est à son maximum, le stress me tient éveillée et j’ai le plaisir d’assister aux premières lueurs du jour. Durant mes courtes pauses nocturnes de mercredi à jeudi, j’ai eu l’occasion d’entendre les renards se chamailler, d’apercevoir les ombres du petit troupeau de daims qui aiment brouter la pelouse devant notre balcon puis d’admirer le ciel se draper de couleurs roses et orangées avant le lever du soleil. Alors oui, j’étais bien KO le reste du jeudi, mais comme je n’avais rien à rendre ce jour-là, j’ai pu prendre une bonne partie de ma journée pour me reposer (c'est l'avantage d'être freelance, je gère mes horaires comme je veux, tant que je rends tout dans les délais).

Ma récompense après ma nuit de travail

Sachez donc que, pendant que vous dormez confortablement dans votre lit, des traducteurs et traductrices sont en train de taper frénétiquement sur leur clavier, les yeux rivés sur l’écran pour rendre vos textes à temps. Sur ce, je vous laisse, j’ai des heures de sommeil à rattraper 😴

2024 : acte XI

Décembre est déjà arrivé, mais laissez-moi revenir un temps sur les 4 semaines écoulées. Si le dernier mois de l’automne a été, professionnellement parlant, plutôt monotone, il m’a apporté de grandes félicités dans le domaine de ma vie privée. Retour sur un acte passé entre 3 nations, mon cher et tendre ayant quitté temporairement son bureau anglais pour l’entrepôt allemand et son appartement de fonction.

Balade en forêt dans l’Aaper Wald de Rath, Allemagne

Après un mois de bataille (que j'explique ici en détail), novembre m’a presque mise sur la paille. J’avoue, j’utilise un peu trop vite les grands mots, mes projets récurrents m’ont aidée à garder la tête hors de l’eau. Cela faisait toutefois longtemps que je n’avais plus connu de période aussi creuse, et cela m’a plongée dans une humeur ténébreuse. Désœuvrée, il fallait que je passe autrement mes journées. Les 20 premiers jours de novembre ont été principalement consacrés à la prospection et au visionnage de plusieurs webinaires de formation. L’IA était bien évidemment au cœur de mes préoccupations, elle était d’ailleurs le sujet central du Forum européen de la traduction. Ma prospection auprès de nouvelles agences s’est accompagnée d’un syndrome de l’imposteur intense. Doutant de mes compétences linguistiques, je me suis remise plus assidûment à leur pratique. Plusieurs heures de mes journées ont été ainsi dédiées à l’écoute de podcasts en russe, espagnol, allemand et anglais. Après quasi un mois de torpeur, j’ai enfin pu reprendre le travail avec vigueur. Le projet qui m’avait causé tant de tracas a repris avec fracas, remplissant de suite les dernières cases de mon agenda. Décembre démarre donc sur les chapeaux de roue, mais je ne vais pas faire la moue.

Mes journées de travail plus légères ont aussi été salutaires. Durant mes derniers jours sur le sol anglais, j’ai fréquenté plus régulièrement mon petit café. Droguée au Pumpkin Spice latte, j’étais fière des relations amicales que j’avais réussi à y tisser. L’une des clientes habituelles m’a d’ailleurs proposé de poursuivre nos conversations par courriel. Passer début novembre sur le territoire britannique m’a donné l’occasion d’assister à quelques festivités sympathiques. Éclats d’artifices et feux de joie ont illuminé les premières soirées du mois. Souhaitant rendre visite à nos chers voisins cervidés, nous avons passer le dernier week-end à nous balader dans leur endroit préféré. Ils sont venus à leur tour nous dire au revoir, apparaissant sous notre balcon le matin de notre départ.

Après mon arrivée outre-Rhin, j’ai voulu passer du temps auprès des miens. Fin d’après-midi chez Mamy, repas entre cousines, retrouvailles avec mes meilleures amies, j’ai fait une bonne dose de dopamine. Mes jours en Belgique se sont terminés de manière parfaite : soirée de ballet à l’opéra de Liège et dégustation de raclette. J’ai profité du reste de novembre pour arpenter les parcs allemands ornés de feuilles d’ambre. La première neige a sonné l’heure de visiter les premiers marchés de Noël, mon cher et tendre m’ayant emmenée à Düsseldorf pour une échappée belle. Shopping, sirotage de vin chaud, bingsu coréen et soirée cinématographique ont été au programme de notre petite virée romantique. Le mercure grimpant subitement le dimanche suivant, nous nous sommes promenés sous 15 degrés dans un bois époustouflant. Rien de tel qu’une balade automnale en forêt pour me changer les idées ! Les journées raccourcissent mais je tiens à profiter au maximum de ces couleurs flamboyantes qui me ravissent.

Décembre s’annonce intense avant de pouvoir faire bombance. Espérons que j’arriverai à garder pied pour profiter sans stress des fêtes de fin d’année. Nous verrons cela au dernier bilan, qui sera publié après le Nouvel An !

Translating Europe Forum 2024

La semaine dernière s’est tenu à Bruxelles le Translating Europe Forum (ou TEF pour les intimes). Je n’étais pas sur place, mais il était possible de s’inscrire pour assister en ligne à plusieurs conférences. Cet événement gratuit destiné à l’ensemble des acteurs et actrices du secteur du langage en Europe existe depuis 2014, mais c’est la première fois que je m’y suis intéressée. Je suis loin d’être la seule vu le nombre record de participant.e.s cette année. Rien d’étonnant compte tenu du thème : l’influence de l’IA générative sur les métiers de la traduction.

Se déroulant du 6 au 8 novembre 2024, le Translating Europe Forum de cette année avait pour titre « Words Matter: Translators at the Forefront of AI-Driven Data, Terminology and Technology » (ce qu'on pourrait traduire par « Les mots comptent : les traducteurs en première ligne des données, de la terminologie et des technologies alimentées par l’IA »). Il se composait de discours, séances de questions-réponses, ateliers en ligne, débats de spécialistes ou encore de conférences dites « TEF-talk ». L’événement, organisé par la DGT (comprenez la direction générale de la traduction de la Commission européenne), incluait également un salon dédié aux jeunes arrivant sur le marché de la traduction. Je n’ai pas pu assister à l’ensemble des conférences et débats, mais les quelques-uns auxquels j’ai pu participer ont été très enrichissants.

J’ai suivi attentivement les divers ateliers et sessions en ligne qui expliquaient comment utiliser l’IA dans la traduction, comment écrire de bons prompts, mais aussi ceux qui visaient à nous préparer à l’avenir. L’inquiétude était palpable dans les conversations en ligne et au sein du public présent sur place. Certaines conférences m’ont donné un peu d’espoir, d’autres m’ont carrément déprimée, d’autres encore m’ont fait prendre conscience de la chance que j’ai eue d’avoir pu pratiquer le métier que j’aimais pendant plusieurs années, chose que ne pourront peut-être pas connaître les actuel.le.s étudiant.e.s en traduction(en gros, notre métier ne va pas disparaître complètement, on aura toujours besoin d'êtres humains pour vérifier le travail exécuté par l'IA, mais on ne pourra plus vraiment parler de « traducteurs » ou « traductrices », ce qui revient quand même à une disparition à mon sens...). Plusieurs intervenant.e.s ont tiré la sonnette d’alarme et interpelé les responsables sur les questions de la confidentialité des données, du manque de fiabilité de l’IA, du droit d’auteur, ou encore de la dégradation de nos conditions de travail. Le débat « Freelancers and language service providers: different views, same goals?  » (soit « Freelances et fournisseurs de services linguistiques : différentes opinions, mêmes objectifs ? ») était quelque peu enflammé, la traductrice Tina Shortland reprochant à un moment aux agences de traduction d’avoir contribué à la baisse de la rémunération des freelances en se pliant aux exigences des clients, toujours en quête de tarifs plus bas et de délais de livraison plus courts, sans comprendre la quantité de travail supplémentaire que peut parfois demander la post-édition. Une project manager du public a pris la parole lors de la séance de questions-réponses pour dire que cela pouvait aussi avoir des répercussions négatives sur les agences car certains traducteurs prétendent pouvoir post-éditer 8 000 mots par heure (ce qui est évidemment impossible...) et remplissent donc les mémoires de traduction de passages incorrects, peu précis, etc. Bref, une baisse de tarifs est synonyme de baisse de la qualité (pas toujours évidemment, mais la motivation est moins grande quand on est payé moitié prix).

Outre ce débat, 2 interventions m’ont particulièrement marquée. La première était une conférence donnée par Giulia Tarditi, une professionnelle de la localisation et membre du groupe d’experts de l’industrie du langage LIND, qui conseille la direction générale de la traduction. Très motivante et inspirante, elle expliquait comment protéger son avenir en tant que prestataire de services linguistiques. Bon, son message principal était qu’il fallait se réorienter, se former dans divers sujets et ne pas se limiter strictement aux langues, mais elle a donné plusieurs clés. La deuxième était un discours de Marina Pantcheva, directrice des services d’IA linguistique du groupe RWS, un géant du monde de la traduction, auquel appartient notamment Trados. Avec beaucoup d’humour, elle a expliqué les failles existantes de l’IA et souligné la relation complémentaire entre les traducteurs et cette nouvelle technologie, nous encourageant à devenir des pilotes de cette évolution, et pas simplement des superviseurs du travail de l’IA.

J’ai ajouté les liens des interventions que j’ai citées, mais vous pouvez retrouver l’ensemble des conférences, ateliers, tables rondes et discours de l’édition 2024 du TEF sur la chaîne YouTube de Translating for Europe (uniquement en anglais, mais je suppose que cela n'intéressera que mes homologues). Bonne écoute !

Mon premier texte écrit avec l’aide de l’IA

Je vous rassure, il ne s’agit pas de ce billet-ci (je préfère ne rien publier que de demander à une IA d'écrire pour moi), mais d’un premier article pour un nouveau client de l’agence de rédaction avec qui je travaille depuis plus de 10 ans. Je suis un peu passée par toutes les émotions avant d’accepter le projet, et j’avais envie de vous en parler (qui sait, cela deviendra peut-être un témoignage intéressant pour les ethnologues du futur étudiant le passage d'une société humaine à un monde vivant avec l'IA).

Quand j’ai reçu l’e-mail du PM (Project Manager ou gestionnaire de projets en bon français) pour me proposer cet article test à rédiger avec l’aide de l’IA, j’ai d’abord eu un pincement au cœur en me disant que ce genre de demandes augmentera de plus en plus et que je ne pourrai pas y échapper si je veux continuer à travailler. J’ai ensuite eu une montée de stress, en me disant que j’aurais dû prendre les devants et me familiariser déjà avec ChatGPT et consorts, que je n’arriverai pas à rédiger l’article, que les rédacteurs et rédactrices plus jeunes sont plus à l’aise que moi pour ça (bref, totale remise en question sur mes capacités, le syndrome de l’imposteur, tout ça, tout ça, tu connais 🙄). J’en parle à mon cher et tendre lors de notre balade quotidienne et, féru de nouvelles technologies, il m’explique en long et en large comment utiliser ChatGPT, en me répétant à quel point les résultats sont bluffants (ce qui renforce ce sentiment désagréable que je finirai pas être définitivement remplacée par des machines d'ici quelques années), mais en tentant de me faire changer de point de vue. Il faut que je considère l’IA comme un outil, et non comme mon ennemie ou ma remplaçante.

Après avoir fixé une heure pour l’appel du lendemain avec le PM pour discuter du brief du client et une nuit agitée, passée à lire plusieurs articles sur les outils de rédaction assistée par IA, je me suis convaincue de voir les choses comme un nouveau défi. La discussion avec le PM, qui a été adorable à m’expliquer comment faire et m’a assurée rester à ma disposition en cas de questions, m’a redonné confiance. Je suis après tout l’une des rédactrices les plus anciennes de leur boîte, présente depuis ses débuts. Le PM m’a rappelé que s’il avait fait appel à moi, c’était parce que j’avais une grande expertise dans ce genre de textes et qu’il savait qu’il pouvait me faire confiance. Bref, je me suis sentie prête à relever ce nouveau défi (bon, ce n'est pas non plus compliqué, l'IA est censée m'aider dans mon travail, c'est surtout le sentiment de devenir peu à peu inutile qui est moralement difficile à surmonter). On verra si je gagnerai vraiment du temps. Généralement, dès que j’ai la structure du texte en tête, les mots coulent facilement du bout de mes doigts. Cette fois-ci, je vais devoir expliquer toute ma structure à l’IA, lui donner toutes les consignes que j’applique automatiquement à mes textes, et espérer que le résultat me conviendra (mais pas trop non plus... que je puisse quand même avoir la satisfaction de retravailler le texte obtenu).

Le monde change, il faut s’y adapter. J’ai l’espoir que, comme pour le moment, il y aura encore beaucoup de clients qui considéreront le travail humain comme un gage de qualité et qui seront prêts à le payer convenablement. Dans tous les cas, il me restera mon blog pour m’adonner à cette passion pour l’écriture qui m’anime depuis ma plus tendre enfance. Rendez-vous donc la semaine prochaine pour un nouvel article 100% humain !

Mon métier change

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Cette semaine a marqué la rentrée des enseignants et des élèves. C’est également la reprise pour plusieurs entreprises après les mois plus calmes de l’été. Née au mois de septembre, j’ai toujours aimé cette période de renouveau, les cahiers et stylos tout neufs, le vent plus frais qui dégage déjà des parfums d’automne. Mais cette année, la rentrée m’a laissé un goût amer.

Photo de Igor Omilaev sur Unsplash

Vers le milieu du mois d’août, ma boîte e-mail a commencé à recevoir des demandes ProZ concernant la rédaction de prompts, c’est-à-dire des commandes écrites destinées à une intelligence artificielle pour qu’elle puisse exécuter diverses tâches. Dans un autre e-mail, une agence cherchait des traducteurs ou traductrices pour évaluer les réponses générées par un chatbot (agent conversationnel) équipé d’une intelligence artificielle générative. Je n’ai pas répondu à ces annonces, ayant toujours l’impression de me tirer une balle dans le pied en aidant l’IA à s’améliorer ou à préparer le remplacement d’autres travailleurs…

Puis, fin du mois, j’ai essuyé un premier coup dur. Depuis la perte du contrat de mon agence de traduction avec la Commission européenne, ma charge de travail s’est fortement réduite. J’avais toutefois réussi à rééquilibrer plus ou moins les choses en acceptant davantage de rédactions. C’était jusqu’à cette rentrée. L’un des gros clients de la boîte de rédaction pour laquelle je travaille principalement a décidé que les prochains textes devront être rédigés avec l’aide de l’IA. Cela entraîne bien évidemment une baisse du tarif, étant donné que les articles seront écrits plus rapidement. Alors, je ne perds pas le boulot, ce n’est pas comme si le client se retirait complètement, mais je n’ai pu m’empêcher d’être profondément attristée par cette décision. Je comprends parfaitement le choix du client : obtenir des textes plus rapidement pour moins cher, c’est tentant. Je sais aussi que, comme mon cher et tendre n’arrête pas de me le répéter, l’IA m’aidera dans mon travail, que je serai probablement plus productive. La qualité des textes générés par l’IA est de plus en plus grande et je pourrai me faire de l’argent facile, n’ayant plus grand-chose à faire… Mais je n’ai pas envie de n’avoir plus grand-chose à faire. L’argent, c’est bien, mais ce n’est pas ça qui me fait vibrer. Que fait-on de la satisfaction d’avoir créé quelque chose soi-même ?

Je sais que j’ai eu beaucoup de chance jusqu’à présent de faire un métier que j’aime, mais je sens que le vent va tourner bien plus rapidement que je ne le pensais. Je n’ai plus le choix, je vais devoir apprivoiser l’IA, même si cela me donne l’impression désagréable de me sentir inutile, démodée, dépassée… Bref, le moral n’est pas au beau fixe en cette rentrée, mais je vais tenter de garder le cap, me former, trouver de nouveaux prospects. Des prospects pour qui la qualité prime l’instantanéité, et qui cherchent encore cette petite touche qui rend les textes plus humains.

Courage à tous les freelances qui passent par cette même transition que moi !

Ça m’énerve : la déshumanisation des agences de traduction

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Comme expliqué dans mon billet précédent, mon mois d’avril est plutôt tranquille. Je continue donc à prospecter et à m’inscrire auprès de nouvelles agences. Je remarque cependant une chose : beaucoup d’entre elles ont désormais recours à une plateforme pour fournir du travail à leurs sous-traitants. J’en comprends l’utilité, mais je déplore aussi la diminution des interactions avec les gestionnaires de projets (ou Project Managers alias PM). Voici donc un nouvel article Ça m’énerve, rubrique que je devrais plutôt renommer « C’était mieux avant » (je deviens une vieille réac 😅).

Photo de Meruyert Gonullu

Je me rappelle mes premières années en tant que traductrice freelance. Les propositions de projets se faisaient toujours par e-mail, de même que le rendu des fichiers traduits. Pendant un temps, j’ai d’ailleurs eu le plaisir d’échanger des e-mails avec l’une de mes meilleures amies, qui travaillait comme PM à cette époque, des courriers qui égayaient toujours mes journées. De même, je parvenais à nouer plus facilement des relations professionnelles avec les autres PM, les courriers plus cordiaux étant quand même plus propices à établir une relation de confiance qu’un message expéditif. Après quelques années, cette agence a voulu modifier son système et a demandé aux traducteurs de passer directement sur une plateforme pour renvoyer les projets. C’était bien évidemment une question de sécurité. Malheureusement, certains PM ont un peu trop pris à la lettre cette obligation. Je me rappelle ainsi un « mauvais » PM qui m’avait rembarrée alors que je lui avais simplement demandé s’il avait bien reçu mon projet. Adieu les « bonjour » et les « merci », on clique simplement sur un lien dans l’e-mail pour accepter le projet et on renvoie la traduction directement sur la plateforme une fois le travail terminé.

Je comprends que les PM doivent gérer des dizaines de traducteurs, de clients et de projets, mais est-ce que 30 secondes de plus pour dire bonjour et demander comment ça va sont vraiment une perte de temps ? Le métier de freelance est déjà solitaire, alors si on n’a même plus ce petit semblant d’interaction sociale, la solitude se fait encore plus ressentir. En outre, ces petits échanges anodins a priori permettent aux 2 interlocuteurs de savoir s’ils peuvent compter l’un sur l’autre. Je m’explique : si un passage n’est pas clair, si Trados a décidé de vous lâcher en cours de route ou si une question de terminologie vous taraude, il est plus difficile de contacter un PM avec qui vous n’avez absolument jamais échangé auparavant… Et je le vois bien depuis que le système de l’agence principale avec qui je collabore a changé. Je n’ai plus jamais de réponse à mes questions terminologiques, malgré plusieurs envois via la plateforme… De plus, les e-mails automatiques peuvent parfois entraîner des malentendus ou autres problèmes, comme j’en avais déjà donné un exemple ici.

Bref, j’espère trouver encore des agences de traduction plus « humaines », qui prennent soin de leurs relations avec les traducteurs et traductrices assurant la réalisation de leurs projets car meilleures seront les conditions de travail du prestataire, meilleure sera la qualité du travail fourni. À bon entendeur…