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Archives de Tag: freelance

2022 : douzième et dernier acte

Si décembre sonne le glas de 2022, il a été plutôt joyeux. Le dernier mois s’est avéré plus calme que prévu, me permettant de vivre à un rythme moins soutenu. Recherche de cadeaux, séances de lecture, marchés de Noël et balades hivernales ont rythmé mes semaines avant le baisser de rideau final.

Dernières lueurs d’automne

Décembre aura commencé en beauté avec une sortie sur les différents marchés de Noël de Düsseldorf. L’an dernier, mon cher et tendre avait été déçu par l’ambiance plutôt morose qui régnait autour des chalets, bien trop distancés les uns des autres et peu fréquentés. L’atmosphère était tout autre cette année, pour notre plus grand plaisir. Le monde était au rendez-vous, emplissant les rues de conversations joyeuses, de rires et de musique. Nous en avons profité pour goûter à diverses spécialités allemandes sucrées.

Deux jours plus tard, la magie de l’hiver opère derrière ma fenêtre, le ciel faisant tomber de gros flocons. Telle une enfant, je me suis empressée de terminer mon travail pour aller marcher dans la neige, émerveillée par le tapis blanc se formant en fine couche sur le sol. Hélas, cette sortie sous la neige conjuguée à la course de la veille sous des températures frôlant le zéro m’auront mise KO. Moi qui rêvais de découvrir un nouveau marché de Noël chaque week-end, je me suis retrouvée avec une belle angine qui m’a forcée à rester bien au chaud.

Débarrassée de mon horrible mal de gorge au bout de 4 jours, j’ai convaincu mon cher et tendre de faire un autre marché de Noël le troisième week-end de décembre. J’aurais préféré visiter celui de Cologne, mais le froid glacial nous a refroidis et nous nous sommes rabattus sur un marché plus proche, celui de Duisbourg. S’étirant tout en longueur dans le centre-ville, il était moins fréquenté que celui de Düsseldorf. L’ambiance était donc un peu moins festive, mais cette plus grande tranquillité m’a permis de me jeter à l’eau. Ayant gagné en confiance grâce à mes leçons d’allemand avec Assimil, que j’ai suivies assidûment durant tout le mois, j’ai osé, pour la première fois, commander à un bar et demander en allemand le prix d’un Lebkuchenherz (ces fameux cœurs en pain d'épice). Bon, ce n’était clairement pas grand-chose, mais la fierté d’avoir été comprise et de comprendre ce que mes interlocuteurs ont répondu était immense 😎. Décembre m’aura d’ailleurs rappelé à quel point j’aimais apprendre de nouvelles langues. En m’attelant chaque matin à faire 2 leçons avant d’entamer ma journée de travail, j’ai accompli de réels progrès, ce qui m’encourage à persévérer.

Côté professionnel, décembre m’aura fait battre un peu de l’aile. Contrairement à octobre et novembre, il m’aura fait pousser un coup de gueule. J’avais déjà expliqué que l’une des agences de traduction avec qui j’aime particulièrement collaborer avait été rachetée par un grand groupe. Si j’ai bien reçu mon versement en temps et en heure (malgré le délai de 45 jours imposé et non négociable), je déplore la communication (ou plutôt son absence) des PM (project managers) de la nouvelle agence. Mon coup de gueule concernait les e-mails automatiques, mais le problème ne s’arrête pas là. Après avoir travaillé pendant plus de 2 ans avec une agence humaine, je me retrouve face à un grand groupe qui envoie des propositions de projets par dizaine à une flopée de traducteurs et qui attribue les projets à ceux qui répondent le plus vite. J’ai par le passé travaillé avec ce type d’agences, me disant que c’était comme ça partout. Puis j’ai commencé à collaborer avec cette agence plus humaine, dans laquelle j’ai réussi à acquérir une bonne place et dont les PM me réservaient certains projets. Je pouvais également indiquer mes disponibilités, qui étaient bien prises en considération grâce à un système de calendrier qui n’est malheureusement pas présent pour le nouveau groupe. Bref, je retrouve donc le stress des débuts, à savoir celui de répondre dans la minute aux propositions de traduction sans savoir le jour-même si le projet me sera attribué. Décembre n’aura toutefois pas été que négatif professionnellement parlant. Sur la recommandation d’une de mes meilleures amies, j’ai ainsi pris contact avec une traductrice et rédactrice indépendante qui a l’ambition de créer sa propre agence, en ayant pour objectif qu’elle soit éthique et propose des prix justes autant pour les clients que pour les traducteurs. Cela peut sembler utopique, mais je veux croire en son projet et j’espère qu’elle parviendra à ses fins. Nous verrons cela dans les mois à venir. Autre bonne nouvelle, qui concerne ma santé, mais qui reste liée à mon travail, les résultats des examens de mes mains ont révélé que mon canal carpien est intact. Cela dit, la spécialiste qui a réalisé mon électromyogramme a indiqué que mes symptômes de fourmillement et de légères douleurs dans les doigts sont avant-coureurs et que je risque donc de développer le syndrome dans les années à venir. Pour retarder le développement, je vais prendre rendez-vous avec un orthopédiste, pour voir si je ne peux pas faire quelques exercices et savoir comment améliorer la position de mes poignets. J’en ai discuté avec une autre traductrice qui m’a expliqué qu’elle souffrait, elle aussi, de fourmillements dans les mains pendant la nuit, mais que c’était dû à une compression du nerf cubital. Comme quoi, pianoter toute la journée sur un clavier, c’est loin d’être bon pour la santé 🤕

Mais revenons-en au positif, car décembre, c’est surtout un mois festif. Place aux retrouvailles en famille et à une bonne semaine de répit ! Je me suis en effet accordée une semaine de congé pour profiter au mieux de mes proches. Je serai ainsi prête à affronter la nouvelle année en pleine forme (j'espère, car la première semaine de janvier s'annonce déjà chargée). En attendant de vous retrouver en 2023, je vous souhaite un excellent réveillon et une nouvelle année pleine de joyeux frissons et de belles émotions !

Lettre d’une traductrice au Père Noël

Plus que 2 nuits et nous serons tous au pied du sapin pour ouvrir nos cadeaux. Je me suis dit qu’il n’était peut-être pas encore trop tard pour envoyer ma lettre au Père Noël. Sait-on jamais que mes vœux puissent s’exaucer. Mais quels présents pourrait donc bien vouloir une traductrice indépendante ? Voici ma lettre.

Cher Père Noël,
Je pense avoir été tout au long de l'année une traductrice dévouée à ses clients, passionnée par son métier et toujours déterminée à s'améliorer. J'espère ainsi mériter de voir certains de mes vœux se réaliser. 
Cette année, je n'attends rien de matériel sous le sapin. J'ai déjà un beau fauteuil de bureau pour soutenir mon dos, un super clavier qui me permet de pianoter avec facilité, un agenda flambant neuf pour l'année à venir et tout le nécessaire pour pratiquer mon métier.
Cette année, je veux principalement avoir du temps. Du temps pour continuer d'approfondir mes connaissances linguistiques, du temps pour lire et écrire, et du temps pour mener à bien mes projets. Mais ce que j'aimerais surtout, c'est que le temps s'allonge et s'arrête un peu. Non pas parce qu'il me faudrait des journées de 48 heures pour accomplir tout ce que j'aimerais faire, mais simplement pour pouvoir encore pratiquer le métier que j'aime dans des conditions humaines.
Le progrès avance à grande vitesse et le spectre de l'intelligence artificielle plane de plus en plus sur nos têtes. Je ne suis pas contre ces avancées, certaines facilitent d'ailleurs mon travail et je sais qu'il va falloir les apprivoiser si je veux continuer à prospérer. Hélas, certaines agences n'y voient qu'une façon de tirer toujours plus de profit et demandent de plus en plus souvent à leurs prestataires de baisser leur prix, prétextant que le travail des traducteurs est fortement réduit (ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, la traduction automatique n'ayant toujours pas percé tous les secrets de la langue humaine).
Du temps, il faudrait en offrir à tous les acteurs de ce métier. Du temps pour lire réellement et répondre aux e-mails ou pour formuler une demande de manière plus humaine. Du temps dont les clients tiendraient compte pour ne plus proposer de délais inacceptables. Du temps qui serait compris comme un gage de qualité et non comme une futilité.
En somme, cher Père Noël, ce que je souhaite, c'est de retrouver plus d'humanité dans un monde qui devient, à mon goût, un peu trop robotisé. Mon vœu est trop naïf probablement, mais je l'exprime sincèrement. Je continue donc de rêver qu'il sera un jour exaucé.
Je vous remercie d'avance et vous souhaite bon courage pour votre livraison, en espérant que vos rennes ne se soient pas tous transformés en livreurs Amazon 😉

En espérant que mon courrier sera lu par le vieux barbu, je vous souhaite à tous un excellent réveillon et un joyeux Noël !

Photo de Ylanite Koppens

L’art de savoir dire non

Je fais partie de celles et ceux qu’on appelle des « gentils », qui aiment rendre service et qui disent « oui » un peu trop souvent sans prendre en compte leurs envies, le temps qui leur est disponible et leur forme physique ou mentale. Cela dit, j’ai appris à m’endurcir au fil de mes 10 années en tant que traductrice et rédactrice indépendante. Voici donc quelques conseils pour les « gentil(le)s » freelances qui passeraient par ici.

Photo de Miguel Á. Padriñán

Quand on est traducteur ou rédacteur indépendant et qu’on travaille avec des agences, on est constamment confronté aux demandes des gestionnaires de projets (ou PM pour Project Manager, je vous en ai déjà parlé ici). Certains sont d’ailleurs des champions pour vous pousser à accepter un projet, ce qui est normal vu que leur but est de trouver un prestataire au plus vite pour gérer la multitude d’autres demandes des clients. Quand on a du mal à dire « non » comme moi, cela peut être assez difficile de refuser, d’autant plus qu’il y a toujours la crainte de ne plus avoir autant de propositions les prochains mois ou de se faire étiqueter comme une personne trop débordée et de ne plus recevoir de proposition de l’agence en question (oui, ça peut arriver). Accepter trop de projets n’est toutefois pas du tout une bonne idée. Vous risquez de vite vous retrouver complètement débordé(e) et de ne plus savoir où donner de la tête pour tout rendre dans les délais. À cela s’ajoutent la fatigue et le stress, la formule idéale pour commettre des erreurs totalement évitables. Bref, pour ne pas arriver à ce point-là et sombrer dans le burn out, il faut apprendre à dire « non ».

La première chose à faire quand on reçoit une proposition de projet (ou une demande de service, sous n'importe quelle forme), c’est de ne pas répondre immédiatement « oui » sans réfléchir. J’ai encore entendu récemment dans un des podcasts de développement personnel que j’écoute avidement chaque matin qu’il faut se poser plusieurs questions avant de donner une réponse : « est-ce que j’ai réellement le temps de le faire ? », « est-ce que je suis en capacité (mentale, physique, émotionnelle) de le faire ? », « est-ce que j’ai vraiment la motivation de le faire ? ». Si vous répondez « non » à l’une de ces questions, il faut refuser. Toutefois, quand on veut travailler régulièrement avec un client ou une agence, il faut savoir dire « non » de la bonne façon. Par exemple, vous pouvez dire que vous ne pouvez pas accepter ce projet (pour X raisons), mais que vous êtes disponible pour un travail qui vous prendra moins de temps ou traitant d’un sujet dans lequel vous êtes plus à l’aise. Hier, j’ai ainsi dû refuser un projet de rédaction sur des hôtels, alors que j’adore ça. Plutôt que de simplement dire « non », j’ai expliqué que j’étais intéressée par le projet, mais que je n’étais pas disponible avant la fin du mois. De cette manière, le PM sait que je peux éventuellement accepter d’autres projets de ce genre et qu’il peut me recontacter le mois prochain, quand je serai plus disponible. La semaine passée, c’est un projet de traduction que j’ai dû décliner. Dans mon e-mail, j’ai cependant directement indiqué à la PM que je pouvais accepter un volume de X mots maximum et que je serai plus disponible d’ici X semaines. Elle m’a ainsi proposé un autre projet avec un délai plus long, que je pouvais cette fois-ci accepter. C’est la même chose si vous êtes confronté à un projet qui vous paraît trop complexe ou dépassant vos compétences. Au lieu de vous embourber dans un travail qui vous prendra bien trop de temps par simple manque de connaissance, n’ayez pas peur de le dire. Cela indiquera que vous êtes quelqu’un de consciencieux qui connaît ses limites.

Tout ça pour dire que les gens ne vont pas forcément se froisser si vous leur dites « non ». Poser ses limites est important, il faut juste savoir comment l’exprimer. La prochaine fois que vous hésitez face à une demande (que ce soit dans le cadre du travail ou non), prenez donc le temps de vous poser les bonnes questions plutôt que d’accepter tête baissée et de le regretter par la suite.

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à la semaine prochaine !

Se préparer aux vacances quand on est freelance

Publié le

À l’heure où vous lirez ces lignes, je serai en principe en train de découvrir les rues de Tirana. Je me suis en effet envolée ce matin pour l’Albanie, prête à entamer une dizaine de jours de congé bien mérités. J’ai l’impression que ça fait une éternité que je ne suis plus partie et le petit stress du départ en vacances est revenu. S’il est vrai que, contrairement à un salarié, je n’ai pas à demander la permission d’un patron pour prendre congé, il y a certaines choses à faire avant de fermer son PC et d’aller bronzer. Voici donc quelques petits conseils à suivre si vous prévoyez des congés en tant que travailleur freelance.

Photo de Ylanite Koppens

Conseil n°1 : prévenir ses clients/agences

On est bien d’accord qu’être freelance, c’est être libre (ce n'est pas pour rien qu'il y a free dans le terme). Mais si vous prenez la liberté de partir comme bon vous semble sans crier gare (ou aéroport 😁, désolée pour ce jeu de mot extrêmement pourri qui n'a en plus rien à voir avec les voyages en train, explication pour les curieux), vous risquez de perdre des clients, surtout si vous partez sur une île déserte sans aucun réseau et que vous savez pertinemment que vous ne serez pas joignable. Si vous avez l’habitude de travailler sur des projets réguliers, il est normal de prévenir que vous ne serez pas disponible pour les prendre en charge. Il est donc important d’annoncer à vos clients et aux agences qui font fréquemment appel à vos services que vous comptez prendre des vacances. D’ailleurs, la plupart des agences vous demanderont elles-mêmes de donner vos dates de congé suffisamment tôt afin de visualiser les disponibilités de chacun. Personnellement, en plus de prévenir directement mes clients fidèles, j’ai l’habitude d’ajouter un petit message indiquant mes dates de congé dans la signature de mes e-mails plusieurs semaines auparavant. Bon, cette année, je ne l’ai pas fait car je dépendais de mon cher et tendre qui avait du mal à trouver la période la plus appropriée pour partir. Néanmoins, j’avais déjà prévenu les agences et mes clients que je comptais prendre congé aux alentours de la mi-août en leur expliquant que je pourrai leur donner des dates plus précises ultérieurement et en annonçant que je n’accepterai plus de projets à rendre dans ces eaux-là.

Conseil n°2 : boucler les derniers dossiers

Pour partir l’esprit tranquille, il est bien évidemment essentiel d’avoir rendu tous vos projets en cours. Pour ma part, j’évite d’accepter des projets à rendre la veille de mon départ (en cas de problème, vive la panique). La période qui précède les vacances est dans tous les cas déjà assez intense pour s’ajouter un stress supplémentaire juste avant le décollage. Je me suis d’ailleurs accordé plusieurs jours de répit avant mes vacances à proprement parler pour justement régler les dernières petites choses à faire et pouvoir m’envoler sans aucun souci. Pensez aussi à toutes les tâches administratives (genre déclaration TVA, etc.) dont l’échéance risque de tomber pendant vos congés et prenez les devants pour ne pas vous retrouver avec des amendes à votre retour !

Conseil n°3 : programmer un message d’absence

Même si vous avez prévenu vos clients et les agences avec qui vous collaborez que vous prenez congé, il est tout à fait possible que vous receviez des e-mails d’autres prospects durant votre absence. Au lieu de devoir passer vos vacances le nez sur votre téléphone pour ne pas les louper, programmez un message d’absence ! L’expéditeur du message sera ainsi informé de vos dates de congé et surtout de la date de votre retour. S’il est peu probable que le projet soit encore disponible, prenez quand même la peine de lui répondre une fois que vous reprendrez vos activités, vous gagnerez peut-être un nouveau client.

Conseil n°4 : ne pas accepter de projet à rendre le jour ou le lendemain de votre retour (ou prendre de quoi bosser au cas où…)

Je préfère le conseiller car c’est une erreur que j’ai commise il y a quelques années… J’étais partie pour un city-trip à Rome avec mon cher et tendre quelques jours avant la fameuse Beast from the East de 2018. J’avais accepté plusieurs projets de rédaction à rendre après mon retour et me suis retrouvée bloquée trois jours supplémentaires dans la Ville Éternelle sans mon ordinateur… Depuis, je ne pars plus jamais sans mon précieux outil de travail et n’accepte plus de projets à rendre dans les 3 jours qui suivent mon retour.

Conseil n°5 : se déconnecter une fois sur place

Partir en vacances quand on est freelance est toujours un peu angoissant, notamment pour les 4 raisons que j’avais déjà données dans cet article. Je suis néanmoins beaucoup plus sereine que par le passé, ayant des clients fidèles et déjà des projets prévus pour le mois de septembre. En outre, je sais maintenant qu’il est essentiel de prendre des congés et de se couper de temps en temps complètement de sa boîte mail et de son téléphone. En tant qu’indépendant, on bosse pourtant deux fois plus car on doit penser à tout et que l’on gère notre petite entreprise 24h/24. Si l’on ne veut pas perdre pied et rester productif, c’est vital de prendre véritablement congé. Mon ordinateur sera dans ma valise (au cas où une tempête de neige surgit en Albanie 🙄), mais je me forcerai à ne pas regarder ma boîte mail (ou pas trop souvent 🙃...). D’ailleurs, l’Albanie est la destination parfaite vu qu’elle n’est pas couverte par le roaming et que cela risque de me coûter très cher si je laisse ma 4G activée. Mon portefeuille sera donc reconnaissant si je ne passe pas mes séances de bronzage sur la plage en vérifiant mes e-mails.

Sur ce, je vous laisse profiter de vos vacances si vous avez la chance d’en prendre en même temps que moi et vous envoie beaucoup de courage si ce n’est pas le cas !

Les inconvénients du métier de traducteur, version 2022

Ce lundi, j’ai fêté les 10 ans de mon activité de traductrice et rédactrice indépendante. Si mon blog n’est pas aussi vieux (je ne l'ai commencé qu'en 2014), il m’a accompagnée tout au long de mon expérience. Il m’arrive parfois de relire d’anciens billets (et de les modifier légèrement si, horreur, je trouve une faute d'orthographe 😱). Cela fait aussi un moment que je vérifie les statistiques de visite et j’ai constaté que mon billet le plus consulté est celui sur les inconvénients du métier de traducteur freelance. Comme je l’ai écrit après un peu plus de 3 ans d’expérience, je me suis dit que j’allais revenir sur mes propos.

J’avais cité 4 inconvénients dans ce premier billet, à savoir les périodes creuses, la prospection, les mauvais payeurs et les urgences. Je vais donc reprendre ces 4 points et exprimer mon avis actuel.

Les périodes creuses

À l’époque où j’ai écrit cet article, j’étais loin d’avoir autant de travail qu’aujourd’hui. Depuis, mon chiffre d’affaires s’est multiplié par 5 et je peux dire que cela fait au moins ans que je ne connais quasiment plus de période creuse (hormis l'année fatidique de 2020 😷, mais j'ai quand même travaillé bien plus cette année-là que 5 ans plus tôt). Il faut dire qu’en 2015, je ne travaillais que de manière ponctuelle pour plusieurs agences et quelques clients privés. Aujourd’hui, le plus gros de mon travail provient de 2 agences dans lesquelles j’ai acquis une bonne place. Une fois qu’une bonne relation de confiance est établie (avec les PM aussi), on se voit en effet proposer un plus grand nombre de projets. Il y a bien sûr toujours des périodes moins chargées à certains moments de l’année (par exemple juste après les fêtes), mais je passe clairement beaucoup moins de temps à stresser de ne pas avoir de boulot. C’est d’ailleurs plutôt l’inverse aujourd’hui : je suis impatiente d’avoir enfin une semaine un peu plus calme pour faire toutes les petites choses auxquelles je ne parviens plus à consacrer de temps (la mise à jour de mes profils, de mon CV, la formation, etc.). Bref, au bout de 10 ans d’expérience, je peux dire que je ne considère plus les périodes creuses comme un inconvénient, mais plutôt comme une accalmie appréciable pour souffler, se former et redémarrer du bon pied lorsque les activités reprennent en force.

La prospection

Comme j’ai beaucoup moins de périodes creuses, j’avoue que je ne passe plus de temps sur la prospection. Je ne vais pas dire que ça me manque, mais maintenant que j’ai 10 ans d’expérience, je n’ai plus vraiment peur de contacter les agences ou les clients directs. En 2015, j’étais encore souvent en proie au syndrome de l’imposteur (que je ressens d'ailleurs encore parfois), et je n’osais pas forcément envoyer mon CV à certaines agences. Souffrant d’un gros manque de confiance en moi, cela me demandait un effort surhumain pour vendre mes services auprès de nouvelles personnes. J’admets que prospecter n’est toujours pas une partie de plaisir, mais je suis beaucoup plus à l’aise dans cet exercice qu’à mes débuts. Donc si vous vous lancez et que vous êtes un peu de la même nature que moi, ne désespérez pas ! Ça deviendra plus facile avec le temps.

Les mauvais payeurs

Sept ans après l’écriture de ce billet, je peux toujours m’estimer chanceuse. En 10 ans de carrière, je ne suis jamais tombée sur une agence ou un client qui refusaient de me payer. J’ai bien eu quelques retards de paiement, mais ils étaient généralement causés par un simple oubli ou un changement de système de facturation. J’ai toutefois eu la chance d’avoir eu ces soucis avec 2 de mes plus anciens clients et ils ont été prompts à régler leur dette. Si je devais réécrire l’article aujourd’hui, je ne pense d’ailleurs pas que je l’aurais mis dans les inconvénients. Cela arrive bien sûr, mais si l’on se renseigne sur la réputation de l’agence auparavant (c'est plus compliqué pour un client privé), on peut éviter ces mauvaises surprises.

Les urgences

Difficile d’échapper aux urgences et au stress que cela entraîne quand on travaille dans la traduction. S’il est vrai qu’il y a parfois des projets que l’on reçoit à la dernière minute, ce n’est pas toujours le cas non plus. À l’époque, je travaillais d’ailleurs avec des agences qui fixaient des délais très courts. Et comme je n’avais pas encore bien établi ma réputation auprès de celles-ci, je devais effectivement répondre très rapidement aux e-mails si je ne voulais pas que le projet m’échappe. Aujourd’hui, je ne connais plus du tout le même problème. J’ai la chance de travailler avec une agence de traduction très chouette, qui me confie régulièrement des projets. Les délais sont raisonnables et, en cas de pépin, je peux toujours contacter les PM, qui proposent même d’emblée d’allonger le délai si besoin. Cette semaine, j’ai même osé demander directement s’il était possible d’avoir quelques heures supplémentaires pour un gros projet, chose que je n’aurais probablement jamais fait avec d’autres agences (pour lesquelles je ne travaille plus d'ailleurs...). Bref, quand on tombe sur des agences qui respectent les traducteurs et les considèrent comme des êtres humains et non comme des machines, les urgences sont un inconvénient que l’on parvient plus facilement surmonter.

Comme quoi, avec de l’expérience, ces inconvénients paraissent bien plus surmontables ! Dix ans (ou plutôt ans) après l’écriture de ce billet, je peux encore dire aujourd’hui qu’être traductrice freelance, c’est exercer le plus beau métier du monde (billet qui a un peu vieilli lui aussi, mais l'enthousiasme est le même 😊).

Dix ans

Aujourd’hui, cela fait 10 ans jour pour jour que je me suis rendue chez une comptable et que je me suis inscrite à la BCE. Dix ans que je me suis lancée dans cette aventure de traductrice et rédactrice indépendante.

Photo de Magda Ehlers

Avant la date fatidique du 18 juillet 2012, j’avais passé des mois à postuler pour divers emplois sans grande motivation. Je revenais à l’époque d’un voyage de 5 mois en Inde avec mon cher et tendre que je n’avais plus vu depuis pratiquement un an et je n’avais plus envie de revivre une aussi longue séparation physique. En plus de cette raison sentimentale, aucun des emplois disponibles que je trouvais ne me tentait. Je savais au fond de moi que je voulais traduire et les places de traducteur interne au sein des agences étaient rares (et le sont toujours d’ailleurs). J’avais commencé à faire des rédactions en passant par diverses plateformes en ligne pour dire de gagner un peu d’argent. Ma mère, consciente de mon dilemme intérieur entre le besoin d’avoir un boulot et celui de passer plus de temps avec mon cher et tendre, m’a encouragée à me lancer complètement en freelance. Cela me permettrait d’avoir du travail tout en étant libre de rejoindre à mon gré mon pigeon voyageur (qui s’était à l’époque posé en Norvège) sans devoir demander des congés à qui que ce soit. Je vivais encore chez mes parents à l’époque, étant revenue à la maison après 5 années d’études (intensives) à Mons. Sans charges ni loyer à payer, je pouvais donc me lancer avec un filet de sécurité. Travaillant elle-même comme indépendante, ma mère m’a accompagnée et soutenue dans les premières démarches. C’est donc en grande partie grâce à elle que j’en suis là aujourd’hui (merci maman 😘).

Si mes débuts ont été assez lents et que j’ai mis du temps à prendre confiance en moi et en mes capacités, je peux être fière aujourd’hui d’avoir des clients fidèles, certains depuis la première heure. J’ai connu des hauts et des bas, des périodes creuses qui me semblaient interminables et des mois où je coulais littéralement sous le boulot jusqu’à frôler le burnout. J’ai vécu des déceptions avec des agences qui cherchaient à baisser les tarifs après des années de collaboration, mais aussi des moments de fierté, comme celles de voir mon nom dans un livre (de recettes de cocktails, mais un livre quand même 😎). Moi qui pensais ne pouvoir traduire que des textes plus littéraires ou généraux, je me retrouve dix ans plus tard à traduire des textes plus techniques et des documents pour les institutions européennes.

Je célèbre ce dixième anniversaire en étant débordée et en grand besoin de vacances, mais j’avais envie d’écrire un billet pour marquer le coup. Même si j’ai encore beaucoup à apprendre et que je m’améliore de jour en jour (perfectionnisme quand tu nous tiens 🙄), je peux dire aujourd’hui que je suis fière de ce chemin parcouru depuis le 18 juillet 2012. Espérons que mon activité tiendra encore au moins 10 ans de plus ! Réponse peut-être le 18 juillet 2032 😁

Travailleur indépendant : les à-côtés du métier

Publié le

« T’as du travail en ce moment ? » C’est le genre de question que j’entends régulièrement. Par là, les gens veulent souvent dire : « Est-ce que tu as des projets de traduction/rédaction en ce moment ? » Ce serait oublier que, quand on est indépendant, on fait bien plus que son métier à proprement parler. J’avais donc envie de vous parler aujourd’hui de toutes les petites tâches que je dois réaliser pour pouvoir exercer ma profession.

Picture by Markus Winkler

Être indépendant, c’est gérer sa propre petite entreprise et, comme pour n’importe quelle entreprise, il y a plusieurs aspects à gérer en plus de son corps de métier pour pouvoir prospérer. On pourrait classer ces tâches accessoires, mais ô combien indispensables, en 6 catégories : la prospection/publicité, la comptabilité, les relations clients, la planification, la gestion du matériel, la formation continue.

1. La prospection/publicité

Si aujourd’hui j’ai des clients et des agences qui me contactent très régulièrement pour des projets, c’était loin d’être le cas au tout début de mon activité. Pour obtenir ses premiers projets, il faut avant tout se faire connaître. Les premiers mois de mon activité ont donc été principalement consacrés à la prospection et à la publicité (j'avais d'ailleurs écrit ici un article sur le sujet). J’ai dû contacter plusieurs agences pour proposer mes services, créer un site Web ainsi qu’une page Facebook professionnelle pour faire parler de mon activité autour de moi et compléter divers profils sur les plateformes dédiées à la traduction et autres (ProZ, TranslatorsCafé, LinkedIn, ….). Si cet aspect de mon travail me prend beaucoup moins de temps qu’à mes débuts, il est quand même nécessaire que je prospecte de temps à autre et reste à l’affût de nouvelles possibilités de collaboration. Vu que j’accumule de l’expérience, je dois aussi régulièrement mettre à jour mes divers profils pour pouvoir attirer de nouveaux clients. On pourrait aussi ajouter l’écriture de mes billets de blog à cette catégorie, étant donné que cela génère du trafic sur mon site et que cela peut donc attirer de potentiels nouveaux clients ou collaborateurs.

2. La comptabilité

C’est bien beau de traduire et d’écrire des articles, il faut aussi gagner son pain. Et pour être payé, il faut établir des factures. En ce qui me concerne, je les complète au fur et à mesure de la livraison de mes projets pour que cela ne me prenne pas un temps fou chaque fin de mois. Après l’envoi des factures, il faut également s’assurer qu’elles ont bien été payées. Si j’ai la chance de collaborer avec des agences qui payent en temps et en heure, il est déjà arrivé qu’un client oublie de payer (c'est arrivé ce mois-ci d'ailleurs). Dans ce cas, je dois le relancer pour pouvoir récupérer mon dû. Je n’ai jamais eu affaire à de mauvais payeurs, mais je connais certains collègues traducteurs qui se sont déjà fait avoir et qui ont perdu une énergie colossale à tenter de se faire payer. C’est donc un aspect à prendre en considération si vous comptez vous lancer dans un métier à titre d’indépendant. En plus de l’établissement des factures, il y a les déclarations TVA et la déclaration fiscale à remplir. Pour ces aspects plus administratifs, je me fais heureusement aider d’un bureau comptable. Néanmoins, je dois veiller à conserver les factures de tous mes achats pour pouvoir les comptabiliser dans mes frais et à payer les cotisations sociales et la TVA en temps voulu. Je réserve donc au moins une bonne heure chaque fin de mois pour vérifier où j’en suis au niveau de la comptabilité.

3. Les relations clients

Il s’agit probablement de l’à-côté qui me prend le plus de temps. Chaque semaine, je reçois en effet un certain nombre d’e-mails me proposant divers projets auxquels je dois répondre sans trop tarder, que ce soit pour accepter ou refuser. Outre les propositions de projet, il y a aussi les modifications à réaliser sur certains textes (surtout dans le domaine de la rédaction). Dans les périodes plus creuses, il est essentiel de maintenir cette relation pour s’assurer un volume de travail suffisant. Ainsi, je dois parfois relancer un client au sujet d’un projet, lui indiquer que je suis disponible au cas où il aurait besoin de mes services ou simplement demander de ses nouvelles si ma relation est plus établie. Le but est de ne pas se faire oublier. La relation client, c’est aussi pouvoir gérer les éventuels problèmes d’insatisfaction, négocier le tarif et les délais, prévenir en cas de maladie ou de tout autre empêchement compliquant la remise d’un travail et oser demander le recul d’un délai de livraison en cas de souci. Elle peut donc avoir des côtés sympathiques, mais aussi plus délicats, comme toute relation humaine dans le fond. Dans tous les cas, il faut savoir l’entretenir car sans vos clients/agences, votre entreprise ne survivra pas.

4. La planification

C’est une tâche à laquelle je m’attelle chaque lundi matin ou chaque dimanche soir. Je prends en effet le temps de considérer les différents projets à rendre dans la semaine qui vient et d’établir des priorités. C’est là qu’interviennent mes fameuses to-do lists et mon fidèle agenda. Je peux ainsi avoir une vue d’ensemble sur ma semaine, puis détailler les tâches à réaliser chaque jour. J’utilise également la page de mon agenda reprenant le planning du mois afin de voir si je peux accepter d’autres projets et donner mes dates de disponibilité. Cette tâche est donc essentielle si l’on veut entretenir de bonnes relations avec ses clients.

5. La gestion du matériel

Pour pouvoir effectuer mes diverses tâches, je dois m’assurer du bon fonctionnement de mes différents outils et matériels informatiques. Il faut ainsi veiller à mettre à jour les différents logiciels, à s’équiper d’un bon anti-virus et à résoudre les problèmes techniques (mon cher et tendre est heureusement un peu geek et vole souvent à mon secours en cas de bug 🤓). Pour améliorer ma productivité, je dois également m’équiper du mieux possible que ce soit sur le plan du matériel informatique ou des outils d’aide à la traduction ou à la rédaction (j'écrirai un article à ce sujet bientôt). Ce n’est pas une tâche à gérer au quotidien, mais je dois dans tous les cas veiller à toujours avoir les bons outils pour rendre mes travaux dans les délais. Il ne faut donc pas sous-estimer son importance.

6. La formation continue

Dans un monde qui évolue constamment et où la concurrence est de plus en plus rude, il est essentiel de continuer à se former. Il faut ainsi se tenir au courant des évolutions du métier, apprendre à gérer de nouveaux logiciels, se spécialiser dans d’autres domaines pour pouvoir s’ouvrir à des projets différents et, bien évidemment, continuer à perfectionner ses compétences linguistiques. L’objectif est de pouvoir ajouter des cordes à son arc et de proposer à ses clients de nouveaux services. J’avoue qu’en ce moment, je n’y accorde pas tellement de temps (le mois de juin est particulièrement intense), mais c’est un à-côté très agréable étant donné qu’en bonne traductrice, je suis toujours avide d’apprendre (je reste une étudiante dans l'âme 😁).

Bref, être traducteur/rédacteur indépendant, ce n’est pas que traduire ou écrire. C’est être un travailleur multitâche qui doit pouvoir gérer sa petite entreprise. Et ça ne se limite pas du tout au domaine de la traduction, de la rédaction et des autres services en ligne. Si je me suis lancée en tant qu’indépendante, c’est d’ailleurs parce que j’avais un modèle à la maison : ma mère, logopède indépendante et experte du multitâche. Je la voyais écrire ses bilans durant de longues heures certains soirs, faire sa comptabilité certains week-ends ou encore partir à des formations à gauche et à droite en plus de ses séances de logopédie. Je savais donc que ce ne serait pas facile, que cela demanderait beaucoup de temps, mais cela ne m’a jamais fait peur. Ma mère a d’ailleurs été la première à m’encourager dans cette voie, alors j’en profite pour le lui dire ici : « Merci, maman ! »

Sur ce, le devoir m’appelle car, comme vous l’aurez compris, : « Oui, j’ai toujours du travail ! »

Changer de cadre de travail pour quelques heures

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Une fois n’est pas coutume, c’est depuis un café que je vous écris ce billet. En début d’année, je vous avais parlé de l’importance d’avoir un bon espace de travail pour sa santé physique. Toutefois, avoir un bon espace pour travailler est tout aussi important pour la santé mentale. Beaucoup de personnes qui se sont retrouvées en télétravail durant le confinement se sont rendu compte qu’il n’était pas toujours facile de travailler depuis chez soi si l’on ne dispose pas d’un espace à soi. Difficile en effet de se concentrer quand on voit du désordre, une montagne de linge à repasser, de la vaisselle à faire, etc. (charge mentale, bonjour 🙄!).

Je vous parle de ça car, après une longue absence, mon cher et tendre et moi-même sommes retournés dans notre logement à Londres. En plus de la poussière et des toiles d’araignée qui se sont accumulées, des travaux ont été réalisés dans notre habitation, ajoutant un peu de désordre. Comme tout logement londonien abordable, l’espace est quelque peu restreint, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur mon ordinateur en ignorant tout ce qu’il y a à ranger/nettoyer. J’ai donc décidé aujourd’hui d’aller me poser dans un café.

Waterstones Romford

Quand on pense à un travailleur freelance, on s’imagine quelqu’un qui peut travailler de n’importe où sans aucun problème. Bien sûr, il ou elle peut profiter de sa liberté pour s’offrir une séance de travail à l’extérieur quand il fait beau, continuer ses projets en ligne en séjournant à l’étranger ou encore travailler dans le train, mais l’environnement doit rester propice à la concentration et à l’inspiration (je sais par exemple que travailler en open space n’est pas pour moi 😅). Bref, cette fois-ci, mon choix s’est porté sur un lieu le plus inspirant et calme possible : le café d’une librairie. Avoir une vue sur des bibliothèques et être entourée de personnes qui lisent, rien de plus apaisant pour moi (je fais partie de ces gens dont le plus grand rêve est d’avoir une bibliothèque comme celle dans La Belle et la Bête de Disney, avec l’échelle tellement elle est gigantesque 😁). Cela faisait longtemps que j’avais remarqué ce petit café sans avoir tenté l’expérience d’y travailler. J’ai donc sauté le pas aujourd’hui et je ne regrette absolument pas. Je peux pianoter mes textes sur mon clavier tout en dégustant un délicieux chai latte (la jolie tasse que la serveuse adorable m’a apportée a été la cerise sur le gâteau).

En résumé : je reviendrai ! Si vous aussi vous peinez à vous concentrer, sortir de votre cadre de travail habituel peut être bénéfique. Tentez donc l’expérience !

Ça m’énerve : les gens qui se croient bilingues

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J’avais envie d’entamer une nouvelle rubrique pour rassembler mes coups de gueule par rapport à mon métier. J’adore ce que je fais mais certains aspects ou situations mettent parfois mes nerfs à rude épreuve. Et ça a été encore une fois le cas cette semaine.

L’un de mes très bons clients me demande de relire « rapidement » un texte écrit en anglais pour corriger les coquilles éventuelles et lui donner mon avis. Comme j’aime les relectures, j’accepte sans vraiment faire plus attention au texte (mea culpa). Mais quand j’ouvre le fichier : horreur ! Non seulement, le texte est rempli de coquilles facilement repérables (ce qui me laisse penser que le rédacteur n’a même pas pris la peine de relire son article), mais il y a des erreurs de grammaire, des fautes de préposition et un cruel manque de vocabulaire. Bref, je renvoie directement un mail à mon client pour lui demander qui a réalisé le travail et lui dire qu’il ne s’agira pas d’une « relecture » mais d’une « réécriture » tant le texte est mauvais. J’apprends alors qu’il s’agit d’une rédactrice française vivant au Royaume-Uni… Mon sang n’a fait qu’un tour.

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Si j’avais la rédactrice en question devant moi…

J’avais déjà expliqué à mon client auparavant que je ne rédigeais et ne traduisais pas vers l’anglais étant donné qu’il ne s’agit pas de ma langue maternelle et que je ne serai donc jamais aussi naturelle qu’un natif. Alors voir qu’une « collègue » avec un niveau digne d’un élève de secondaire a le culot de se faire passer pour une rédactrice (et probablement pour une traductrice) dans la langue de Shakespeare m’a mise hors de moi. J’ai donc expliqué tous ses problèmes en long et en large à mon client en lui conseillant de ne plus jamais faire appel à elle et en lui rappelant bien qu’il doit absolument confier les projets en anglais à un vrai anglophone dont l’anglais est vraiment la langue maternelle. Parce que non, ce n’est pas parce qu’on vit depuis quelques mois dans la campagne irlandaise et qu’on a eu des cours d’anglais deux fois par semaine qu’on est bilingue. À bon entendeur…

Les périodes creuses

Bonjour à tous et, puisque l’on peut le souhaiter jusqu’à la fin du mois, bonne année !

Comme vous l’aurez compris, je suis toujours en vie ! Je n’ai pas non plus oublié mon blog, j’ai tout simplement cumulé les projets de rédaction depuis octobre et n’avais plus vraiment le courage de prendre la plume pour alimenter mon site. Après un an pratiquement sans pause forcée, hormis les vacances, me voilà toutefois avec plein de temps devant moi. C’est en effet le calme plat, ou presque, dans ma boîte mail depuis plusieurs jours. Pas de panique toutefois, cette longue accalmie est apparemment générale. Et plutôt que de procrastiner (même si j’avoue m’être accordée quelques après-midis de repos), j’ai profité de cette période plus tranquille pour faire le point sur l’année écoulée, réactualiser mes profils en ligne et, bien sûr, me remettre enfin à mon blog. J’avais en effet entamé plusieurs billets que je n’ai pas pris le temps de publier. J’espère pouvoir corriger tout ça rapidement !

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Les périodes creuses, bien qu’angoissantes pour le travailleur indépendant quand elles s’éternisent, peuvent en effet servir à s’occuper des choses pour lesquelles on ne prend habituellement pas le temps ou très peu. Voici donc quelques conseils pour mettre à profit ces moments de répit.

1. Optimiser ses cartes de visite en ligne

Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus dépoussiéré mes profils ProZ, LinkedIn et compagnie. J’ai donc pris le temps de réactualiser toutes mes infos afin de pouvoir attirer à long terme d’autres clients. J’ai également profité de l’occasion pour devenir membre ProZ, on verra avec le temps si cela m’apportera quelque chose (ce sera sûrement l’objet d’un prochain billet).

2. Faire le tri dans ses papiers, dans sa comptabilité

Si vous êtes du genre bordélique même sur votre bureau d’ordinateur, vous pouvez prendre le temps de remettre de l’ordre et d’optimiser vos outils pour gagner des minutes précieuses lorsque vous serez débordé.

3. Suivre des formations

Envie de vous spécialiser dans un domaine, d’approfondir vos connaissances des langues ou d’acquérir de nouvelles compétences ? C’est le moment ! Profitez des journées plus calmes pour ajouter des cordes à votre arc !

4. Prospecter

Envoyer des e-mails, s’inscrire sur des plateformes, passer des tests… tout cela prend du temps. Les périodes creuses sont idéales pour pouvoir se remettre à fond dans la prospection et accroître sa clientèle.

5. Relancer ses clients

Si vous n’avez pas entendu parler de l’un de vos clients réguliers depuis un certain temps, n’hésitez pas à le contacter pour lui faire part de vos disponibilités ! Il aura peut-être quelques projets sous la main.

6. Se reposer

Cela peut sembler bête mais quand vos journées redémarreront sur les chapeaux de roue dans quelques jours et que vous n’aspirerez plus qu’à une après-midi plus tranquille pour souffler, vous regretterez de ne pas avoir profité davantage de votre période creuse. Alors accordez-vous cette petite balade au grand air, ce déjeuner entre copines ou cette grasse matinée tant que vous le pouvez car c’est l’un des bons côtés de la vie de freelance.

 

À bientôt !

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