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Ça m’énerve : la déshumanisation des agences de traduction

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Comme expliqué dans mon billet précédent, mon mois d’avril est plutôt tranquille. Je continue donc à prospecter et à m’inscrire auprès de nouvelles agences. Je remarque cependant une chose : beaucoup d’entre elles ont désormais recours à une plateforme pour fournir du travail à leurs sous-traitants. J’en comprends l’utilité, mais je déplore aussi la diminution des interactions avec les gestionnaires de projets (ou Project Managers alias PM). Voici donc un nouvel article Ça m’énerve, rubrique que je devrais plutôt renommer « C’était mieux avant » (je deviens une vieille réac 😅).

Photo de Meruyert Gonullu

Je me rappelle mes premières années en tant que traductrice freelance. Les propositions de projets se faisaient toujours par e-mail, de même que le rendu des fichiers traduits. Pendant un temps, j’ai d’ailleurs eu le plaisir d’échanger des e-mails avec l’une de mes meilleures amies, qui travaillait comme PM à cette époque, des courriers qui égayaient toujours mes journées. De même, je parvenais à nouer plus facilement des relations professionnelles avec les autres PM, les courriers plus cordiaux étant quand même plus propices à établir une relation de confiance qu’un message expéditif. Après quelques années, cette agence a voulu modifier son système et a demandé aux traducteurs de passer directement sur une plateforme pour renvoyer les projets. C’était bien évidemment une question de sécurité. Malheureusement, certains PM ont un peu trop pris à la lettre cette obligation. Je me rappelle ainsi un « mauvais » PM qui m’avait rembarrée alors que je lui avais simplement demandé s’il avait bien reçu mon projet. Adieu les « bonjour » et les « merci », on clique simplement sur un lien dans l’e-mail pour accepter le projet et on renvoie la traduction directement sur la plateforme une fois le travail terminé.

Je comprends que les PM doivent gérer des dizaines de traducteurs, de clients et de projets, mais est-ce que 30 secondes de plus pour dire bonjour et demander comment ça va sont vraiment une perte de temps ? Le métier de freelance est déjà solitaire, alors si on n’a même plus ce petit semblant d’interaction sociale, la solitude se fait encore plus ressentir. En outre, ces petits échanges anodins a priori permettent aux 2 interlocuteurs de savoir s’ils peuvent compter l’un sur l’autre. Je m’explique : si un passage n’est pas clair, si Trados a décidé de vous lâcher en cours de route ou si une question de terminologie vous taraude, il est plus difficile de contacter un PM avec qui vous n’avez absolument jamais échangé auparavant… Et je le vois bien depuis que le système de l’agence principale avec qui je collabore a changé. Je n’ai plus jamais de réponse à mes questions terminologiques, malgré plusieurs envois via la plateforme… De plus, les e-mails automatiques peuvent parfois entraîner des malentendus ou autres problèmes, comme j’en avais déjà donné un exemple ici.

Bref, j’espère trouver encore des agences de traduction plus « humaines », qui prennent soin de leurs relations avec les traducteurs et traductrices assurant la réalisation de leurs projets car meilleures seront les conditions de travail du prestataire, meilleure sera la qualité du travail fourni. À bon entendeur…

Les tests de traduction

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Comme je l’expliquais dans mon dernier billet, j’ai plus de temps pour prospecter ce mois-ci. Après la mise à jour de mon CV et de mes différents profils, j’ai été contactée par quelques agences, intéressées de m’ajouter dans leur équipe de traducteurs et traductrices freelances. Outre la négociation de tarifs, certaines demandent de passer un test pour que l’on puisse prouver nos compétences. Petite explication.

Étant donné que les agences de traduction font appel à des milliers de freelances, il est normal qu’elles vérifient que leurs nouvelles recrues aient un niveau répondant aux exigences de leurs clients. Cela peut toutefois être énervant de devoir passer du temps à traduire un texte non rémunéré pour prouver nos capacités quand on a plus de 10 ans d’expérience sous le pied. Certains sortent d’ailleurs l’excuse qu’on ne demanderait pas à une plombière de réparer une fuite gratuitement ou à un boulanger de cuire un pain avant de décider de faire appel à ses services. Je pense cependant que ces tests peuvent être réellement nécessaires pour que les agences puissent faire le tri. De plus, quand elles cherchent des freelances pour participer à un appel d’offres et fournir des services à un client plus important, comme les institutions européennes, elles sont obligées de faire passer des tests officiels aux traducteurs et traductrices constituant leurs équipes. Je vais d’ailleurs devoir participer à 2 tests en juin (ce qui me rappelle désagréablement mes examens de traduction à l'EII...😥).

Néanmoins, il est bon de rappeler que certaines agences mal intentionnées utilisent cette excuse du test pour pouvoir obtenir une traduction sans payer la personne qui l’a réalisée (et en récupérant donc tout le bénéfice). Si de jeunes traducteurs ou traductrices passent par ici, faites donc attention à la longueur du test imposé. Généralement, les plus expérimenté(e)s déconseillent de faire des tests de plus de 300 mots, ce qui fait à peu près une page Word. Si l’agence vous demande de traduire un texte beaucoup plus long, il y a anguille sous roche… Dans d’autres cas, l’agence peut rémunérer le test. Ceux que je passerais en juin seront d’ailleurs payés. Cela reste quand même une exception donc restez sur vos gardes si l’on vous envoie un texte de plus de 1000 mots ou demandez une compensation… Au fond, cela permet aussi aux freelances d’avoir une petite idée de la façon dont se déroulera l’éventuelle collaboration avec cette agence.

Sur ces conseils, je vous laisse et vous souhaite un bon week-end prolongé, en espérant que vous pourrez en profiter !

Le rush de Noël

Ça y est, le week-end arrive et avec lui le début des fêtes de fin d’année. À l’heure où j’écris ces lignes, je viens de rendre mon tout dernier projet de l’année. Je peux enfin souffler. Les 2 premières semaines de décembre sont toujours bien chargées.

Dans l’un des podcasts que j’écoute habituellement, j’ai entendu cette semaine que décembre était une période où l’on essayait d’abattre 1 mois de travail en 2 semaines, surtout si l’on veut profiter au maximum des fêtes en prenant congé entre Noël et Nouvel An. Ça m’a paru tellement vrai. C’est mon cas cette année et, comme avant chaque départ en vacances, il fallait absolument tout boucler. Le problème avec les fêtes de fin d’année, c’est que tout le monde a envie de tout boucler pour entamer la nouvelle année du bon pied. Ma boîte mail n’a donc pas cessé de recevoir de nouvelles propositions de projet, que j’ai d’ailleurs principalement refusées, ayant déjà bien trop de choses à régler. La période des fêtes est d’ailleurs un moment idéal pour se faire repérer par de nouvelles agences. C’est l’époque où beaucoup de traducteurs et rédacteurs plus établis prennent congé. Face à ce manque soudain de main-d’œuvre, les agences tentent donc leur chance auprès de nouveaux freelances. Parfois avec des dates incongrues, comme un rendu de traduction à 9h le 25 décembre, par exemple (eh oui, le travail ne s'arrête même pas à Noël). À cette charge de travail s’ajoutent tous les à-côtés. Il faut préparer les dernières factures, prévenir de ses congés, envoyer ses vœux, régler ses cotisations, faire le point sur sa compta… bref c’est le rush. Un rush professionnel, qui s’accompagne d’une course contre-la-montre pour trouver tous ses cadeaux de Noël à temps (chaque année, je me dis que je m'y mettrai plus tôt et chaque année, je m'y prends tard 🙄).

Mais nous y voilà enfin. À l’heure où vous aurez lu ces lignes, j’aurai publié mon article de blog (en principe, sinon vous ne liriez pas ces lignes 😁), envoyé mes vœux et bouclé mes factures ainsi que mes valises pour rejoindre mes proches. Je suis désormais en paix pour une dizaine de jours. J’espère que vous le serez aussi. En attendant de vous retrouver pour un prochain billet, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et de douces retrouvailles en famille.

2023 : onzième acte

Nous voilà déjà au 1er décembre, il est donc temps que j’écrive mon bilan de novembre. Comme prédit le mois passé, ce onzième acte de l’année a été un peu moins chargé. S’il a connu quelques jours de pagaille, il a aussi été riche en belles (re)trouvailles. Voici un résumé de l’avant-dernier mois de mon année 2023.

Novembre a débuté un peu chaotiquement, mon cher et tendre devant quitter l’Angleterre pour s’occuper de son personnel allemand. Le départ a été quelque peu précipité, les tempêtes du début du mois dernier nous faisant craindre le report de notre traversée. Nous sommes heureusement parvenus à rejoindre le continent et le sol allemand avant l’arrivée de vents plus violents (comme nous voyageons sur notre moto, nous sommes particulièrement exposés aux caprices de la météo). Après un week-end dans le nord de la France auprès de ma belle-famille, nous voilà donc de retour en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Pour ceux qui n’auraient pas lu mon dernier billet, mes 10 premiers jours en Allemagne ont été un peu mouvementés. Un bon gros géant aux poils noirs et au doux regard m’a en effet été confié sans crier gare. Cela m’aura valu quelques stress, mais aussi de beaux moments de tendresse (le regard attendrissant d'un chien, c'est fou ce que ça fait du bien). Après le départ de mon compagnon temporaire de travail, j’ai pu me remettre sur les rails… et je dis ça de manière littérale, puisque j’ai pris un train pour ma Belgique natale. Retrouvailles de justesse avec mon petit frère à Bruxelles (ne comptez jamais sur la ponctualité de la SNCB...) avant de passer la soirée avec ma grand-mère maternelle. J’ai aussi eu le plaisir de retrouver oncle, tante, cousin et cousine, du temps en famille qui me redonne toujours bonne mine. Ma charge de travail me laissant enfin du temps libre dans mon agenda, j’ai pu également partager un repas avec ma cousine Zélia. Cela m’a permis non seulement de manger un délicieux plat thaï entre deux confidences, mais aussi de découvrir l’intérieur de la Bourse de Bruxelles, qui m’a épatée par sa prestance. Novembre m’aura enfin donné le plaisir de retrouver la nature allemande. Profitant des derniers jours de soleil, mon cher et tendre et moi-même sommes montés en selle pour une balade dans une forêt couleur or et vermeille. La beauté automnale que j’avais tant espérée s’est déployée sous mes yeux émerveillés. J’ai aussi apprécié mes balades quotidiennes dans les parcs alentours, photographiant les arbres et plantes se parant de leurs plus beaux atours. Les branches sont désormais quasi dénudées, mais le temps de l’hiver apporte d’autres moments enchantés. Le dernier week-end du mois, nous sommes ainsi allés visiter notre premier marché de Noël du périmètre düsseldorfois.

Du côté professionnel de ma vie, novembre a été un peu en dents de scie. Les 2 premières semaines ont été assez chargées, le départ précipité en Allemagne et l’arrivée surprise du toutou m’ayant valu un week-end et une nuit complète à travailler. Elles se sont heureusement suivies d’une semaine d’un calme profond, me permettant de me remettre d’aplomb. J’en ai profité pour me remettre vraiment à mes cours d’allemand, à la lecture et aux écoutes de podcast tout en coloriant. Après plusieurs jours sans proposition de gros projet, j’ai toutefois commencé à m’inquiéter. À cela s’est ajoutée une demande de tarifs pour un nouveau contrat qui me cause encore pas mal de tracas (mais j'en parlerai davantage dans un prochain billet). Les affaires reprennent enfin un peu plus sérieusement, apaisant quelque peu mon angoisse de ces derniers temps.

Les premiers flocons sont tombés cet après-midi, me faisant espérer que le dernier mois de l’année sera rempli de magie. Les fêtes de fin d’année approchent et, avec elles, de doux moments auprès de nos proches. Je vous souhaite donc de profiter au maximum de ce dernier acte de 2023 et vous donne rendez-vous pour le prochain bilan aux alentours de la fête des rois !

Dans « travail à domicile », il y a « travail »

J’ai manqué à mon rendez-vous hebdomadaire la semaine dernière car j’étais littéralement KO. Je me remettais doucement d’une nuit presque blanche pour rendre un gros projet de traduction, mes 2 dernières semaines ayant été perturbées par un invité surprise à 4 pattes…

La surprise en question

Il y a 2 semaines, nous avons débarqué en Allemagne, mon cher et tendre devant reprendre les rênes de l’entrepôt de son entreprise. Le week-end avait été chaotique à cause de la tempête et j’avais dû terminer un autre projet de traduction chez mes beaux-parents, sachant qu’ils ne comprennent pas toujours la nécessité de devoir travailler le week-end quand on a une traduction à rendre pour la Commission le lundi matin à 9h… Bref, ma première nuit en Allemagne avait été assez courte. Je pensais passer mon premier lundi allemand de manière plus tranquille quand mon cher et tendre a débarqué dans l’appartement avec un nouveau collègue que je ne connaissais pas et… un rottweiler de 6 ans. Venant à peine de rendre ma traduction, j’ouvre de grands yeux cernés, ne comprenant pas ce qu’il se passe, quand le collègue en question (Felipe) me demande si c’est OK que le chien reste là. Prise de court, je n’ai pas vraiment eu d’autre choix que de dire « oui », mon cher et tendre m’expliquant que Felipe n’avait pas encore les clés de son appartement définitif, qu’il logeait encore dans des AirBnb et qu’il ne pouvait pas y laisser son rottweiler. Le pauvre toutou restait donc sagement dans la voiture de Felipe, n’ayant pratiquement pas de place pour se coucher et encore moins pour bouger (pour la défense de mon cher et tendre, je pense que j'aurais pris le chien sans réfléchir si je l'avais vu moi-même dans le coffre de la voiture). L’appartement de fonction se trouvant juste en face de l’entrepôt, il était plus pratique et plus confortable autant pour le chien que pour son maître que je le garde auprès de moi. Me voilà donc à passer cette première journée en Allemagne aux côtés d’Hercules (prononcé à l'espagnol vu l'origine de Felipe). Mon cher et tendre n’y voyait aucun problème étant donné que j’ai grandi avec des chiens, que mes parents ont encore actuellement un chien « de grande taille » d’après ses dires (bon, pas un Rottweiler non plus, mais suffisamment grande pour effrayer les cynophobes), et qu’Hercules semblait doux comme un agneau (c'était véritablement un bon gros géant, contrairement à la mauvaise réputation que l'on donne à cette race). Mon cher et tendre n’a toutefois jamais eu de chien et ne sait pas forcément qu’un toutou dont les habitudes sont bouleversées n’est pas particulièrement calme…

Hercules souffrant d’une légère peur de l’abandon, il ne pouvait pas rester seul une seconde et demandait énormément d’attention. Je devais donc régulièrement interrompre mon travail, le voyant planté à côté de ma chaise de bureau, me regardant avec des yeux larmoyants ou insistant avec sa patte sur mes genoux pour que je lui fasse des câlins ou jouer avec lui. Il fallait aussi que je veille à ce qu’il ne fasse pas de bêtise (comme grimper sur le plan de travail, piquer des chaussettes dans la chambre ou déchirer des mouchoirs en papier 🙄). Hercules s’est finalement habitué à ma présence (ou plutôt à l'absence de son maître) et à son nouveau rythme (arrivée avant 8h, promenade avec son maître vers 12h30 et retour à la maison vers 17h) au bout du 7e jour de garde. Entretemps, j’ai aussi eu droit à 2 vomis, un pipi sur mon tapis de yoga et un caca dans le couloir (Hercules était quelque peu sensible de l'estomac et des intestins...). Se sont donc aussi ajouté plusieurs tâches de nettoyage (Felipe et mon cher et tendre ayant heureusement mis leurs mains à la pâte, mais quand même...). Bref, on peut dire que ma productivité n’a pas été au top durant une grosse semaine. Certes, les derniers jours ont été plus calmes, mais cela n’empêche que ce n’est pas parce que l’on travaille de chez soi que l’on a forcément le temps de faire du dog-sitting. J’ai d’ailleurs été vexée lorsque Felipe m’a demandé si je travaillais. Mon ordinateur était à chaque fois allumé, il voyait ma boîte mail, mes pages de recherche d’un côté, mon gros guide anglais-français de la traduction sur mon bureau… donc oui, je travaillais… ou du moins, j’essayais. À la fin de ces 10 jours de garde, mon cher et tendre voulait proposer à Felipe que je garde Hercules chaque fois que je serai en Allemagne, j’ai refusé (ce gros bébé de 45 kilos a beau être attendrissant, je suis contente d'avoir retrouvé ma tranquillité).

Si j’avais envie de vous partager cette histoire, c’est parce que j’ai déjà entendu plusieurs fois cette réflexion de gens qui pensent que les personnes travaillant de chez elles ne travaillent pas vraiment, qu’en tant que freelance à domicile, on a le temps de s’occuper de la maison, de faire le linge, de préparer des repas, et j’en passe. Alors, je ne vais pas non plus dire qu’il ne m’arrive jamais de mettre en route des lessives quand j’ai un peu de temps devant moi, mais « travailleur/travailleuse à domicile » ne veut pas dire « homme/femme de ménage » ou « baby/cat/dogsitter ». D’ailleurs, ce sont des boulots en soi…

Bref, n’oubliez pas que prendre soin de l’animal d’une autre personne demande de l’attention et qu’une personne qui travaille de chez elle n’a pas forcément le temps de lui en donner puisqu’elle TRAVAILLE. À bon entendeur…

Demander un report de délai

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Le début de cette semaine a été très intense, tellement intense que je sentais que je ne réussirais pas à tout finir sans une nuit blanche. J’ai alors fait ce que je n’aurais jamais osé au début ma carrière : demander un délai supplémentaire.

Photo de Stas Knop sur Pexels

Que ce soit dans le monde de la traduction ou de la rédaction, c’est bien connu, tout est toujours urgent. À mes débuts, je travaillais d’ailleurs pour 2 agences de traduction qui avaient la manie d’appeler au bout de 2 minutes de retard (alors que bien souvent, j’étais en train de finaliser l’envoi). Et quand il s’avérait que j’avais réellement un problème (genre un plantage de Trados…), avoir un Project Manager au téléphone qui te met encore plus la pression, cela n’aide clairement pas. Mais ça, c’était avant que je ne tombe sur une agence qui se soucie de ses traducteurs 😊

Je me souviens de la première fois où j’ai pu obtenir un délai supplémentaire. Je ne sais plus exactement de quel projet de traduction il s’agissait, mais bien de la raison de mon retard inévitable : mon PC avait décidé de me lâcher… Impossible de le rallumer et pas d’autre ordinateur sous la main… Il était déjà passé 18h lorsque je me suis rendu compte que je n’arriverai pas à envoyer mon projet dans les temps, mon ordinateur refusant de se rallumer. J’ai par précaution envoyé un mail à la PM qui gérait le projet à l’époque. Le lendemain matin, mon PC faisant toujours grève, j’ai accompagné mon cher et tendre à son bureau, son patron extrêmement aimable m’ayant autorisée à emprunter un PC. Après avoir lu mon e-mail de la veille, la PM m’a directement appelée, non pas pour me stresser davantage, mais pour me demander si j’avais trouvé une solution et en me disant que je pouvais rendre le projet le lendemain à 12h si j’avais besoin de plus de temps. Elle m’avait rassurée, m’expliquant que l’agence préférait que je prenne le temps de bien faire les choses plutôt que d’envoyer un travail dans la panique.

Il m’a quand même fallu encore quelques années avant d’oser moi-même demander un report de délai. Étant perfectionniste, j’ai toujours considéré cela comme un échec. Or, il arrive à tout le monde de tomber malade, d’avoir des pannes informatiques, de se sentir complètement submergé ou encore de vivre des expériences personnelles douloureuses qui mettent à mal la productivité. Je ne sais plus quelles étaient les raisons exactes qui m’ont poussée à demander pour la première fois un délai supplémentaire, mais je me rappelle avoir vraiment stressé et m’être confondue en excuses. Heureusement, la PM avait fait preuve d’empathie et avait réussi à m’accorder 24h de plus, ce qui est énorme dans le monde de la traduction. Depuis ce jour, je sais que je peux demander un délai supplémentaire auprès de cette agence en cas de souci. Je n’ai d’ailleurs pas hésité en ce début de semaine à demander s’il était possible de décaler de quelques heures le rendu de mon projet récurrent de post-édition, ce qui m’a été accordé sans problème. J’ai fait de même auprès de l’agence de rédaction, dont le PM m’a non seulement autorisé à rendre mes articles le lendemain, mais m’a aussi envoyé un petit message en privé par la suite pour me demander si tout allait bien et me dire de ne pas hésiter à demander de changer le délai en cas de souci, qu’il peut toujours trouver un arrangement, et qu’il ne veut pas non plus que je m’épuise pour rendre mes articles en temps et en heure si je n’en suis pas capable pour X raison (adorable 🤗).

Tout ça pour dire que quand on est dépassé, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. Cela dit, n’attendez pas non plus la dernière minute pour faire votre demande, ce qui reviendrait à un manque de respect. Il ne faut non plus en abuser, au risque de passer pour une personne qui gère très mal son temps. Notez aussi que les relations que j’ai avec ces 2 agences sont solides et datent de plusieurs années. Mieux vaut éviter de demander des délais supplémentaires quand on entame une collaboration avec une agence. Sur ces conseils, je vous laisse et vous souhaite un bon dernier week-end prolongé de mai !

Travailler le week-end

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Cela fait bien 20 minutes que je regarde mon écran dans le blanc des yeux de la page en me demandant de quoi vous parler aujourd’hui, la petite voix en moi m’ayant presque fait abandonner l’idée d’écrire mon billet de blog face à la charge de travail qui m’attend. On est vendredi en fin d’après-midi, j’ai une traduction à rendre lundi matin à la première heure et je suis loin d’avoir terminé. Je serai donc contrainte de travailler plusieurs heures ce week-end. Comme cela m’arrive quelques fois (pas tout le temps, je vous rassure), j’avais envie de vous parler de cette réalité qui concerne pas mal de traducteurs indépendants (ou d'indépendants tout court).

Rien ne va dans cette photo (travailler au lit, le café sur des draps bien blancs juste à côté d’un PC portable…), mais je n’ai rien trouvé de mieux pour illustrer le travail le week-end 😅

« Tu travailles ? Mais c’est le week-end ! » C’est souvent la réaction qu’ont mes beaux-parents lorsqu’ils apprennent que j’ai un projet à boucler le samedi ou, pire, le dimanche, jour sacré du repos. Travailler le week-end ne m’a toutefois jamais vraiment dérangée ou paru inhabituel. Peut-être parce que j’ai grandi dans une famille dont les membres ont des horaires décalés ou exercent des métiers plus artistiques ou de manière indépendante et pour lesquels le week-end n’est pas forcément synonyme de repos. Ma maman, logopède indépendante, doit parfois encore travailler quelques heures le dimanche pour terminer ses bilans ou sa comptabilité (parce qu'être indépendant, c'est aussi tout un tas de petites tâches supplémentaires pour lesquelles on ne trouve pas forcément le temps en semaine). Les traducteurs freelance n’y échappent pas non plus si l’on en croit les nombreux mèmes et images humoristiques que l’on trouve en tapant « week-end » et « translator » sur Google Images. Par exemple : « Comment un traducteur définit-il le terme « week-end » ? Par deux journées de travail jusqu’à lundi ». Alors, je ne suis pas non plus de celles et ceux qui travaillent absolument tous les week-ends, mais il m’arrive, lors de périodes plus intenses, de devoir travailler en dehors des heures de travail « normales » (soit celles d'un employé de bureau, ce qui se limite à une petite partie de la grande diversité des métiers qui existent sur terre). Sachez d’ailleurs que des traducteurs décident de ne travailler que le week-end pour pouvoir être mieux payés (certains clients sont des spécialistes des projets donnés le vendredi à 16h pour le lundi à 8h...).

Si ça peut être contraignant par moment, je vous avoue que cela ne m’embête pas plus que ça de passer mon samedi et/ou mon dimanche à travailler. Contrairement à la semaine, le week-end est infiniment plus calme. Adieu les coups de fil intempestifs et la boîte mail qui se remplit ! Plus besoin de garder mon Outlook ouvert pour y jeter un œil, je sais que je suis totalement tranquille jusqu’à lundi. Niveau concentration, il n’y a pas mieux ! Puis, j’ai la chance d’exercer un métier que j’aime, alors pouvoir tapoter sur mon clavier en écoutant mes morceaux de musique préférés sans être interrompue dans le fil de mes idées, eh bien ça me plait. Qualifiez-moi de bourreau de travail si vous le voulez, mais c’est aussi ça être indépendant.

À toi qui dois aussi travailler ce week-end, je te souhaite bon courage ! Quant aux autres qui pourront savourer pleinement ces deux jours de détente, profitez-en bien ! Sur ce, je vous laisse, j’ai du boulot 😁

2022 : douzième et dernier acte

Si décembre sonne le glas de 2022, il a été plutôt joyeux. Le dernier mois s’est avéré plus calme que prévu, me permettant de vivre à un rythme moins soutenu. Recherche de cadeaux, séances de lecture, marchés de Noël et balades hivernales ont rythmé mes semaines avant le baisser de rideau final.

Dernières lueurs d’automne

Décembre aura commencé en beauté avec une sortie sur les différents marchés de Noël de Düsseldorf. L’an dernier, mon cher et tendre avait été déçu par l’ambiance plutôt morose qui régnait autour des chalets, bien trop distancés les uns des autres et peu fréquentés. L’atmosphère était tout autre cette année, pour notre plus grand plaisir. Le monde était au rendez-vous, emplissant les rues de conversations joyeuses, de rires et de musique. Nous en avons profité pour goûter à diverses spécialités allemandes sucrées.

Deux jours plus tard, la magie de l’hiver opère derrière ma fenêtre, le ciel faisant tomber de gros flocons. Telle une enfant, je me suis empressée de terminer mon travail pour aller marcher dans la neige, émerveillée par le tapis blanc se formant en fine couche sur le sol. Hélas, cette sortie sous la neige conjuguée à la course de la veille sous des températures frôlant le zéro m’auront mise KO. Moi qui rêvais de découvrir un nouveau marché de Noël chaque week-end, je me suis retrouvée avec une belle angine qui m’a forcée à rester bien au chaud.

Débarrassée de mon horrible mal de gorge au bout de 4 jours, j’ai convaincu mon cher et tendre de faire un autre marché de Noël le troisième week-end de décembre. J’aurais préféré visiter celui de Cologne, mais le froid glacial nous a refroidis et nous nous sommes rabattus sur un marché plus proche, celui de Duisbourg. S’étirant tout en longueur dans le centre-ville, il était moins fréquenté que celui de Düsseldorf. L’ambiance était donc un peu moins festive, mais cette plus grande tranquillité m’a permis de me jeter à l’eau. Ayant gagné en confiance grâce à mes leçons d’allemand avec Assimil, que j’ai suivies assidûment durant tout le mois, j’ai osé, pour la première fois, commander à un bar et demander en allemand le prix d’un Lebkuchenherz (ces fameux cœurs en pain d'épice). Bon, ce n’était clairement pas grand-chose, mais la fierté d’avoir été comprise et de comprendre ce que mes interlocuteurs ont répondu était immense 😎. Décembre m’aura d’ailleurs rappelé à quel point j’aimais apprendre de nouvelles langues. En m’attelant chaque matin à faire 2 leçons avant d’entamer ma journée de travail, j’ai accompli de réels progrès, ce qui m’encourage à persévérer.

Côté professionnel, décembre m’aura fait battre un peu de l’aile. Contrairement à octobre et novembre, il m’aura fait pousser un coup de gueule. J’avais déjà expliqué que l’une des agences de traduction avec qui j’aime particulièrement collaborer avait été rachetée par un grand groupe. Si j’ai bien reçu mon versement en temps et en heure (malgré le délai de 45 jours imposé et non négociable), je déplore la communication (ou plutôt son absence) des PM (project managers) de la nouvelle agence. Mon coup de gueule concernait les e-mails automatiques, mais le problème ne s’arrête pas là. Après avoir travaillé pendant plus de 2 ans avec une agence humaine, je me retrouve face à un grand groupe qui envoie des propositions de projets par dizaine à une flopée de traducteurs et qui attribue les projets à ceux qui répondent le plus vite. J’ai par le passé travaillé avec ce type d’agences, me disant que c’était comme ça partout. Puis j’ai commencé à collaborer avec cette agence plus humaine, dans laquelle j’ai réussi à acquérir une bonne place et dont les PM me réservaient certains projets. Je pouvais également indiquer mes disponibilités, qui étaient bien prises en considération grâce à un système de calendrier qui n’est malheureusement pas présent pour le nouveau groupe. Bref, je retrouve donc le stress des débuts, à savoir celui de répondre dans la minute aux propositions de traduction sans savoir le jour-même si le projet me sera attribué. Décembre n’aura toutefois pas été que négatif professionnellement parlant. Sur la recommandation d’une de mes meilleures amies, j’ai ainsi pris contact avec une traductrice et rédactrice indépendante qui a l’ambition de créer sa propre agence, en ayant pour objectif qu’elle soit éthique et propose des prix justes autant pour les clients que pour les traducteurs. Cela peut sembler utopique, mais je veux croire en son projet et j’espère qu’elle parviendra à ses fins. Nous verrons cela dans les mois à venir. Autre bonne nouvelle, qui concerne ma santé, mais qui reste liée à mon travail, les résultats des examens de mes mains ont révélé que mon canal carpien est intact. Cela dit, la spécialiste qui a réalisé mon électromyogramme a indiqué que mes symptômes de fourmillement et de légères douleurs dans les doigts sont avant-coureurs et que je risque donc de développer le syndrome dans les années à venir. Pour retarder le développement, je vais prendre rendez-vous avec un orthopédiste, pour voir si je ne peux pas faire quelques exercices et savoir comment améliorer la position de mes poignets. J’en ai discuté avec une autre traductrice qui m’a expliqué qu’elle souffrait, elle aussi, de fourmillements dans les mains pendant la nuit, mais que c’était dû à une compression du nerf cubital. Comme quoi, pianoter toute la journée sur un clavier, c’est loin d’être bon pour la santé 🤕

Mais revenons-en au positif, car décembre, c’est surtout un mois festif. Place aux retrouvailles en famille et à une bonne semaine de répit ! Je me suis en effet accordée une semaine de congé pour profiter au mieux de mes proches. Je serai ainsi prête à affronter la nouvelle année en pleine forme (j'espère, car la première semaine de janvier s'annonce déjà chargée). En attendant de vous retrouver en 2023, je vous souhaite un excellent réveillon et une nouvelle année pleine de joyeux frissons et de belles émotions !

Lettre d’une traductrice au Père Noël

Plus que 2 nuits et nous serons tous au pied du sapin pour ouvrir nos cadeaux. Je me suis dit qu’il n’était peut-être pas encore trop tard pour envoyer ma lettre au Père Noël. Sait-on jamais que mes vœux puissent s’exaucer. Mais quels présents pourrait donc bien vouloir une traductrice indépendante ? Voici ma lettre.

Cher Père Noël,
Je pense avoir été tout au long de l'année une traductrice dévouée à ses clients, passionnée par son métier et toujours déterminée à s'améliorer. J'espère ainsi mériter de voir certains de mes vœux se réaliser. 
Cette année, je n'attends rien de matériel sous le sapin. J'ai déjà un beau fauteuil de bureau pour soutenir mon dos, un super clavier qui me permet de pianoter avec facilité, un agenda flambant neuf pour l'année à venir et tout le nécessaire pour pratiquer mon métier.
Cette année, je veux principalement avoir du temps. Du temps pour continuer d'approfondir mes connaissances linguistiques, du temps pour lire et écrire, et du temps pour mener à bien mes projets. Mais ce que j'aimerais surtout, c'est que le temps s'allonge et s'arrête un peu. Non pas parce qu'il me faudrait des journées de 48 heures pour accomplir tout ce que j'aimerais faire, mais simplement pour pouvoir encore pratiquer le métier que j'aime dans des conditions humaines.
Le progrès avance à grande vitesse et le spectre de l'intelligence artificielle plane de plus en plus sur nos têtes. Je ne suis pas contre ces avancées, certaines facilitent d'ailleurs mon travail et je sais qu'il va falloir les apprivoiser si je veux continuer à prospérer. Hélas, certaines agences n'y voient qu'une façon de tirer toujours plus de profit et demandent de plus en plus souvent à leurs prestataires de baisser leur prix, prétextant que le travail des traducteurs est fortement réduit (ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, la traduction automatique n'ayant toujours pas percé tous les secrets de la langue humaine).
Du temps, il faudrait en offrir à tous les acteurs de ce métier. Du temps pour lire réellement et répondre aux e-mails ou pour formuler une demande de manière plus humaine. Du temps dont les clients tiendraient compte pour ne plus proposer de délais inacceptables. Du temps qui serait compris comme un gage de qualité et non comme une futilité.
En somme, cher Père Noël, ce que je souhaite, c'est de retrouver plus d'humanité dans un monde qui devient, à mon goût, un peu trop robotisé. Mon vœu est trop naïf probablement, mais je l'exprime sincèrement. Je continue donc de rêver qu'il sera un jour exaucé.
Je vous remercie d'avance et vous souhaite bon courage pour votre livraison, en espérant que vos rennes ne se soient pas tous transformés en livreurs Amazon 😉

En espérant que mon courrier sera lu par le vieux barbu, je vous souhaite à tous un excellent réveillon et un joyeux Noël !

Photo de Ylanite Koppens

L’art de savoir dire non

Je fais partie de celles et ceux qu’on appelle des « gentils », qui aiment rendre service et qui disent « oui » un peu trop souvent sans prendre en compte leurs envies, le temps qui leur est disponible et leur forme physique ou mentale. Cela dit, j’ai appris à m’endurcir au fil de mes 10 années en tant que traductrice et rédactrice indépendante. Voici donc quelques conseils pour les « gentil(le)s » freelances qui passeraient par ici.

Photo de Miguel Á. Padriñán

Quand on est traducteur ou rédacteur indépendant et qu’on travaille avec des agences, on est constamment confronté aux demandes des gestionnaires de projets (ou PM pour Project Manager, je vous en ai déjà parlé ici). Certains sont d’ailleurs des champions pour vous pousser à accepter un projet, ce qui est normal vu que leur but est de trouver un prestataire au plus vite pour gérer la multitude d’autres demandes des clients. Quand on a du mal à dire « non » comme moi, cela peut être assez difficile de refuser, d’autant plus qu’il y a toujours la crainte de ne plus avoir autant de propositions les prochains mois ou de se faire étiqueter comme une personne trop débordée et de ne plus recevoir de proposition de l’agence en question (oui, ça peut arriver). Accepter trop de projets n’est toutefois pas du tout une bonne idée. Vous risquez de vite vous retrouver complètement débordé(e) et de ne plus savoir où donner de la tête pour tout rendre dans les délais. À cela s’ajoutent la fatigue et le stress, la formule idéale pour commettre des erreurs totalement évitables. Bref, pour ne pas arriver à ce point-là et sombrer dans le burn out, il faut apprendre à dire « non ».

La première chose à faire quand on reçoit une proposition de projet (ou une demande de service, sous n'importe quelle forme), c’est de ne pas répondre immédiatement « oui » sans réfléchir. J’ai encore entendu récemment dans un des podcasts de développement personnel que j’écoute avidement chaque matin qu’il faut se poser plusieurs questions avant de donner une réponse : « est-ce que j’ai réellement le temps de le faire ? », « est-ce que je suis en capacité (mentale, physique, émotionnelle) de le faire ? », « est-ce que j’ai vraiment la motivation de le faire ? ». Si vous répondez « non » à l’une de ces questions, il faut refuser. Toutefois, quand on veut travailler régulièrement avec un client ou une agence, il faut savoir dire « non » de la bonne façon. Par exemple, vous pouvez dire que vous ne pouvez pas accepter ce projet (pour X raisons), mais que vous êtes disponible pour un travail qui vous prendra moins de temps ou traitant d’un sujet dans lequel vous êtes plus à l’aise. Hier, j’ai ainsi dû refuser un projet de rédaction sur des hôtels, alors que j’adore ça. Plutôt que de simplement dire « non », j’ai expliqué que j’étais intéressée par le projet, mais que je n’étais pas disponible avant la fin du mois. De cette manière, le PM sait que je peux éventuellement accepter d’autres projets de ce genre et qu’il peut me recontacter le mois prochain, quand je serai plus disponible. La semaine passée, c’est un projet de traduction que j’ai dû décliner. Dans mon e-mail, j’ai cependant directement indiqué à la PM que je pouvais accepter un volume de X mots maximum et que je serai plus disponible d’ici X semaines. Elle m’a ainsi proposé un autre projet avec un délai plus long, que je pouvais cette fois-ci accepter. C’est la même chose si vous êtes confronté à un projet qui vous paraît trop complexe ou dépassant vos compétences. Au lieu de vous embourber dans un travail qui vous prendra bien trop de temps par simple manque de connaissance, n’ayez pas peur de le dire. Cela indiquera que vous êtes quelqu’un de consciencieux qui connaît ses limites.

Tout ça pour dire que les gens ne vont pas forcément se froisser si vous leur dites « non ». Poser ses limites est important, il faut juste savoir comment l’exprimer. La prochaine fois que vous hésitez face à une demande (que ce soit dans le cadre du travail ou non), prenez donc le temps de vous poser les bonnes questions plutôt que d’accepter tête baissée et de le regretter par la suite.

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à la semaine prochaine !