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2026 : acte I

Janvier a pu sembler pour certains comme un interminable sentier. De mon côté, il a été synonyme d’un agenda bien chargé, me donnant l’impression de filer en accéléré. Entre redémarrage d’activité, retrouvailles en famille et entre amis et petits voyages improvisés, cet acte I m’aura plutôt comblée.

Ratingen

Ce mois de janvier m’a permis de remettre le pied à l’étrier. J’avais reçu 4 projets pour la Commission européenne par une nouvelle agence, ce qui m’a permis de regagner confiance. Ma cliente espagnole est également revenue avec de nouveaux projets, de quoi me rassurer pour le reste de l’année. Hélas, ce premier acte s’est accompagné d’une très mauvaise nouvelle, avec la cessation d’un contrat professionnel. J’ai ainsi perdu mon seul projet récurrent, me laissant terminer le mois avec un sentiment angoissant. À l’heure de ma publication, je ne sais pas encore quelle agence a récupéré le contrat de cette grosse institution. J’espère toutefois pouvoir retrouver un contrat plus régulier pour le reste de l’année…

Au niveau personnel, janvier a été exceptionnel. Nous avons pu le commencer en douceur chez nos parents respectifs après les réjouissances et les excès des grands repas festifs. L’année a ainsi débuté par une balade glaciale autour de lacs avec mes beaux-parents, puis par une promenade enneigée dans mon petit village belge à travers les champs. En route vers notre résidence outre-Rhin, nous avons pu faire une halte chez l’une de mes meilleures amies pour rencontrer son nouveau compagnon félin. Puis la neige a fait rapidement son apparition, en tombant à gros flocons. Comme des enfants, mon cher et tendre et moi-même avons profité d’une magnifique balade autour du lac de Ratingen dans un cadre totalement blanc. Le décor est devenu une véritable merveille lorsque le ciel s’est adouci au coucher de soleil.

Nous avons repris la route le vendredi suivant, mon autre meilleure amie m’ayant invitée à Bruxelles pour un petit ballet sur Peter Pan. Restant loger sur place, nous avons pu découvrir le lendemain la capitale belge sous la glace. Nous nous sommes bien baladés à travers la ville, nous arrêtant pour un petit café et un repas dans une friterie haut de gamme où il y a toujours file.

À peine 2 jours plus tard, c’est aux Pays-Bas que mon cher et tendre et moi-même avons fait nos routards. Devant régler un dernier souci sur notre voiture avant notre retour en Angleterre, nous avons déposé notre véhicule dans un garage de Beek, non loin de la frontière. Plutôt que d’attendre sur place durant les 5 heures de réparation, nous sommes partis en expédition. Maastricht n’était qu’à 10 minutes en train, une occasion rêvée pour découvrir cette ville de bon matin. J’ai été agréablement surprise par cette cité médiévale célèbre pour ses tartes à la cerise. La balade n’aura duré qu’une matinée, mais elle a été une pause agréable dans une semaine plutôt chargée.

Autre petite aventure réalisée au cours de ce mois, nous avons fait une balade autour du château Landsberg de Ratingen et dans ses bois. J’ai aussi profité de ce dernier mois en Allemagne pour faire quelques allers-retours en Belgique, mêlant visites familiales et médicales à des joyeusetés bureaucratiques. J’ai également bien profité des avantages de l’appartement allemand, ne manquant pas mes petites promenades quotidiennes et nos dimanches au sauna relaxants. Ce premier acte s’est terminé par un passage en Belgique pour fêter l’anniversaire de mon papa au restaurant, avant de faire une halte d’une journée chez mes beaux-parents.

Février a commencé par notre retour au Royaume-Uni et les retrouvailles avec notre nid. Il débute toutefois sous un ciel assez gris, et un agenda trop calme qui me cause des soucis. Espérons que le vent tournera ces prochaines semaines pour que je puisse redevenir sereine. Réponse dans le bilan suivant, qui devrait être publié début mars normalement.

2025 : acte XI

Démarrant sur une déception, le onzième acte de l’année s’est terminé avec beaucoup de satisfaction. Mois passé à cheval entre 3 pays, il m’a apporté des journées de travail enfin plus remplies. Plongée dans mon bilan de novembre, un acte où j’ai profité pleinement des dernières feuilles d’ambre.

Fin d’automne à Ratingen

Novembre a commencé du bon pied, avec de nouveaux projets pour la Commission que la nouvelle agence de traduction m’a attribués. S’il s’agit surtout de post-édition, j’ai retrouvé avec bonheur le plaisir de travailler pour les institutions. J’accumule déjà des projets à rendre après les congés festifs, ce qui me laisse espérer que l’an 2026 sera beaucoup plus productif. J’ai aussi été contactée par la fameuse agence qui me cause des soucis financiers, notre négociation ardue par e-mail s’étant terminée par la signature d’un nouvel échéancier. Je n’ai plus vraiment confiance, je verrai donc si d’autres mesures seront nécessaires si elle ne paye pas ses créances. Je préfère toutefois me concentrer sur le positif et sur mes contacts professionnels plus jouissifs. Me replongeant dans ces projets passionnément, j’ai terminé le mois avec un beau compliment. La coordinatrice de qualité du français pour la nouvelle agence m’a remerciée pour ma vigilance et a ajouté que c’était un plaisir de travailler avec des traducteurs qui prenaient encore leur métier à cœur. Inutile de dire que ça a fait ma journée, le sourire aux lèvres après des mois plus compliqués.

Du côté de la vie perso, novembre a été marqué par les soucis avec notre première auto. Il a commencé par fortement nous décevoir, notre garagiste nous donnant de faux espoirs. Il nous avait promis de récupérer la voiture le vendredi, ce qui m’avait fait penser que je pourrais assister à une grosse fête de famille. Il nous a ensuite parlé d’un problème d’équipement, faisant décaler d’une semaine notre voyage sur le Vieux Continent. Le garagiste ne cessant de faire des reports continus, mon cher et tendre a décidé d’aller au garage le vendredi suivant pour faire le pied de grue. Doutant des compétences du garagiste en mécanique, il a décidé de récupérer la voiture pour terminer la réparation en France ou en Belgique. Si ça peut vous rassurer, notre véhicule pouvait bien rouler. Il y avait juste une erreur de calibration, limitant la puissance de notre moyen de locomotion.

Malgré le stress de toute cette affaire, cette semaine supplémentaire nous a quand même permis de profiter des avantages de la saison en Angleterre. Nous avons pris le temps de dire aurevoir à nos voisins cervidés et d’assister aux feux d’artifices de la Guy Fawkes Night plusieurs soirs d’affilée. Le samedi 8 novembre a sonné l’heure de notre départ outre-Manche, avec un repas chez mes beaux-parents le jour-même puis un dîner avec mes parents le dimanche. La première nuit dans l’appartement de fonction allemand n’a pas été de tout repos, en raison d’une fuite de chauffe-eau. Le problème a toutefois été réglé le lendemain après-midi, nous permettant de profiter du confort de notre deuxième nid. J’ai retrouvé avec plaisir le cadre plus boisé de nos environs et les balades dans la forêt sous les dernières feuilles de la saison. Plus proche de mes racines, j’ai repris mes trajets en train pour des visites familiales qui équivalent à des cures de dopamine. Le deuxième week-end du mois a marqué le début des marchés de Noël allemands, mes beaux-parents nous rendant visite pour assister à ces événements. Le mois s’est terminé en musique, avec le concert d’un collègue de mon cher et tendre dans un bar à l’impressionnant assortiment de bières de Belgique.

Novembre nous a offert quelques premiers flocons, nous donnant un aperçu des futures célébrations. Décembre sera définitivement à la fois festif et très productif. Rendez-vous le premier vendredi de l’année pour le bilan du dernier mois écoulé !

2025 : acte VI

C’est sur la même lancée enjouée que mai que mon sixième acte s’est déroulé. Mois majoritairement ensoleillé, il a été rempli de magnifiques journées. Il s’est toutefois terminé par le retour de soucis financiers et dans ma perte de confiance en une agence pourtant longtemps appréciée.

Balade à Ratingen

J’en ai parlé dans plusieurs de mes actes précédents : une agence me doit beaucoup d’argent. Après 2 échéances respectées autant pour les montants que pour les délais, elle m’a envoyé ce mois-ci un e-mail qui m’a fait totalement déchanter. N’ayant pas retrouvé l’équilibre financier prévu, elle a décidé sans m’avoir consultée de revenir sur l’accord que nous avions conclu. Déterminée à ne pas me laisser faire, j’ai choisi de lutter plutôt que de me taire. J’ai recommencé à garder des textes en otage, espérant récupérer mon dû au moyen du chantage. Je reste néanmoins toujours ouverte à la discussion, par respect pour notre longue collaboration. Main de fer dans un gant de velours, telle est la méthode pour laquelle j’opte à ce jour. Sur une note plus enjouée, j’ai réussi le test de traduction du Parlement européen qui m’avait fait tant stresser. J’étais apparemment l’une des rares traductrices de l’agence à l’avoir réussi, ce qui m’a remis du baume à l’esprit. J’espère que cela m’apportera plus de projets pour le reste de l’année.

Au niveau de ma vie perso, juin a été un vrai cadeau. Le beau temps m’a accompagnée pratiquement tout au long du mois, ce qui m’a apportée énormément de joie. Après un brunch arrosé avec l’ancienne gérante du café de ma petite librairie et l’une de ses clientes régulières devenue amie, je suis partie avec mon cher et tendre pour un week-end dans sa famille. Direction Préaux, dans la périphérie de Rouen, pour voir la nouvelle maison de ma belle-sœur et célébrer ses 40 ans. Profitant de ces retrouvailles familiales sur le continent, mon cher et tendre a décidé de passer 2 semaines à travailler dans son bureau allemand. J’ai eu le plaisir de retrouver mes petites balades dans le parc et d’aller marcher en soirée autour du grand lac. J’ai dû quitter pendant 2 petits jours ma vie conjugale pour retourner sur ma terre natale. Il y avait un rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer : le spectacle de fin d’année de mon ancienne troupe de ballet. Je suis néanmoins revenue le plus tôt possible auprès de mon amoureux pour profiter de notre unique dimanche en Allemagne à deux. La canicule nous a poussés à tenter une activité allemande populaire : la baignade dans une Freibad, soit une piscine à ciel ouvert. La chaleur ne nous quittant pas durant tout notre séjour outre-Rhin, nous avons répété l’expérience dans une autre piscine extérieure du coin. Puis l’heure est venue de quitter l’Allemagne et son beau cadre naturel, en faisant un petit passage par Bruxelles. Sous un soleil caniculaire, nous avons retrouvé l’une de mes meilleures amies pour sa fête d’anniversaire. Nous avons ensuite retrouvé mes parents pour le repas du dimanche avant de traverser de nouveau la Manche. Quelques jours après notre retour en Angleterre, c’est l’une de mes cousines qui a pris la route pour visiter notre chaumière. Le dernier week-end de juin a été plus reposant, fait de lectures et jeux de carte au parc sous un soleil cuisant.

Juillet commence de manière un peu plus intense que ces derniers mois, espérons que cela continue sur cette voie ! Réponse durant la première semaine d’août, en vous souhaitant un bon début d’été à tous et toutes.

2025 : acte I

Nous voilà déjà au dernier jour du premier acte de cette nouvelle année, qui fait particulièrement peur par son actualité. Difficile de ne pas avoir un coup de blues en écoutant les news. Du côté de la vie privée, janvier a été plutôt casanier. Les journées m’ont parfois paru sans fin, mon boulot étant assez succinct. Retour sur un mois très reposant, qui entame ma série annuelle de bilans.

Neige à Ratingen

Après un mois de décembre un peu trop intense, janvier m’a permise de prendre un peu de vacances. Pratiquement pas d’e-mails durant les 2 premières semaines, mais je suis restée plutôt sereine. Puis nous sommes vite arrivés au 15 janvier et je n’avais toujours presque pas de courrier. J’ai fini par dire à gauche à droite que j’étais largement dispo et ai commencé à avoir quelques petits boulots. Je pensais récupérer un très gros projet, mais il a finalement été reporté. Je suis donc loin d’être au niveau de l’acte précédent, mais février devrait me donner un peu plus de travail conséquent.

Au niveau personnel, 2025 a commencé par un goûter de Nouvel An auprès de ma famille maternelle. Je suis ensuite repartie avec mon cher et tendre en Allemagne dans son appartement de fonction, où j’ai pu vaquer paisiblement à mes occupations. Au programme, coloriage de mandalas reçus à Noël, écoute de podcasts et parties en amoureux de Duel (super jeu de société de la série 7 Wonders). Comme mes soirées étaient libres de boulot, mon cher et tendre m’a également initiée aux jeux vidéo. Pour bouger un peu du canapé, nous nous sommes aussi un peu baladés. Comme 2 enfants sur un manège, nous avons marché émerveillés dans le parc lors de la chute de neige. À l’instar des Allemands sous ce climat, nous avons aussi été plusieurs fois au sauna. Chez eux pas de maillot de bain ou autres sous-vêtements, tout le monde est en tenue d’Adam. En plus de braver notre pudeur, nous avons été surpris par la résistance des Allemands à la chaleur. J’ai aussi profité du calme des premières semaines de l’année pour rendre visite à des amies qui me manquaient. Le premier acte de l’année s’est terminé avec une petite soirée de ballet. J’ai pu découvrir les œuvres de 3 grands maîtres de danse, ce qui m’a procuré un plaisir intense. Il s’achève également avec la visite de mes beaux-parents, qui n’étaient encore jamais venus dans notre pied-à-terre allemand. En somme, un mois pas forcément inoubliable mais plutôt agréable.

L’année met un certain temps à démarrer, j’espère que le deuxième acte sera un peu plus chargé. Rendez-vous déjà dans 4 semaines pour voir où 2025 me mène.

2023 : onzième acte

Nous voilà déjà au 1er décembre, il est donc temps que j’écrive mon bilan de novembre. Comme prédit le mois passé, ce onzième acte de l’année a été un peu moins chargé. S’il a connu quelques jours de pagaille, il a aussi été riche en belles (re)trouvailles. Voici un résumé de l’avant-dernier mois de mon année 2023.

Novembre a débuté un peu chaotiquement, mon cher et tendre devant quitter l’Angleterre pour s’occuper de son personnel allemand. Le départ a été quelque peu précipité, les tempêtes du début du mois dernier nous faisant craindre le report de notre traversée. Nous sommes heureusement parvenus à rejoindre le continent et le sol allemand avant l’arrivée de vents plus violents (comme nous voyageons sur notre moto, nous sommes particulièrement exposés aux caprices de la météo). Après un week-end dans le nord de la France auprès de ma belle-famille, nous voilà donc de retour en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Pour ceux qui n’auraient pas lu mon dernier billet, mes 10 premiers jours en Allemagne ont été un peu mouvementés. Un bon gros géant aux poils noirs et au doux regard m’a en effet été confié sans crier gare. Cela m’aura valu quelques stress, mais aussi de beaux moments de tendresse (le regard attendrissant d'un chien, c'est fou ce que ça fait du bien). Après le départ de mon compagnon temporaire de travail, j’ai pu me remettre sur les rails… et je dis ça de manière littérale, puisque j’ai pris un train pour ma Belgique natale. Retrouvailles de justesse avec mon petit frère à Bruxelles (ne comptez jamais sur la ponctualité de la SNCB...) avant de passer la soirée avec ma grand-mère maternelle. J’ai aussi eu le plaisir de retrouver oncle, tante, cousin et cousine, du temps en famille qui me redonne toujours bonne mine. Ma charge de travail me laissant enfin du temps libre dans mon agenda, j’ai pu également partager un repas avec ma cousine Zélia. Cela m’a permis non seulement de manger un délicieux plat thaï entre deux confidences, mais aussi de découvrir l’intérieur de la Bourse de Bruxelles, qui m’a épatée par sa prestance. Novembre m’aura enfin donné le plaisir de retrouver la nature allemande. Profitant des derniers jours de soleil, mon cher et tendre et moi-même sommes montés en selle pour une balade dans une forêt couleur or et vermeille. La beauté automnale que j’avais tant espérée s’est déployée sous mes yeux émerveillés. J’ai aussi apprécié mes balades quotidiennes dans les parcs alentours, photographiant les arbres et plantes se parant de leurs plus beaux atours. Les branches sont désormais quasi dénudées, mais le temps de l’hiver apporte d’autres moments enchantés. Le dernier week-end du mois, nous sommes ainsi allés visiter notre premier marché de Noël du périmètre düsseldorfois.

Du côté professionnel de ma vie, novembre a été un peu en dents de scie. Les 2 premières semaines ont été assez chargées, le départ précipité en Allemagne et l’arrivée surprise du toutou m’ayant valu un week-end et une nuit complète à travailler. Elles se sont heureusement suivies d’une semaine d’un calme profond, me permettant de me remettre d’aplomb. J’en ai profité pour me remettre vraiment à mes cours d’allemand, à la lecture et aux écoutes de podcast tout en coloriant. Après plusieurs jours sans proposition de gros projet, j’ai toutefois commencé à m’inquiéter. À cela s’est ajoutée une demande de tarifs pour un nouveau contrat qui me cause encore pas mal de tracas (mais j'en parlerai davantage dans un prochain billet). Les affaires reprennent enfin un peu plus sérieusement, apaisant quelque peu mon angoisse de ces derniers temps.

Les premiers flocons sont tombés cet après-midi, me faisant espérer que le dernier mois de l’année sera rempli de magie. Les fêtes de fin d’année approchent et, avec elles, de doux moments auprès de nos proches. Je vous souhaite donc de profiter au maximum de ce dernier acte de 2023 et vous donne rendez-vous pour le prochain bilan aux alentours de la fête des rois !

2023 : deuxième acte

Publié le

Février a commencé sur la douce lancée de la fin de janvier, du moins pendant sa première moitié. Un petit mois divisé entre 2 pays, me faisant passer de la tranquillité de l’Allemagne au rythme effréné du Royaume-Uni. Vingt-huit jours aux plaisirs éphémères qui annoncent doucement la fin de l’hiver.

Bouquet de crocus à Ratingen

Ayant retrouvé un rythme plus équilibré vers la fin janvier, j’ai entamé le début du mois le plus court de l’année avec sérénité. Ma charge de travail n’était ni trop importante ni trop faible, ce qui m’a permis de continuer à profiter pleinement de mes journées. J’entrecoupais mes heures de travail par des séances sportives et de courtes balades, me donnant l’occasion d’apprécier l’éclosion des premiers crocus et perce-neige. Les soirées étaient tout aussi paisibles, me permettant de me détendre un livre à la main ou le casque sur les oreilles pour écouter des podcasts tout en coloriant des mandalas (chacun son dada 😅). Un léger stress est monté en moi au bout de 2 semaines, mon agenda commençant à être un peu trop vide de projets à mon goût. Heureusement, il a suffi de quelques courriers électroniques pour que les propositions de travail recommencent à rentrer régulièrement dans ma boîte mail. Les week-ends en Allemagne étaient reposants, le froid des premiers jours nous incitant davantage à profiter du confort de l’intérieur. Mon cher et tendre et moi-même avons toutefois profité d’un dimanche un peu plus doux et ensoleillé pour nous balader au Wildpark Grafenberger Wald, un parc totalement gratuit dans lequel des biches et autres animaux de la forêt vivent en quasi-liberté.

Passé la mi-février, il était temps pour mon cher et tendre de retourner dans son bureau anglais. Nous voilà donc le troisième dimanche à bord d’un ferry pour traverser la Manche. Alors que je croyais poursuivre mon mois tranquillement, les choses ont pris un tout autre tournant. Un jour après notre arrivée, le propriétaire de notre logement nous annonce une augmentation de loyer. Il nous fait également comprendre qu’il préférerait louer à des personnes célibataires, les règles de location s’étant endurcies pour les propriétaires. Comme nous commencions à nous sentir à l’étroit, nous avons directement décidé de changer d’endroit. Notre première semaine au Royaume-Uni a ainsi été dédiée à nous trouver un nouveau nid. Tout est allé en accéléré : il ne nous a fallu que quelques jours pour le dénicher. Après seulement 2 visites, notre quête d’un nouvel appartement s’est terminée sur une réussite. Des papiers doivent encore être signés donc ne parlons tout de même pas trop vite, mais la perspective de déménager nous excite. À ce mélange de grand stress et d’excitation s’est ajouté le bonheur de pouvoir passer quelques jours en compagnie d’une petite partie de ma famille. Mon parrain et ma cousine sont venus explorer Londres le dernier week-end de février, me donnant l’occasion de redécouvrir la ville en prenant plaisir à les guider. Nous avons beaucoup marché (à en user nos souliers 😁), mais la capitale britannique est parvenue à les envoûter. Londres m’a aussi rappelé à quel point j’aimais ce melting-pot anglais. Cela m’a d’ailleurs donné l’envie d’écrire un petit billet sur mes endroits londoniens favoris. Mais terminons cet article-ci par quelques photos puisqu’une image vaut mieux que mille mots.

C’est donc sur une montagne russe d’émotions variées que s’est terminé ce mois de février. Le début de mars sera probablement un peu mouvementé, mais j’espère retrouver rapidement la sérénité de ce début d’année. Réponse au prochain épisode

2022 : onzième acte

Si par rapport à octobre, il a été encore moins productif, novembre s’est avéré plus festif. Grâce à cette petite baisse de ma charge de travail, le neuvième mois de l’année a été le temps des retrouvailles. Retour sur la fin de cet automne, qui est loin d’avoir été monotone.

Fin d’automne, début d’hiver au parc Grüner See de Ratingen

Le mois de novembre a commencé par un beau jour de congé. Profitant d’une semaine de vacances, ma belle-sœur vivant à Cambridge souhaitait passer une journée à Londres. Me voilà donc à l’accueillir à la gare de Kings Cross le 1er novembre en matinée. Notre première excursion convenait particulièrement à l’ambiance du début de novembre puisque nous sommes allées visiter le Highgate Cemetery. Ouvert au début du XIXe siècle, cet impressionnant cimetière était depuis longtemps sur ma liste des lieux insolites à voir dans la capitale britannique. Et je n’ai pas été déçue. Nous avions réservé un tour avec un guide passionnant, qui nous a raconté les histoires parfois surprenantes des habitants du cimetière et montré les tombes et caveaux les plus spectaculaires. La vue de ces pierres tombales recouvertes de feuilles d’or et envahies par la végétation sous la douce lumière d’une matinée d’automne était magnifique. L’endroit attire d’ailleurs de nombreux photographes tant il est pittoresque. Après la visite guidée dans la partie ouest du cimetière, la plus ancienne, nous avons exploré la partie est, où sont enterrées plusieurs célébrités, dont Karl Marx. Après cette balade dans le royaume des morts, qui s’est terminée sous une belle averse anglaise, nous avons déjeuné dans un restaurant pour nous remettre d’aplomb pour le reste de la journée. Nous avons enchaîné avec une visite du Victoria & Albert Museum qui accueillait pendant quelques semaines une exposition consacrée aux comédies musicales. Cela nous a plongées dans le thème de la soirée puisque nous avons terminé la journée au Piccadilly Theatre pour assister à la comédie musicale Moulin Rouge (oui, je l'avais déjà vu en mai grâce à mon cher et tendre, mais comme le spectacle m'avait énormément plu et que ma belle-sœur rêvait d'aller le voir, je n'ai pas hésité une seconde à retourner le voir avec elle).

Les jours qui ont suivi, les éclats de feux d’artifices retentissaient dans toutes les rues de Londres. Le 5 novembre, les Britanniques célèbrent en effet la Guy Fawkes Night, qui commémore l’attentat manqué de Guy Fawkes et de ses acolytes contre le Parlement le en 1605. Pour l’occasion, des feux de joie sont brûlés dans tout le pays et le ciel devient la scène d’explosions de couleurs. La majorité de ces feux d’artifices sont payants et les places partent très rapidement. Mon cher et tendre a toutefois trouvé un feu d’artifices tiré juste à côté d’un parc, où nous avons pu profiter gratuitement du spectacle. Le parc offrant une vue bien dégagée sur l’horizon, nous avons d’ailleurs pu voir non pas un, mais bien une dizaine de feux d’artifices organisés dans divers endroits de la ville. Après avoir passé les 2 premières semaines de novembre en Angleterre, mon cher et tendre et moi-même avons refait nos valises pour repartir passer 3 mois en Allemagne. J’ai eu un peu plus de mal à quitter le sol britannique cette fois-ci, ayant bien sympathisé avec la patronne du petit café de la librairie, où j’ai pris l’habitude de me rendre une fois par semaine pour écrire mes billets de blog. Cela dit, la deuxième moitié de novembre me réservait d’autres beaux moments.

Le deuxième week-end de novembre a ainsi été entièrement dédié aux retrouvailles en famille. J’ai passé mon samedi à Bruxelles avec mon frère, ma sœur et mes cousines adorées. Après un bon repas libanais, nous avons été aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique pour voir l’exposition « Miradas de Mujeres » montrant le travail haut en couleur de l’artiste Isabelle de Borchgrave sur l’univers de Frida Kahlo. Les détails de ses robes en papier étaient superbes. L’exposition n’était pas très grande donc nous avons pris le temps d’explorer d’autres parties du musée. Nos sorties entre cousins-cousines nous permettant toujours de retomber en enfance, nous avons passé un excellent moment. Le lendemain, c’est une autre partie de ma famille que j’ai pu retrouver, lors d’un grand repas convivial avec toute la troupe d’oncles, de tantes, de cousins et de cousines du côté paternel (j'ai la chance d'avoir des parents qui ont chacun grandi dans une grande famille, ce qui fait que nos réunions sont rares, mais toujours chouettes et animées). Après ce week-end ressourçant, j’ai rejoint mon cher et tendre à Ratingen, où nous avons pu profiter de notre premier marché de Noël de l’année. Quel changement par rapport à l’année dernière encore marquée par le virus-dont-on-ne-veut-plus-prononcer-le-nom ! Cette fois-ci, les masques ne cachaient plus les sourires des gens, de grands plats de biscuits étaient mis à la disposition des personnes achetant un vin chaud et l’ambiance était beaucoup plus festive et décontractée. Le dernier week-end de novembre m’a quant à lui donné l’occasion de retrouver mes deux meilleures amies, qui m’ont chacune invitée chez elle. Petite balade familiale ensoleillée à Namur avec la première, une soirée sur le marché de Noël de Bruxelles avec la deuxième, il ne m’en fallait pas plus pour terminer le mois avec un moral au beau fixe.

Comme vous l’aurez compris, je n’ai pas une seule fois travaillé durant mes week-ends de novembre. J’ai également profité d’une semaine de répit en début de mois, les congés de la Toussaint ayant apporté une accalmie appréciable. Je n’ai toutefois pas glandé et ai même vécu quelques moments de stress, mon logiciel Studio ayant décidé de planter durant la traduction d’un gros projet (les joies de Trados dont il faudrait que je vous reparle dans un nouveau billet). Comme pour octobre, je n’ai eu aucun coup de gueule à signaler, les projets se suivant sans se superposer, me permettant de travailler sans surcharge et à tête reposée. Le retour en Allemagne m’a aussi permis de retrouver les grandes fenêtres de mon bureau, derrière lesquelles je pouvais observer des perruches venues grappiller les derniers fruits des arbres. J’ai néanmoins terminé le mois avec une nouvelle moins réjouissante en ce qui concerne ma santé. Cela faisait déjà plusieurs semaines que j’avais des douleurs dans le petit doigt (que je n'utilise pourtant jamais lorsque je tape au clavier...) et que je me réveillais de temps à autre avec des fourmillements dans les mains. J’avais mis cela sur le compte des heures de travail intenses accomplies en juillet et septembre, mais avais néanmoins des craintes (en bonne hypocondriaque). Mon médecin soupçonnait un début d’arthrose, diagnostic qu’une radio et échographie ont finalement infirmé. Un électromyogramme a cependant révélé les premiers signes du syndrome du canal carpien. La spécialiste qui m’a examinée doit encore confirmer les résultats, mais il va falloir me ménager et faire particulièrement attention à la position de mon clavier (cela mériterait d'ailleurs un petit billet...).

Bref, restons dans le positif et espérons que le dernier mois de l’année continue dans cet esprit festif ! Rendez-vous le 30 décembre pour l’acte ultime de cette année 2022…