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2026 : acte V

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Mai a été un mois plus chargé, le travail reprenant enfin à un rythme plus effréné. Il a apporté des chaleurs estivales et de belles retrouvailles familiales. Retour sur un mois productif qui m’a enfin permis d’avoir un état d’esprit plus positif !

Rayons de soleil à Harold Hill

Après des mois à faire de la prospection, le cinquième acte de l’année m’a enfin permis de reprendre la traduction pour le Parlement européen et la Commission. Les projets se sont enchaînés sans cesse, me permettant enfin de renflouer mes caisses. Avec du travail chaque semaine, j’ai enfin retrouvé une humeur plus sereine. Juin semble se poursuivre sur cette lancée, ce qui me redonne de l’espoir à l’approche de l’été !

Mai a été un mois ensoleillé également du côté de la vie privée. Il a commencé par une soirée à l’opéra, où j’ai pu voir Mayerling avec mon duo de danseurs préféré : Marcelino et Francesca. Il s’est poursuivi avec mon rendez-vous mensuel au club de lecture, qui rassemble de plus en plus de membres et prend de l’envergure. Le week-end suivant a été marqué par la fête des mamans. Après avoir servi de guide touristique à l’une de mes tantes et sa fille en visite dans la capitale britannique, j’ai pris l’Eurostar pour rejoindre ma clique. Premier arrêt à Lille pour passer la nuit chez ma sœur avant de rentrer le lendemain dans ma première demeure. Le dimanche a été fleuri, avec un repas en famille suivi d’une après-midi pour célébrer les mamans chez Mamy. Deux week-ends plus tard, c’est chez ma cousine londonienne et son mari que nous avons passé une après-midi à l’ombre du cagnard. Le reste du mois s’est déroulé plus tranquillement, avec des balades quotidiennes sous le soleil couchant. La nature nous a d’ailleurs offert pas mal de belles surprises ce mois-ci, des daims rencontrés à chacune de nos sorties aux levers de lune pleins de magie, en passant par un bel arc-en-ciel se détachant sur un ciel gris.

Juin semble commencer de la même manière que mai et promet de déménager (littéralement...). Rendez-vous au début de l’été pour savoir si le sixième acte sera aussi riche en travail et en festivités !

2025 : acte XI

Démarrant sur une déception, le onzième acte de l’année s’est terminé avec beaucoup de satisfaction. Mois passé à cheval entre 3 pays, il m’a apporté des journées de travail enfin plus remplies. Plongée dans mon bilan de novembre, un acte où j’ai profité pleinement des dernières feuilles d’ambre.

Fin d’automne à Ratingen

Novembre a commencé du bon pied, avec de nouveaux projets pour la Commission que la nouvelle agence de traduction m’a attribués. S’il s’agit surtout de post-édition, j’ai retrouvé avec bonheur le plaisir de travailler pour les institutions. J’accumule déjà des projets à rendre après les congés festifs, ce qui me laisse espérer que l’an 2026 sera beaucoup plus productif. J’ai aussi été contactée par la fameuse agence qui me cause des soucis financiers, notre négociation ardue par e-mail s’étant terminée par la signature d’un nouvel échéancier. Je n’ai plus vraiment confiance, je verrai donc si d’autres mesures seront nécessaires si elle ne paye pas ses créances. Je préfère toutefois me concentrer sur le positif et sur mes contacts professionnels plus jouissifs. Me replongeant dans ces projets passionnément, j’ai terminé le mois avec un beau compliment. La coordinatrice de qualité du français pour la nouvelle agence m’a remerciée pour ma vigilance et a ajouté que c’était un plaisir de travailler avec des traducteurs qui prenaient encore leur métier à cœur. Inutile de dire que ça a fait ma journée, le sourire aux lèvres après des mois plus compliqués.

Du côté de la vie perso, novembre a été marqué par les soucis avec notre première auto. Il a commencé par fortement nous décevoir, notre garagiste nous donnant de faux espoirs. Il nous avait promis de récupérer la voiture le vendredi, ce qui m’avait fait penser que je pourrais assister à une grosse fête de famille. Il nous a ensuite parlé d’un problème d’équipement, faisant décaler d’une semaine notre voyage sur le Vieux Continent. Le garagiste ne cessant de faire des reports continus, mon cher et tendre a décidé d’aller au garage le vendredi suivant pour faire le pied de grue. Doutant des compétences du garagiste en mécanique, il a décidé de récupérer la voiture pour terminer la réparation en France ou en Belgique. Si ça peut vous rassurer, notre véhicule pouvait bien rouler. Il y avait juste une erreur de calibration, limitant la puissance de notre moyen de locomotion.

Malgré le stress de toute cette affaire, cette semaine supplémentaire nous a quand même permis de profiter des avantages de la saison en Angleterre. Nous avons pris le temps de dire aurevoir à nos voisins cervidés et d’assister aux feux d’artifices de la Guy Fawkes Night plusieurs soirs d’affilée. Le samedi 8 novembre a sonné l’heure de notre départ outre-Manche, avec un repas chez mes beaux-parents le jour-même puis un dîner avec mes parents le dimanche. La première nuit dans l’appartement de fonction allemand n’a pas été de tout repos, en raison d’une fuite de chauffe-eau. Le problème a toutefois été réglé le lendemain après-midi, nous permettant de profiter du confort de notre deuxième nid. J’ai retrouvé avec plaisir le cadre plus boisé de nos environs et les balades dans la forêt sous les dernières feuilles de la saison. Plus proche de mes racines, j’ai repris mes trajets en train pour des visites familiales qui équivalent à des cures de dopamine. Le deuxième week-end du mois a marqué le début des marchés de Noël allemands, mes beaux-parents nous rendant visite pour assister à ces événements. Le mois s’est terminé en musique, avec le concert d’un collègue de mon cher et tendre dans un bar à l’impressionnant assortiment de bières de Belgique.

Novembre nous a offert quelques premiers flocons, nous donnant un aperçu des futures célébrations. Décembre sera définitivement à la fois festif et très productif. Rendez-vous le premier vendredi de l’année pour le bilan du dernier mois écoulé !

2025 : acte X

Mon mois d’octobre n’a vraiment pas été sobre. Riche en rebondissements, il m’a fait vivre autant de joyeux moments que de désappointements. Plutôt calme au niveau professionnel, il a été bien rempli du côté personnel. Je prends enfin le temps de faire mon bilan, l’hiver se rapprochant tout doucement.

L’automne à Coventry

Sur le plan de ma profession, ce dixième acte a connu peu d’agitation et a surtout été consacré à la prospection. Il a aussi été dédié à l’étude linguistique, avec des leçons et podcasts en russe, espagnol et en langue germanique. J’ai également vécu une petite déception, m’étant préparée mentalement à passer un test pour une institution. L’agence qui m’avait demandé de le réaliser s’est totalement trompée sur la langue pour laquelle je pouvais être testée. Le vent semble toutefois enfin tourner, une agence plus sérieuse m’ayant contactée. Intéressée par mon expérience avec la Commission, elle m’a recrutée pour travailler sur des projets de traduction et post-édition pour cette institution. Les membres de son équipe m’ont très vite paru sympathiques. Espérons que la collaboration avec cette nouvelle agence me permettra de retrouver du travail en suffisance !

Dans ma vie privée, octobre a marqué le dernier acte complet passé chez les Anglais. Mon cher et tendre doit en effet rejoindre début novembre ses collègues européens et nous passerons l’hiver outre-Rhin. Le dixième acte a aussi été un mois de grand changement, mon cher et tendre ayant voulu passer à un autre mode de déplacement. Craignant devoir de nouveau subir les tempêtes hivernales en moto, il a passé cet été son permis voiture et a acheté en occasion une auto. C’est à Birmingham que nous sommes allés la chercher, partant en train le deuxième vendredi du mois pour la récupérer. Comme il s’agissait d’un véhicule d’occasion, mon cher et tendre avait prévu de changer la courroie dans un garage Peugeot des environs. Sur les 10 minutes de trajet entre les 2 destinations, notre excitation a fait place à la préoccupation, notre voiture montrant des signes de faiblesse à l’accélération. Expliquant chez Peugeot la raison de notre panique, le garage a effectué un petit diagnostic. Notre inquiétude s’est ensuite transformé en effroi quand le représentant nous a expliqué qu’il faudrait remplacer le moteur et qu’ils ne s’occuperont donc pas de la courroie. Les mécaniciens étaient toutefois moins dramatiques, nous conseillant une réparation au prix moins astronomique et nous disant que nous pouvions rentrer à Londres sans que ce soit catastrophique. Récupérant la voiture plus tôt que prévu, nous avons tenté de profiter de notre week-end autour de cette ville déjà connue.

Après avoir redécouvert celle que l’on surnomme la deuxième cité, nous avons repris la route pour dormir dans un hôtel historique étoilé. Nous avons ainsi découvert l’abbaye de Coombe sous le manteau de la nuit, son décor façon Poudlard nous ayant directement séduits. Le petit-déjeuner du lendemain nous a redonné de l’énergie, et nous avons pris le temps de nous balader dans le parc entourant l’abbaye avant d’explorer Coventry. Nous y avons fait une belle promenade automnale autour des ruines de sa cathédrale. Avant de retourner à London, nous avons fait un petit crochet à Stratford-upon-Avon. Je rêvais depuis longtemps revoir la ville natale de Shakespeare, mais le soleil couchant nous a poussé à rapidement partir. Le trajet jusqu’à notre appartement s’est déroulé sans incident majeur, même si notre voiture a eu du mal à grimper les hauteurs. Souhaitant la réparer avant notre grand périple sur le Vieux Continent, nous avons laissé notre automobile chez un garagiste de Basildon soi-disant compétent le mercredi suivant. Le reste du mois s’est déroulé sans voiture, ce fameux garagiste nous causant bien des soucis et des mésaventures… C’est donc dans un état d’incertitude et de stress que s’est terminé cet acte pourtant plein de promesses.

Octobre n’a heureusement pas été uniquement synonyme d’inquiétude, il m’a aussi offert des moments de béatitude. Avant mon retour sur l’île britannique, j’ai ainsi eu le plaisir d’avoir un repas en famille en Belgique. Avide de profiter de mes dernières semaines sur le sol londonien, j’ai ensuite fait le plein de sorties qui m’ont fait du bien. Je me suis accordée 2 soirées de ballet, des discussions et séances de lecture dans mon petit café et un dîner avec des amis pour leur dire au revoir en beauté.

Novembre est déjà bien entamé et s’annonce plus chargé. Les problèmes avec la voiture ne sont pas encore entièrement réglés, mais nous espérons pouvoir bientôt en profiter. Rendez-vous la première semaine de décembre pour le bilan de ce dernier mois d’ambre !

2025 : acte IX

Après un été plutôt extraordinaire, le neuvième acte de l’année a été beaucoup plus sédentaire. Le stress de la rentrée s’est invité dans nos chambres, assombrissant quelque peu ce premier mois aux feuilles d’ambre. Septembre a néanmoins été un peu plus productif, avec un bilan professionnel assez positif.

Couleurs d’automne à Ratingen

De retour de son congé, ma cliente espagnole m’a envoyé un nombre plus conséquent de projets. Il s’agissait principalement de courtes traductions, mais j’avais au moins de quoi occuper presque tous les jours mon attention. Après plusieurs semaines de harcèlement, j’ai aussi enfin obtenu un nouveau projet de traduction d’amendements. Le Parlement européen reprenant son activité de manière plus intense, il a fallu réaliser ce travail pratiquement dans l’urgence. J’ai donc été obligée de bosser un week-end complet, ainsi que durant plusieurs soirées, le stress me faisant garder les yeux ouverts jusqu’au lever. J’espère que les prochains projets me prendront moins de temps, l’expérience m’aidant à gagner confiance en mes talents. Quant au recouvrement de mes créances, je n’ai pas eu de bonnes nouvelles auprès de la fameuse agence. Ses récentes communications ne sont que déception, et je perds totalement espoir d’être payée intégralement pour mes dernières missions.

Le ciel d’été tournant de plus en plus au gris, j’ai principalement passé le mois de septembre dans le confort de mon nid. Me livrant à de longs moments d’introspection, j’ai apprécié pouvoir observer le changement de saison. Outre la visite quotidienne des daims aux bois majestueux, je levais souvent les yeux vers les cieux. La lune était particulièrement belle ce mois-ci, et j’ai aimé contempler sa douce lueur à la tombée de la nuit. Les passages de grosse pluie étaient souvent suivis d’agréables éclaircies, accompagnées parfois de l’arrivée providentielle de splendides arcs-en-ciel. Le soleil nous a quand même heureusement fait profiter de sa grâce, me donnant l’occasion de prendre un dernier café avec une amie en terrasse. Après avoir passé les 3 premières semaines du mois au Royaume-Uni, nous avons pris le ferry. La traversée de la mer m’a offert un coucher de soleil spectaculaire. Avant de prendre la route pour l’appartement de fonction allemand, nous avons passé le week-end chez mes beaux-parents. Ayant appris par l’une de mes tantes l’existence d’une exposition à ciel ouvert de street-art à quelques pas de chez eux, j’ai proposé à ma belle-mère d’aller photographier les lieux. La rue Notre-Dame-de-Lorette a connu une véritable transformation, ses anciens corons ornés désormais de graffs qui suscitent l’admiration. Après la visite de ce musée d’art en plein air, il a fallu rejoindre notre deuxième pied-à-terre. La dernière semaine de septembre en Allemagne s’est ensuite vite écoulée, faite de balades au parc ensoleillées, d’un anniversaire en tout petit comité et d’une séance de sauna qui m’aura bien apaisée.

L’automne et octobre sont désormais bien présents et j’ai hâte de les voir m’apporter tous les petits bonheurs de cette saison au charme envoûtant. S’il commence de manière un peu trop calme professionnellement parlant, j’espère qu’il sera quand même satisfaisant. Réponse au dernier jour de ce nouveau mois, qui, je vous le souhaite, sera synonyme de joie.

2025 : acte VII

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Tout comme juin était guilleret, juillet a été un mois très ensoleillé. Bien qu’il ait connu quelques orages, il a été riche en moments heureux et se termine par un petit voyage. Retour sur un acte estival qui a fait du bien au moral.

Ce sixième acte a commencé de manière intense avec un gros projet du Parlement européen pour une nouvelle agence. Cela m’a permis de ne plus trop penser à mes petits accrochages avec l’agence de rédaction à laquelle j’ai dû faire du chantage. Ayant beaucoup de mal à lui faire encore confiance, j’ai décidé de ne lui rendre mes textes qu’après réception de leur échéance. Comme tout tombe à chaque fois de manière synchronisée, il a bien évidemment fallu que je gère l’écriture et la livraison de ces rédactions en même temps que mon gros projet. J’ai ainsi passé 2-3 jours à ne quasi par dormir pour parvenir à tout finir… Avant de prendre mes congés, j’ai aussi eu une hausse de volume de mes projets de post-édition réguliers, ainsi que plusieurs traductions de ma cliente espagnole à finaliser. Mon mois professionnel a donc été plutôt rempli, mais est resté un peu gris. J’attends encore à ce jour le règlement d’une énième facture, émise auprès de l’agence qui me mène la vie dure…

Entre ces périodes de surproductivité, j’ai heureusement eu beaucoup de moments pour me reposer et d’occasions à célébrer. Mon cher et tendre a soufflé son 37e printemps et nous avons fêté notre longue relation de 17 ans. J’ai aussi eu le plaisir d’avoir eu de la compagnie, passant 3 jours de visite dans Londres avec l’une de mes meilleures amies. Le mois a également été ponctué de virées à travers l’Angleterre, à Cambridge, Greenwich, Rye puis en bord de mer. Ma belle-sœur nous avait donné rendez-vous le premier samedi du mois dans la célèbre ville universitaire, afin d’offrir à son frère un repas au restaurant pour son anniversaire. Notre visite a coïncidé avec plusieurs célébrations de remise de diplôme dans les universités, l’occasion de voir un peu du folklore de cette belle cité. Le samedi suivant, nous sommes allés à Greenwich pour un festival de musique accessible gratuitement. Le lendemain, nous avons enfourché notre monture pour partir à l’aventure. C’est à Rye que nous nous sommes d’abord arrêtés, une jolie cité médiévale avec une magnifique rue couverte de vieux pavés. Hastings a été notre prochaine destination, pour un dîner sur la plage face au soleil et à ses dernières illuminations. La météo étant plus instable le week-end suivant, il a été plus reposant. J’ai juste profité de quelques rayons de soleil le dimanche après-midi pour aller lire dans le parc proche de notre ancien nid.

Il a ensuite fallu plier bagages, vu que nous terminons le mois par un petit voyage. Je suis partie avec mon cher et tendre quelques jours en Hongrie, avant de rejoindre en Autriche ma belle-famille. Nous avions déjà visité Budapest et Vienne par le passé, mais nous avons eu le bonheur d’y retourner. Pour ajouter une escale à notre voyage en train, nous nous sommes également arrêtés à Győr pour 2 jours sereins. Je vous donnerai plus de détails dès mon retour au bercail.

J’espère qu’août m’apportera autant de satisfactions quotidiennes, il commence dans tous les cas en beauté dans la magnifique capitale autrichienne. Rendez-vous pour un nouveau bilan dans 5 semaines en vous souhaitant une deuxième partie d’été sereine !

Perles de traduction automatique et coquilles II

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Cette semaine a été particulièrement dure niveau professionnel et j’avais envie de la terminer sur un ton plus léger. Le 1er avril est déjà un peu loin, mais il n’y a pas d’heure pour rire un peu. Voici donc un petit millésime des dernières perles de traduction automatique récoltées lors de mes projets récurrents de post-édition.

Photo de cottonbro studio sur Pexels

Au registre des noms de marques qui ne sont pas censées être traduits, j’ai eu droit à « Pierre Roulante » pour Rolling Stone et à « Taureau Rouge » pour Red Bull 🐂. Bon, on ne va pas lui jeter la pierre (qui roule 🪨), la machine a reçu l’ordre de traduire et elle a traduit. Dans la même catégorie, la machine donne parfois son avis sur la pertinence des noms de marque. J’ai par exemple trouvé « Trop Vague » pour traduire Overshadow (c'est vrai qu'il y a mieux comme nom de marque).

Par moments, la machine traduit un peu trop littéralement. Par exemple, bell pepper (un poivron) est devenu « poivre de cloche » et slice of blood orange (une tranche d'orange sanguine) est devenu « tranche de sang orange » 🩸 . La traduction automatique a parfois aussi tendance à inventer des mots. Elle m’a ainsi proposé « micromanipuines » pour micromachines, « unsucré » pour unsweetened, « décarbonatation » 🏊‍♂️ pour decarbonation ou encore « dénersoufflerie » pour whistleblower reports (ce qui veut dire « signalements de lanceurs d'alerte »).

Je dois toutefois mes plus beaux éclats de rire aux moments où la machine n’a apparemment aucune idée de la signification d’une expression et qu’elle crée des associations de mots totalement farfelues. On va commencer en douceur avec carbon foot printing qu’elle a traduit par « impression de pieds de carbone » 👣 (on parle bien évidemment d'empreinte carbone). Je la pardonne, le terme était mal écrit et de « empreinte » à « pied », il n’y a qu’un pas 😁

On a ensuite « robe de changement de vitesse » pour shift dress (une robe droite). La machine a probablement pensé que shift provenait de gearshift, terme automobile qui signifie « changement de vitesse ». Cela dit, c’est vrai qu’une robe droite peut être à la fois rapide ou lente à enfiler…👗

La machine est aussi un peu dyslexique. Elle a traduit creams against soreness (crèmes antidouleur) par « crèmes contre le tri » ♻️. Elle a probablement la vue trouble et a lu to sort, qui veut dire « trier ». Dans le même genre, elle a réussi à me sortir « services de tir à l’arc pour huîtres » 🦪🏹pour traduire hatchery services for oysters. Elle a confondu hatchery (élevage) avec archery (le tir à l'arc).

La perle de traduction automatique suivante m’a fait rire jaune. Les stéréotypes sont tellement ancrés dans les logiciels de traduction automatique et d’IA que le terme matriarch (ajoutez juste un e pour avoir le mot français) a été traduit par « voûte plantaire ».

Je termine par 3 propositions de traduction automatique complètement WTF (je ne trouve pas d'équivalent français assez fort pour exprimer ce que j'ai ressenti quand je les ai vues) : « papier pour volant d’inertie » pour flypaper (papier tue-mouche), « soucoupe de la ruche » pour hidradenitis suppurativa (une maladie de la peau appelée « hidrosadénite », je cherche toujours le lien...) et, le meilleur pour la fin, « publication de livres de thon à l’utérus »  🐟 pour Audaces fortuna iuvidat, un proverbe latin qui veut dire « la fortune sourit aux audacieux ». Certes, pour parler de « thon à l’utérus », il en faut de l’audace 😅.

Vu que l’erreur est humaine et que je ne suis pas non plus à l’abri des coquilles, je termine par une faute que j’ai moi-même commise. Je me suis surprise à trouver « écus » 💰 au lieu de « EUR » à la relecture de ma traduction. Je devais avoir fait un voyage dans le temps au moment de mon 1er jet.

Envie de rigoler un peu plus ? J’avais déjà rassemblé plusieurs perles de traduction automatique ici (et le florilège suivant est ) !

2025 : acte II

Le mois de février m’aura presque fait vriller. Il a été un enchaînement de mauvaises nouvelles, autant sur le plan perso que professionnel. Ce fut aussi un mois de transition, quittant l’ouest de l’Allemagne pour repartir en Albion. Retour sur un deuxième acte dont j’aurais bien aimé me passer et qui m’a, sur la fin, quasiment déprimée.

Lever de soleil sur Harold Hill, UK

L’acte le plus court de l’année avait pourtant bien commencé. Le 1er jour du mois, mes beaux-parents sont venus visiter nos quartiers allemands pour la première fois. Après une balade dans les parcs de Ratingen couverts de gelée, c’est dans le centre de Düsseldorf que nous les avons emmenés. J’ai cependant dû quitter l’Allemagne dans l’après-midi pour pouvoir vivre un autre moment familial, cette fois dans ma patrie pour un repas dominical. Le lendemain midi, je célébrais en effet l’anniversaire de mon papa au restaurant avec ma petite famille. Le samedi suivant a aussi été l’occasion de faire la fête, mon ancienne compagnie de danse organisant un dîner à la bonne franquette. Puis est venu le temps de dire au revoir à notre résidence temporaire allemande pour embarquer à bord d’un ferry depuis Hoek van Holland. Au bout de 7 heures de traversée, nous revoilà sur le sol anglais. C’est hélas depuis ce débarquement que je n’ai connu que des désenchantements… Impatiente de retrouver mes habitudes dans mon petit café, j’ai appris que sa formidable serveuse en chef avait pris congé pour une durée indéterminée. L’ambiance dans le café de la librairie était plus pesante sans le sourire contagieux de sa sympathique gérante. Quelques jours après, j’apprends que le club de lecture ne sera plus organisé. Très déçus, les membres du club et moi-même nous sommes toutefois battus. Nous continuerons entre nous d’organiser les réunions, et la librairie a accepté que l’on occupe le café les mêmes soirs que le club de lecture de science-fiction. Le mois s’est toutefois terminé par une autre mauvaise nouvelle, cette fois-ci plus personnelle…

Au niveau du boulot, mon moral n’a pas volé beaucoup plus haut. Si, par rapport à janvier, il a été un peu plus productif, il n’a pas été très lucratif. J’ai ainsi appris que le gros projet qui avait été reporté avait finalement été complètement annulé. Le fameux client qui m’avait causé tant de tracas a déclaré à l’agence qu’il résiliait son contrat. Moi qui espérais un plus gros revenu au printemps, me revoilà à nouveau sans projets d’envergure sous les dents. Je pensais également pouvoir reprendre enfin les projets de post-édition pour les institutions avec une nouvelle agence, mais je n’ai reçu aucune commande malgré ma disponibilité et mon expérience. Je n’ai pu donc compter que sur mes projets récurrents, ainsi que sur quelques petites commandes sans honoraires conséquents.

Je ne veux cependant pas terminer ce bilan sur un ton négatif, essayons de voir aussi le positif. Retourner en Angleterre m’aura permis d’observer presque quotidiennement des cerfs. Renouer avec mes habitudes au petit café m’a quand même donné la joie de discuter avec d’autres clients habitués. Voir les membres du club de lecture si unis m’a redonné foi en sa survie. Visiter le salon de la moto avec mon cher et tendre nous a fait penser aux futures excursions que nous pourrons bientôt reprendre. Puis les nuages gris et pluvieux du milieu du mois ont laissé la place à un beau ciel bleu où le soleil flamboie. J’ai même eu une réponse encourageante à mes questions existentielles par l’apparition courte mais réconfortante de 2 arcs-en-ciel. Le vent finira bien par tourner, ce mauvais épisode va passer.

Espérons que le troisième acte de l’année soit plus clément avec l’arrivée du printemps. Il me promet déjà plusieurs moments de joie que j’attends depuis des mois. Prions qu’il me donne aussi plus de boulot, réponse d’ici une trentaine de dodos (rime peu heureuse, je vous l'accorde...).

2025 : acte I

Nous voilà déjà au dernier jour du premier acte de cette nouvelle année, qui fait particulièrement peur par son actualité. Difficile de ne pas avoir un coup de blues en écoutant les news. Du côté de la vie privée, janvier a été plutôt casanier. Les journées m’ont parfois paru sans fin, mon boulot étant assez succinct. Retour sur un mois très reposant, qui entame ma série annuelle de bilans.

Neige à Ratingen

Après un mois de décembre un peu trop intense, janvier m’a permise de prendre un peu de vacances. Pratiquement pas d’e-mails durant les 2 premières semaines, mais je suis restée plutôt sereine. Puis nous sommes vite arrivés au 15 janvier et je n’avais toujours presque pas de courrier. J’ai fini par dire à gauche à droite que j’étais largement dispo et ai commencé à avoir quelques petits boulots. Je pensais récupérer un très gros projet, mais il a finalement été reporté. Je suis donc loin d’être au niveau de l’acte précédent, mais février devrait me donner un peu plus de travail conséquent.

Au niveau personnel, 2025 a commencé par un goûter de Nouvel An auprès de ma famille maternelle. Je suis ensuite repartie avec mon cher et tendre en Allemagne dans son appartement de fonction, où j’ai pu vaquer paisiblement à mes occupations. Au programme, coloriage de mandalas reçus à Noël, écoute de podcasts et parties en amoureux de Duel (super jeu de société de la série 7 Wonders). Comme mes soirées étaient libres de boulot, mon cher et tendre m’a également initiée aux jeux vidéo. Pour bouger un peu du canapé, nous nous sommes aussi un peu baladés. Comme 2 enfants sur un manège, nous avons marché émerveillés dans le parc lors de la chute de neige. À l’instar des Allemands sous ce climat, nous avons aussi été plusieurs fois au sauna. Chez eux pas de maillot de bain ou autres sous-vêtements, tout le monde est en tenue d’Adam. En plus de braver notre pudeur, nous avons été surpris par la résistance des Allemands à la chaleur. J’ai aussi profité du calme des premières semaines de l’année pour rendre visite à des amies qui me manquaient. Le premier acte de l’année s’est terminé avec une petite soirée de ballet. J’ai pu découvrir les œuvres de 3 grands maîtres de danse, ce qui m’a procuré un plaisir intense. Il s’achève également avec la visite de mes beaux-parents, qui n’étaient encore jamais venus dans notre pied-à-terre allemand. En somme, un mois pas forcément inoubliable mais plutôt agréable.

L’année met un certain temps à démarrer, j’espère que le deuxième acte sera un peu plus chargé. Rendez-vous déjà dans 4 semaines pour voir où 2025 me mène.

Bilan 2024 – Résolutions 2025

Bientôt 10 jours se sont écoulés depuis que nous avons célébré la nouvelle année. Janvier démarre pour moi tout doucement, de quoi me laisser le temps de faire le bilan.

Photo de Viridiana Rivera sur Pexels

2024 n’aura pas été une année exceptionnelle sur le plan professionnel. Bien au contraire, elle m’a apporté pas mal de galères et j’ai malheureusement vu quelque peu diminuer mon chiffre d’affaires. Une grosse perte de contrat, la menace de plus en plus pesante de l’IA et plusieurs autres tracas ont mis mon moral au plus bas. Ce n’était heureusement pas non plus le grand vide et j’ai quand même gagné plus que durant la fameuse année Covid. La collaboration avec une nouvelle agence et la hausse de tarif avec un client de plus longue allégeance me redonnent un peu confiance. Espérons que 2025 m’apportera d’autres bonnes nouvelles pour mon avenir professionnel.

Du côté de la vie privée, 2024 aura été une très belle année. Comme depuis 5 ans cette année, j’ai pris soin de noter chaque semaine mes joies et bonheurs sur des petits papiers. Je les ai ouverts en début d’après-midi et ai revécu chacun de ces moments avec une douce nostalgie. Outre le mariage de l’une de mes meilleures amies, l’adhésion à un club de lecture et les fêtes de famille ont été les moments que j’ai le plus chéris. Je me suis aussi souvenue de plusieurs escapades, de vacances au soleil et de mes nombreuses balades. J’ai été comblée de spectacles, de lectures et d’autres beaux moments de culture. Ces petits papiers m’ont également rappelé la chance que j’ai d’avoir une famille aussi soudée et des amies aussi attentionnées. Discussions au café, sourires croisés, instants décontractés… ces notes soulignent qu’il ne suffit de pas grand-chose pour être satisfait.

Rétrospective de l’année en 52 petits papiers

2025 est déjà bien en position, il est plus que temps de prendre de bonnes résolutions. J’espère avant tout que cette année, je serai plus prolifique dans la composition de mes billets. Je n’en ai publié que 39 ces 12 derniers mois, même si j’avais plus de temps libre devant moi. Les déconvenues professionnelles m’ont parfois un peu trop déprimée pour que je puisse prendre plaisir à rédiger. J’espère surmonter les prochains coups durs pour reprendre plus sérieusement l’écriture. J’aimerais également lire davantage, mon application de suivi de lecture ne répertoriant cette année que 14 ouvrages. Je n’ai d’ailleurs partagé que 4 billets Croque-Livre l’an dernier, ce qui est bien trop peu à mon gré. Je souhaiterais aussi poursuivre le perfectionnement de mes connaissances linguistiques à l’aide de podcasts, Assimil et autres outils pédagogiques. Les semaines un peu trop intenses du dernier mois de l’année m’ont enfin fait comprendre que je devais impérativement prendre le temps de me relaxer. Même quand mon agenda est chargé, le yoga, la méditation et les courtes balades en plein air sont essentiels à ma santé.

Voilà ce à quoi je compte faire attention cette année. Et vous, quelles résolutions allez-vous appliquer ?

2024 : acte XII

Décembre a été bien différent des journées tranquilles des mois d’ambre. Le dernier acte de l’année a été littéralement surchargé. Après les fêtes en famille et l’accueil du nouvel an, il est enfin temps de publier mon dernier bilan (du moins pour l'année écoulée, je ne compte pas m'arrêter 😉).

Vue sur le Baldeneysee, Essen

Comme l’avait annoncé la fin de l’acte précédent, décembre m’a fait vivre sur un rythme trépidant. Après un énième test de cadrage pour le projet qui m’avait mise sous tension, j’ai enfin pu reprendre mes activités de rédaction. Il fallait bien évidemment rattraper le temps perdu, les délais de livraison étaient donc très tendus. Soucieuse de récupérer un maximum d’argent après plusieurs mois peu producteurs, j’ai enchaîné les semaines de plus de 50 heures. Outre ce gros projet qui s’est abattu sur moi comme une tempête, plusieurs autres clients se sont réveillés juste avant les fêtes. Tout devait être rendu avant Noël, ce qui a augmenté mon stress à un niveau irrationnel. J’ai essayé de limiter les heures de travail au-delà de minuit, mais j’ai souffert plusieurs fois d’insomnie. Malgré quelques retards de livraison, j’ai réussi à parvenir au bout de mes rédactions. Tout a été achevé le 24 décembre au matin, me permettant enfin de profiter des moments en famille dans un état plus serein. Le dernier acte de l’année a aussi été porteur de bonnes nouvelles, me rassurant quelque peu sur mon avenir professionnel. J’ai ainsi terminé 2024 exténuée mais un peu plus apaisée.

Pour tenter de garder un minimum de santé mentale, j’ai tenu à respecter le repos dominical. N’ayant plus le temps de faire mes séances sportives hebdomadaires, j’attendais impatiemment le week-end pour pouvoir prendre l’air. En plus des tours au lac au coucher de soleil à Ratingen, mon cher et tendre m’a emmenée découvrir les environs d’Essen. Nous avons ainsi pu contempler une jolie vue depuis les ruines d’un ancien château, dominant la boucle d’un lac formé par un cours d’eau. Nous sommes aussi allés faire un tour au marché de Noël, le jour où la Syrie a été libérée de son dirigeant criminel. L’Allemagne ayant accueilli de nombreux réfugiés, nous avons pu assister à plusieurs célébrations de cette liberté retrouvée. L’avant-dernier week-end avant les fêtes de fin d’année, c’est la visite à Düsseldorf de l’une de mes meilleures amies qui m’a comblée. Puis est venu le temps de rejoindre la famille de mon cher et tendre en France, où a commencé la période de bombance. Les vacances se sont passées entre nos deux pays respectifs, me permettant de retrouver mes proches lors des moments festifs. Une véritable cure de bonheur qui fait du bien au moral après ces dures semaines de labeur !

L’an 2025 a déjà commencé, annonçant de nouvelles pages à tourner. Sera-t-il une meilleure année que celle écoulée ? Réponse dans les 12 prochains actes publiés ! Je conclus ce bilan en vous présentant mes meilleurs vœux et en vous souhaitant des jours heureux.