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Composer avec les variations de l’énergie

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Ça fait déjà plusieurs années que j’ai pris l’habitude d’écouter divers courts podcasts sur le bien-être, la méditation et la productivité. L’un des podcasts que je suis (The Daily Pep! de Meg Kissack) aborde souvent la question des variations de l’énergie au fil de la semaine et normalise le fait qu’il y ait des jours où on est capable d’abattre une tonne de travail et d’autres où on a beaucoup plus du mal à se motiver. Comme cette semaine a particulièrement mis à mal mon énergie, j’avais envie d’en parler aujourd’hui.

Photo de energepic.com

Dans un monde idéal, on serait tous les jours productifs à 100%. Cela ne correspond malheureusement pas du tout à la réalité. Notre corps et notre esprit ont beau être de merveilleuses machines, ils ne peuvent pas fonctionner non-stop sans commencer à dérailler. Qui n’a jamais connu ce petit coup de mou peu après la pause déjeuner par exemple ? Notre énergie varie au fil des heures et des jours et il est important de savoir quand elle est à son niveau maximum et quand il est temps de recharger les batteries.

En ce qui me concerne, j’ai toujours été et suis encore un oiseau de nuit et je connais un pic d’énergie créatrice le soir, ce qui me pousse souvent à m’atteler à mes rédactions et à l’écriture de mes billets de blog vers la fin de journée (il est d'ailleurs passé 21h au moment où j'écris ce texte). À l’inverse, mon énergie met un certain temps avant d’arriver au point le plus haut le matin, ce qui explique pourquoi je commence généralement la journée par des activités plus calmes. C’est pour ça que je ne débute réellement ma journée de travail qu’après avoir pris le temps de faire ma routine bien-être (yoga, méditation, écriture pour vider son esprit). Ma tasse de thé encore à la main, je m’installe ensuite à mon bureau et me met à faire des tâches qui ne demandent pas trop de réflexion et ne prennent donc pas trop de mon énergie : répondre aux mails, relire une dernière fois les projets à rendre ce jour-là, planifier ma journée, préparer le plan d’un nouveau projet, etc. Je réalise souvent ces activités peu exigeantes en écoutant de la musique plus énergique pour me motiver davantage. Une fois que mon énergie est à son niveau le plus haut, je m’attelle aux tâches pour lesquelles j’ai besoin de toute ma concentration, en l’occurrence la traduction ou la rédaction d’un texte. J’ai ainsi 2-3 bonnes heures avant la petite baisse d’énergie et le gargouillement de mon ventre qui m’indique qu’il est temps de me sustenter pour ravitailler mon corps et mon cerveau. Selon les journées, je vais pouvoir me remettre au travail directement après cette plus longue pause. Si cela n’est pas le cas, je recours à une petite activité physique pour accélérer la digestion et surmonter le coup de mou d’après-repas. Cela prend habituellement la forme d’une balade de 10-15 minutes pour dire de m’aérer l’esprit. Je me motive souvent mentalement sur le chemin et je suis prête à me remettre plus activement à mes projets une fois rentrée. Je suis ainsi repartie pour plusieurs heures de travail avec une concentration au top.

Mon rythme est loin d’être un exemple puisque chacun a ses propres variations d’énergie et n’a pas forcément la liberté de prendre ses pauses à son gré. Toutefois, on peut apprendre à prévoir les moments de pic de productivité et programmer sa journée en conséquence. Le principe est toujours le même : s’atteler aux tâches les plus ardues quand on est au top de sa forme et garder les activités moins exigeantes ou plus agréables pour les moments où l’on est moins énergique. Si vous vous efforcez à faire une tâche compliquée alors que votre énergie est au plus bas, vous mettrez non seulement beaucoup plus de temps à la réaliser, mais serez en outre plus susceptible de commettre des erreurs. Il est aussi essentiel de prendre régulièrement de courtes pauses pour se bouger et quitter son écran quelques minutes (voir d'ailleurs quelques exercices d'étirement ici). Enfin, il ne faut pas oublier que vous n’êtes pas une machine et qu’il est normal d’être moins productif certains jours. Au lieu de se miner le moral, et donc de saper encore plus son énergie en se culpabilisant, il peut être utile d’établir mentalement une liste de toutes les petites choses que l’on a réalisées sur la journée. Vous verrez bien vite que vous avez fait bien plus que ce que vous pensiez.

Sur ce, profitez bien de ce week-end pour recharger vos batteries et attaquer la semaine prochaine avec un regain d’énergie !

Travailleur indépendant : les à-côtés du métier

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« T’as du travail en ce moment ? » C’est le genre de question que j’entends régulièrement. Par là, les gens veulent souvent dire : « Est-ce que tu as des projets de traduction/rédaction en ce moment ? » Ce serait oublier que, quand on est indépendant, on fait bien plus que son métier à proprement parler. J’avais donc envie de vous parler aujourd’hui de toutes les petites tâches que je dois réaliser pour pouvoir exercer ma profession.

Picture by Markus Winkler

Être indépendant, c’est gérer sa propre petite entreprise et, comme pour n’importe quelle entreprise, il y a plusieurs aspects à gérer en plus de son corps de métier pour pouvoir prospérer. On pourrait classer ces tâches accessoires, mais ô combien indispensables, en 6 catégories : la prospection/publicité, la comptabilité, les relations clients, la planification, la gestion du matériel, la formation continue.

1. La prospection/publicité

Si aujourd’hui j’ai des clients et des agences qui me contactent très régulièrement pour des projets, c’était loin d’être le cas au tout début de mon activité. Pour obtenir ses premiers projets, il faut avant tout se faire connaître. Les premiers mois de mon activité ont donc été principalement consacrés à la prospection et à la publicité (j'avais d'ailleurs écrit ici un article sur le sujet). J’ai dû contacter plusieurs agences pour proposer mes services, créer un site Web ainsi qu’une page Facebook professionnelle pour faire parler de mon activité autour de moi et compléter divers profils sur les plateformes dédiées à la traduction et autres (ProZ, TranslatorsCafé, LinkedIn, ….). Si cet aspect de mon travail me prend beaucoup moins de temps qu’à mes débuts, il est quand même nécessaire que je prospecte de temps à autre et reste à l’affût de nouvelles possibilités de collaboration. Vu que j’accumule de l’expérience, je dois aussi régulièrement mettre à jour mes divers profils pour pouvoir attirer de nouveaux clients. On pourrait aussi ajouter l’écriture de mes billets de blog à cette catégorie, étant donné que cela génère du trafic sur mon site et que cela peut donc attirer de potentiels nouveaux clients ou collaborateurs.

2. La comptabilité

C’est bien beau de traduire et d’écrire des articles, il faut aussi gagner son pain. Et pour être payé, il faut établir des factures. En ce qui me concerne, je les complète au fur et à mesure de la livraison de mes projets pour que cela ne me prenne pas un temps fou chaque fin de mois. Après l’envoi des factures, il faut également s’assurer qu’elles ont bien été payées. Si j’ai la chance de collaborer avec des agences qui payent en temps et en heure, il est déjà arrivé qu’un client oublie de payer (c'est arrivé ce mois-ci d'ailleurs). Dans ce cas, je dois le relancer pour pouvoir récupérer mon dû. Je n’ai jamais eu affaire à de mauvais payeurs, mais je connais certains collègues traducteurs qui se sont déjà fait avoir et qui ont perdu une énergie colossale à tenter de se faire payer. C’est donc un aspect à prendre en considération si vous comptez vous lancer dans un métier à titre d’indépendant. En plus de l’établissement des factures, il y a les déclarations TVA et la déclaration fiscale à remplir. Pour ces aspects plus administratifs, je me fais heureusement aider d’un bureau comptable. Néanmoins, je dois veiller à conserver les factures de tous mes achats pour pouvoir les comptabiliser dans mes frais et à payer les cotisations sociales et la TVA en temps voulu. Je réserve donc au moins une bonne heure chaque fin de mois pour vérifier où j’en suis au niveau de la comptabilité.

3. Les relations clients

Il s’agit probablement de l’à-côté qui me prend le plus de temps. Chaque semaine, je reçois en effet un certain nombre d’e-mails me proposant divers projets auxquels je dois répondre sans trop tarder, que ce soit pour accepter ou refuser. Outre les propositions de projet, il y a aussi les modifications à réaliser sur certains textes (surtout dans le domaine de la rédaction). Dans les périodes plus creuses, il est essentiel de maintenir cette relation pour s’assurer un volume de travail suffisant. Ainsi, je dois parfois relancer un client au sujet d’un projet, lui indiquer que je suis disponible au cas où il aurait besoin de mes services ou simplement demander de ses nouvelles si ma relation est plus établie. Le but est de ne pas se faire oublier. La relation client, c’est aussi pouvoir gérer les éventuels problèmes d’insatisfaction, négocier le tarif et les délais, prévenir en cas de maladie ou de tout autre empêchement compliquant la remise d’un travail et oser demander le recul d’un délai de livraison en cas de souci. Elle peut donc avoir des côtés sympathiques, mais aussi plus délicats, comme toute relation humaine dans le fond. Dans tous les cas, il faut savoir l’entretenir car sans vos clients/agences, votre entreprise ne survivra pas.

4. La planification

C’est une tâche à laquelle je m’attelle chaque lundi matin ou chaque dimanche soir. Je prends en effet le temps de considérer les différents projets à rendre dans la semaine qui vient et d’établir des priorités. C’est là qu’interviennent mes fameuses to-do lists et mon fidèle agenda. Je peux ainsi avoir une vue d’ensemble sur ma semaine, puis détailler les tâches à réaliser chaque jour. J’utilise également la page de mon agenda reprenant le planning du mois afin de voir si je peux accepter d’autres projets et donner mes dates de disponibilité. Cette tâche est donc essentielle si l’on veut entretenir de bonnes relations avec ses clients.

5. La gestion du matériel

Pour pouvoir effectuer mes diverses tâches, je dois m’assurer du bon fonctionnement de mes différents outils et matériels informatiques. Il faut ainsi veiller à mettre à jour les différents logiciels, à s’équiper d’un bon anti-virus et à résoudre les problèmes techniques (mon cher et tendre est heureusement un peu geek et vole souvent à mon secours en cas de bug 🤓). Pour améliorer ma productivité, je dois également m’équiper du mieux possible que ce soit sur le plan du matériel informatique ou des outils d’aide à la traduction ou à la rédaction (j'écrirai un article à ce sujet bientôt). Ce n’est pas une tâche à gérer au quotidien, mais je dois dans tous les cas veiller à toujours avoir les bons outils pour rendre mes travaux dans les délais. Il ne faut donc pas sous-estimer son importance.

6. La formation continue

Dans un monde qui évolue constamment et où la concurrence est de plus en plus rude, il est essentiel de continuer à se former. Il faut ainsi se tenir au courant des évolutions du métier, apprendre à gérer de nouveaux logiciels, se spécialiser dans d’autres domaines pour pouvoir s’ouvrir à des projets différents et, bien évidemment, continuer à perfectionner ses compétences linguistiques. L’objectif est de pouvoir ajouter des cordes à son arc et de proposer à ses clients de nouveaux services. J’avoue qu’en ce moment, je n’y accorde pas tellement de temps (le mois de juin est particulièrement intense), mais c’est un à-côté très agréable étant donné qu’en bonne traductrice, je suis toujours avide d’apprendre (je reste une étudiante dans l'âme 😁).

Bref, être traducteur/rédacteur indépendant, ce n’est pas que traduire ou écrire. C’est être un travailleur multitâche qui doit pouvoir gérer sa petite entreprise. Et ça ne se limite pas du tout au domaine de la traduction, de la rédaction et des autres services en ligne. Si je me suis lancée en tant qu’indépendante, c’est d’ailleurs parce que j’avais un modèle à la maison : ma mère, logopède indépendante et experte du multitâche. Je la voyais écrire ses bilans durant de longues heures certains soirs, faire sa comptabilité certains week-ends ou encore partir à des formations à gauche et à droite en plus de ses séances de logopédie. Je savais donc que ce ne serait pas facile, que cela demanderait beaucoup de temps, mais cela ne m’a jamais fait peur. Ma mère a d’ailleurs été la première à m’encourager dans cette voie, alors j’en profite pour le lui dire ici : « Merci, maman ! »

Sur ce, le devoir m’appelle car, comme vous l’aurez compris, : « Oui, j’ai toujours du travail ! »

2022 : cinquième acte

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Le mois de mai avait si bien commencé que je suis vite tombée des nues à la première déconvenue. Suivant le fil de la fin du mois d’avril, il s’est en effet avéré un mois plutôt difficile.

C’est sur un week-end ensoleillé à Amsterdam en plein cœur de la saison des tulipes que mon mois de mai a commencé. J’avais les yeux encore remplis de couleurs après notre visite du splendide jardin de Keukenhof que mon moral a pris un sacré coup lorsque nous avons débarqué le soir-même en Angleterre sous un ciel maussade et une légère pluie, semblant annoncer la mini déprime qui allait s’abattre sur moi. Comme en mars, le retour dans notre petit logement londonien a en effet été plutôt difficile à vivre, d’autant plus que mon cher et tendre était déterminé à finaliser tous les travaux nécessaires pour optimiser l’endroit. Inutile de dire que l’appartement était donc assez chaotique durant les deux premières semaines, ce qui a mis à mal ma productivité. Ayant déjà accumulé du retard à la fin du mois d’avril, je me suis ainsi vite retrouvée littéralement submergée au cours du mois de mai. Comme si cela ne suffisait pas, j’ai appris vers la fin du mois que l’une des PM avec qui je travaillais depuis des années pour une agence de rédaction quittait son poste. Je me suis ainsi retrouvée à devoir collaborer avec trois jeunes nouveaux PM, ayant d’autres attentes et de façons de travailler, ce qui m’a quelque peu perturbée (et fait perdre pas mal de temps 😑). À cela se sont ajoutés plusieurs déceptions personnelles et ce sentiment de ne jamais pouvoir arriver au bout de cette montagne de projets. J’ai d’ailleurs terminé le mois sur une nuit blanche et avec une paire de projets toujours pas bouclés… Bref, professionnellement parlant, mai n’a pas été une partie de plaisir. Vous aurez d’ailleurs remarqué que j’ai beaucoup moins publié tellement j’étais débordée.

S’il m’a semblé fort morose, le mois de mai m’aura toutefois apporté de belles choses. Comme j’avais du mal à trouver l’inspiration dans notre petit logement, j’ai cumulé les séances de travail à l’extérieur. J’ai ainsi profité de la nouvelle batterie de mon PC portable et des belles journées du début du mois pour m’installer sous un arbre dans le parc. J’ai également passé plusieurs après-midis à déguster d’autres spécialités du petit café de la librairie depuis lequel je vous avais déjà écrit, mais surtout, je suis tombée sous le charme de la British Library, qui m’a probablement fait vivre la séance de travail la plus productive de tout ce mois-ci.

Mai m’aura aussi donné quelques plaisirs personnels. J’ai ainsi profité d’un retour en Belgique pour passer une belle soirée avec ma sœur et l’une de mes cousines à déguster les plats du tout nouveau restaurant syrien de ma tante à Tournai (si vous êtes de la région, testez les plats à emporter de Bel'Sy ! Oui, je fais de la pub, mais c’est excellent, en toute objectivité 😁), découvrir le joli parc du château de La Hulpe avec mes deux meilleures amies sous un magnifique ciel bleu et vivre une réunion de famille longuement attendue à l’occasion de la fête des mères. Côté anglais, j’ai enfin pu visiter le nouvel appartement de ma belle-sœur dans un joli coin de Cambridge et j’ai eu la joie immense d’aller voir la comédie musicale Moulin Rouge au Piccadilly Theatre. Cela faisait plus de deux ans que je n’avais plus mis les pieds dans un théâtre et j’ai eu droit à un spectacle absolument magnifique et riche en émotions.

Si ce début du mois de juin semble continuer sur la même lancée, j’espère pouvoir me rattraper et retrouver enfin l’équilibre de ce début d’année. Seul l’avenir nous dira si j’y arriverai… Rendez-vous dans quatre semaines !

Travailler ailleurs : la British Library

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J’avais parlé il y a deux mois déjà des bienfaits de travailler de temps en temps hors de chez soi quand on est freelance et qu’il y a une petite perte de motivation ou d’inspiration. J’ai retenté l’expérience cette semaine et j’ai trouvé l’endroit idéal pour le rat de bibliothèque que je suis : la British Library de Londres.

Lundi matin, j’ai pris l’Eurostar pour rejoindre mon cher et tendre dans la capitale britannique. Comme je débarquais à 11 heures à St. Pancras International et que je n’avais pas tellement de travail cette journée-là, je me suis dit que j’allais faire un petit tour à la British Library, l’une des plus grandes bibliothèques au monde. Elle renferme des trésors absolument incroyables (si l'on est un tant soit peu passionné par la littérature ou même simplement par le pouvoir de transmission des écrits dans tous les domaines qui soient). J’y suis allée au départ pour faire un petit tour dans les galeries et suis restée émerveillée devant une partition signée par le jeune Wolfgang Amadeus Mozart, ai regardé avec admiration le bureau portable de Jane Austen et me suis émue devant une petite histoire imaginée par une suffragette dans sa cellule de prison. J’imagine que tout le monde ne s’extasierait pas devant un bout de papier, mais voir l’écriture manuscrite d’un virtuose de 9 ans, d’une grande écrivaine ou d’une femme qui s’est battue pour nos droits est quelque chose d’incroyablement inspirant.

Partition de W. A. Mozart pour sa composition vocale God is our Refuge

J’étais sur le point de poursuivre ma visite quand j’ai aperçu tous les bureaux éparpillés dans les espaces ouverts de la bibliothèque. Comme les examens approchent, l’ambiance était particulièrement studieuse. Et quel bel endroit pour travailler ! Les bureaux sont en effet répartis tout autour de la King’s Library, une immense tour de verre abritant la collection de livres et manuscrits du roi George III. La vue sur ces rangées d’ouvrages à la belle reliure en cuir m’a irrémédiablement donné envie de m’installer à une table. Comme j’avais mon ordinateur, mon casque anti-bruit et tous les autres accessoires nécessaires dans mon sac de voyage, je me suis trouvé une petite place et me suis mise à mon tour au travail. Être entourée d’étudiants, de probables auteurs et d’autres freelances de tous âges a stimulé ma productivité. J’étais totalement dans mon élément, comme un poisson dans l’eau 😄

Les bureaux autour de la King’s Library

Je suis restée au niveau de l’entrée, qui se présente comme une grande place avec des tables disposant de prises un peu partout, mais il faut savoir qu’il y a également plusieurs salles de lecture où travailler au calme. Celles-ci sont toutefois uniquement accessibles aux personnes disposant d’un « Reader Pass », une carte que l’on ne peut obtenir que sur présentation de certains documents. Je ne pense pas en faire la demande étant donné que ces salles sont plutôt réservées aux personnes qui font des recherches et ont besoin d’accéder à certains ouvrages, mais je suis bien déterminée à retourner à la British Library la prochaine fois que je serai en panne d’inspiration à Londres. J’en profiterai pour poursuivre la visite des galeries et pour voir les expositions temporaires qu’accueille régulièrement la bibliothèque.

Bref, si vous êtes de passage à Londres et que vous cherchez un endroit inspirant pour travailler, rendez-vous à la British Library ! Elle se trouve juste à côté des gares de King’s Cross et St. Pancras International et son entrée est totalement gratuite. N’hésitez donc pas à y faire un tour si vous prenez l’Eurostar pour traverser la Manche !

Carte postale : Amsterdam

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« Goeiedag ! » Le mois de mai a débuté par un petit city-trip à Amsterdam au moment de la floraison des tulipes. Je me devais donc de vous écrire une petite carte postale 🙂

Mon cher et tendre et moi-même avions déjà exploré la Venise du Nord néerlandaise en 2009 (je vous laisse faire le calcul, mais ça ne nous rajeunit pas 🙃). Nous l’avions toutefois visitée en plein hiver, nous promettant de revenir admirer ses canaux sous de meilleures températures. Nous avons donc profité de faire un trajet jusque Londres depuis Düsseldorf pour passer par la capitale des Pays-Bas avant de prendre notre ferry à Rotterdam pour rejoindre le Royaume-Uni (j'espère que vous suivez toujours 😅). Le week-end était ensoleillé et, surtout, c’était le bon moment pour profiter de la saison des tulipes.

Après un nettoyage de printemps, le bouclage des valises et la préparation de notre monture à deux roues, nous voilà donc partis pour un trajet de 2 heures jusqu’à Amsterdam. Le prix des hôtels étant particulièrement élevé ce week-end du 1er mai, nous avons posé nos bagages dans un établissement proche de l’aéroport, à environ 20 minutes du centre-ville. C’est uniquement vers le début de soirée que nous nous sommes rendus au cœur d’Amsterdam. La première chose qui nous a frappés, c’est le monde… Contrairement à notre toute première escapade dans la capitale néerlandaise, les rues du quartier rouge et les ponts des canaux sont bondés. On est même un peu choqué de voir des familles avec de très jeunes enfants se balader du côté des vitrines… (pas tant pour les corps dénudés des filles de joie, mais plutôt pour le comportement des nombreux jeunes hommes ivres venus fêter leur enterrement de vie de garçons dans la ville de tous les péchés). Bref, ce n’est pas vraiment le samedi soir que l’on peut apprécier le charme des canaux 😅. Nous ne restons d’ailleurs pas tard dans le centre-ville et rentrons nous coucher de bonne heure afin de pouvoir explorer davantage le lendemain.

Le soleil est au rendez-vous à notre réveil. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Zaanse Schans, un petit village à 15 minutes de route du centre d’Amsterdam. Il est connu pour ses maisons en bois et ses moulins à vent colorés dont les ailes tournoient au bord d’un cours d’eau. Ces bâtiments du XVIIe siècle proviennent des villages alentour et ont été entièrement démontés puis reconstruits à cet endroit pour en faire un site touristique. Si l’entrée dans ce musée en plein air est gratuite, il est possible d’entrer dans certains moulins contre quelques euros. Vu le monde, mon cher et tendre et moi-même préférons toutefois nous balader à travers le village et profiter du paysage. Je me suis juste accordé une visite dans la fromagerie du village pour m’offrir une petite dégustation (au grand dam de mon cher et tendre, qui part en courant à la moindre odeur de fromage).

Une fois la visite terminée, nous remontons sur notre fidèle moto pour rejoindre à nouveau le centre d’Amsterdam. Cette fois-ci, nous commençons notre balade du côté du Vondelpark. Les pelouses du plus grand parc de la capitale néerlandaise sont bien fréquentées, le soleil étant de la partie et le thermomètre frôlant les 20°C. Après cette promenade au vert, nous flânons dans le quartier des Negen Straatjes, appréciant les canaux dans une ambiance beaucoup plus paisible et agréable que la veille. Nous poursuivons nos pérégrinations dans le quartier du Jordaan puis repassons par le quartier rouge, beaucoup plus calme en ce dimanche après-midi. Nous faisons également un tour du côté du Bloemenmarkt, le marché aux fleurs (même si elles étaient plutôt vendues en graines ou en bulbes), avant de nous diriger vers la Bourse, la Oude Kerke et enfin le Damrak. Nous terminons la balade en début de soirée, retournant tranquillement jusqu’à notre monture pour nous coucher à nouveau de bonne heure.

La visite que j’attendais le plus a eu lieu le dernier jour. Depuis l’arrivée du printemps, je rêve de balades au milieu des fleurs. Je ne pouvais donc pas aller à Amsterdam sans passer par Keukenhof. Établi sur 32 hectares, ce magnifique parc printanier vous embarque dans un décor multicolore et parfumé. La vue des parterres de tulipes et autres fleurs de saison de toutes les couleurs m’a émerveillée. Certes, la visite coûte un peu (comptez 18,50€/personne et 6€ de parking, sauf si vous êtes en moto ou à vélo 😁), mais le parc est tellement beau que cela mérite bien ce prix. D’autant plus qu’il n’est ouvert que 6 ou 7 semaines par an. Comme nous y sommes allés un lundi matin, les allées n’étaient pas trop fréquentées et la lumière était parfaite pour photographier les tulipes. Mon seul regret est qu’il était déjà un peu trop tard pour voir les champs de tulipes se trouvant juste à côté du parc, la récolte ayant déjà commencé. J’en garde toutefois un merveilleux souvenir et vous recommande la visite (mais dépêchez-vous car il ferme à partir du 15 mai). Voici une « petite » sélection de photos 😅.

C’est sur ces images de fleurs colorées que notre city-trip à Amsterdam s’est terminé et que ma carte postale s’achève également. En espérant vous embarquer dans une nouvelle destination prochainement, je vous dis « Tot ziens! ».

2022 : quatrième acte

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« En avril, ne te découvre pas d’un fil, » dit-on. Si, en grande frileuse que je suis, j’ai suivi le dicton à la lettre malgré les hausses de températures, on ne peut pas dire que j’ai filé droit en ce qui concerne ma gestion du temps. Je termine cette dernière semaine d’avril avec un gros projet de traduction rendu sur le fil (il m'avait donnée du fil à retordre) et en me retrouvant sur le fil du rasoir pour remettre mes rédactions dans les délais. Ce mois avait pourtant bien commencé, avec un équilibre parfait entre travail et détente pour profiter des journées ensoleillées. On peut malheureusement dire que, de fil en aiguille, cet équilibre a fini par ne tenir qu’à un fil. Mais venons-en aux faits avant que vous ne perdiez le fil de mon article.

Avril a commencé en douceur, le soleil commençant à se montrer de plus en plus et les pluies se faisant plus rares. Mon plus grand plaisir était d’observer chaque jour les bourgeons apparaître puis éclore sur le pommier sauvage qui se trouve juste devant la fenêtre à côté de mon bureau. L’animation était au rendez-vous avec les bourdons butinant de fleur en fleur, les mésanges sautillant de branche en branche et les pétales s’envolant sous la brise légère. Un bonheur champêtre qui me faisait littéralement pleurer (vive le pollen et le rhume des foins 😅). Le chant des oiseaux, le parfum des fleurs et les rayons qui me réchauffaient à travers les vitres m’incitaient à me balader un peu plus chaque jour. Avec mon cher et tendre, nous nous sommes ainsi remis plus sérieusement à la course à pied, découvrant à l’occasion de nouveaux sentiers dans les environs.

La mi-avril a apporté son lot de réjouissances, avec une fête de famille du côté de mon cher et tendre, qui nous a fait passer un long week-end de Pâques dans le petit village d’Étrœungt, dans un charmant domaine avec un ancien moulin à eau et des prairies où gambadaient des dizaines de moutons. Le retour sur notre monture à deux roues a été particulièrement agréable, la température étant idéale pour n’avoir ni trop froid ni trop chaud sous nos équipements de moto. Les motards étaient d’ailleurs très nombreux sur la route que le GPS nous a indiquée pour rentrer jusqu’à Düsseldorf.

Nous en avons profité pour faire un arrêt à Monschau, ou Montjoie, une ravissante petite ville des Hautes Fagnes, juste à la frontière belgo-allemande. Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls motards à y faire escale, vu le nombre de personnes marchant dans les rues pavées un casque à la main et une veste en cuir sur le dos. Il faut dire que Monschau vaut le détour. Construite sur les deux rives de la Rour, elle est l’une des rares villes allemandes du XVIIIe siècle à ne pas avoir été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. On peut ainsi admirer ses jolies maisons à colombages se dressant au-dessus de la rivière. Les mots me manquent tant l’endroit est féerique. Bref, si vous voyagez du côté d’Aix-la-Chapelle, passez par Monschau !

Après ce beau week-end de Pâques, le travail a malheureusement dû reprendre en force. Tous mes projets étant à rendre la dernière semaine d’avril, je me suis lancée dans un marathon qui me semblait sans fin, le tout avec ce soleil qui continuait de me narguer derrière la fenêtre. On peut le dire : je n’étais tout simplement pas motivée. D’autant plus que mes projets de rédaction ne concernaient que des sujets touristiques et des hôtels de luxe (j'ai besoin de vacances 😥). En outre, le gros projet de traduction qui m’a donné du fil à retordre m’a pris plus de temps que prévu, allongeant mes heures de travail et raccourcissant mes nuits… C’est comme ça que le dangereux combo « stress + manque de sommeil » a entraîné des petits soucis de santé. Me voilà donc moins en forme qu’au début du mois et avec des projets qui ont du mal à se terminer…

Espérons que la motivation reviendra, même si j’ai bien envie d’appliquer le dicton de mai. Arriverai-je à retrouver un équilibre ? Verdict d’ici 5 semaines !

Addiction au smartphone : comment s’en débarrasser

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Après le week-end prolongé de Pâques et en raison du temps sublime qu’il fait en ce moment, j’ai eu beaucoup de mal à me motiver cette semaine. Je suis du coup un peu retombée dans mes travers, à savoir la procrastination sur le téléphone. J’ai toutefois réussi à largement réduire le temps que je perdais sur les réseaux sociaux et autres applications de mon smartphone et j’avais envie de partager quelques astuces pour se débarrasser de cette addiction.

Photo de Limon Das provenant de Pexels

Durant le confinement, face à la réduction importante de travail et à l’ennui de ne pas pouvoir sortir, j’ai fait partie des nombreux trentenaires qui ont ajouté l’application TikTok sur leur téléphone. Ces courtes vidéos amusantes aidaient à oublier l’ambiance pesante des actualités et le manque des proches. Puis un jour, j’ai consulté par curiosité l’application « Bien-être numérique » de mon téléphone et j’ai eu un choc. Je passais en effet pas moins de 4 heures par jour sur TikTok ! Aux grands maux, les grands remèdes, je me suis sevrée totalement en désinstallant l’application et je me suis penchée davantage sur les fonctions de « Bien-être numérique », qui est automatiquement installée sur tous les smartphones Android depuis 2019. Pour ceux qui préfèrent les smartphones de la marque à la pomme, il s’agit de l’application « Screen Time » ou « Temps d’écran », que l’on trouve dans les paramètres de réglage.

Si vous êtes souvent sur votre téléphone et que vous avez l’impression de ne pas être assez productif ou de ne pas avoir assez de temps pour lire, jardiner, cuisiner de bons petits plats, apprendre une autre langue ou pour n’importe quelle autre activité demandant toute votre attention (comme écrire des billets pour votre blog 🙄), je vous invite à consulter votre application « Bien-être numérique ». Vous aurez peut-être vous aussi une prise de conscience en voyant le temps que vous perdez sur les réseaux sociaux ou sur certains jeux.

La présentation peut varier d’une marque de smartphone à l’autre, mais voici comment cela se présente chez moi.

Interface de l’application

On y voit tout d’abord le nombre d’heures que j’ai passées sur mon téléphone, avec un aperçu des applications les plus utilisées (oui, je suis un dinosaure, mes applications favorites restent Facebook et YouTube 😆). Vous avez ensuite l’objectif que je me suis fixée, à savoir un total de 3 heures par jour, puis les diverses fonctionnalités de l’application. En cliquant sur l’icône représentant un graphique, vous pouvez consulter votre rapport hebdomadaire :

Dans mon cas, c’était une bonne semaine 😎

Dans les fonctionnalités, vous trouverez généralement un minuteur des applications, qui se présente comme suit :

Vous pourrez y définir un minuteur pour chacune de vos applications. Lorsque vous êtes pratiquement arrivé à la limite, une notification vous indique le temps restant. Quand la limite est atteinte, un message vous en informe, vous demande si vous souhaitez modifier le minuteur uniquement pour cette journée et vous interdit l’accès à l’application pour le reste de la journée si vous refusez la modification. Notez que vous pouvez modifier la limite comme bon vous semble. Votre sevrage pourra donc se faire en douceur.

Les fonctionnalités que j’utilise le plus souvent sont les modes de concentration. Cela vous permet de bloquer les notifications de certaines applications jusqu’à ce que vous arrêtiez le mode. Il est possible d’en créer plusieurs, en fonction de l’intensité de concentration que vous souhaitez. Par exemple, j’utilise le mode « Temps personnel » qui bloque toutes mes applications sauf celle que j’utilise pour pratiquer la méditation, afin d’être entièrement concentrée sur ma séance. Mon mode « Temps de travail » bloque quant à lui principalement les réseaux sociaux, tout en gardant les notifications d’e-mail et les applications dont je dois parfois me servir pour le boulot.

Une autre fonctionnalité que j’utilise est le mode « Heure du coucher ». Dans ma routine bien-être, je veille à ne plus consulter mon téléphone au moins 1 heure avant de dormir. Pas besoin de répéter que la lumière des écrans peut nuire à la qualité du sommeil, vous avez déjà sûrement eu l’expérience de ne pas pouvoir vous endormir facilement après avoir fait un « petit » tour sur Facebook ou sur Instagram juste avant d’éteindre votre lampe de chevet. Le mode « Heure du coucher » coupe automatiquement le wifi et les données mobiles à l’heure que vous avez sélectionnée et fait basculer l’écran en échelle de gris. Tout est réactivé le lendemain à l’heure de votre réveil.

Personnellement, j’essaye également de ne pas regarder mon téléphone directement au lever. Je ne le tiens sous les yeux qu’après avoir fait ma séance de yoga et avoir écrit dans mon journal, puis j’active le mode « Temps personnel » durant ma méditation. Ensuite, je prends mon petit-déjeuner en écoutant quelques courts podcasts et seulement après ça, je regarde les notifications que j’ai reçues. Depuis, j’ai l’impression d’être moins fatiguée et moins stressée.

On peut penser que l’addiction aux écrans ne concerne que les ados et toute cette nouvelle génération qui a grandi un smartphone en main, mais si l’on regarde autour de soi, on se rend vite compte que tout le monde peut être un peu accro. Je ne dis pas qu’il faut bannir les réseaux sociaux et autres applications addictives. Sans eux, je me sentirai encore plus loin de mes proches. Mais comme toutes les bonnes choses, il faut les consommer avec modération. Alors, j’invite tout le monde à consulter le temps passé chaque jour ou chaque semaine sur ces petits écrans et à reprendre un peu le contrôle sur sa vie non virtuelle !

Mon mari, de Maud Ventura

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Pour ce long week-end de Pâques, j’avais envie de vous partager un petit billet croque-livre. Un roman léger que l’on peut savourer comme un œuf en chocolat.

J’ai trouvé ce roman il y a déjà quelques mois, lors d’une petite journée shopping avec ma meilleure amie, qui m’a fait le cadeau de m’emmener dans une librairie et de me dire qu’elle m’offrait les livres que je voulais pour mon anniversaire (on avait plusieurs mois à rattraper 😷). Après de longues hésitations, je me suis décidée pour deux romans, dont celui-ci. J’avoue avoir été attirée par le bandeau, sur lequel s’affiche l’avis d’Amélie Nothomb : « Un délice irrésistible ! ». Étant fan des ouvrages de l’auteure belge au chapeau noir, je me suis donc laissé tenter. Et je n’ai pas été déçue !

Écrit à la première personne, Mon mari suit les états d’âme d’une femme dont la vie semble parfaite, mais qui connaît toutefois un fâcheux problème : elle est follement amoureuse de son mari. Après avoir expliqué son problème dans le prologue, la narratrice nous embarque dans sa semaine, le roman étant divisé en 7 parties, correspondant aux 7 jours. Elle semble souffrir de synesthésie car elle associe chaque jour à une certaine couleur, et donc à une certaine humeur. On découvre ainsi à chaque fois une nouvelle facette de ce personnage et de sa vision de l’amour, qui est loin d’être saine mais qui, pour reprendre les mots de l’auteure, correspond aux « vieux schémas patriarcaux qui persistent » encore aujourd’hui. Le tout écrit sur un ton léger et avec beaucoup d’humour, ce qui rend la lecture très agréable.

Si j’avais envie de parler de ce roman, c’est aussi parce que la protagoniste est (roulement de tambour 🥁) traductrice ! On apprend en effet à la page 17 qu’elle est professeure d’anglais, mais aussi « traductrice pour une maison d’édition ». Quatre pages (de la page 43 à 46) sont d’ailleurs consacrées davantage à son métier. Elle explique ainsi son processus de traduction et les difficultés qu’elle rencontre pour traduire le titre de l’ouvrage sur lequel elle travaille tout au long du roman. On retrouve également plusieurs réflexions sur la traduction, notamment lorsqu’elle parle plus loin de la chanson choisie pour leur mariage. Bref, je me suis plusieurs fois demandé si l’auteure était, elle aussi, traductrice ou si elle avait fait des études de traduction. Mais non, Maud Ventura a fait des études de philosophie puis de management et elle s’est ensuite dirigée vers le monde de la radio. Elle a d’ailleurs eu l’idée de son roman au cours des enregistrements de son podcast Lalala, consacré au sentiment amoureux.

Cela ne change toutefois rien à la qualité de son premier roman, qualifié par beaucoup de « féministe » (tiens donc, encore un ♀️). Alors qu’on se rend très bien compte de la dépendance affective maladive de cette femme et que ses réactions sont disproportionnées, on ne peut en effet pas s’empêcher de se retrouver dans certaines situations ou d’avoir eu le même genre de réflexion en tant que femme. C’est ainsi assez révélateur du caractère insidieux du patriarcat. L’auteure en parle mieux que moi donc je vous invite à l’écouter dans cette interview.

Cela vous aura peut-être donné envie de plonger dans son roman et de vivre à votre tour un délicieux moment de lecture.

L’importance de poser des questions

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J’ai parlé il y a un mois de la frustration que je pouvais avoir quand je n’avais pas de réponse à mes questions, mais j’avais envie de parler aujourd’hui de l’importance de poser des questions quand on est traducteur/rédacteur. Et si j’ai envie d’en parler, c’est parce que j’ai mis beaucoup de temps avant d’oser poser des questions et qu’il est possible que de jeunes personnes se lançant dans la traduction ou la rédaction n’osent peut-être pas non plus.

Photo de Ann H provenant de Pexels

Poser des questions est depuis longtemps un obstacle pour moi. Durant l’enfance et l’adolescence, que ce soit au cours de danse, au cours de solfège ou à l’école, j’avais toujours cette peur de passer pour une personne stupide et je pouvais parfois passer des heures à m’efforcer de résoudre un problème ou de comprendre une matière toute seule plutôt que de demander de l’aide. Avec le temps, j’ai toutefois appris que poser des questions ou demander de l’aide, ce n’était pas un signe de faiblesse, bien au contraire. Mieux vaut d’ailleurs poser une question « bête » que perdre son temps à chercher une réponse qu’une personne plus qualifiée peut vous donner ou que foncer tête baissée dans un projet sans être sûr de ce que vous faites.

Quand je me suis lancée en tant que traductrice/rédactrice indépendante, je craignais que poser des questions montrerait un manque de professionnalisme. Pourtant, personne ne peut se proclamer expert en tout ou avoir la science infuse. Faire part de ses questionnements et de ses doutes peut indiquer au contraire que vous faites preuve de sérieux dans votre travail. L’agence de traduction avec qui je collabore le plus en ce moment m’a d’ailleurs énormément aidée à surmonter cette sorte de peur du ridicule. Les project managers sont toujours disponibles pour répondre aux questions et, pour certains projets, ils encouragent même à remettre en cause la terminologie choisie par le client ou à relever les problèmes qu’elle peut entraîner.

Cette semaine, j’ai ainsi posé plusieurs questions concernant des corrections apportées par un réviseur (j'avais envoyé mes questions la boule en ventre en ayant peur de ne pas être légitime et j'ai finalement eu un beau compliment de la part de l'agence 😊), j’ai osé me faire passer pour une quiche en informatique en demandant au technicien de l’agence comment faire pour convertir certains fichiers présentant des extensions que je n’avais jamais rencontrées au cours de ma carrière (j'ai encore beaucoup de choses à apprendre sur ce bon vieux Trados) et j’ai demandé des précisions sur les exigences d’un client pour la rédaction de textes touristiques. Bref, tout ça pour dire que même si vous travaillez de chez vous, sans aucun collègue, vous n’êtes pas seul. Votre tâche est de transmettre un message et vous êtes en droit d’utiliser toutes les ressources qui vous aideront à la réaliser au mieux.

J’invite d’ailleurs tous les jeunes traducteurs et traductrices à rejoindre un forum de traducteurs, que ce soit sur ProZ.com, TranslatorsCafé, la page Facebook de la faculté de traduction de leur université ou tout autre groupe de traducteurs en ligne. On peut y débattre ensemble sur un terme plus difficile, résoudre un problème informatique sur Trados (encore lui 🙄) ou encore demander des conseils pour gérer telle ou telle situation avec un client ou une agence. L’ambiance sur ces réseaux est bienveillante et axée sur l’entraide plutôt que sur la concurrence. C’est donc important de les rejoindre. Alors, osez y poser vos questions et n’oubliez pas :

« Il n’y a pas de question bête, il n’y a que des réponses idiotes ! »

2022 : troisième acte

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Ce n’est pas une blague, nous voilà déjà en avril et il neige, alors que l’on a connu un temps magnifique ces dernières semaines (du moins de mon côté). Le mois de mars a été synonyme de petits voyages, mais aussi de quelques déceptions au niveau professionnel.

À force d’écrire des textes parlant de voyage et d’hôtels de luxe, le tourisme ayant enfin bien repris, j’avais la bougeotte depuis quelques semaines. Mars ayant démarré sous un beau ciel bleu, mon cher et tendre et moi-même nous sommes offert un petit week-end à Francfort-sur-le-Main dès le début du mois. Dix jours plus tard, nous nous retrouvions à Londres, après de longs mois d’absence. Nous n’y sommes restés qu’une semaine, le temps pour mon cher et tendre de revoir ses collègues sur place. Durant notre séjour, nous avons fait une petite balade à Camden Town puis le long de la Tamise à la nuit tombée, de quoi retomber sous le charme de la capitale britannique. Ce retour outre-Manche a toutefois mis à mal mon énergie et ma motivation. Comme je n’aime pas trop changer mes habitudes, me retrouver dans un autre espace m’a un peu fait perdre mes moyens, ce qui m’a poussée à aller travailler ailleurs, juste pour quelques heures.

Côté professionnel, si le mois a été globalement positif, j’ai connu quelques déconvenues. Des énervements face à un manque de précisions pour certains projets, mon premier vendredi de l’année sans avoir réussi à publier d’article sur mon blog et un mois qui se termine littéralement sur une mauvaise note. Il faut en effet savoir que certaines agences de traduction évaluent le travail réalisé par les traducteurs (oui, comme à l'école, avec une note sur 10). J’ai malheureusement découvert aujourd’hui que l’un de mes derniers projets avait reçu une note beaucoup plus basse que d’habitude. Comme j’ai accès aux corrections apportées par le réviseur et à ses remarques, je me suis empressée de tout relire pour vérifier si la note était justifiée. J’ai cependant soulevé plusieurs erreurs commises dans les corrections et relevé plusieurs modifications totalement inutiles. J’avais déjà parlé de la relation délicate entre traducteurs et réviseurs dans un billet Ça m’énerve et dans un billet expliquant un peu plus le travail des réviseurs/relecteurs. J’ai eu l’impression dans ce cas-ci que la personne chargée de la révision avait fait du zèle. Et comme elle a commis plusieurs erreurs, j’ai passé toute ma matinée à passer le texte au peigne fin pour signaler à l’agence les passages qui ont été mal corrigés ou qui n’auraient tout simplement pas dû l’être.

Bref, ce mois-ci aura été rempli d’émotions à la fois positives et négatives et se termine avec pas mal de fatigue. Je me sens en effet assez exténuée depuis le changement d’heure, même si cette dernière semaine n’a pas été aussi intense comparée à d’autres. Le mois d’avril se profilait calme jusqu’à ce début de semaine, mais mon agenda s’est rapidement rempli. Je compte cependant écouter davantage mon énergie et profiter des congés qu’apporte Pâques. Espérons que le soleil ressortira le bout de son nez dans les prochains jours pour refaire le plein de vitamine D et partir à nouveau en balade pour admirer les fleurs et écouter le chant des oiseaux 🙂

Rendez-vous dans un mois pour le quatrième acte !

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