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Carte postale : Bali

Bonjour à tous ! Me revoilà enfin avec la suite de mes aventures. Je m’excuse par avance pour la longueur de cette carte postale (vous comprendrez pourquoi elle m’a pris du temps…).

Après notre superbe séjour à Singapour et une escale décevante à Kuala Lumpur (je vous épargne les détails, disons juste que la capitale malaisienne ne nous a pas laissé une bonne impression et que nous aurions à la limite préféré rester à l’aéroport plutôt que de perdre notre temps dans la ville), nous voilà partis pour Bali.

Arrivés en début de soirée à l’aéroport international Ngurah Rai de Denpasar, nous décidons de ne pas nous faire arnaquer par les chauffeurs de taxi et de faire les 2 petits kilomètres qui nous séparent de l’hôtel à pied. Nous avons ainsi pu avoir un premier aperçu de Kuta, la commune où nous allons loger pour les six jours à venir. Plus nous nous rapprochons de la plage et du centre, plus je retrouve une certaine cacophonie me rappelant, par moment, l’Inde. Notre hôtel se trouve toutefois dans une rue plus calme, nous permettant de nous remettre des premiers jours de notre périple. Nous passons d’ailleurs notre première journée à Bali de manière plus détendue, faisant une longue grasse matinée et passant la fin de l’après-midi sur la plage de Kuta. Celle-ci est très fréquentée, surtout par les surfeurs venus s’attaquer aux gros rouleaux. Après nous être baignés un moment dans les eaux chaudes de l’océan Indien, nous avons d’ailleurs bien apprécié le spectacle de ces dompteurs de vague sous la lumière orangée du soleil couchant.

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Coucher de soleil sur la plage de Kuta

 

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Le petit chien trop mignon de notre deuxième hôtel

Le lendemain, nous partons en quête d’un scooter et d’une nouvelle chambre d’hôtel car celle que nous avons n’est pas assez confortable et trop bruyante à notre goût. Nous trouvons heureusement un hôtel beaucoup plus calme, aux employés beaucoup plus sympathiques et avec en prime un adorable petit chiot tout doux sur lequel je craque complètement… Et nous trouvons également un scooter par trop cher que nous louons pour le reste de notre semaine afin de pouvoir visiter davantage l’île.

 

 

Pour notre première excursion, nous y allons en douceur. Il faut en effet que mon cher et tendre s’habitue au trafic sans queue ni tête de Bali. Ici, c’est un peu la jungle pour les conducteurs. La règle est qu’il n’y a pas de règle… On dirait que les feux de circulation sont juste des objets décoratifs et que les Indonésiens apprennent à manœuvrer un scooter avant même d’apprendre à marcher (nous avons plusieurs fois croisé des enfants d’à peine 12 ans conduire…). Bref, notre premier trajet en scooter est intense et incroyablement long. Vu la densité du trafic pour sortir de Kuta, il faut en effet pratiquement compter 1 heure pour faire moins de 20 kilomètres. Heureusement, une fois quitté le chaos habituel de Kuta, nous découvrons des paysages d’une beauté apaisante. Nous voulions profiter de cette première escapade pour partir nous reposer sur d’autres plages de l’île mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Bali n’est pas la destination rêvée pour les amateurs de farniente et de baignade tranquille dans des eaux cristallines (pour les trouver, il vaut mieux aller sur les petites îles comme Lombok ou Nusa Lembongan). La plage de Sanur sur laquelle nous atterrissons n’est pas l’endroit idéal pour se mettre à l’eau. Elle reste toutefois pittoresque avec le sommet du mont Mundi au loin et nous finissons donc par simplement goûter aux délices de la cuisine indonésienne au bord de la plage avant de rentrer sur Kuta.

Le lendemain, nous reprenons notre recherche d’étendues de sable idylliques en allant du côté de Padangbai, où nous dénichons une petite gemme appelée Blue Lagoon. Sous ses airs de jolie perle aux nuances turquoise et azur, cette plage est en fait assez dangereuse. Beaucoup de rochers se cachent sous l’eau et le courant est très fort, comme j’ai pu le constater en me faisant emporter par les vagues avant de revenir vers le rivage avec quelques éraflures. Les snorkeleurs qui partaient explorer les fonds poissonneux de la plage sont d’ailleurs tous ressortis de l’eau avec de légères blessures et mon cher et tendre a dû jouer les héros en aidant un couple pris lui aussi au piège du courant. En gros, cette troisième journée sur les plages de Bali n’est pas de tout repos. Nous reprenons alors la route et traversons pour la première fois des paysages de rizières d’une belle couleur émeraude avant de terminer notre excursion du jour par notre première visite culturelle : le Water Palace (palais d’eau) de Tirtagangga près d’Amlapura. J’admire ainsi pour la première fois de terrifiantes statues de dieux indonésiens et les somptueux plans d’eau de ce palais exotique avant de rentrer sur Kuta.

Pour notre quatrième jour sur Bali, nous décidons de nous enfoncer davantage à l’intérieur des terres et d’explorer les alentours d’Ubud. Nous entamons notre visite par la fameuse Forêt sacrée des singes. Une pluie nous arrose à notre entrée, renforçant l’ambiance luxuriante et mystérieuse de cette jungle tropicale située au beau milieu de la ville. Nous sommes vite entourés de macaques, à la fois impressionnés et effrayés par leurs bonds rapides et leur regard à la fois curieux et menaçant. Puis nous nous amusons de leurs acrobaties, nous attendrissons devant les petits aux gestes maladroits qui s’accrochent au dos de leur mère et prenons pitié à voir un pauvre singe tenter d’ouvrir sans succès une noix de coco sous les rires, flash et téléphones portables des visiteurs. Le décor de cette forêt, cachant de petits temples et un pont spectaculaire traversant un gigantesque banian, nous fait vraiment oublier que nous nous trouvons en pleine ville. Et pourtant, à peine mettons-nous le pied dehors que nous retrouvons l’agitation d’Ubud. Avant de reprendre la route, nous partons plonger dans le labyrinthe multicolore du marché artisanal, dont je ressors avec quelques souvenirs et deux magnifiques pantalons indiens.

Nous reprenons la route l’après-midi et retournons vers le sud en nous arrêtant un moment au temple royal de Taman Ayun. C’est là que nous apercevons pour la première fois des merus, tours typiques des temples indonésiens, coiffées d’une succession de toits de chaume leur donnant des airs de sapin vertigineux.

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Merus du temple de Taman Ayun

Comme la fin de journée approche, nous nous empressons de retourner sur notre monture pour rejoindre, juste à temps, le temple de Tanah Lot au coucher du soleil. Et quel spectacle ! La lumière orangée du ciel, particulièrement magnifique ce soir-là, détache sur la mer la silhouette de ce petit temple juché sur un îlot, éclaboussé par les vagues de la marée montante. Pour ajouter de la magie à cette vue splendide, nous avons même droit à un envol de chauves-souris, petites fées noires virevoltant sous un ciel semblant s’embraser au fur et à mesure que le soleil disparaît. C’est donc de belles images plein la tête que nous rentrons à l’hôtel ce soir-là.

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Un coucher de soleil magique à Tanah Lot

Un programme chargé nous attend également le cinquième jour. Nous repartons à nouveau vers le centre de l’île, sous un soleil éclatant, pour rejoindre les impressionnantes rizières en terrasse de Jatiluwih. La route nous fait traverser des paysages ruraux ponctués de temples, de petits hameaux perdus avec pour toile de fond le sommet majestueux du mont Batukaru. Au bout d’une heure de trajet, nous apercevons les premières collines formées par les impressionnantes rizières en escalier de Jalituwih. Au moment où nous les visitons, le riz vient à peine d’être récolté, ce qui nous permet d’admirer les plates-bandes miroiter le bleu du ciel. Nous nous baladons un instant à pied au beau milieu des rizières pour observer le travail des quelques agriculteurs que nous croisons, labourant leur lopin de terre à l’aide de buffle.

Nous reprenons ensuite la route pour monter un peu plus au nord et apprécier un tout autre décor : celui du paisible lac Bratan face à la caldeira de Tjatur. Après quelques minutes d’hésitation pour entrer dans le site du temple d’Ulun Danu Beratan (il faut savoir que chaque temple et site touristique, y compris les rizières de Jatiluwih, sont payants à Bali), nous décidons de faire un tour dans ce joli jardin pour admirer de plus près le petit meru à 11 toits flottant sur l’eau du lac. Au milieu de l’après-midi, nous décidons de reprendre la route pour profiter du paysage des montagnes tant qu’il fait encore clair et arrivons à Kuta juste à temps pour apprécier le coucher du soleil sur la plage et le ballet de la marée montante produisant par moment des éclaboussures inattendues.

Pour notre dernier jour à Bali, nous décidons de nous reposer sur le sable blanc des plages du sud de l’île, du côté de Jimbaran. Nous profitons alors une dernière fois des vagues puissantes de l’océan Indien puis nous allongeons sur le sable, regrettant déjà de quitter cette île merveilleuse, mais impatients en même temps de poursuivre la fin de notre voyage, cette fois-ci en Thaïlande.

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Plage de Jimbaran

Suite au prochain et dernier épisode !

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Une traductrice dans un film de science-fiction

Bonjour à tous et bonne fête à tous mes collègues traducteurs !

On célèbre en effet aujourd’hui saint Jérôme, patron des traducteurs (mais aussi des bibliothécaires, des archéologues, des archivistes et des étudiants, bref tous ceux qui aiment fouiller et étudier…)

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Je vous présente Jérôme de Stridon, premier traducteur de la Bible et saint patron des traducteurs, entre autres.

Pour l’occasion, je ne vais pas vous faire un cours d’histoire mais plutôt vous parler du film Arrival (Premier Contact en français) que j’ai vu cette semaine. Alors je sais qu’il est sorti depuis déjà un moment et que vous êtes sûrement nombreux à l’avoir regardé, mais c’est tellement rare de parler du métier de traducteur au cinéma que ça méritait un petit billet de blog.

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Pour ceux qui ne l’ont pas vu (ou qui ont la mémoire courte), Arrival raconte l’arrivée d’étranges vaisseaux extraterrestres à 12 endroits différents du monde. Pour découvrir la raison de leur venue et établir un «premier contact», l’armée américaine fait appel à un scientifique et… à une traductrice et professeure de linguistique qui deviendra l’héroïne du film. Interprétée brillamment par Amy Adams, Louise Banks (la traductrice en question) part donc à la rencontre des Heptapodes, aliens ressemblant à des pieuvres géantes à 7 tentacules. Après avoir essayé de communiquer oralement sans succès, Louise décide d’entamer un dialogue par écrit, et surprise ! Les Heptapodes possèdent leur propre écriture, sorte de glyphes circulaires très sophistiqués qu’ils produisent à l’aide d’un jet d’encre propulsé par leurs tentacules.  Louise va donc essayer de décoder et de traduire cette langue écrite totalement inconnue afin de communiquer avec ces céphalopodes de l’espace.

J’ai bien aimé ce film car il explique vraiment ce qu’est la traduction et quel est son but. La traductrice souligne dès le début l’importance de la langue car celle-ci reflète la manière de penser du peuple qui la parle. Elle montre également à quel point la traduction est  un exercice difficile, surtout dans le cas d’une langue aussi mystérieuse que celle des Heptapodes. Faire comprendre sa propre langue et transmettre un message dans un autre langage que le sien est en effet loin d’être simple. Il y a par exemple un passage où l’on voit Louise expliquer que pour poser une simple question aux Heptapodes, il faut d’abord s’assurer qu’ils comprennent le concept de question. On n’est en effet jamais à l’abri d’une mauvaise interprétation, ce qui peut entraîner de graves conséquences dans certains cas, y compris celui d’une invasion extraterrestre.

Arrival aborde ainsi les mécanismes du langage et montre, à une époque où on en a bien besoin, qu’il faut apprendre à connaître l’autre et sa culture via la langue pour vaincre sa peur de l’inconnu. Bref, je vous le conseille vivement !

En attendant de pouvoir reprendre le récit de mes aventures en Asie du Sud-Est (j’espère la semaine prochaine), je souhaite encore une fois une bonne fête aux traducteurs et un bon week-end à tous 🙂

Carte postale : Singapour

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Bonjour à tous ! Suite à ma carte postale de la semaine dernière, voici le second épisode de nos aventures en Asie du Sud-Est.

Après notre escale éreintante à Doha et une courte journée sous la pluie torrentielle de Krabi (j’y reviendrai dans un billet consacré au sud de la Thaïlande), nous avons enfin posé nos valises un peu plus longtemps à Singapour. Si cette ville moderne et prospère n’est pas représentative du reste de l’Asie, elle n’en reste pas moins une destination très intéressante. Il me tardait d’ailleurs de la visiter car j’avais déjà dû écrire plusieurs articles touristiques à son sujet et mon cher et tendre, qui avait eu l’occasion de l’explorer il y a 6 ans, rêvait de m’y emmener. La ville recèle en effet d’endroits à découvrir. Les visites ne sont pas vraiment bon marché (nous avons dépensé pas mal lors de notre séjour), mais elles nous ont laissé de magnifiques souvenirs.

Le premier soir, c’est sous un ciel gris et une pluie fine que je découvre le décor qui a tant fasciné mon cher et tendre lors de son premier voyage à Singapour : Marina Bay. Si l’ensemble des hauts gratte-ciels et la fleur géante de l’ArtScience Museum sont déjà impressionnants à la lumière du jour, les lieux prennent une allure féerique et résolument romantique sous le manteau de la nuit. Nous avons admiré la vue du haut de The Shoppes, grand centre commercial de luxe bordant la marina, avant de nous mêler à la foule rassemblée au bord de l’eau pour assister à un incroyable spectacle de jeux d’eau, de sons et de lumières entièrement gratuit. C’est donc des étoiles plein les yeux que nous passons notre première nuit dans la cité-État.

Marina Bay

Marina Bay

Nous avions prévu de partir au zoo de Singapour le lendemain, mais exténués par les premiers jours du voyage et encore déphasés par le décalage horaire, nous nous sommes réveillés un peu trop tard (on n’a plus 20 ans…). Nous décidons alors d’explorer deux des quartiers ethniques de la ville : Arab Street et Little India. Si les nombreux magasins et restaurants aux prix excessifs leur donnent un air de Disneyland pas très authentique, j’ai toutefois été ravie de pouvoir retrouver les véritables saveurs de l’Inde et surtout le plaisir de déguster un vrai chai, ce thé délicieusement sucré et épicé que je m’offrais pratiquement tous les jours lors de mon périple de 5 mois dans le sous-continent indien.

Nous avons ensuite passé l’après-midi à nouveau du côté de la marina pour visiter cette fois-ci les splendides Gardens by the Bay. Ce parc d’une centaine d’hectares est l’une des raisons pour lesquelles Singapour est surnommée « ville-jardin ». Symbolisé par les Supertrees, ces grands arbres futuristes dont les troncs métalliques sont couverts de plantes diverses, il abrite divers jardins et deux impressionnantes serres, l’une consacrée aux fleurs et l’autre aux forêts de nuage. L’entrée de ces deux dômes est payante mais la visite en vaut la peine, surtout si vous aimez les orchidées… Une explosion de couleurs vous attend à l’intérieur ! Nous en sommes sortis un peu avant le coucher du soleil et nous sommes directement dirigés vers les fameux Supertree Grove (comprenez le bosquet des super-arbres) pour monter sur la passerelle et assister à un autre spectacle sons et lumières sous les branches de ces jardins verticaux géants. C’était si beau que nous nous sommes installés à un autre endroit des jardins une heure plus tard pour assister une seconde fois au spectacle, en ayant en plus la chance d’apercevoir un feu d’artifices au loin. Et pour terminer cette soirée magique, nous avons apprécié une dernière fois les superbes jeux de fontaine, sons et lumières sur la marina… Nous n’aurions pas pu rêver mieux pour célébrer nos 9 ans de couple !

Changement d’atmosphère le lendemain puisque nous partons au zoo. Considéré comme le meilleur parc animalier au monde par mon cher et tendre (puisqu’il l’avait déjà visité lors de son premier séjour à Singapour), il est en effet réputé pour ses grandes colonies de singes qui y vivent en quasi-liberté. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise par l’espace dont peuvent profiter les animaux (hormis l’ours polaire, qui m’a donné plus mal au cœur qu’autre chose…). Nous nous sommes contentés uniquement du zoo, mais il faut savoir que l’ensemble du site est divisé en quatre parcs. Il y a en effet également un parc ornithologique (Jurong Bird Park), un espace pour faire du safari nocturne (Night Safari) et un autre parc zoologique consacré à la faune des rivières (River Safari). Bref, nous nous sommes promis de faire les autres parcs si nous revenons un jour à Singapour car ils possèdent plusieurs espèces que l’on ne peut voir nulle part ailleurs, le tout dans un environnement le plus naturel possible pour les animaux.

Après avoir passé une bonne partie de la journée dans cette forêt tropicale luxuriante, nous sommes partis à Sentosa, île uniquement destinée aux loisirs de la cité-État. Elle déborde en effet de boutiques, restaurants, hôtels et plages et compte plusieurs parcs d’attractions. Si nous n’avons pas été aux Universal Studios, nous nous sommes contentés de nous balader le soir dans les beaux quartiers joliment éclairés de l’île et d’assister (encore) à un spectacle de jeux d’eau, de sons et de lumières (payant cette fois mais beaucoup moins impressionnant que celui entièrement gratuit de Marina Bay). Ce n’est pas forcément une partie de Singapour que je recommande (beaucoup trop touristique et chère), mais il est vrai que la cité-État est fortiche pour créer des endroits féeriques une fois la nuit tombée.

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Le Merlion de Sentosa

Notre dernier jour arrive déjà, nous laissant moins de 8 heures pour explorer une autre partie de la ville avant notre prochain vol. Nous partons donc visiter Chinatown, le plus grand des trois quartiers ethniques de Singapour. Là encore, je trouve que cela manque d’authenticité. Les rues débordent en effet de boutiques souvenirs vendant toutes les mêmes gadgets. Nous remontons ensuite jusqu’au parc historique de Fort Canning pour une petite balade au vert avant de passer nos derniers instants à Singapour le long de la rivière. Nous rejoignons ainsi l’autre rive de la marina, du côté du Merlion, célèbre fontaine en forme de lion à queue de poisson faisant office d’emblème de la ville.

Mais voilà qu’il est déjà l’heure de reprendre le métro pour chercher nos valises et partir à l’aéroport. Même là, Singapour parvient à nous surprendre. L’aéroport de Singapour-Changi est immense et compte au moins un jardin thématique dans chacun de ses terminaux. Nous avons pu ainsi observer quelques espèces de papillons au terminal 3 et, quand nous y sommes repassés à notre retour à la fin de notre périple une semaine plus tard, nous balader dans un jardin de cactus au terminal 1. Bref, Singapour m’aura charmée jusqu’au bout…

À bientôt pour découvrir la suite de mon périple !

Carte postale : Doha

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Hello ! Me voilà enfin de retour après quasi 3 semaines de vacances sans accès à Internet (pratiquement). Je vais donc me rattraper avec plusieurs billets Traducteur Voyageur.

Mon cher et tendre et moi-même sommes partis le soir du 11 juillet de l’aéroport d’Heathrow pour rejoindre le sud de la Thaïlande, avec l’idée d’explorer un peu Singapour et Bali. Notre vol depuis Londres comprenait une escale d’une petite dizaine d’heures à Doha, capitale du Qatar, l’occasion pour moi de poser pour la première fois les pieds dans la péninsule Arabique et dans une ville du désert. Si la visite fut courte, elle n’en fut pas moins intense…

À peine sortie de l’aéroport international Hamad, je me sens enveloppée dans une chaleur étouffante, me donnant l’impression d’entrer dans un sauna ou un four géant. À travers les vitres du bus qui nous amènent en ville, la route semble d’ailleurs faire des vaguelettes tant la température est élevée. Après avoir admiré et photographié les gratte-ciels qui nous entourent, nous nous réfugions un instant dans un centre commercial pour nous rafraîchir sous l’air conditionné et décider des lieux à visiter. Comme nous avons plusieurs heures devant nous, nous choisissons de marcher (la bonne blague) jusqu’au village culturel de Katara. Nous n’avons même pas fait 2 kilomètres que la grande marcheuse que je suis (et je suis sérieuse en disant cela, j’adore marcher) se sent déjà au bout de sa vie. Heureusement, mon calvaire s’achève bien vite grâce à… la police ! Nous étions apparemment en train de marcher sur une zone interdite et comme nous portions nos appareils-photos autour du cou, les policiers voulaient s’assurer que nous n’avions rien immortalisé d’illégal. Très sympathiques, ils ont vite compris que l’on voulait simplement rejoindre le village et nous ont gentiment conduits jusque-là à bord de leur jeep en nous offrant 2 petites bouteilles d’eau bien fraîche (ils ont dû avoir pitié de moi…).

Doha

Les gratte-ciels de Doha

Nous voilà donc plus vite que prévu devant la plage de Katara. En ce mois de juillet, celle-ci est désespérément déserte malgré les transats et jeux pour enfants qui couvrent son sable doré. La chaleur est en effet si étouffante que personne n’ose sortir en pleine journée. Le village culturel de Katara est, lui aussi, pratiquement vide. Nous avons donc tout à loisir d’admirer ses beaux bâtiments à la fois modernes et construits dans la tradition arabe qui abritent musées et autres institutions culturelles. Là encore, le sentiment d’étouffement aura presque eu raison de moi… Heureusement, j’ai pu me remettre d’aplomb avec une bonne glace à la pastèque et une boisson bien fraîche.

Pour quitter le village et retourner dans le centre de la ville, nous avons à nouveau pu compter sur la gentillesse des Qataris. Très peu habitués à voir des touristes en plein mois de juillet, des agents de la sécurité nous ont aidés à trouver un taxi pour rejoindre le souq Wafiq. Manque de chance pour nous, celui-ci ne rouvre pas avant 16 h. Nous nous contentons donc d’observer les lampes et autres objets d’artisanat derrière les vitrines des échoppes avant de nous poser un instant à côté d’une touriste également accablée par la chaleur sous de l’air conditionné. Comme le souk est fermé, elle nous conseille d’aller visiter le Musée d’art islamique de Doha. Nous partons donc vers la Corniche après quelques minutes de repos.

Souq Wafiq

Souq Wafiq

Bâtiment moderne dominant la baie de Doha, le musée retrace l’histoire de l’art islamique en exposant bijoux, poteries, Corans anciens et autres objets venus du Moyen-Orient et d’Asie. Entièrement gratuit, il nous donne également l’occasion de visiter une très belle exposition tout en couleurs sur les tapis d’Orient. Nous profitons enfin du site pour admirer un beau panorama sur la baie et les bâtiments de l’île d’Al Safliya se dressant à l’horizon tel un mirage.

La fatigue du voyage et la chaleur accablante nous poussent toutefois à couper court à notre visite et à retourner un peu plus tôt que prévu à l’aéroport. Je ne regrette toutefois pas d’avoir mis les pieds dans cette ville se dressant littéralement au beau milieu du désert (j’ai d’ailleurs pu m’en rendre compte à travers le hublot de l’avion lors de notre vol du retour…).

Petit conseil : si vous voyagez avec Qatar Airways et que vous faites une escale de plus de 5 heures, vous pouvez participer gratuitement à un tour guidé de la ville. Notez toutefois que le bureau pour s’enregistrer se trouve dans la zone de transfert de l’aéroport. Ne faites donc pas la même erreur que nous en voulant sortir directement !

À bientôt pour la suite de notre périple !

Le stress du freelance en vacances

Ce soir, je m’envole pour la première fois depuis plus de 5 ans en Asie. Nous avons en effet décidé avec mon cher et tendre de prendre quasiment 3 semaines de congé pour parcourir le sud-ouest de la Thaïlande, Singapour et Bali. À l’excitation du voyage se mêle toutefois une anxiété nouvelle : c’est la première fois en pratiquement 5 ans de freelance que je partirai aussi loin, aussi longtemps.

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Alors je sais, vous allez me dire que je pars relativement souvent en voyage. Cela reste cependant des city-trips s’étalant majoritairement sur le week-end et ne me faisant perdre que 2 jours maximum sur ma semaine. Au tout début de mon activité, j’étais bien partie un mois en Grèce, mais j’avais décidé de ne prendre qu’une semaine de vacances au total et de travailler le reste du temps. Là, je pars vraiment sans filet, avec l’intention de me déconnecter totalement. Ou du moins essayer. Car oui, même s’il est libre, un freelance n’est jamais vraiment totalement en vacances…

Il ne faut en effet pas oublier que pour un travailleur indépendant, il n’y a pas de congé payé. Si tu ne travailles pas, tu ne gagnes rien, ça ne va pas plus loin. Vous pouvez donc mieux comprendre pourquoi je n’ai pas l’esprit tranquille. J’ai au moins 4 bonnes raisons d’angoisser :

  • Passer à côté d’un gros projet : c’est systématique. Il suffit que je me programme une après-midi tranquille avec des copines ou une soirée en amoureux pour que mes clients se déchaînent sur ma boîte mail (le plus souvent tous en même temps, sinon ce ne serait pas drôle…). Alors sur les 20 jours que je passerai en vacances, j’imagine que je vais forcément rater des projets intéressants. Et c’est extrêmement frustrant. J’ai toutefois prévenu mes clients habituels longtemps à l’avance que je partais 3 semaines donc j’espère ne pas avoir de mauvaise surprise à mon retour.
  • Perdre mes clients s’ils trouvent un meilleur prestataire en mon absence : ben oui, ce n’est pas parce que je pars en vacances que mes clients vont arrêter de bosser de leur côté. Ils devront donc faire appel à un autre rédacteur ou traducteur et vont peut-être se rendre compte qu’il est plus doué, rapide ou moins cher que moi. J’ai de bons clients fidèles mais on n’est malheureusement jamais à l’abri.
  • Ne pas savoir si j’aurai du boulot à mon retour : mes clients ont aussi le droit de partir en vacances après tout. Ça serait toutefois tellement mieux qu’ils les prennent au même moment que moi ! Je me rassure en me disant que je n’ai pas encore connu de période creuse cette année. Mais comment sera la situation en août ? Est-ce que je pourrai me rattraper avec un gros projet ou va-t-il falloir attendre septembre pour renflouer mes caisses ?
  • Avoir fait une erreur dans un de mes derniers projets et ne pas pouvoir répondre tout de suite : en tant que grande perfectionniste, j’ai déjà peur à la base de me planter. Alors je ne vous raconte pas l’angoisse d’imaginer avoir laissé une erreur dans un texte et de ne pas avoir accès à mes e-mails pour répondre immédiatement à mes clients en cas de problème.

Bref, vous l’aurez compris, je ne pars pas vraiment sereine. J’espère toutefois réussir à ne pas trop regarder mes e-mails et à devenir plus zen une fois que je serai à l’autre bout du monde pour pouvoir vous écrire une ou plusieurs cartes postales 😊.

À bientôt et bonnes vacances à ceux qui en prennent aussi !

Carte postale Bratislava-Vienne

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Je sais, ça fait déjà des semaines que je vous ai promis un article sur mon dernier voyage, et plus d’un mois pour les autres billets que j’avais en tête. Comme je prends mes gros congés dans une dizaine de jours, j’ai encore failli ne pas tenir ma promesse mais j’ai vraiment eu un coup de cœur lors de ma dernière escapade et je m’en serais voulu de ne pas vous en avoir parlé. Il y a en effet des villes qui vous font sentir comme chez vous dès que vous y posez le pied pour la première fois. Cela a été le cas pour Vienne. Je voulais donc revenir sur ce city-trip de 4 jours qui s’est déroulé à la mi-juin.

Mon cher et tendre avait trouvé des billets pas chers pour Bratislava et comme Vienne ne se situe qu’à une petite heure de route et que les trajets en bus reliant les deux capitales coûtent entre 5 € et 7,5 € par personne, il aurait été dommage de ne pas en profiter pour rendre visite à la belle cité impériale.

Nous voilà donc partis le vendredi 9 juin pour atterrir à Bratislava vers 23h. Agréablement surpris par Michal, notre hôte Airbnb, venu nous chercher à l’aéroport (je vous mets d’ailleurs le lien de son logement ici car il est vraiment aux petits soins pour ses invités), nous arrivons directement dans le centre de la capitale slovaque. Après avoir obtenu les clés de la chambre, nous nous accordons une petite balade nocturne dans le centre historique, très animé même à cette heure tardive. La Slovaquie semble en effet être une destination prisée pour les enterrements de vie de garçon et la bière coule à flot dans les nombreux bars de la ville. Nous nous rendons tout de suite compte que nous aurons vite fait le tour des lieux, tant le centre est petit.

Cela s’est confirmé le lendemain. Si elle n’est pas aussi éblouissante que les autres capitales slaves que nous avons visitées, Bratislava possède néanmoins du charme. Nous avons aimé nous balader sur ses ponts traversant le Danube, admirer son château du Xe siècle et photographier les nombreuses statues qui peuplent son centre historique. Après avoir contemplé le panorama sur la ville du haut du mémorial Slavín et avoir goûté au plat national, le bryndzové halušky, nous terminons donc la journée en décidant de partir plus tôt que prévu à Vienne le lendemain. (Comprenez par là que Bratislava est une ville agréable, me rappelant d’ailleurs vaguement Minsk, mais qui est surtout très utile pour rejoindre l’Autriche à bas prix. Suivez donc ce bon plan si vous rêvez d’aller à Vienne !) J’allais oublier, nous avons aussi dégusté l’une des meilleures glaces de notre vie chez Luculus (Hviezdoslavovo námestie 173/16). Ne manquez donc pas de passer par là !

Passons maintenant au vif du sujet : Vienne ! Nous prenons le bus vers 11h à Bratislava et dépassons vite la frontière. Dès notre entrée en territoire autrichien, nous traversons d’immenses champs d’éoliennes. En voyant leurs longues pales tournoyer dans les airs, ma tête se remplit des valses viennoises. Et plus nous approchons de la ville, plus l’excitation monte. À notre arrivée, nous prenons directement l’U-bahn pour rejoindre notre logement Airbnb. Nous passons cette fois notre séjour chez Laura et Sprite, son adorable petit chien, dans un bel appartement viennois. Après avoir changé de vêtement, (il faisait très chaud ce week-end là), nous partons tout de suite à la découverte de la capitale. Je tombe rapidement sous le charme. Je ne sais pas si c’est grâce à l’ambiance décontractée de la ville, la présence en nombre d’espaces verts, l’efficacité des transports en commun, la place prépondérante des cyclistes dans la ville, son caractère écologiste, la musique qui s’échappe où que l’on aille ou les petits drapeaux LGBT flottant sur les trams et monuments montrant la grande tolérance des Viennois, mais je me dis immédiatement que cela ne sera pas la dernière fois que j’irai à Vienne.

Cette sensation se confirme quand nous entrons dans le cœur historique de la capitale. Où que je pose les yeux, je m’émerveille. Pour cette première journée, nous admirons la majestueuse Stephansdom (soit la cathédrale Saint-Étienne) et la Karlskirche, passons  devant la Mozarthaus, rendons visite à la statue dorée de Johann Strauss fils au Stadtpark, contemplons les magnifiques édifices bordant la Ringstrasse et partons à la découverte du palais de la Hofburg tout en nous reposant entre deux balades au beau milieu des roses du Volksgarten. Fouler ses lieux historiques où ont vécu tant de personnages légendaires et certains des plus grands musiciens que le monde a connus me laisse rêveuse.

Je poursuis ce rêve éveillé le lendemain alors que nous nous dirigeons vers le célèbre château de Schönbrunn, ancienne résidence de la non moins célèbre impératrice Sissi. Comme il fait toujours exceptionnellement beau et que nous voulons voir un maximum de la ville, nous décidons de ne visiter que les jardins (dont l’entrée est totalement gratuite). Nous montons ainsi jusqu’à la Gloriette pour nous poser un instant face au sublime panorama sur ce château majestueux et la ville qui s’étale derrière lui. Après une longue balade dans les jardins, nous reprenons l’U-Bahn pour poursuivre notre journée dans le parc d’un autre palais : le Belvédère. Là encore, nous flânons à travers les parterres entrecoupés de fontaines et de statues classiques.

Nous partons ensuite goûter aux spécialités viennoises sur le Naschmarkt avant de nous mêler à nouveau à la population locale sur les pelouses des parcs de la ville. Nous ne sommes pas encore partis que je regrette déjà de devoir quitter Vienne le lendemain. Nous décidons alors de nous coucher tôt pour profiter une dernière fois de l’ambiance de la capitale autrichienne avant notre vol de retour. Une chose est sûre : nous y retournerons et cette fois-ci nous ferons les musées et irons à l’opéra.

À bientôt pour un prochain billet !

Non, on ne devient pas traducteur sous-titreur en quelques clics

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Bonjour à tous !

Pour une fois, je reviens vite vers vous pour pousser un petit coup de gueule.

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Si vous n’êtes pas coupé du monde ou débordé de travail en ce moment, vous êtes sûrement tombé sur la nouvelle qui se disperse telle une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et la Toile depuis quelques jours : Netflix est à la recherche de sous-titreurs pour ses séries.

Ce n’est pas l’annonce qui m’énerve, loin de là : Netflix a l’air de prendre le problème de ses sous-titres au sérieux et souhaite faire appel à des professionnels pour avoir un sous-titrage de qualité. Et les prix me semblent corrects d’après ce que j’ai pu voir sur leur grille tarifaire. Non, ce qui m’irrite, c’est de voir que des magazines et journaux incitent leurs lecteurs à postuler s’ils sont bilingues ou polyglottes car ce qui compte, c’est d’être fan de séries ou, pour reprendre les mots de l’article qui m’a mis de mauvais poil, de passer son temps à « dévorer les séries Netflix plus vite que votre tartine au choco ».

Premièrement, à moins que vous soyez né de parents parlant deux langues différentes et qui vous ont élevé en pratiquant les deux langages, il est peu probable que vous soyez bilingue. Bien parler et comprendre l’anglais ne veut pas dire que vous pensez comme un anglophone. Même une personne qui a étudié les langues et en a fait son métier ne peut se dire vraiment bilingue. Quant aux vrais polyglottes, ce sont des oiseaux rares. Bref, je ne suis pas déjà d’accord avec la terminologie.

Deuxièmement, même si vous parlez l’anglais couramment, le plus important ici est de transmettre le message en français correct. Être traducteur, c’est avant tout pouvoir maîtriser sa langue maternelle sur le bout des doigts. Alors, si vous n’êtes pas capable d’orthographier un texte ou ne connaissez pas votre grammaire, ce job n’est pas fait pour vous.

Et troisièmement, si Netflix fait appel à des professionnels, c’est parce que la traduction est un métier. Certaines personnes passent au moins 5 ans sur les bancs de l’école pour devenir traducteur (revoir mon article sur les études de traduction). Le sous-titrage comporte en plus certaines particularités qui rendent l’exercice plus difficile, j’en ai touché un mot dans mon article sur la Foire du Livre 2017.

Donc non, désolée mais ce job n’est pas « qu’à portée de clic ». L’agence Hermes, qui s’occupe du recrutement des sous-titreurs, fait d’ailleurs passer un test d’1h30 aux personnes intéressées. Bon, je sais quand même qu’il existe des communautés de fans d’une série ou l’autre qui peuvent faire du bon travail en traduisant eux-mêmes les sous-titres, mais ce qui m’énerve au plus haut point, c’est que les journaux et magazines banalisent encore une fois le métier de traducteur. J’espère que Netflix fera donc le bon choix et choisira des professionnels.

Petit coup de gueule passé, je vous souhaite une bonne journée 🙂 (et bonne chance aux traducteurs qui veulent tenter le test !)

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