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Les réviseurs/relecteurs

Publié le

Bonjour à tous ! Désolée d’avoir encore une fois manqué notre rendez-vous de ces deux dernières semaines mais le mois de février et le début de mars ont été un véritable marathon. Je profite donc d’une légère accalmie pour m’occuper enfin de mon blog.

Ceux qui me suivent depuis un bon moment déjà se rappellent peut-être de mon article au sujet des Project Managers. Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un autre intermédiaire auquel les traducteurs et rédacteurs freelances doivent faire face quand ils travaillent avec des agences : les réviseurs/relecteurs.

Réviseur/relecteur

Différence entre réviseur et relecteur

Avant toute chose, petite mise au point sur la différence entre un réviseur et un relecteur. Le réviseur va se charger de corriger la traduction en la comparant au texte original. Il doit donc non seulement vérifier que le texte cible ne comporte aucune faute de grammaire, d’orthographe ou de typographie, mais aussi qu’il n’y ait aucun contre-sens, oubli ou incohérence par rapport au texte source. Le relecteur ne s’occupe quant à lui que de relire le texte pour s’assurer qu’il ne présente aucune erreur. On peut aussi l’appeler « correcteur ». Je parle ici des deux étant donné que les rédacteurs ont eux aussi affaire à ce type « d’obsédé textuel » ou de « grammar-nazi » (en étant une moi-même, ceci doit être pris comme un compliment ^^).

Une relation délicate

S’il est plus rare d’avoir un contact direct avec les réviseurs/relecteurs, leur rôle n’est pas moins important. Ce sont en effet eux qui doivent s’assurer de la qualité du texte que le client recevra. (Notez toutefois que certaines agences n’emploient pas de réviseurs et demandent donc aux traducteurs de se charger eux-mêmes de la révision et de la relecture de leur texte.) Il arrive donc de temps en temps que le traducteur reçoive les commentaires de ces réviseurs (vous en recevrez d’ailleurs si vous passez un test de traduction pour une agence). En règle générale, un réviseur est lui-même un traducteur expérimenté. Il est donc capable de déceler la moindre erreur et de vous la signaler. Ceci dit, certains réviseurs peuvent rapidement devenir la bête noire des traducteurs s’ils font mal leur métier. En effet, certains réviseurs/relecteurs ont tendance à vouloir absolument corriger des éléments dans un texte, simplement par subjectivité. Je me rappellerai toujours de mon professeur de révision de textes qui nous avait expliqué que face à une phrase problématique, un bon réviseur devait faire avec ce qu’il avait sous les yeux et ne pas tout modifier (excepté en cas de gros contre-sens, bien entendu). Ce qu’elle voulait dire par là, c’est qu’un réviseur se doit de faire preuve d’humilité et de respecter le travail du traducteur. Un réviseur qui chipote sur un mot ou une tournure de phrase qu’il n’aime pas alors que c’est tout à fait correct n’est donc pas professionnel. Et c’est pourquoi les rapports entre traducteurs et réviseurs peuvent parfois tourner au vinaigre. Je me souviens d’un professeur du Centre Européen de Traduction Littéraire (CETL) qui nous avait raconté qu’il s’était disputé avec son éditeur car le réviseur, apparemment inexpérimenté, avait modifié tout un passage sans prendre compte du style particulier du texte source. Il n’avait donc pas respecté le travail du traducteur et avait réécrit le texte à sa sauce. Vous pouvez vous imaginer l’énervement du traducteur qui aura consacré des heures de boulot à ce passage…

Une remise en question perpétuelle

Heureusement, les réviseurs ne sont pas tous comme ça. Personnellement, j’aime recevoir des critiques de réviseur car cela peut aider à se remettre en question et à progresser. L’une de mes clientes, traductrice également, a d’ailleurs l’habitude de réviser avec moi les textes que je traduis de l’anglais au français et qu’elle traduit de son côté de l’anglais en espagnol. L’échange est toujours très instructif car cela me permet de justifier certains de mes choix et d’en questionner d’autres. Il m’arrive aussi de temps en temps de réviser des traductions ou simplement de relire des textes et de jouer donc moi-même le rôle de réviseur/relecteur. J’avoue que c’est un exercice qui me plaît énormément car relever les erreurs des autres me permet d’améliorer à mon tour mes traductions ou mes rédactions. Si vous avez un texte français à faire relire, comme un mémoire par exemple (j’adore les mémoires !), n’hésitez donc pas à me contacter !

À la semaine prochaine, je l’espère, pour un autre article 🙂

 

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À propos de Elise Lignian

Traductrice de l'anglais et du russe vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.

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