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Point culture trimestriel 2026 3/4

Nous voilà déjà à la mi-octobre et au moment où je vous partage mes coups de cœur littéraires, musicaux, cinématographiques et autres de ces 3 derniers mois. N’hésitez pas à partager les vôtres en commentaire !

LECTURE

Ma capacité de concentration a dû fondre sous la chaleur de cet été, le calendrier de mon application de lecture n’affichant que 3 ouvrages terminés entre juillet et fin septembre. J’en ai entamé 2 autres pour le club de lecture, mais que j’ai grand mal à finir (je n'abandonne toutefois pas, je déteste ne pas terminer un bouquin, d'où le retard pris sur ma pile à lire…). L’un de ces 3 livres est Theo of Golden d’Allen Levi, gros coup de cœur littéraire de cette année auquel j’ai consacré un billet Croque-Livre. Voici mon avis pour les 2 autres.

  • Célèbre, de Maud Ventura (ma note : 3/5)

J’avais acheté ce deuxième roman de l’écrivaine française Maud Ventura en espérant être aussi conquise que je ne l’avais été pour son premier roman, l’excellent Mon Mari, sur lequel j’avais écrit un billet Croque-Livre. Célèbre ne m’a pas toutefois pas autant séduite. J’ai aimé retrouver la plume de Maud Ventura et j’ai apprécié de nouveau la fin surprenante de son roman, mais le thème ne m’a pas autant parlé… Elle y raconte, à la première personne, l’histoire de Cléo, une jeune femme devenue superstar qui fait le point sur sa montée au sommet lors de vacances en solo sur une île déserte. Je pense que si j’ai moins accroché, c’est parce que Cléo est un personnage qui cherche à tout prix à accéder à la célébrité, quitte à en devenir détestable. Difficile de ressentir de l’empathie pour elle. Mais c’est une volonté de l’autrice vu qu’elle voulait montrer le monstre dans lequel le statut de star peut transformer n’importe qui.

  • No Friend to This House, de Natalie Haynes (ma note : 3/5)

Livre choisi par mon club de lecture pour le mois de juillet, No Friend to This House est le dernier roman en date de l’historienne et autrice anglaise Natalie Haynes. Son titre français, Le Songe de Médée (traduit par Manon Malais) permet de mieux comprendre le sujet du livre, qui est une réinvention du mythe de Médée. J’ai beaucoup aimé le début du roman, qui m’a permis de découvrir les histoires de personnages moins connus du mythe de la Toison d’or. Il faut cependant attendre la dernière partie du roman pour que l’action démarre réellement. Petite difficulté supplémentaire, il y a énormément de personnages dans le roman, qui débute d’ailleurs par 3-4 pages récapitulatives sur les différents noms apparaissant dans l’histoire, ainsi que les liens entre ces derniers. La multitude de points de vue (il n'y a pas qu'un seul narrateur) m’a lassée au bout d’un certain temps et j’ai eu du mal à suivre le fil (difficulté que je n'étais apparemment pas la seule à avoir éprouvée vu les avis similaires des autres membres du club). Je ne connaissais en outre pas vraiment la tragédie de Médée, que 2 membres du club avaient étudiée à l’université. Ces derniers ont confirmé que Natalie Haynes permettait de considérer Médée d’une façon très différente, en ne la présentant pas comme une folle, mais comme une femme qui fait des choix conscients et réfléchis. Un autre membre du club, fan de l’autrice, nous a recommandé A Thousand Ships, son troisième roman, qui raconte l’histoire de la guerre de Troie selon le point de vue des femmes. J’ai aussi vu que Natalie Haynes avait écrit un roman consacré à la Méduse, Stone Blind. Si la mythologie grecque revue de manière féministe vous intéresse, sachez que vous pouvez lire ces romans en français grâce aux traductions de Manon Malais, sous les titres Les Invaincues et Dans les yeux de Méduse respectivement.

FILMS/SÉRIES

Peu de séries m’ont vraiment marquée ces derniers mois. Quant aux films, il y en a 3 qui me sont restés en tête :

  • Project Hail Mary, film réalisé par Phil Lord et Christopher Miller (ma note : 4,5/5)

Le titre anglais ne vous dit peut-être rien, mais il s’agit du film de science-fiction Projet Dernière Chance sorti au printemps de cette année. Le synopsis ne m’attirait pas vraiment au départ : un professeur de sciences qui se retrouve seul à bord d’un vaisseau spatial et qui doit sauver l’humanité. J’avais l’impression que ça allait encore être un énième film dans l’espace où le personnage principal va finir par cultiver des patates (oui, j'ai trouvé Seul sur Mars ennuyeux à mourir 😅). Bref, je pensais que ça allait être du vu et du revu. J’ai toutefois été très agréablement surprise car plutôt que de jouer cavalier seul à bord de son vaisseau spatial, le héros incarné par Ryan Gosling va faire la rencontre d’un extraterrestre (pas l'un de ces bonshommes verts ou des fameux Gris que l'on voit partout, mais un alien qui ressemble plus à un crabe constitué de gros cailloux), qui se retrouve lui aussi seul à bord de son vaisseau et loin de ses congénères. Mon attention s’est accrue lorsque l’homme et l’alien tentent de communiquer (oui, on parle un peu de traduction dans ce film). La seule chose qui m’a semblé un peu tiré par les cheveux est la vitesse à laquelle ils ont pu se comprendre, mais bon, cela reste de la science-fiction après tout ! Je ne m’attendais pas à être aussi touchée par cette histoire. C’est un joli conte sur la tolérance et le besoin viscéral d’avoir une connexion quand on est un être humain (ou un tas de rochers en forme de crabe 😝). Une petite douceur qui fait du bien en ces temps sombres où l’Autre est vu comme une menace plutôt que comme un monde à découvrir.

  • L’Odyssée, de Christopher Nolan (ma note : 3/5)

Je n’allais pas faire sans parler du film événement de cet été, que je suis allée voir avec mon cher et tendre au cinéma. Je ne l’ai pas vu en Imax 70 mm, format dans lequel le réalisateur a tourné son film, mais cela n’a rien enlevé à la majesté de certaines scènes. Par contre, je dois avouer que j’ai été un peu déçue. À force de voir Zendaya et Anne Hathaway sur tous les tapis rouges, sans oublier le débat exécrable sur l’incarnation d’Hélène de Troie par Lupita Nyong’o, je m’attendais à ce que ce film qui suit le retour d’Ulysse vers Pénélope mette un peu plus en avant les personnages féminins. Hormis Anne Hathaway qui joue Pénélope, les autres actrices n’avaient que peu de scènes ou de paroles. J’ai notamment été un peu déçue de la représentation de Circé, qui est censée être une puissante magicienne et qui apparaît comme une femme plus âgée rongée par la peur des hommes. Et ne parlons pas d’Athéna, incarnée par Zendaya, qui ne fait que quelques apparitions non pas sous la forme de la guerrière et déesse de la sagesse, mais comme une femme un peu tristoune qui ne devient qu’une oreille attentive pour Ulysse. Bref, je suis sortie de là en étant un peu mitigée…

  • Marty Supreme, de Josh Safdie (ma note : 3,5/5)

Je ne pensais pas qu’un film sur un pongiste cherchant à devenir athlète de son sport me tiendrait en haleine, mais cela a été le cas grâce au très bon jeu d’acteur de Timothée Chalamet. Je n’aimais pas son personnage (encore quelqu'un prêt à tout pour accéder à une certaine célébrité), mais il l’incarne à merveille ! J’ai aussi aimé découvrir un peu plus le monde méconnu du ping-pong, un sport plus complexe qu’il n’y paraît. Bref, ce fut un bon moment de cinéma qui m’a évadée de mon quotidien.

SPECTACLES / EXPOS

Je n’ai pas vu de spectacles cet été. Par contre, j’ai eu l’occasion d’explorer un très chouette musée lors de mon séjour à Berlin début septembre et ne peux que vous le recommander. Il s’agit du :

  • Musée de la RDA (ma note : 5/5)

Ce musée m’avait été recommandée par l’une des serveuses du café de la librairie où je vais fréquemment. Elle avait passé ses vacances dans la capitale allemande et avait adoré l’endroit. Je suis ravie d’avoir suivi son conseil car je l’ai trouvé absolument passionnant. J’ai pu découvrir tout un pan de l’histoire que je ne connaissais pas bien en plongeant dans le quotidien des habitants de l’Allemagne de l’Est. Les explications sont hyper claires, les faits sont exposés de manière interactive à l’aide de quizz, séquences audio ou vidéo et de la reconstitution d’un appartement typique de la partie orientale derrière le rideau de fer. Le musée comporte même une ancienne Trabant, voiture phare de la RDA, avec une simulation de conduite. J’ai passé 5 heures dans le musée tant il y avait d’activités à faire et d’informations à lire. Je ne peux donc que vous le recommander, que vous soyez intéressé.e ou non par la politique, car il est vraiment très accessible !

PODCASTS

Je me suis dit que j’allais dédier une rubrique aux podcasts car je finis toujours par en ajouter au moins un dans mes points culture. Cet été, je me suis régalée de la série audio Espagne : l’écho du silence de L’Heure du Monde. Elle suit la journaliste Garance Muñoz dans son enquête sur le lieu où repose le corps de son arrière-grand-père, membre de la résistance sous le régime franquiste. En plus de nous partager ses recherches, Garance Muñoz nous raconte cette sombre page de l’histoire espagnole avec beaucoup d’émotions. C’était à la fois passionnant et touchant d’entendre cette journaliste renouer avec ses origines. Je recommande si vous aimez l’histoire !

Et je termine de nouveau un point culture avec un coup de cœur musical, cette fois-ci pour une jeune autrice-compositrice-interprète américaine du nom de Josie Edwards. Je l’ai découverte avec son titre good girls, une ballade folk qui m’a happée par sa mélodie accrocheuse, mais surtout par la très jolie voix de la chanteuse. J’ai ensuite écoutée ses autres titres, comme Dog Prophecies ou kitchen light qui ont rapidement rejoint mes chansons préférées. Bref, je suis devenue en quelques jours une fan absolue de Josie Edwards. J’admire la puissance de ses mélodies et sa voix folk tellement douce. Une jeune artiste très prometteuse !

Et vous, avez-vous eu des coups de cœur culturels cet été ? Partagez-les en commentaire !

Point culture trimestriel 2026 2/4

Nous avons déjà passé la mi-juillet et la fin du deuxième trimestre de 2026. Il est temps que je parle de mes coups de cœur culturels de ces 3 derniers mois, avec un récapitulatif de mes lectures, des films qui m’ont marquée, des chansons qui me sont restées en tête et des spectacles que j’ai pu voir.

LECTURE

Mon rythme de lecture a diminué par rapport à celui du premier trimestre. Je n’ai ainsi achevé que 5 bouquins au printemps. Vous pouvez lire mon retour plus détaillé sur The Names (ou Les Prénoms) de Florence Knapp dans le billet Croque-Livre que je lui ai consacré. Voici mes avis pour les 4 autres.

  • King Kong Théorie, de Virginie Despentes (ma note : 3/5)

Cela faisait longtemps que cet essai de 2006 était sur ma liste vu qu’il s’agit de l’une des lectures phares si l’on s’intéresse au féminisme. S’appuyant sur ses expériences personnelles en tant que victime de viol et d’ancienne prostituée, Virginie Despentes y déconstruit les mécanismes qui assujettissent les femmes au rôle d’objets sexuels pour les hommes. J’ai toutefois moins accroché à l’écriture de Despentes et l’ouvrage m’a moins chamboulée que Sorcières de Mona Chollet (dans le domaine des ouvrages féministes, du moins). Il faut dire que le langage de Despentes est plus cru. J’avais parfois un peu de mal à suivre le rythme de ses phrases, l’autrice ayant sans doute été emportée par la colère et l’injustice. Cela reste cependant un classique féministe à mettre entre toutes les mains, sorti 1 an avant #MeToo, mais toujours autant d’actualité (vu que nous vivons toujours dans une société patriarcale et que, même si la parole se libère, la culture du viol est toujours bien présente…).

  • Notre corps, leur choix ? de Bettina Zourli (ma note : 3,5/5)

C’est lors d’une séance shopping à Lille avec ma sœur que je suis tombée sur ce petit essai de moins de 150 pages de Bettina Zourli. Je suis depuis déjà quelques années cette journaliste et créatrice de contenus féministes sur les réseaux sociaux, l’ayant découverte avec son ancien compte @jeneveuxpasdenfants. Étant moi-même childfree, j’ai toujours trouvé un certain écho dans ses contenus. Je n’ai donc pas hésité une seconde à me procurer son dernier essai, qui parle de la menace sur la liberté reproductive des femmes en ces temps sombres. J’ai trouvé son essai vraiment bien écrit et documenté avec des notes très nombreuses pour soutenir ses propos (de quoi faire taire les masculinistes qui veulent toujours des preuves de ce que les féministes avancent). Elle y explique tous les aspects de la baisse de natalité (qui est loin d'être uniquement dû au mouvement childfree) et propose des solutions pour résoudre le problème.

  • The Ministry of Time, de Kaliane Bradley (ma note : 3/5)

J’avais proposé plusieurs fois ce livre lors des réunions de mon club de lecture et j’étais heureuse de pouvoir enfin me plonger dans ce roman qui promettait un voyage dans le temps. Je vous mets ci-dessous la quatrième de couverture figurant sur la version française, traduite sous le titre Le ministère du Temps par Jean Esch pour vous donner un aperçu de l’histoire :

Londres, dans un futur proche. Une fonctionnaire se voit confier une mission ultra-confidentielle au sein d’un mystérieux ministère qui fait venir du passé une poignée d’«expatriés». En tant que «passerelle», elle devra accompagner et surveiller le capitaine de frégate Graham Gore, disparu deux siècles plus tôt en Arctique. Ce parfait gentleman de l’Angleterre victorienne se retrouve soudain propulsé au vingt et unième siècle : il est scandalisé de devoir cohabiter avec une femme célibataire, abasourdi d’être transporté à l’ère de l’électroménager et de Spotify, et ébranlé de découvrir que le puissant empire britannique n’est qu’un lointain souvenir. Alors que Graham et sa «passerelle» apprennent à s’apprivoiser, ils découvrent que le projet du ministère est menacé. Entre disparitions inexpliquées, trahisons et mensonges, il devient difficile de savoir à qui se fier. Une chose est sûre : leurs choix pourraient bien transformer l’avenir.

Le résumé me paraissait passionnant et, bien que l’histoire comporte des passages humoristiques et palpitants, j’ai été quelque peu déçue. Le récit m’a semblé particulièrement difficile à suivre car l’autrice part un peu dans tous les sens et touche un peu à tous les genres du roman (science-fiction, thriller, roman d'aventure, histoire d'amour…). En outre, l’histoire tirait un peu en longueur sans vraiment mener à une fin satisfaisante. Je n’ai donc pas été convaincue…

  • Un jour sans femme, de Laetitia Colombani (ma note : 4/5)

Impossible de ne pas acheter ce roman lors de mon dernier passage en terre francophone. Laetitia Colombani m’avait charmée il y a bientôt 10 ans par La Tresse. Cet ouvrage, que l’autrice a elle-même adapté au cinéma, mêle les histoires de 3 femmes sur 3 continents, tout comme l’on entremêle les 3 brins d’une tresse. Laetitia Colombani reprend un peu le même principe dans Un jour sans femme, publié au mois de mai. On y suit l’histoire de 4 femmes, également réparties aux 4 coins de la planète, qui vont être réunies autour d’un même événement mondial, ce fameux «jour sans femme». Chaque histoire traite de la condition féminine et des problèmes que les femmes rencontrent peu importe l’endroit où elles se trouvent sur la planète : le féminicide en Islande, l’excision au Sénégal, le harcèlement subi par les femmes enceintes qui continuent de travailler au Japon ou encore les femmes emprisonnées en cas de fausse couche au Salvador. C’est donc un roman résolument féministe, qui pousse à se relever et à être solidaire avec les autres femmes pour montrer une bonne fois pour toutes que, sans nous, le monde ne tournerait plus rond.

FILMS / SÉRIE

J’ai regardé plusieurs séries avec mon cher et tendre au cours des derniers mois, mais aucune ne m’a particulièrement marquée. Par contre, lors de mon vol pour le Vietnam en avril, j’ai eu l’occasion de voir 2 films que j’ai vraiment adorés :

  • Memoir of a Snail, film d’animation réalisé par Adam Elliot (ma note : 4/5)

J’ai choisi ce film par hasard et n’ai vraiment pas regretté ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus regardé de films d’animation et celui-ci, pour adultes, m’a vraiment touchée. C’est l’histoire de Grace Pudel, une jeune fille tellement passionnée par les escargots qu’elle les collectionne et se croit elle-même être l’un de ces mollusques sympathiques qui se baladent avec leur maison sur le dos. Le film, traduit en français sous le titre Mémoires d’un escargot, parle ainsi de ses mémoires. Après une enfance dans une famille pas très riche, mais très heureuse, Grace se retrouve séparée de son frère jumeau Gilbert et mène une vie pas très folichonne, mais avec de jolis passages quand même, qui rappellent que les bons moments de la vie ne doivent pas forcément être grandioses. J’ai été emportée par le récit de Grace à travers ce film plein de poésie, à la fois mignon, plein d’espoir et très touchant. Bref, un excellent moment de cinéma (uniquement pour adultes, je le précise car l'histoire est un peu trop sombre pour les enfants) !

  • Lee, film réalisé par Ellen Kuras (ma note : 5/5)

Cela faisait un moment que je voulais voir ce film dramatique et biographique sur la photographe de guerre Lee Miller, interprétée magistralement par Kate Winslet. L’actrice britannique rend véritablement hommage à cette femme déterminée, indépendante, féministe, qui s’impose parmi les hommes sur le front pour montrer la réalité de la guerre. Kate Winslet transmet parfaitement les émotions ressenties par la photographe lors de ses reportages dans les camps et en plein combat. Un film très dur de par son sujet, mais qui permet de faire connaître cette photographe de talent qui a révélé au monde entier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. J’ai aussi beaucoup aimé la fin du film, surprenante, et tellement émouvante. Inutile de dire que j’ai beaucoup pleuré… Le film déborde en outre de sororité, Lee attachant une grande importance à ses amies et défendant les femmes qu’elle rencontre (peut-être parce que le film est réalisé par une femme…). Puis, il n’a fait que renforcer mon admiration pour Kate Winslet, cette actrice sans fard qui continue de se battre pour se montrer telle qu’elle est (pour l'anecdote, elle a dû insister pour que l'on n'efface pas ses rides sur l'affiche… alors que je l'ai toujours trouvée absolument magnifique). J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce film et le recommande vivement si vous aimez les biographies de femmes extraordinaires !

SPECTACLES / EXPOS

Ce trimestre a été un peu moins riche en spectacles que le précédent, mais j’ai quand même eu le plaisir d’assister aux spectacles de danse de mon ancienne compagnie et au premier gala de ma petite nièce, en plus de 2 autres spectacles «professionnels» :

  • Hoi An Memories, spectacle en plein air à Hoi An au Vietnam (ma note : 3,5/5)

Lors de mon voyage au Vietnam (dont j'espère publier la carte postale prochainement), j’ai eu l’occasion d’assister à un spectacle en plein air absolument grandiose sur l’île de Hen, à Hoi An. Il raconte 400 ans de l’histoire de la ville par des numéros époustouflants alliant chants, danse, lumières, feux et jets d’eau, ainsi que près de 500 interprètes. Si jamais vous voyagez au Vietnam et passez par Hoi An, je le recommande vraiment car on en prend plein les yeux. N’hésitez pas non plus à vous rendre plus tôt sur l’île car il y a des représentations de danse tout au long de la journée (ça ressemble un peu à une usine dit comme ça, mais le niveau est élevé et ça change d'avoir un parc dédié aux spectacles et à la danse).

  • Mayerling, ballet de Kenneth MacMillan par le Royal Ballet (ma note : 3,5/5)

J’avais déjà assisté à ce ballet il y a quelques années, mais quand j’ai vu qu’il restait des places pour la soirée où mon duo favori de danseurs interprétaient les personnages principaux, je n’ai pas pu résister. Francesca Hayward et Marcelino Sambé, grands amis dans la vie, dégagent une véritable alchimie sur scène, j’adore les voir danser ensemble. Quant au ballet lui-même, sur une musique de Franz Liszt, il est un peu trop complexe et sombre à mon goût. Il s’inspire de faits réels, à savoir le meurtre et suicide du prince Rodolphe d’Autriche et de sa maîtresse Mary Vetsera, avec toute une floppée de têtes couronnées gravitant autour d’eux. Le personnage de Rodolphe est en outre violent envers les femmes, ce que la chorégraphie réaliste de Kenneth MacMillan fait bien comprendre, ce qui fait que j’étais moins emportée par son histoire d’amour avec Mary (on est loin de Roméo et Juliette). Cela dit, j’ai passé une excellente soirée de ballet grâce aux talents combinés de Francesca et de Marcelino.

Pour conclure, je n’ai pas un mais deux coups de cœur audio. Le premier est un épisode du Podkatz, le podcast de Juliette Katz, intitulé La violence des traditions. L’invitée, Diaryatou Bah, y raconte le calvaire qu’elle a vécu avec son excision et son mariage forcé. Malgré son thème particulièrement difficile, cet épisode est d’un intérêt public, pour se rendre compte de ce que subissent encore les femmes dans certaines régions du monde. En écoutant ce témoignage, livré avec une infinie douceur, je suis passée par toutes les émotions, de l’horreur à la colère en passant par la tristesse mais aussi l’admiration pour Diaryatou, qui fait preuve d’une résilience incroyable et se sert aujourd’hui de ses épreuves passées pour sensibiliser sur l’excision et les violences subies par les femmes de son pays d’origine, la Guinée. Si vous avez le cœur bien accroché, je vous invite à l’écouter ou à regarder son témoignage (ici). Et si vous préférez la lecture, sachez qu’elle a sorti une autobiographie en 2006, intitulé On m’a volé mon enfance. Mon deuxième coup de cœur est beaucoup plus léger puisqu’il s’agit d’une chanson de Kiki Rockwell, une chanteuse néo-zélandaise dont j’ai déjà parlé dans le dernier point culture trimestriel de 2025. Il s’agit de Faery Queen, un morceau entraînant aux rythmes folkloriques, qui est une ode à la danse. J’ai adoré le clip vidéo que Kiki a sorti pour cette chanson, qui montre une jeune fille danser jusqu’à la fin de sa vie, la dernière partie de la vidéo mettant en scène une dame âgée aux magnifiques cheveux blancs qui prend un plaisir fou à danser. Vu l’invisibilisation des femmes passé un certain âge, c’est rafraîchissant à voir !

Et vous, quels sont les livres, les films, les séries, les spectacles, les expos, les podcasts ou les œuvres musicales qui vous ont fait vibré.e au printemps ? N’hésitez pas à les partager !