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2026 : acte II

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Plus calme que le premier acte de l’année, février a été un mois de réflexion et de quête d’identité. Se déroulant principalement en Angleterre, il m’a permis de retrouver mes habitudes routinières. Retour sur un mois assez tranquille en apparence, mais avec de beaux projets personnels en latence.

Prémices du printemps à Rumes

Comme annoncé dans mon acte précédent, le deuxième mois de l’année a été beaucoup moins gratifiant professionnellement parlant. Ma charge de travail s’est résumée à quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, me laissant tout le temps d’angoisser et de déprimer avant de décider de retourner sur les bancs de l’école. Je ne veux pas dire par-là que je me lance dans de nouvelles études, mais que je me suis remise à étudier plus sérieusement le russe, dont mes connaissances sont dans un état de décrépitude. Ce deuxième acte professionnel s’est quand même accompagné d’une bonne nouvelle. L’agence de rédaction qui me doit toujours de l’argent a continué de me rembourser dans les temps et avec un plus gros montant. Le mois s’est également terminé par une reprise d’activité et par une détermination de mieux prospecter.

Comparé à janvier, février a été beaucoup plus casanier. J’ai retrouvé avec plaisir la vue depuis le balcon de notre appartement, d’où j’ai pu admirer plusieurs fois le soleil levant. J’ai également pu revoir mes amis anglais, partageant brunch et tasses de thé dans nos cafés préférés. Le deuxième acte m’a aussi permis de participer de nouveau aux réunions du club de lecture, un rendez-vous mensuel qui m’avait manqué durant les mois d’hiver plus obscurs. Comme la version cinématographique du livre choisi était sorti sur grand écran, j’ai d’ailleurs été pour la première fois seule au cinéma pour le voir tranquillement (et heureusement, car j'ai sangloté tout le film durant). Le calme de février m’a aussi permis d’enchaîner les romans, avec pas moins de 4 livres achevés en 3 semaines seulement. Le mois a aussi été rythmé par nos rencontres animalières, les daims nous faisant l’honneur de se montrer presque quotidiennement aux portes de notre chaumière. Nous avons pu davantage les approcher et avons eu la joie de pouvoir leur donner à manger. Le soleil apparaissant vers le milieu du mois, nous avons repris en douceur la course à pied en nous aventurant dans le quartier et les bois. Février s’est terminé par un retour express en Belgique, où j’ai rejoint l’une de mes meilleures amies pour une journée à Liège sympathique et une soirée en compagnie de La Dame de pique. Sushis, papotage et opéra russe de 3 heures, il n’en fallait pas plus pour me combler de bonheur. À cela s’est ajoutée la réservation d’hôtels et d’un futur voyage, ainsi que la possibilité d’un changement de lieu de vie qui se présage. Rien de concret ne devrait arriver avant avril, ne soyons donc pas trop fébriles…

Mars a commencé par une semaine bien chargée qui, je l’espère, annonce une plus grande productivité. En attendant, l’arrivée du printemps se fait doucement sentir, réchauffant l’humeur et l’air ambiant, ce qui me redonne envie de sourire. Pour voir ce que le troisième acte me réservera, rendez-vous à la fin de la floraison du forsythia !

2026 : acte I

Janvier a pu sembler pour certains comme un interminable sentier. De mon côté, il a été synonyme d’un agenda bien chargé, me donnant l’impression de filer en accéléré. Entre redémarrage d’activité, retrouvailles en famille et entre amis et petits voyages improvisés, cet acte I m’aura plutôt comblée.

Ratingen

Ce mois de janvier m’a permis de remettre le pied à l’étrier. J’avais reçu 4 projets pour la Commission européenne par une nouvelle agence, ce qui m’a permis de regagner confiance. Ma cliente espagnole est également revenue avec de nouveaux projets, de quoi me rassurer pour le reste de l’année. Hélas, ce premier acte s’est accompagné d’une très mauvaise nouvelle, avec la cessation d’un contrat professionnel. J’ai ainsi perdu mon seul projet récurrent, me laissant terminer le mois avec un sentiment angoissant. À l’heure de ma publication, je ne sais pas encore quelle agence a récupéré le contrat de cette grosse institution. J’espère toutefois pouvoir retrouver un contrat plus régulier pour le reste de l’année…

Au niveau personnel, janvier a été exceptionnel. Nous avons pu le commencer en douceur chez nos parents respectifs après les réjouissances et les excès des grands repas festifs. L’année a ainsi débuté par une balade glaciale autour de lacs avec mes beaux-parents, puis par une promenade enneigée dans mon petit village belge à travers les champs. En route vers notre résidence outre-Rhin, nous avons pu faire une halte chez l’une de mes meilleures amies pour rencontrer son nouveau compagnon félin. Puis la neige a fait rapidement son apparition, en tombant à gros flocons. Comme des enfants, mon cher et tendre et moi-même avons profité d’une magnifique balade autour du lac de Ratingen dans un cadre totalement blanc. Le décor est devenu une véritable merveille lorsque le ciel s’est adouci au coucher de soleil.

Nous avons repris la route le vendredi suivant, mon autre meilleure amie m’ayant invitée à Bruxelles pour un petit ballet sur Peter Pan. Restant loger sur place, nous avons pu découvrir le lendemain la capitale belge sous la glace. Nous nous sommes bien baladés à travers la ville, nous arrêtant pour un petit café et un repas dans une friterie haut de gamme où il y a toujours file.

À peine 2 jours plus tard, c’est aux Pays-Bas que mon cher et tendre et moi-même avons fait nos routards. Devant régler un dernier souci sur notre voiture avant notre retour en Angleterre, nous avons déposé notre véhicule dans un garage de Beek, non loin de la frontière. Plutôt que d’attendre sur place durant les 5 heures de réparation, nous sommes partis en expédition. Maastricht n’était qu’à 10 minutes en train, une occasion rêvée pour découvrir cette ville de bon matin. J’ai été agréablement surprise par cette cité médiévale célèbre pour ses tartes à la cerise. La balade n’aura duré qu’une matinée, mais elle a été une pause agréable dans une semaine plutôt chargée.

Autre petite aventure réalisée au cours de ce mois, nous avons fait une balade autour du château Landsberg de Ratingen et dans ses bois. J’ai aussi profité de ce dernier mois en Allemagne pour faire quelques allers-retours en Belgique, mêlant visites familiales et médicales à des joyeusetés bureaucratiques. J’ai également bien profité des avantages de l’appartement allemand, ne manquant pas mes petites promenades quotidiennes et nos dimanches au sauna relaxants. Ce premier acte s’est terminé par un passage en Belgique pour fêter l’anniversaire de mon papa au restaurant, avant de faire une halte d’une journée chez mes beaux-parents.

Février a commencé par notre retour au Royaume-Uni et les retrouvailles avec notre nid. Il débute toutefois sous un ciel assez gris, et un agenda trop calme qui me cause des soucis. Espérons que le vent tournera ces prochaines semaines pour que je puisse redevenir sereine. Réponse dans le bilan suivant, qui devrait être publié début mars normalement.

2025 : acte XII

Bonne et heureuse année ! Si l’an neuf est déjà arrivé, il me reste un dernier bilan mensuel à vous partager. Le 12e acte de 2025 a nécessité que je me requinque. Plus chargé que les mois précédents, il m’a apporté un nouvel élan. C’est avec l’espoir d’une année plus bénéfique que j’ai vécu décembre et ses instants magiques.

La magie des marchés de Noël allemands

J’ai eu l’impression de vivre le dernier acte de l’année en version accélérée. Comme toujours à l’approche des fêtes, tout le monde cherche à se débarrasser des derniers projets pour passer les 2 dernières semaines de l’année sans se casser la tête. Les journées ont donc été plus chargées, mêlant les tâches professionnelles à la course aux cadeaux de Noël. Ce dernier mois s’est toutefois déroulé plus sereinement et m’a apporté une bonne surprise financièrement. L’agence de rédaction qui a encore plusieurs factures à me payer a enchaîné le versement de 2 mensualités bien en avance sur son échéancier. Espérons que cela continue une fois l’enchantement des fêtes disparu.

Du côté personnel, l’acte XII a été exceptionnel. Le doux mois de décembre s’est déroulé sous les parfums de cannelle, noix de muscade et gingembre. Il a commencé par un petit retour en Belgique, me permettant de voir notre fabuleuse Grand-Place sous ses lumières féériques. Retrouvant l’une de mes cousines en fin de journée, j’ai pu assister en sa compagnie à un concert de jeunes artistes très doués. Il a aussi débuté par la résolution du problème de notre voiture, nous permettant enfin de vivre de nouvelles aventures. Décembre s’est ainsi poursuivi par l’exploration des marchés de Noël allemands, en commençant par celui de Hattingen et son célèbre calendrier de l’Avent. Nous avons enchaîné avec les illuminations de l’immense marché d’Essen et par les installations festives du château de Benrath dans son charmant domaine.

Le 3e week-end du mois, mon cher et tendre et moi-même avons entrepris notre voyage vers nos proches avec émoi. Après un court passage chez les parents, nous sommes partis chez ma belle-sœur du côté de Rouen. Nous avons pu explorer par 2 fois ses rues bordées de maisons à colombages et son petit marché au pied de sa cathédrale du Moyen-Âge. Cette première semaine festive nous a fait retomber en enfance, notre petite nièce de 4 ans nous entraînant dans ses jeux et aventures imaginées avant que nous fassions bombance. Nous sommes ensuite revenus dans ma famille, pour célébrer de nouveau Noël puis le Nouvel An en excellente compagnie.

Les fêtes sont déjà terminées, mais le début de janvier s’annonce guilleret. Ce premier mois m’apporte en effet plusieurs retrouvailles et enfin un peu plus de travail ! Espérons que 2026 se poursuive sur la même lancée ; je continuerai mes bilans pour vous en informer. En attendant, je vous souhaite le meilleur pour les 12 mois à venir et une année qui rime avec plaisir 😊

2025 : acte VIII

Ce huitième acte de l’année m’aura bien fait voyager. Débutant sur l’émerveillement dans la sublime ville de Vienne, il s’est terminé par la peur et le dépassement de soi lors de rencontres arachnéennes dans ma demeure londonienne. Riche en retrouvailles amicales et familiales, il a été, professionnellement parlant, beaucoup moins génial. C’est ainsi sur une période de doute que s’est achevé ce mois d’août.

Vallée de la rivière Chess, Angleterre

Loin d’être intense, août m’a donné l’impression que tout le monde était en vacances. J’ai heureusement eu quelques projets de traduction à me mettre sous la dent, mais rien de très conséquent. J’ai également eu la déception de voir que les soucis financiers de mon ancienne agence de rédaction n’étaient toujours pas réglés et de ne percevoir qu’un pourcentage ridicule de la somme qu’elle doit me payer. Les 2 dernières semaines ont été particulièrement vides de projets, ma cliente la plus fidèle partant à son tour en congé. Désœuvrée mais manquant de motivation, je n’ai pas réussi à faire de la prospection. Le syndrome de l’imposteur a recommencé à se manifester, surtout en cette époque perturbée par l’IA et ChatGPT. J’espère néanmoins un retour à la normale, dès que sera terminée la saison estivale.

Les 4 premières journées du mois d’août ont compté parmi les plus belles de toutes. De retour après 8 ans dans l’une de mes villes coups de cœur, j’ai vécu des moments d’envoûtement et de plaisir partagé avec mes beaux-parents, ma nièce et mes belles-sœurs. Je ne vais pas revenir en détail sur mon séjour à Vienne, j’en ai parlé en long et en large dans ma dernière carte postale sur la capitale autrichienne. Je vous remets juste ici quelques photographies, de quoi vous donner envie de la découvrir aussi !

À peine revenue sur le sol britannique que je repartais pour quelques jours en Belgique. Un arrêt à Lille dans le nouvel appartement de ma sœur et de son chéri, une journée shopping à Namur pour l’anniversaire de l’une de mes meilleures amies et un superbe repas sous le soleil avec une grande partie de ma famille, c’était tout ce qu’il me fallait pour être pleinement épanouie. De retour en Angleterre, août s’est poursuivi par mon rendez-vous mensuel littéraire et une après-midi chez ma cousine londonienne pour son anniversaire. Il a continué par une semaine de rencontres presque quotidiennes avec des araignées, face auxquelles j’ai essayé de ne pas laisser ma peur gagner. J’ai ainsi fait d’énormes progrès en cohabitant presqu’un mois avec une tégénaire, exploit dont je ne suis pas peu fière. Le mois d’août offrant aux Anglais un dernier week-end prolongé ensoleillé, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour faire une belle randonnée. Notre balade pittoresque entre Rickmansworth et Chesham a revigoré autant mes jambes que mon âme. Les paysages bucoliques le long de la rivière Chess m’ont plongée dans un état d’allégresse. C’est enfin sur un décor automnal que s’est clôturé ce mois estival. Après plusieurs jours sous les gouttes, nous sommes partis à la rencontre des daims de notre quartier le tout dernier dimanche d’août. Une fois entrée dans les bois déjà tapis de feuilles d’or, j’ai ressenti la joie immense d’apercevoir les premiers reflets de la saison que j’adore.

Septembre me donne envie de redémarrer du bon pied et de le mettre à l’étrier. Espérons que l’énergie de la rentrée m’accompagnera tout au long du neuvième mois de l’année. Rendez-vous dans 4 semaines pour voir où ce début d’automne me mène.

2025 : acte V

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En mai, fais ce qu’il te plaît. On peut dire que cette année, j’en ai bien profité ! Au retour de mon voyage en Chine, j’étais d’humeur plus badine. Plutôt que de travailler comme une fourmi, je suis devenue une cigale qui sautait de sortie en sortie. Cela ne veut toutefois pas dire que j’ai chômé, mais j’ai préféré voir les choses avec plus de légèreté. Retour sur un mois festif sur l’ensemble très positif !

Fleurs printanières

Côté boulot, mai a été un mois pratiquement de tout repos. Hormis un test pour le Parlement européen qui m’a mise sous pression, cet acte n’a connu aucune agitation. J’avais des projets réguliers entrecoupés de jours fériés, ce qui m’a permis d’alterner entre journées chargées ou plus décontractées. Bonne nouvelle également niveau argent, l’agence qui me doit plusieurs factures respecte toujours son échéancier de paiement. Autre détail qui me rassure, elle a réduit de 15 jours le délai de paiement de mes deux dernières factures. Je regagne donc petit à petit confiance en ma collaboration avec cette agence.

Niveau personnel, le cinquième acte de 2025 m’a donné une vie sociale exceptionnelle. Il a commencé par la visite de ma cousine Alexandra et de son mari Ghislain, venus découvrir notre chez-soi et nos voisins les daims. La semaine d’après, c’est l’ancienne gérante de mon petit café que j’ai retrouvée. Avec une autre cliente régulière, nous avons pris ensemble le petit-déjeuner dans un salon de thé au décor rappelant la Vieille Angleterre. Deux jours plus tard, c’est chez les miens que je repars. Une soirée entre cousines le samedi, suivie d’une fête des mères le dimanche chez Mamy, un passage dans la nouvelle salle de ma compagnie de danse le mercredi et une journée à Bruxelles riche en retrouvailles le jeudi. Ma semaine en Belgique s’est terminée sur une note nostalgique. Je suis retournée dans ma ville d’étudiante pour la première fois depuis 8 ans afin de revoir une amie que je n’avais plus vue depuis bien trop longtemps. De retour de l’autre côté de la Manche, j’ai flâné au milieu des fleurs du RHS Garden Hyde Hall avec mon cher et tendre lors d’un beau dimanche. Nous avons aussi fait un petit saut près de la mer, dans une petite ville sur la côte Est de l’Angleterre. Je me suis ensuite offert une petite après-midi en solo pour aller voir un ballet et visiter une expo. Le Design Museum accueillait The World of Tim Burton, une exposition sur le réalisateur américain dont l’univers me fascine depuis la création du personnage de Jack Skellington. Après cette plongée dans une partie de mon enfance et de mon adolescence, place à ma passion de toujours : la danse. Le Royal Opera House produisait Ballet to Broadway, une sélection de ballets d’un de mes chorégraphes préférés. Christopher Wheeldon était à l’honneur et j’ai passé une soirée qui m’a remplie de bonheur. La fin du mois s’est déroulée plus calmement, avec des pauses au café de la librairie et des visites de nos voisins ruminants. Mai s’est terminé en beauté sur un samedi ensoleillé. Après une activité ludique en amoureux à l’O2 suivie par un buffet un peu trop copieux, mon cher et tendre et moi-même avons fait une micro-sieste sous le ciel bleu. La soirée a fini par nous donner encore plus la banane, devant le spectacle d’humour à l’O2 Arena de Mo Gilligan.

Le cinquième acte de 2025 a été bien rempli et n’a connu pratiquement aucun jour de pluie. Juin devrait être aussi phénoménal, avec plusieurs réunions familiales et amicales. Profitez bien de ce premier mois d’été avant mon prochain bilan prévu début juillet.

2025 : acte III

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Le troisième acte de 2025 a été mi-figue mi-raisin et se termine sur la surprise inattendue d’un voyage lointain. Continuant sur la lancée déprimante de février jusqu’au milieu du mois, mars a réussi à me redonner de la joie. Du moins sur le plan personnel, je ne peux hélas pas en dire autant côté professionnel

Lever de soleil magique à Harold Hill

Fin de l’année dernière, j’avais déjà expliqué l’une de mes plus grosses galères. L’agence avec qui je collaborais pour ce client particulièrement exigeant m’a avoué ce mois-ci avoir de gros soucis d’argent. Elle n’est ainsi pas en capacité de me payer pour le moment les fameux projets sur lesquels j’ai travaillé d’arrache-pied le mois précédent le Nouvel An. J’avais entre-temps été contactée par d’autres rédactrices en attente de leur paiement, ce qui n’a fait qu’accroître mon mécontentement. Si le problème semble provenir des clients finaux et pas seulement de l’agence, j’ai beaucoup de mal à leur prêter encore ma confiance. J’ai ainsi dû à nouveau prendre un texte en otage pour obtenir une solution de déblocage. À l’heure où je vous écris, j’ai enfin eu la proposition d’un échéancier de paiement, avec des intérêts de retard pour me remercier d’avoir agi patiemment. J’en saurai plus la semaine prochaine, j’espère pouvoir redevenir enfin un peu plus sereine. Outre ces tracas d’argent, les feuillets de mon agenda sont restés désespérément blancs. Du moins jusqu’à la troisième semaine de cet acte, où j’ai enfin reçu de la nouvelle agence de traduction travaillant pour le Parlement européen un premier contact. Le projet n’était pas très long, mais j’espère que c’est le début d’une belle collaboration

Niveau personnel, mars a été une montagne russe émotionnelle. Des nouvelles sur la santé de mon papa, la fermeture régulière du café de ma petite librairie puis la confirmation de la démission de sa gérante hyper sympa ont mis mon moral au plus bas. Mais il y a aussi eu le retour du club de lecture, la visite à Londres de l’une de mes meilleures amies pour panser mes blessures et les retrouvailles avec ma belle-sœur, toujours à l’écoute de mes fêlures. La dernière semaine du mois m’a remis du baume au cœur en cumulant les instants de bonheur : un traitement phénoménal pour mon père, une après-midi chez ma grand-mère, la visite imprévue d’une tante dans notre chaumière et des promenades au soleil couchant avec certains de mes êtres les plus chers. J’ai aussi eu le plaisir de pouvoir célébrer le carnaval dans ma belle ville natale. Après avoir confectionné mon déguisement, j’ai eu la joie de retrouver quelques-unes des personnes qui me manquent tellement. Le destin a même mis sur mon chemin la rencontre inattendue avec une amie perdue de vue, me rappelant que la vie est une succession de hauts et de bas continue. Le mois s’est d’ailleurs terminé avec la réservation d’un voyage surprise, mon cher et tendre me proposant de le rejoindre dans un pays lointain après ses rendez-vous d’entreprises.

Après 3 mois d’hiver plutôt dur moralement, avril promet d’être riche en aventures et en bouleversements. Espérons que le vent retournera enfin à mon avantage au retour de ce grand voyage. Réponse d’ici 4 semaines qui, je l’espère, me permettront de refaire enfin le plein d’oxygène !

2024 : acte XI

Décembre est déjà arrivé, mais laissez-moi revenir un temps sur les 4 semaines écoulées. Si le dernier mois de l’automne a été, professionnellement parlant, plutôt monotone, il m’a apporté de grandes félicités dans le domaine de ma vie privée. Retour sur un acte passé entre 3 nations, mon cher et tendre ayant quitté temporairement son bureau anglais pour l’entrepôt allemand et son appartement de fonction.

Balade en forêt dans l’Aaper Wald de Rath, Allemagne

Après un mois de bataille (que j'explique ici en détail), novembre m’a presque mise sur la paille. J’avoue, j’utilise un peu trop vite les grands mots, mes projets récurrents m’ont aidée à garder la tête hors de l’eau. Cela faisait toutefois longtemps que je n’avais plus connu de période aussi creuse, et cela m’a plongée dans une humeur ténébreuse. Désœuvrée, il fallait que je passe autrement mes journées. Les 20 premiers jours de novembre ont été principalement consacrés à la prospection et au visionnage de plusieurs webinaires de formation. L’IA était bien évidemment au cœur de mes préoccupations, elle était d’ailleurs le sujet central du Forum européen de la traduction. Ma prospection auprès de nouvelles agences s’est accompagnée d’un syndrome de l’imposteur intense. Doutant de mes compétences linguistiques, je me suis remise plus assidûment à leur pratique. Plusieurs heures de mes journées ont été ainsi dédiées à l’écoute de podcasts en russe, espagnol, allemand et anglais. Après quasi un mois de torpeur, j’ai enfin pu reprendre le travail avec vigueur. Le projet qui m’avait causé tant de tracas a repris avec fracas, remplissant de suite les dernières cases de mon agenda. Décembre démarre donc sur les chapeaux de roue, mais je ne vais pas faire la moue.

Mes journées de travail plus légères ont aussi été salutaires. Durant mes derniers jours sur le sol anglais, j’ai fréquenté plus régulièrement mon petit café. Droguée au Pumpkin Spice latte, j’étais fière des relations amicales que j’avais réussi à y tisser. L’une des clientes habituelles m’a d’ailleurs proposé de poursuivre nos conversations par courriel. Passer début novembre sur le territoire britannique m’a donné l’occasion d’assister à quelques festivités sympathiques. Éclats d’artifices et feux de joie ont illuminé les premières soirées du mois. Souhaitant rendre visite à nos chers voisins cervidés, nous avons passer le dernier week-end à nous balader dans leur endroit préféré. Ils sont venus à leur tour nous dire au revoir, apparaissant sous notre balcon le matin de notre départ.

Après mon arrivée outre-Rhin, j’ai voulu passer du temps auprès des miens. Fin d’après-midi chez Mamy, repas entre cousines, retrouvailles avec mes meilleures amies, j’ai fait une bonne dose de dopamine. Mes jours en Belgique se sont terminés de manière parfaite : soirée de ballet à l’opéra de Liège et dégustation de raclette. J’ai profité du reste de novembre pour arpenter les parcs allemands ornés de feuilles d’ambre. La première neige a sonné l’heure de visiter les premiers marchés de Noël, mon cher et tendre m’ayant emmenée à Düsseldorf pour une échappée belle. Shopping, sirotage de vin chaud, bingsu coréen et soirée cinématographique ont été au programme de notre petite virée romantique. Le mercure grimpant subitement le dimanche suivant, nous nous sommes promenés sous 15 degrés dans un bois époustouflant. Rien de tel qu’une balade automnale en forêt pour me changer les idées ! Les journées raccourcissent mais je tiens à profiter au maximum de ces couleurs flamboyantes qui me ravissent.

Décembre s’annonce intense avant de pouvoir faire bombance. Espérons que j’arriverai à garder pied pour profiter sans stress des fêtes de fin d’année. Nous verrons cela au dernier bilan, qui sera publié après le Nouvel An !

2024 : acte VI

Juin est déjà terminé depuis plusieurs jours, laissant le mois de juillet révéler ses plus beaux atours. À l’heure où vous lirez ce billet, je serai d’ailleurs en congé. Je voulais quand même prendre la peine de revenir sur ces 4 dernières semaines. Retour sur un sixième acte de l’année particulièrement chargé (c'est pourquoi il n'y a pas eu d'article la semaine passée).

Harold Hill Central Park

Après un mois de mai très festif, juin a plutôt été productif. À peine avais-je annoncé mes dates de vacances que j’ai été sollicitée par les agences. Sautant sur l’occasion, j’ai accepté un grand nombre de missions. Plus mon départ approchait, plus l’on me proposait de projets. J’ai donc travaillé avec acharnement pour dire de me faire un maximum d’argent (car quand on est freelance, on n’est pas payé pendant ses vacances…). La dernière semaine a été assez intense, mais j’ai réussi à boucler un gros projet en urgence. J’ai également déjà bloqué plusieurs missions pour la fin du mois de juillet, de quoi me mettre du travail sous la dent dès mon retour de congé.

Si les actualités électorales ont pesé sur mon moral, sur le plan personnel, juin m’a offert des petits bonheurs occasionnels. Il a commencé avec la visite de mes beaux-parents venus passer quelques jours en Angleterre dans notre appartement. Est ensuite arrivée la fête des pères, célébrée autour d’un tiramisu glacé à tomber par terre (et j’adore les tiramisus donc ça méritait d’être noté). Juin m’a aussi donné l’occasion de participer à une autre célébration. La compagnie de danse à laquelle j’appartiens depuis son commencement a profité de son spectacle de fin d’année pour fêter ses 15 ans. Un moment de joie et de fortes émotions partagé avec toute ma « famille passion ». Le retour en Angleterre aura été plus délétère. L’attente interminable au port de Calais m’a fait rentrer à Londres seulement aux petites heures de la matinée. Ce retard m’aura quand même permis d’assister à l’un des plus beaux couchers de soleil de cette année. Mon sixième acte aura aussi marqué le début d’une nouvelle aventure : ma participation à un club de lecture. J’ai adoré l’expérience et je tarde de la réitérer à mon retour de vacances. Notre monture à deux roues ayant plusieurs soucis et le ciel anglais restant plutôt gris, nous n’avons pas vraiment fait de sorties. J’ai toutefois apprécié comme d’habitude mes séances de travail-papotage dans mon petit café et mes rencontres toujours aussi incroyables avec les daims de notre quartier.

Mon mois de juillet démarrant en Crète, le prochain acte de l’année sera plus riche en découverte. La Grèce avait fait l’objet de ma toute première Carte postale sur ce site, je vous partagerai donc mes impressions sur cette énième île du pays 10 ans après ma première visite. En attendant le prochain acte dans 4 semaines, je vous souhaite un mois de juillet dans une ambiance plus sereine.

2024 : acte I

Le premier mois de l’année s’est déjà écoulé. Entre gel et chutes de flocons spectaculaires, janvier nous aura apporté de beaux décors d’hiver. L’acte I de 2024 m’a semblé à la fois court et sans fin, les fêtes de fin d’année n’apparaissant plus que comme un souvenir lointain. Retour sur cet acte d’ouverture, qui n’aura pas toujours été une sinécure.

Lac gelé à Ratingen

Plutôt que de prendre de bonnes résolutions comme c’est la tradition, j’ai cherché à comprendre quelles étaient mes aspirations. J’ai ainsi commencé l’année en écrivant la liste de mes envies que je souhaitais voir assouvies. J’ai aussi pris le temps de revenir sur les 12 mois passés, ouvrant les petits papiers des notes positives que j’ai rédigées chaque semaine au fil de l’année. Après une semaine où j’ai tenté de reprendre le travail sereinement, la réalité m’a rattrapée rapidement. Ayant accepté plusieurs projets avant les fêtes, je me suis vite retrouvée à devoir chasser le temps dans la nuit comme une chouette. Deux nuits blanches à mon actif, on ne peut pas dire que j’ai commencé l’année sur un rythme positif. Les choses se sont heureusement rétablies durant la deuxième moitié du mois, une légère accalmie m’aidant à faire le contrepoids. La réduction des demandes perdurant un peu trop à mon gré, elle a cependant fini par légèrement m’angoisser. N’ayant toujours pas de nouvelles pour plusieurs contrats, mon esprit s’est vite perdu dans les sempiternels tracas. Comme j’ai tendance à m’imaginer les pires scénarios, mon niveau de stress n’a fait que pousser vers le haut. Espérons que février parviendra à apaiser mon anxiété.

Côté personnel, 2024 a démarré de manière plus belle. J’ai ainsi passé le premier dimanche soir de l’année devant une version contemporaine d’un célèbre ballet. Mon cher et tendre avait profité de Noël pour m’offrir une place à l’Oper am Rhein pour voir Giselle. Jouant avec les genres et mettant en scène 2 femmes rêvant d’un amour interdit, il a été chorégraphié par le talentueux Demis Volpi. La température commençant la semaine suivante à descendre sous 0, mes promenades quotidiennes ont été l’occasion de prendre de jolies photos. Les eaux du petit lac voisin s’étant figées dans la glace, le décor de mes balades s’était paré de grâce. Le dimanche suivant, je suis retournée en Belgique m’apprêtant à vivre un événement à la fois féerique et chaotique. Alors qu’on ne l’attendait plus, la neige est enfin apparue. Et pas sous forme d’une petite poudre blanche, mais d’une véritable avalanche. Je suis retournée en Allemagne le lendemain de la chute des flocons, prête à braver les retards ferroviaires causés par ces inhabituelles précipitations. Traverser mon plat pays recouvert de ce blanc tapis m’aura particulièrement ravie. La neige m’a encore accompagnée le week-end suivant, durant lequel l’une de mes meilleures amies est venue nous rendre visite avec son compagnon et ses enfants. Notre balade digestive dans le parc encore revêtu de son manteau blanc aura émerveillé autant les petits que les grands. Les températures se sont toutefois vite radoucies, nous poussant mon cher et tendre et moi-même à prendre les vélos pour une sortie. Rouler à travers champs et bois sous un soleil généreux a fait un bien fou à mon système nerveux. Nous nous sommes rendus jusqu’au plateau des 6 lacs de Duisburg, nous permettant de faire un charmant tour. Janvier aura aussi été l’occasion d’admirer l’astre du jour se lever et se coucher tôt et d’observer les perruches à collier picorant les derniers fruits du pommier à côté de mon bureau.

Dans le train S entre Liège et Aix-la-Chapelle

Février a déjà commencé et s’apprête à être mouvementé. Mon cher et tendre va devoir repartir en Angleterre, je vais donc retrouver sous peu mon British pied-à-terre. Mon agenda n’est pour l’instant qu’à moitié rempli, mais j’espère que la situation sera vite rétablie. Dans le pire des cas, je me remettrai à prospecter, profitant aussi de mon temps pour lire et me former. Nous verrons ce que le deuxième acte de 2024 nous réserve en temps utile, c’est-à-dire le lendemain du jour bissextile. En attendant de nous retrouver, j’espère que vous profiterez du mois le plus court de l’année.

2023 : cinquième acte

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« En mai, fais ce qu’il te plaît ! » Cette année, on peut dire que ce dicton s’est réalisé. Si j’ai dû bien évidemment travailler et que certaines semaines ont été chargées, les week-ends de ce mois écoulé ont été remplis de gaieté. Retour sur un mois à la fois productif et très festif !

Mon mois de mai s’est déroulé entre 3 univers : la Belgique, l’Allemagne et l’Angleterre (enfin pas dans cet ordre, mais c'était plus simple pour la rime 😅). Il a démarré au Royaume-Uni, qui célébrait le couronnement d’un roi aux cheveux gris. N’ayant nullement envie de nous mêler à la foule, mon cher et tendre et moi-même avons passé ce jour de fête de manière plutôt cool, tout en nous préparant à une grande occasion dans notre cercle privé : le mariage de l’une de nos amies d’université. Alors que Charles nouvellement couronné était célébré dans la liesse, mon cher et tendre et moi-même étions en quête de son costume trois pièces. La tenue enfin trouvée, nous étions fin prêts à retourner sur le continent le week-end suivant, que j’ai pu passer auprès de mes parents. Un week-end riche en émotions, marqué par une chouette soirée Eurovision (oui, j'adore ça, ne me jugez pas) et une belle célébration. Après des années à éviter ce genre de rassemblement, ma famille maternelle s’est en effet réunie chez ma grand-mère le 14 mai pour fêter les mamans. L’occasion de retrouver oncles, tantes et cousins-cousines, ce qui correspond chez moi à une cure de dopamine 😊 Après ce beau week-end en famille, mon cher et tendre et moi-même nous sommes rendus dans notre second « lieu de vie ». Nouvelle frontière franchie, nous voici de retour en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Deux semaines à Ratingen dans l’appartement de fonction de mon amoureux qui sont passées bien trop vite à mes yeux. Nous n’avons pu profiter que d’un seul week-end sur place, mais ce dernier a été plutôt classe. Après un samedi shopping et restaurant, notre dimanche allemand a été passionnant. Cela faisait des mois que je désirais visiter Kettwig, un charmant quartier historique. Plutôt que d’y aller bêtement à moto, nous avons fait les 15 kilomètres de route (x 2, je tiens à le préciser) à vélo. Une balade certes fatigante pour mes jambes en manque d’entraînement, mais qui a été une grande source d’enchantement. Après ce week-end allemand sportif, le dernier week-end de mai a été le plus festif. Quittant notre « seconde résidence » outre-Moselle, nous sommes partis à Bruxelles. Le mariage tant attendu de ma meilleure amie a été plus que parfait, le soleil ayant décidé de nous accompagner toute la journée. La fête nous aura en outre permis de renouer les liens avec d’anciens camarades d’université, l’occasion de se remémorer une époque bien-aimée. Le lendemain, cette union a laissé place à une autre célébration : retour en famille pour fêter l’entrée de ma maman dans une nouvelle décennie. À ces week-ends de félicité se sont bien sûr ajoutés plusieurs jours fériés dont j’ai majoritairement pu profiter, ce qui m’a permis d’un peu souffler et de me balader. Mai aura aussi été ponctué de charmantes rencontres animalières avec les voisins à quatre pattes de notre nouvelle chaumière.

Côté boulot, le mois de mai ne s’est pas avéré de tout repos. Cela dit, les congés répartis tout au long des 4 semaines m’ont aidée à être plus sereine. Il est vrai que j’ai connu des jours au rythme plus effréné, qui m’ont poussée à demander des prolongements de délai, mais dans l’ensemble, je sors de ce mois sans être trop fatiguée, ce qui n’était pas le cas à l’acte passé. Mai s’est en outre terminé sur un appel téléphonique très positif, ma plus adorable cliente m’appelant pour m’annoncer qu’elle voulait augmenter mon tarif. Mai a aussi été l’occasion de renouveler un gros contrat, de quoi continuer à bien remplir mon agenda.

Vous l’aurez compris, le cinquième acte de cette année m’aura particulièrement ravie. S’il ne s’annonce pas aussi jouissif, espérons que juin soit toujours positif ! Réponse dans 5 semaines…