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Traducteur voyageur

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Yassas !

Oui, je suis toujours en vie… Je m’excuse de ce si long silence, je pensais pouvoir profiter de la saison estivale pour reprendre mon blog (que j’avais honteusement laissé de côté ces derniers mois par flemmardise manque de temps) et nous voilà déjà à la fin de la première semaine de la rentrée… Bref, toutes mes excuses à ceux qui s’impatientaient de lire mes articles (même si je doute que vous soyez très nombreux).

Je voulais vous parler aujourd’hui de l’un des plus beaux avantages d’être un traducteur freelance : la liberté de pouvoir travailler d’où l’on veut. L’idée de cet article m’est d’ailleurs venue sur une plage de Grèce (d’où ma salutation exotique), où je viens de passer un mois avec mon cher et tendre qui voulait se prendre des vacances bien méritées au soleil (et quel soleil ^^) ! Après quelques jours de repos sur la superbe île de Santorin, nous avons passé 3 semaines à Athènes où j’ai pu combiner travail et tourisme. Nous profitions de nos soirées pour nous balader dans les différents quartiers de la capitale grecque et de mes journées où la boîte e-mail restait désespérément vide pour aller nous dorer la pilule sur la plage ou explorer les ruines dispersées aux quatre coins de la ville.

Partir travailler dans un autre pays pour quelques semaines est extrêmement enrichissant, surtout pour nous, traducteurs et linguistes, qui adorons apprendre de nouveaux mots et découvrir d’autres cultures. Changer ses habitudes (et son régime alimentaire, bien que je ne conseille pas spécialement les plats riches en graisse des Grecs :p) peut également être bénéfique pour la productivité, à condition bien sûr de trouver l’équilibre entre temps de travail et temps de loisir.

Cette liberté de mouvement, j’en profite depuis le début de mon activité puisque j’ai passé ces deux dernières années à faire la navette entre la Belgique et la Norvège, où mon cher et tendre avait élu résidence. Si certains restent sceptiques, sachez que cela ne m’a jamais posé problème. Avec un peu d’organisation, on peut tout à fait voyager en continuant de travailler ! Bien sûr, même si la technologie nous permet désormais de capter Internet n’importe où, je me vois mal traduire en plein désert du Sahara ou au beau milieu de la forêt amazonienne. Je ne me risquerais pas non plus à emmener mon ordinateur sur la plage, même si certains le font sans problème. Bref, il faut quand même avoir un endroit décent pour travailler (par « décent », je ne veux pas spécialement parler d’un bureau bien rangé, je sais que la plupart de mes collègues traductrices trouvent beaucoup plus l’inspiration sur leur fauteuil ou dans leur lit :p).

Pour ceux qui souhaiteraient partir travailler à l’étranger le temps d’un mois ou deux, voici quelques petits conseils.

  1. Ne jamais accepter de gros projet à rendre le jour de son arrivée ou durant une période de déplacement : vous ne savez jamais ce qu’il peut arriver (retard, annulation, perte de bagages, j’en passe et des meilleures). Il faudra également vous laisser un peu de temps pour trouver vos marques dans votre nouveau logement. De plus, la fatigue et l’excitation du voyage ne vous donnent pas les bonnes conditions pour travailler efficacement dès le premier jour.
  2. Prévenir ses clients en cas de gros décalage horaire : en ce qui me concerne, je n’ai pas jugé utile d’avertir mes clients de mon séjour en Grèce, étant donné qu’il n’y avait qu’une petite heure de décalage (d’ailleurs en ma faveur puisque je pouvais dormir 1h plus tard sans culpabiliser :D). Toutefois, si vous envisagez de partir aux États-Unis, par exemple, il est indispensable de prévenir les agences avec qui vous collaborez, sauf si vous voulez vous faire réveiller en pleine nuit par le coup de fil d’un Project Manager énervé de ne pas avoir reçu sa traduction urgente.
  3. S’assurer d’avoir une bonne connexion Internet : cela peut paraître évident mais mieux vaut vérifier que vous pourrez bien travailler et communiquer avec vos clients pour ne pas vous retrouver le bec dans l’eau (sinon, vous êtes bon pour passer toutes vos journées dans le cybercafé du coin). Je préfère le conseiller car si je n’avais pas pris congé durant la dernière semaine, que nous avons passée dans les îles Ioniennes, j’aurais été bien embêtée. Le wifi ne fonctionnait pas ou très mal dans l’hôtel, ainsi que dans les restaurants qui le proposaient (bref, évitez d’aller travailler sur l’île, soit dit en passant magnifique, de Céphalonie).
  4. Toujours rester disponible : s’il nous arrivait de partir pour la journée, je vérifiais toujours mes e-mails pour revenir à l’appartement en cas de travail urgent. Cela coule de source mais n’oubliez pas que vous n’êtes pas en vacances et que vous devez être à la disposition de vos clients même quand vous partez en vadrouille !
  5. S’accorder tout de même quelques jours de congé : vous risqueriez de repartir frustré de ne pas avoir pu profiter pleinement du pays que vous avez choisi alors prenez un peu de temps pour visiter les régions qui vous tentent et faire quelques activités !

J’espère vous avoir donné l’envie de tenter l’expérience (et si vous hésitez encore, voici quelques photos de mon voyage :D) ! En ce qui me concerne, je continuerai à en profiter encore cette année puisque mon cher et tendre compte s’installer à Londres. To be continued 🙂

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À propos de Elise Lignian

Traductrice de l'anglais et du russe vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.
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