Le premier mois de l’année s’est déjà écoulé. Entre gel et chutes de flocons spectaculaires, janvier nous aura apporté de beaux décors d’hiver. L’acte I de 2024 m’a semblé à la fois court et sans fin, les fêtes de fin d’année n’apparaissant plus que comme un souvenir lointain. Retour sur cet acte d’ouverture, qui n’aura pas toujours été une sinécure.
Plutôt que de prendre de bonnes résolutions comme c’est la tradition, j’ai cherché à comprendre quelles étaient mes aspirations. J’ai ainsi commencé l’année en écrivant la liste de mes envies que je souhaitais voir assouvies. J’ai aussi pris le temps de revenir sur les 12 mois passés, ouvrant les petits papiers des notes positives que j’ai rédigées chaque semaine au fil de l’année. Après une semaine où j’ai tenté de reprendre le travail sereinement, la réalité m’a rattrapée rapidement. Ayant accepté plusieurs projets avant les fêtes, je me suis vite retrouvée à devoir chasser le temps dans la nuit comme une chouette. Deux nuits blanches à mon actif, on ne peut pas dire que j’ai commencé l’année sur un rythme positif. Les choses se sont heureusement rétablies durant la deuxième moitié du mois, une légère accalmie m’aidant à faire le contrepoids. La réduction des demandes perdurant un peu trop à mon gré, elle a cependant fini par légèrement m’angoisser. N’ayant toujours pas de nouvelles pour plusieurs contrats, mon esprit s’est vite perdu dans les sempiternels tracas. Comme j’ai tendance à m’imaginer les pires scénarios, mon niveau de stress n’a fait que pousser vers le haut. Espérons que février parviendra à apaiser mon anxiété.
Côté personnel, 2024 a démarré de manière plus belle. J’ai ainsi passé le premier dimanche soir de l’année devant une version contemporaine d’un célèbre ballet. Mon cher et tendre avait profité de Noël pour m’offrir une place à l’Oper am Rhein pour voir Giselle. Jouant avec les genres et mettant en scène 2 femmes rêvant d’un amour interdit, il a été chorégraphié par le talentueux Demis Volpi. La température commençant la semaine suivante à descendre sous 0, mes promenades quotidiennes ont été l’occasion de prendre de jolies photos. Les eaux du petit lac voisin s’étant figées dans la glace, le décor de mes balades s’était paré de grâce. Le dimanche suivant, je suis retournée en Belgique m’apprêtant à vivre un événement à la fois féerique et chaotique. Alors qu’on ne l’attendait plus, la neige est enfin apparue. Et pas sous forme d’une petite poudre blanche, mais d’une véritable avalanche. Je suis retournée en Allemagne le lendemain de la chute des flocons, prête à braver les retards ferroviaires causés par ces inhabituelles précipitations. Traverser mon plat pays recouvert de ce blanc tapis m’aura particulièrement ravie. La neige m’a encore accompagnée le week-end suivant, durant lequel l’une de mes meilleures amies est venue nous rendre visite avec son compagnon et ses enfants. Notre balade digestive dans le parc encore revêtu de son manteau blanc aura émerveillé autant les petits que les grands. Les températures se sont toutefois vite radoucies, nous poussant mon cher et tendre et moi-même à prendre les vélos pour une sortie. Rouler à travers champs et bois sous un soleil généreux a fait un bien fou à mon système nerveux. Nous nous sommes rendus jusqu’au plateau des 6 lacs de Duisburg, nous permettant de faire un charmant tour. Janvier aura aussi été l’occasion d’admirer l’astre du jour se lever et se coucher tôt et d’observer les perruches à collier picorant les derniers fruits du pommier à côté de mon bureau.
























Février a déjà commencé et s’apprête à être mouvementé. Mon cher et tendre va devoir repartir en Angleterre, je vais donc retrouver sous peu mon British pied-à-terre. Mon agenda n’est pour l’instant qu’à moitié rempli, mais j’espère que la situation sera vite rétablie. Dans le pire des cas, je me remettrai à prospecter, profitant aussi de mon temps pour lire et me former. Nous verrons ce que le deuxième acte de 2024 nous réserve en temps utile, c’est-à-dire le lendemain du jour bissextile. En attendant de nous retrouver, j’espère que vous profiterez du mois le plus court de l’année.
