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2025 : acte III

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Le troisième acte de 2025 a été mi-figue mi-raisin et se termine sur la surprise inattendue d’un voyage lointain. Continuant sur la lancée déprimante de février jusqu’au milieu du mois, mars a réussi à me redonner de la joie. Du moins sur le plan personnel, je ne peux hélas pas en dire autant côté professionnel

Lever de soleil magique à Harold Hill

Fin de l’année dernière, j’avais déjà expliqué l’une de mes plus grosses galères. L’agence avec qui je collaborais pour ce client particulièrement exigeant m’a avoué ce mois-ci avoir de gros soucis d’argent. Elle n’est ainsi pas en capacité de me payer pour le moment les fameux projets sur lesquels j’ai travaillé d’arrache-pied le mois précédent le Nouvel An. J’avais entre-temps été contactée par d’autres rédactrices en attente de leur paiement, ce qui n’a fait qu’accroître mon mécontentement. Si le problème semble provenir des clients finaux et pas seulement de l’agence, j’ai beaucoup de mal à leur prêter encore ma confiance. J’ai ainsi dû à nouveau prendre un texte en otage pour obtenir une solution de déblocage. À l’heure où je vous écris, j’ai enfin eu la proposition d’un échéancier de paiement, avec des intérêts de retard pour me remercier d’avoir agi patiemment. J’en saurai plus la semaine prochaine, j’espère pouvoir redevenir enfin un peu plus sereine. Outre ces tracas d’argent, les feuillets de mon agenda sont restés désespérément blancs. Du moins jusqu’à la troisième semaine de cet acte, où j’ai enfin reçu de la nouvelle agence de traduction travaillant pour le Parlement européen un premier contact. Le projet n’était pas très long, mais j’espère que c’est le début d’une belle collaboration

Niveau personnel, mars a été une montagne russe émotionnelle. Des nouvelles sur la santé de mon papa, la fermeture régulière du café de ma petite librairie puis la confirmation de la démission de sa gérante hyper sympa ont mis mon moral au plus bas. Mais il y a aussi eu le retour du club de lecture, la visite à Londres de l’une de mes meilleures amies pour panser mes blessures et les retrouvailles avec ma belle-sœur, toujours à l’écoute de mes fêlures. La dernière semaine du mois m’a remis du baume au cœur en cumulant les instants de bonheur : un traitement phénoménal pour mon père, une après-midi chez ma grand-mère, la visite imprévue d’une tante dans notre chaumière et des promenades au soleil couchant avec certains de mes êtres les plus chers. J’ai aussi eu le plaisir de pouvoir célébrer le carnaval dans ma belle ville natale. Après avoir confectionné mon déguisement, j’ai eu la joie de retrouver quelques-unes des personnes qui me manquent tellement. Le destin a même mis sur mon chemin la rencontre inattendue avec une amie perdue de vue, me rappelant que la vie est une succession de hauts et de bas continue. Le mois s’est d’ailleurs terminé avec la réservation d’un voyage surprise, mon cher et tendre me proposant de le rejoindre dans un pays lointain après ses rendez-vous d’entreprises.

Après 3 mois d’hiver plutôt dur moralement, avril promet d’être riche en aventures et en bouleversements. Espérons que le vent retournera enfin à mon avantage au retour de ce grand voyage. Réponse d’ici 4 semaines qui, je l’espère, me permettront de refaire enfin le plein d’oxygène !

2024 : acte III

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Comme les giboulées faisant oublier en un instant le ciel bleu, mon troisième mois de l’année a connu des jours douloureux. Marqué par un deuil, il n’a toutefois pas été uniquement touché par le mauvais œil. De précieux moments en famille et entre amis ont été comme des arcs-en-ciel chassant les nuages gris. À l’instar de sa météo, mars aura ainsi connu des bas et des hauts.

Les mauvaises nouvelles de février m’y avaient préparée, mon mois de mars a vu mon activité diminuer. Depuis que ma principale agence a perdu son gros contrat, je n’ai pas pu beaucoup remplir mon agenda. Je pouvais heureusement encore compter sur mes projets récurrents pour avoir quand même quelque chose à me mettre sous la dent. Le troisième mois de l’année m’a donc poussée à recommencer à prospecter. Mise à jour de profils et envois de CV ont ainsi ponctué mes journées. J’ai néanmoins eu enfin un retour pour un contrat dont je n’avais plus de nouvelles depuis plus de 3 mois. D’autres propositions de collaboration ont également rempli ma boîte de réception. Mars a été moins productif, mais n’a pas été complètement oisif. J’ai profité de ces journées plus tranquilles pour me former à d’autres choses utiles. Cela a aussi été une bonne occasion de me reposer et de passer plus de temps avec des personnes bien-aimées.

Mars a été un mois fort en émotions, mêlant de tristes aurevoirs à de joyeuses célébrations. J’ai ainsi pu retrouver amies et membres de la famille au carnaval de Tournai, un événement auquel je n’avais plus participé depuis des années. J’ai passé du temps à me créer un déguisement, activité manuelle me rappelant des souvenirs d’antan. Cousin, cousine, tante, oncle, sœur et amis ont été les rencontres de cette belle après-midi. Je suis restée jusqu’à la fin de la marche aux flambeaux, un moment magique se terminant au bord de l’Escaut. Visites auprès de ma grand-mère et cours de danse avec mes anciennes partenaires ont été d’autres joies éphémères. Le chagrin a toutefois fait son apparition, la fin du mois étant assombrie par le décès d’un membre de ma famille « passion ». Dansant auprès du même groupe de filles depuis ma plus tendre enfance, j’ai dû dire adieu à mon papy de la danse. Souffrant d’un cancer et de son veuvage depuis des années, son envol a été pour lui comme un souffle de liberté, ce qui m’a quelque peu apaisée. Comme un arc-en-ciel après la pluie, cette morne semaine s’est terminée par une très belle fête de famille. Le temps passe si vite qu’il faut savourer chaque moment passé auprès des proches que l’on connaît depuis enfant. La nature de mars m’aura elle aussi offert de jolis instants, de la découverte d’un nouveau parc peuplé de ruminants à une traversée en ferry sous un soleil éclatant.

Avril a déjà commencé à dérouler son fil, démarrant sur un rythme tranquille. J’espère qu’il sera quand même un peu plus fertile et que mon travail sera moins volatil. Réponse d’ici 4 semaines, quand nous pourrons peut-être enfin ranger nos petites laines.