Comme les giboulées faisant oublier en un instant le ciel bleu, mon troisième mois de l’année a connu des jours douloureux. Marqué par un deuil, il n’a toutefois pas été uniquement touché par le mauvais œil. De précieux moments en famille et entre amis ont été comme des arcs-en-ciel chassant les nuages gris. À l’instar de sa météo, mars aura ainsi connu des bas et des hauts.
Les mauvaises nouvelles de février m’y avaient préparée, mon mois de mars a vu mon activité diminuer. Depuis que ma principale agence a perdu son gros contrat, je n’ai pas pu beaucoup remplir mon agenda. Je pouvais heureusement encore compter sur mes projets récurrents pour avoir quand même quelque chose à me mettre sous la dent. Le troisième mois de l’année m’a donc poussée à recommencer à prospecter. Mise à jour de profils et envois de CV ont ainsi ponctué mes journées. J’ai néanmoins eu enfin un retour pour un contrat dont je n’avais plus de nouvelles depuis plus de 3 mois. D’autres propositions de collaboration ont également rempli ma boîte de réception. Mars a été moins productif, mais n’a pas été complètement oisif. J’ai profité de ces journées plus tranquilles pour me former à d’autres choses utiles. Cela a aussi été une bonne occasion de me reposer et de passer plus de temps avec des personnes bien-aimées.
Mars a été un mois fort en émotions, mêlant de tristes aurevoirs à de joyeuses célébrations. J’ai ainsi pu retrouver amies et membres de la famille au carnaval de Tournai, un événement auquel je n’avais plus participé depuis des années. J’ai passé du temps à me créer un déguisement, activité manuelle me rappelant des souvenirs d’antan. Cousin, cousine, tante, oncle, sœur et amis ont été les rencontres de cette belle après-midi. Je suis restée jusqu’à la fin de la marche aux flambeaux, un moment magique se terminant au bord de l’Escaut. Visites auprès de ma grand-mère et cours de danse avec mes anciennes partenaires ont été d’autres joies éphémères. Le chagrin a toutefois fait son apparition, la fin du mois étant assombrie par le décès d’un membre de ma famille « passion ». Dansant auprès du même groupe de filles depuis ma plus tendre enfance, j’ai dû dire adieu à mon papy de la danse. Souffrant d’un cancer et de son veuvage depuis des années, son envol a été pour lui comme un souffle de liberté, ce qui m’a quelque peu apaisée. Comme un arc-en-ciel après la pluie, cette morne semaine s’est terminée par une très belle fête de famille. Le temps passe si vite qu’il faut savourer chaque moment passé auprès des proches que l’on connaît depuis enfant. La nature de mars m’aura elle aussi offert de jolis instants, de la découverte d’un nouveau parc peuplé de ruminants à une traversée en ferry sous un soleil éclatant.



























Avril a déjà commencé à dérouler son fil, démarrant sur un rythme tranquille. J’espère qu’il sera quand même un peu plus fertile et que mon travail sera moins volatil. Réponse d’ici 4 semaines, quand nous pourrons peut-être enfin ranger nos petites laines.

