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2026 : acte IV

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Avril a été un mois fébrile. S’il n’a pas été très chargé au niveau professionnel, il m’a offert de beaux souvenirs dans ma vie personnelle. Retour sur un acte rempli de voyages, qui m’a mis la tête dans les nuages.

Le printemps à Harold Hill

Hormis quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, ma charge de travail en ce mois d’avril était loin d’être folle. Je l’ai donc principalement passé à faire de la prospection et à faire part de mes disponibilités aux différentes agences avec qui je suis en collaboration. Avril a également été teinté d’un regain d’anxiété, l’agence qui me doit encore de l’argent ayant pris du retard dans le paiement de sa mensualité. J’ai heureusement récupérer mon dû assez rapidement, mais je doute désormais de la ponctualité de ses prochains versements.

Côté personnel, avril a été un mois exceptionnel. Il a débuté par un long week-end férié, lors duquel mon cher et tendre et moi-même avons exploré un célèbre parc national anglais. Le Lake District nous a complètement enchantés par ses paysages bucoliques de lacs, de prairies et de sommets. Quelques jours plus tard, j’ai dû vivre en solitaire, mon cher et tendre étant parti en Chine pour un voyage d’affaires. J’en ai profité pour m’offrir une exploration dans le musée londonien de la Wallace Collection. L’heure est ensuite venue de partir à mon tour, rejoignant mon cher et tendre en Asie pour une dizaine de jours. Après un passage en Chine de quelques heures pendant mon escale, nous sommes arrivés au Vietnam, notre destination finale. Ces 2 voyages à l’opposé feront bien évidemment l’objet chacun d’un billet. Le retour de ces contrées lointaines a été moins idyllique, mon cher et tendre et moi-même tombant légèrement malades vu la chute vertigineuse de degrés une fois sous le climat britannique. Nous nous rétablissons heureusement en douceur, d’autant plus que l’Angleterre connaît à son tour un regain de chaleur.

Mai commence sur les chapeaux de roue côté professionnel, ce qui me fait pousser des ailes. Espérons que le reste du cinquième acte se poursuive sur cette lancée, pour renflouer un peu mes caisses avant l’été ! Vous en saurez plus au début du mois de juin, lorsque les beaux jours ne seront plus un désir lointain.

2026 : acte III

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On peut dire que mars aura rendu mes pensées éparses. Alors qu’il avait débuté avec courage et motivation, il s’est terminé sous les nuages et la dépression. Retour sur un troisième acte mitigé qui m’a valu quelques nuits agitées.

Au Dagnam Park

Le début de mars était pourtant de bonne augure avec 3 projets de traduction plus conséquents qui me rassuraient sur mon futur. J’étais également motivée à perfectionner mes langues professionnelles, mon emploi du temps plus chargé me faisant pousser des ailes. Puis en milieu de mois le rythme s’est ralenti, diminuant mon entrain petit à petit. J’ai tenté de me remettre à la prospection, mais sans grande conviction. J’ai également reçu une nouvelle qui m’a peu enchantée, l’agence avec laquelle j’avais des projets récurrents m’expliquant que le travail ne devrait reprendre que cet été. L’arrivée du printemps a donc coïncidé avec un certain désappointement.

Du côté de la vie perso, mars a été un mois de repos. Mon cher et tendre et moi-même avons été plus casaniers, limitant nos balades aux parcs de notre quartier, parfois lors de séances de courses à pied. Nous avons continué de sympathiser avec nos voisins les daims, certains venant manger directement dans nos mains. Il y en a un qui m’a d’ailleurs fait un léger peur, rapprochant ses grands bois vers moi pour tenter de picorer dans mon bouquet de fleurs. J’ai quand même effectué quelques sorties, allant plusieurs fois dans le café de ma librairie. Ce troisième acte m’a aussi permise de retourner à l’opéra pour voir Giselle, ma place devant ce ballet ayant été offert par l’une de mes belles-sœurs à Noël. J’ai également eu le plaisir de découvrir un bout de l’Iran et de sa culture lors d’un exposé sur le Nouvel An persan à l’occasion de notre réunion mensuelle du club de lecture. Mars m’a enfin donné le bonheur de rentrer un week-end en Belgique et de savourer en famille une raclette gastronomique.

Avril déroule déjà son fil et s’annonce moins tranquille. Des voyages sont programmés, ainsi que la promesse de nouveaux projets. Espérons qu’il me rendra plus sereine, réponse dans 4 semaines !

2026 : acte II

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Plus calme que le premier acte de l’année, février a été un mois de réflexion et de quête d’identité. Se déroulant principalement en Angleterre, il m’a permis de retrouver mes habitudes routinières. Retour sur un mois assez tranquille en apparence, mais avec de beaux projets personnels en latence.

Prémices du printemps à Rumes

Comme annoncé dans mon acte précédent, le deuxième mois de l’année a été beaucoup moins gratifiant professionnellement parlant. Ma charge de travail s’est résumée à quelques petites traductions pour ma cliente espagnole, me laissant tout le temps d’angoisser et de déprimer avant de décider de retourner sur les bancs de l’école. Je ne veux pas dire par-là que je me lance dans de nouvelles études, mais que je me suis remise à étudier plus sérieusement le russe, dont mes connaissances sont dans un état de décrépitude. Ce deuxième acte professionnel s’est quand même accompagné d’une bonne nouvelle. L’agence de rédaction qui me doit toujours de l’argent a continué de me rembourser dans les temps et avec un plus gros montant. Le mois s’est également terminé par une reprise d’activité et par une détermination de mieux prospecter.

Comparé à janvier, février a été beaucoup plus casanier. J’ai retrouvé avec plaisir la vue depuis le balcon de notre appartement, d’où j’ai pu admirer plusieurs fois le soleil levant. J’ai également pu revoir mes amis anglais, partageant brunch et tasses de thé dans nos cafés préférés. Le deuxième acte m’a aussi permis de participer de nouveau aux réunions du club de lecture, un rendez-vous mensuel qui m’avait manqué durant les mois d’hiver plus obscurs. Comme la version cinématographique du livre choisi était sorti sur grand écran, j’ai d’ailleurs été pour la première fois seule au cinéma pour le voir tranquillement (et heureusement, car j'ai sangloté tout le film durant). Le calme de février m’a aussi permis d’enchaîner les romans, avec pas moins de 4 livres achevés en 3 semaines seulement. Le mois a aussi été rythmé par nos rencontres animalières, les daims nous faisant l’honneur de se montrer presque quotidiennement aux portes de notre chaumière. Nous avons pu davantage les approcher et avons eu la joie de pouvoir leur donner à manger. Le soleil apparaissant vers le milieu du mois, nous avons repris en douceur la course à pied en nous aventurant dans le quartier et les bois. Février s’est terminé par un retour express en Belgique, où j’ai rejoint l’une de mes meilleures amies pour une journée à Liège sympathique et une soirée en compagnie de La Dame de pique. Sushis, papotage et opéra russe de 3 heures, il n’en fallait pas plus pour me combler de bonheur. À cela s’est ajoutée la réservation d’hôtels et d’un futur voyage, ainsi que la possibilité d’un changement de lieu de vie qui se présage. Rien de concret ne devrait arriver avant avril, ne soyons donc pas trop fébriles…

Mars a commencé par une semaine bien chargée qui, je l’espère, annonce une plus grande productivité. En attendant, l’arrivée du printemps se fait doucement sentir, réchauffant l’humeur et l’air ambiant, ce qui me redonne envie de sourire. Pour voir ce que le troisième acte me réservera, rendez-vous à la fin de la floraison du forsythia !

Mettre à jour son CV quand on est traducteur

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Ce mois de mars est plutôt calme et me voilà à nouveau en train de prospecter. Plusieurs agences m’ont contactée dernièrement, et la première chose qu’elles demandent est bien évidemment mon CV mis à jour. Je me suis donc attelée à cette tâche et voulais en parler, au cas où un(e) jeune traducteur/traductrice passerait par ici.

Photo de João Ferrão sur Unsplash

Curriculum vitae (ou CV pour les intimes) est une expression latine signifiant « déroulement de la vie ». C’est assez poétique quand on y pense, mais c’est un document on ne peut plus terre-à-terre. La seule vie à laquelle s’intéressent les lecteurs et lectrices de votre CV est la vie professionnelle. Quand on est salarié, il « suffit » d’indiquer les divers postes occupés précédemment. Mais quand on est freelance comme moi et qu’on fait exactement le même boulot depuis plus de 10 ans, que peut-on bien écrire ?

Si je travaille toujours de chez moi, sans collègue ni patron, comme à mes débuts, j’ai quand même évolué professionnellement. J’ai apprivoisé de nouveaux outils informatiques (j'indique notamment la version de Trados que je possède et utilise), je me suis spécialisée dans divers domaines (on peut ajouter diverses formations ou qualifications) et j’ai amélioré mes niveaux de langue ou acquis de nouvelles connaissances linguistiques (en ajoutant le niveau de langue selon le classement européen de référence, qui va de A1 à C2). J’inclus tous ces éléments dans la partie liée aux compétences. L’élément le plus important du CV reste cependant l’expérience professionnelle.

Pour rendre ma rubrique « Expérience professionnelle » plus intéressante, je ne peux pas simplement mettre « Traductrice et rédactrice indépendante ». Il faut que je démontre dans quels domaines je me spécialise. Pour cela, je divise ma rubrique en 5 ou 6 points, détaillant chacune de mes spécialités (tourisme, technique, marketing, art, …). J’explique en gros le type de documents que je traduis ou rédige et donne quelques références de clients auxquels je fournis ces services. Petite particularité, j’ajoute toujours une moyenne du nombre de mots traduits et rédigés dans ces domaines, en les classant dans l’ordre décroissant. Cela permet aux agences de voir dans quelles matières j’ai le plus d’expérience et de connaissances. Ce nombre de mots est donné à la grosse louche, mais pour m’aider à établir une moyenne, j’ai pris l’habitude de noter sur un fichier Excel le nombre de mots par client et par domaine chaque fois que je termine un projet.

Petit conseil : comme les employeurs ne passent généralement pas plus de 30 secondes à lire un CV, il faut pouvoir accrocher leur attention dès le début. Mieux vaut donc mettre d’emblée dans son titre ses langues de travail (anglais-russe vers le français, par exemple) et ses spécialisations. Il est aussi recommandé d’ajouter un petit encadré de présentation pour mettre en avant ses principaux atouts (rapidité, précision, créativité, etc.) ou ses connaissances les plus pointues.

Personnellement, j’ajoute toujours une rubrique sur mes centres d’intérêt à la fin de mon CV. Elle est rarement lue par les chercheurs de talent, mais qui sait, peut-être que l’on me proposera un jour un roman sur la danse ou un essai féministe en voyant que je suis passionnée par ces sujets (l'espoir fait vivre 😅).

En plus de mettre à jour mon CV « papier » ou plutôt numérique, je dois aussi penser à modifier mes divers profils sur les réseaux professionnels, que ce soit LinkedIn, ProZ.com, Translators Café ou autres. Les agences de traduction recrutent d’ailleurs directement sur ces réseaux donc cela vaut la peine de les mettre régulièrement à jour.

Voilà mes quelques conseils de rédaction de CV pour les jeunes qui se lancent vaillamment dans ce métier passionnant, malgré la menace croissante de l’IA. J’ai d’ailleurs lu ce matin dans un article que les futur(e)s traducteurs et traductrices de la FTI-EII étaient plutôt serein(e)s quant à leur avenir dans le domaine des langues. Nous verrons de quoi demain sera fait, en attendant, je me remets à prospecter.