Archives de Tag: ballet

2026 : acte III

Publié le

On peut dire que mars aura rendu mes pensées éparses. Alors qu’il avait débuté avec courage et motivation, il s’est terminé sous les nuages et la dépression. Retour sur un troisième acte mitigé qui m’a valu quelques nuits agitées.

Au Dagnam Park

Le début de mars était pourtant de bonne augure avec 3 projets de traduction plus conséquents qui me rassuraient sur mon futur. J’étais également motivée à perfectionner mes langues professionnelles, mon emploi du temps plus chargé me faisant pousser des ailes. Puis en milieu de mois le rythme s’est ralenti, diminuant mon entrain petit à petit. J’ai tenté de me remettre à la prospection, mais sans grande conviction. J’ai également reçu une nouvelle qui m’a peu enchantée, l’agence avec laquelle j’avais des projets récurrents m’expliquant que le travail ne devrait reprendre que cet été. L’arrivée du printemps a donc coïncidé avec un certain désappointement.

Du côté de la vie perso, mars a été un mois de repos. Mon cher et tendre et moi-même avons été plus casaniers, limitant nos balades aux parcs de notre quartier, parfois lors de séances de courses à pied. Nous avons continué de sympathiser avec nos voisins les daims, certains venant manger directement dans nos mains. Il y en a un qui m’a d’ailleurs fait un léger peur, rapprochant ses grands bois vers moi pour tenter de picorer dans mon bouquet de fleurs. J’ai quand même effectué quelques sorties, allant plusieurs fois dans le café de ma librairie. Ce troisième acte m’a aussi permise de retourner à l’opéra pour voir Giselle, ma place devant ce ballet ayant été offert par l’une de mes belles-sœurs à Noël. J’ai également eu le plaisir de découvrir un bout de l’Iran et de sa culture lors d’un exposé sur le Nouvel An persan à l’occasion de notre réunion mensuelle du club de lecture. Mars m’a enfin donné le bonheur de rentrer un week-end en Belgique et de savourer en famille une raclette gastronomique.

Avril déroule déjà son fil et s’annonce moins tranquille. Des voyages sont programmés, ainsi que la promesse de nouveaux projets. Espérons qu’il me rendra plus sereine, réponse dans 4 semaines !

Mon premier amour

Depuis quelques années, je prends pour habitude d’écrire sur un sujet que j’aime particulièrement à l’approche de la Saint-Valentin. Le 14 février est pour moi la fête de l’amour sous toutes ses formes, et pas uniquement celle de l’amour romantique façon Roméo et Juliette. Il coïncide d’ailleurs avec l’anniversaire de l’une des personnes que j’aime le plus au monde : ma grand-mère maternelle. Mais aujourd’hui, je vais vous parler de mon premier amour, celui qui dure encore et pour toujours : la danse.

Photo de Ahmad Odeh

Vous allez me dire que la danse n’a rien à voir avec les langues ou la traduction, mais pour moi, elle est le langage le plus universel qui soit. Tout le monde peut danser, même celles et ceux qui disent en être incapables. Il n’existe à mon sens pas de mauvais danseur ou mauvaise danseuse. La danse est la traduction en mouvements des émotions qui sont au plus profond de nos corps. Quand je danse, j’ai l’impression d’être la version la plus authentique de moi-même. Et je suis loin d’être la seule dans le cas. À mon âge, je vois souvent des femmes qui avaient dansé dans leur enfance retrouver une nouvelle jeunesse, une part d’elle-même lorsqu’elles suivent un cours de danse. Peu importe la forme qu’elle prend, la danse a ce pouvoir incroyable de vous sentir (re)vivre. Rien ne m’émeut plus que de voir une personne âgée oublier les maux de la vieillesse quand elle se met à danser. La danse a aussi cette faculté de rassembler les êtres humains. Où que vous soyez dans le monde, elle existe et est capable de nous connecter. Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau que de voir un groupe de personnes danser ensemble, même si elles ne se connaissent pas, ne parlent pas la même langue, n’ont pas le même âge ou ne viennent pas des mêmes horizons (je recommande le compte Instagram d'Ed People, un jeune Belge qui parcourt le monde pour découvrir les pas de danse de chaque pays et donne le sourire aux gens simplement en dansant).

Je ne pourrai jamais assez remercier mes parents d’avoir exaucé mon souhait quand, du haut de mes 4 ans, j’ai déclaré vouloir « faire de la danse comme ça », plaçant maladroitement les bras au-dessus de ma tête pour tenter de créer une couronne classique. La danse m’a apporté bien plus que ce que j’aurais pu imaginer. Elle a renforcé ma discipline, amélioré mon endurance, fait travailler ma mémoire. Certes, je ne suis pas danseuse étoile comme j’en rêvais enfant, mais j’ai bâti autour de moi une communauté inébranlable, des amies qui m’ont accompagnée à toutes les étapes de ma vie et sur qui je peux encore compter aujourd’hui. La danse me permet de m’évader de mes soucis du quotidien, d’évacuer mon stress et de reprendre confiance en moi. Je ne me sens jamais aussi bien qu’après une séance de danse et ne connais pas de meilleur moyen pour prendre soin de ma santé physique et mentale. Peu importe que vous aimiez la valse, le hip-hop, la salsa, ou même de simplement danser comme en boîte au beau milieu de votre salon sur votre chanson préférée, la danse est la plus belle expression de vie.

Merci à toi d’exister, de me soutenir dans mes moments les plus hauts et les plus bas, de me faire du bien quoi qu’il arrive, je n’imagine pas ma vie sans toi et tant que je pourrai bouger, je continuerai de danser.

2024 : acte X

Par rapport à l’acte précédent, ce dixième mois de l’année a été quelque peu décevant. Mes journées de travail en octobre ont en effet été bien sobres. J’ai heureusement pu les compenser par quelques petites joyeusetés. Retour sur un acte dix aux couleurs automnales et au parfum de pain d’épice.

Lever de soleil à Harold Hill

Si vous avez lu mon bilan antérieur, vous avez pu comprendre que le début du mois d’octobre m’a mise de mauvaise humeur. Débuté comme un projet de rédaction IA quelques jours après mon anniversaire, un article de cadrage m’a fait vivre pendant 3 semaines sur les nerfs. Les demandes incessantes de modifications et le manque de rémunération m’ont poussée à faire du chantage en gardant mon texte en otage. J’en parlerai en détail dans un autre billet, le plus important est que la situation s’est enfin arrangée. Hormis ce projet qui m’a coûté une nuit blanche et de grosses pertes de temps, le dixième acte de l’année n’a pas été palpitant. Prospection et projets plus réguliers ont composé la majorité de mes journées.

Du côté de la vie privée, la situation n’était pas beaucoup plus gaie. Le vent froid de l’automne a ramené un invité surprise à la maison : le fameux virus-dont-on-ne-veut-plus-entendre-le-nom. J’ai heureusement pu compter sur mon bon système immunitaire, mon cher et tendre se trouvant, quant à lui, plusieurs jours grabataire (nul besoin de s’inquiéter, juste un homme qui attend d’être au plus mal pour se soigner 🙄). Le mois d’octobre n’a cependant pas été que dépression, les petits plaisirs automnaux m’apportant beaucoup de consolation. J’ai ainsi pu déguster ma toute première raclette de l’année en famille, me préparer des soupes de potiron, boire des pumpkin spice latte au café de ma librairie et y engager d’agréables discussions. Le dixième acte de l’année m’a aussi donné l’occasion de revoir l’un de mes ballets préférés : Alice’s Adventures in Wonderland du Royal Ballet. Pour assister à ce spectacle, ma belle-sœur est venue me tenir compagnie, l’occasion de passer avec elle et mon cher et tendre un agréable samedi. Tous mes soucis du moment se sont dissous lors de notre balade à Stratford où j’ai pu tester deux nouveaux desserts au tiramisu (mon dessert favori au cas où vous ne l’auriez pas encore compris). Le froid extérieur m’a poussée un peu à l’hibernation, avec des séances de lecture, l’écoute de podcasts, le coloriage de mandalas et des exercices d’introspection. Les rencontres avec les renards, la réunion du club de lecture et les premiers feux d’artifices ont été d’autres petites touches de bonheur lors de ce mois qui m’a mentalement porté préjudice.

Les températures sont loin d’être glaciales, mais nous sommes pourtant déjà bien entrés dans le premier mois hivernal. Novembre sera-t-il encore trop calme professionnellement parlant ou vais-je enfin retrouver un rythme plus trépidant ? Restons patients, nous aurons la réponse au prochain bilan.

Étoile(s) de Dorothée Gilbert

J’ai enchaîné les bouquins le mois dernier et j’ai enfin pris le temps de m’attarder sur certains livres qui traînaient depuis des lustres dans ma bibliothèque. Parmi ceux-ci, une biographie offerte par ma belle-sœur il y a déjà plusieurs Noëls. Je lis très rarement les biographies, mais j’ai été très agréablement surprise par cet ouvrage. J’avais donc envie de l’inclure dans mes billets Croque-Livre.

La danse a toujours été pour moi une grande passion. À 5 ans, j’aurais dit à ma mère que je voulais « faire de la danse comme ça » en mettant maladroitement mes bras au-dessus de la tête, tentant de faire une couronne (nom de la figure consistant à positionner ses bras de manière arrondie au-dessus de la tête). J’ai été rapidement inscrite dans une compagnie de danse privée à Tournai, rêvant comme beaucoup de petites filles de devenir danseuse étoile. Si je ne pratique désormais plus de danse classique, à mon grand regret, je reste toujours autant fascinée par ce monde merveilleux, où l’on se transforme en princesse ou en héroïne de tragédie une fois le rideau levé. À travers des gestes gracieux interprétés sur de la musique, des spectateurs du monde entier peuvent être transportés par les mêmes émotions. J’ai toujours trouvé cela magique… Ma belle-sœur connaissant mon amour pour cet art m’avait donc offert ce très beau livre, sorti en 2019, retraçant le parcours de l’une de ces étoiles : Dorothée Gilbert.

Cette danseuse, devenue étoile en 2007, a pris la plume pour écrire son récit. Elle l’entame par l’un des chapitres les plus douloureux de sa carrière, qu’elle intitule poétiquement « La danseuse au pied troué ». Le travail acharné et les répétitions à n’en plus finir ont en effet littéralement creusé un trou dans son pied, la paralysant pendant 6 mois. Plutôt que de s’effondrer, Dorothée s’est souvenue de toutes ces années où elle s’est battue pour décrocher son titre d’étoile. Les chapitres suivants relatent ainsi tout son parcours, depuis ses premiers émois face à un ballet jusqu’à cette fameuse nomination sur scène, le 19 novembre 2007, après avoir dansé Casse-Noisette aux côtés du grand Manuel Legris. On y découvre les coulisses de l’Opéra de Paris, les coups bas entre petits rats, ou encore les difficultés d’une adolescente à devenir une femme comme les autres, n’ayant connu que la danse. Elle parle également de la manière dont la naissance de sa fille Lily l’a transformée et des possibilités d’avenir après sa carrière en tant qu’étoile, qui se terminera à l’âge fatidique de 42 ans. Outre le récit de sa vie, joliment décrit, l’ouvrage comprend de sublimes photographies de la danseuse, prises en majeure partie par son mari, le photographe James Bort.

Extrait :

« Danser sur scène procure un sentiment de liberté immense et une sensation de légèreté que je ne retrouve à aucun autre moment de mon quotidien. C’est comme une parenthèse mystique, l’apogée suprême qui vaut bien toutes ces heures de travail acharné et ce dépassement de soi qu’impose la danse. […] Une alchimie prend possession de la salle, des danseurs et de l’orchestre. Quelques heures qui nous propulsent dans un monde parallèle, un monde magique. »

Pour les non-initiés, l’ouvrage se termine par un abécédaire reprenant les différents termes liés à la danse et à l’organisation de l’Opéra de Paris. C’est donc un très beau livre à offrir aux passionnés de ballet, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à cet art incroyable qui continue de me faire vibrer.

Mon amour pour le ballet Roméo et Juliette

Si vous n’aviez pas remarqué les cœurs qui ont envahi les magasins, c’est que vous avez dû zapper la Saint-Valentin. Alors, certains vont dire que c’est une fête commerciale, mais pour moi cela reste une célébration de l’amour au sens général (et l'anniversaire de ma grand-mère soit dit en passant 🤗). L’année dernière, j’avais écrit un billet sur l’amour entre traducteurs (ici), mais cette fois-ci, j’avais envie de vous parler d’une œuvre d’art qui parle d’amour.

Photo réalisée par sadis de la statue de Juliette du sculpteur Nereo Costantini

L’amour est le sujet d’une multitude d’œuvres, mais celle qui le représente le plus parfaitement à mes yeux est le ballet Roméo et Juliette, chorégraphié par Kenneth MacMillan sur la musique de Sergueï Prokofiev et inspiré de la pièce écrite par William Shakespeare. Je sais, ce billet est un peu hors sujet comme il ne parle ni de rédaction, ni de traduction, encore que… Prokofiev est parvenu à traduire en musique la beauté des vers de Shakespeare et MacMillan a interprété par des gestes les phrases musicales du compositeur russe.

C’est à travers la musique de Prokofiev que j’ai découvert l’histoire des deux amants maudits, sans en avoir vraiment conscience puisque j’étais encore enfant. Mon père, musicien, mettait parfois à plein volume le double album de Roméo et Juliette interprété par l’orchestre symphonique de Boston sous la direction de Seiji Ozawa (que vous pouvez écouter ici). Comme il est sorti un an avant ma naissance, il est même possible que je l’aie écouté en étant bien au chaud dans le ventre de ma mère… Chaque fois que mon père le faisait résonner dans les baffles du salon, j’étais envahie de grandes émotions. C’est d’ailleurs à force d’entendre le passage plus doux de la Danse des chevaliers que j’ai eu envie de faire de la flûte traversière. Juste pour vous donner quelques informations sur cet opus : Sergueï Prokofiev a composé ce chef-d’œuvre en 1935. La partition a été retravaillée plusieurs fois en raison des refus du Kirov puis du Bolchoï. Le ballet a été créé en Tchécoslovaquie en 1938, mais il a fallu attendre 1946 pour que la version définitive soit interprétée pour la première fois au Bolchoï.

Quant à moi, j’ai dû attendre l’adolescence pour lire la pièce de Shakespeare lors d’un cours de… français. J’avais d’ailleurs choisi de rejouer une scène entre Juliette et sa nourrice avec ma meilleure amie de l’époque pour un travail noté. Ayant toujours été fleur bleue, je ne suis pas restée insensible aux vers du Barde ou plutôt à ceux de son traducteur. Je ne suis pas en mesure de vous dire qui était l’auteur de la version française que j’ai lue, mais parlons justement un peu des traducteurs de Romeo and Juliet. Sa toute première traduction en français aurait été publiée en 1778 et réalisée par Pierre Le Tourneur et le comte de Catuélan. Elle a été modifiée plusieurs fois au cours des décennies suivantes jusqu’à faire l’objet d’une toute nouvelle traduction en 1859, réalisée par François-Victor Hugo, l’un des cinq enfants du grand écrivain français (pour en savoir plus sur les traductions françaises et allemandes du texte, je vous invite à consulter ce lien). Si c’est par la pièce de Shakespeare que l’histoire de l’amour interdit entre un Montaigu et une Capulet s’est fait connaître dans le monde entier, elle n’a pas été inventée de toutes pièces par le dramaturge anglais. Elle aurait été inspirée du conte italien Historia novellamente ritrovata di due nobili amanti publié au XVIe siècle par l’écrivain Luigi da Porto. Ce conte a ensuite été composé en vers anglais par le poète Arthur Brooke, sous le titre The Tragical History of Romeus and Juliet en 1536. Shakespeare va également se baser sur la version en prose écrite en 1582 par l’auteur et traducteur anglais William Painter. Le Barde a cependant eu la bonne idée d’ajouter des personnages secondaires, dont l’indispensable Mercutio et surtout Pâris, qui apporte un côté encore plus dramatique au récit. Je ne vais toutefois pas vous réécrire toute l’histoire de cette pièce, car je ne suis pas une experte du sujet et j’ai davantage envie de vous parler du ballet.

C’est aussi à l’adolescence que j’ai pu regarder pour la première fois une version complète du ballet Roméo et Juliette. Mon père avait enregistré une diffusion du ballet dansé par l’Opéra de Paris dans une chorégraphie de Rudolf Noureev. Les personnages de Juliette et de Roméo étaient interprétés par Monique Loudières et Manuel Legris. Je n’ai pas décroché mes yeux une seule fois de l’écran tellement j’étais subjuguée par la beauté et l’intensité de ce ballet. Si j’aime beaucoup la version de Noureev pour son côté théâtral, le caractère plus marqué de Juliette, la mise en valeur du personnage de Mercutio et le plus grand rôle accordé à la nourrice, je dois dire que je préfère la chorégraphie de Kenneth MacMillan. Elle a été créée en 1965 sur la scène du Royal Opera House à Covent Garden avec Margot Fonteyn et Rudolf Noureev dans les rôles titres. Elle est loin d’être la première version du ballet Roméo et Juliette, la première ayant été chorégraphiée par Leonid Lavrovsky aux côtés de Prokofiev en 1940. Le chorégraphe américain John Cranko en a imaginé une autre en 1962 et ce n’est que 3 ans plus tard que le danseur et chorégraphe britannique Kenneth MacMillan a créé la sienne. Il a souhaité mettre l’accent sur le personnage de Juliette ainsi que sur l’amitié entre Roméo, Mercutio et Benvolio. Son ballet semble beaucoup plus réaliste et se regarde comme un film, ses pas de deux interprétant à la perfection les émotions des personnages. La scène du balcon avec son porté dans lequel Roméo, à genoux, élève Juliette vers le ciel est tout simplement sublime et me met à chaque fois la larme à l’œil.

La scène du balcon de MacMillan avec Alessandra Ferri et Ángel Correla

Mon passage préféré du ballet reste toutefois l’incontournable Danse des chevaliers lors du bal. Je le reconnais dès la première note et ai directement une réaction épidermique impossible à décrire. La première fois que j’ai eu la chance de l’entendre interpréter par un orchestre en direct au Royal Opera House de Londres, je n’ai à nouveau pas pu retenir mes larmes. Certes, ce n’est pas le passage le plus triste du ballet, mais l’ambiance dramatique que créent les cuivres annonce la fin tragique de l’histoire. Là encore, MacMillan fait mouche avec ce corps de ballet marchant au pas sur le rythme métronomique du morceau. Comme une image vaut mille mots, je vous laisse en apprécier un extrait.

La Danse des chevaliers de Kenneth MacMillan par le Royal Ballet de Londres

Bref, je n’attends qu’une seule chose : que Roméo et Juliette soit à nouveau au programme du Royal Opera House pour que je puisse encore une fois vivre plus de 2 heures d’émotions intenses et de beauté à l’état pur… Et vous, quelle est l’œuvre qui vous fait chavirer le cœur ?