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2024 : acte VIII

Le huitième acte de l’année a été quasiment parfait. Mes semaines ont été bien remplies, et mes week-ends riches en découvertes et retrouvailles entre famille ou amis. La joie a toutefois laissé place au doute vers la fin du mois d’août. Retour sur ce mois estival plutôt phénoménal.

North York Moors National Park

Dans la poursuite de juillet, août a démarré avec un agenda plutôt chargé. L’une de mes clientes partant à son tour en vacances, j’ai eu pas mal de traductions à faire dans l’urgence. J’ai également enchaîné les rédactions de textes pour un site de réservation de voyages, me donnant parfois envie de reboucler mes bagages. Le mois s’est toutefois terminé sur une triste nouvelle, ce client ayant décidé de faire écrire ses futurs articles avec l’aide de l’intelligence artificielle. La perspective de rédiger avec l’IA ne m’ayant jamais séduite, je n’ai pas répondu à l’e-mail tout de suite. Le tarif proposé ayant bien évidemment baissé, les autres rédacteurs se sont rués sur les commandes sans rien me laisser. Me voilà donc avec un mois de septembre moins chargé que d’habitude, me plongeant dans un état d’inquiétude.

Si le mois d’août s’est terminé sur des soucis professionnels, il a été très positif niveau personnel. Après avoir décidé de remplacer notre monture par une autre moto d’occasion, nous avons pu partir plusieurs fois en excursion. Le garage vendant ce nouveau véhicule se trouvant à plus de 400 kilomètres dans le nord, nous avons pu explorer une partie du Royaume-Uni que nous ne connaissions pas encore. Nous avons fait le trajet aller en BlablaCar en compagnie d’un couple français, qui nous ont amenés à Darlington en van aménagé. C’est en train que nous avons poursuivi notre trajet, nous donnant l’occasion d’entrer dans une gare au riche passé. Après avoir enfin récupéré notre nouvelle monture, nous nous sommes empressés de partir à l’aventure. Ce périple jusque dans le nord de l’Angleterre nous a en effet permis d’explorer un parc national rempli de bruyères. Terre de landes couvertes de moutons et de fleurs parfumées, les North York Moors m’ont totalement envoûtée. Ils m’ont également donné l’occasion de passer à travers des villages merveilleusement bucoliques, dégageant un charme typiquement britannique. Souhaitant profiter pleinement de ces paysages naturels, nous avions prévu de loger sur place à l’hôtel. Perdu au bord de la mer, le Raven Hall Country House Hotel nous a accueillis au coucher du soleil avec une vue spectaculaire. Le spectacle était tout aussi magique la nuit tombée, le ciel totalement noir nous permettant de contempler la voie lactée. Après un petit-déjeuner royal, nous avons poursuivi la visite du parc national le long du littoral. Nous avons fait une escale dans la ville portuaire de Whitby, célèbre pour les ruines de son ancienne abbaye. Nous sommes ensuite repartis dans le parc national à moto, nous arrêtant cette fois pour une balade pédestre jusqu’à une chute d’eau. L’heure est hélas venue de reprendre l’autoroute, mais avant de rentrer, nous nous sommes arrêtés chez ma belle-sœur à St Ives pour casser la croûte. Nous avons regardé avec elle la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, concluant ce beau week-end par une soirée fantastique.

Après cette escapade d’un week-end dans le nord de l’Angleterre, le samedi 16 août nous a fait voyager à la mer. Une fois arrivés à Eastbourne en moto, nous partons en bus jusque Seaford pour entamer une longue rando. Mon cher et tendre a voulu m’emmener face aux Seven Sisters, une série de 7 falaises de craie d’une éclatante blancheur. Après les avoir vues devant nos yeux se déployer, nous avons entrepris la traversée de leur parc national à pied. La succession des montées et descentes ne m’a pas parue fatigante, tant la beauté des paysages était époustouflante. Le lendemain de ces 20 kilomètres de randonnée, c’est à un anniversaire que nous avons été conviés. Ma cousine célébrant son 34e printemps, son mari nous a invité à un goûter dans leur bel appartement. Situé à Limehouse face à un plan d’eau, le lieu nous a offert un magnifique coucher de soleil sur la City et ses bureaux. Mon cher et tendre étant parti escalader les fjords en Norvège le week-end suivant, je me suis accordée un week-end en solitaire ressourçant. J’ai retrouvé ma belle-sœur au pied du London Eye pour un resto vendredi, puis j’ai passé la journée à ranger, nettoyer, lire et écrire le samedi. J’ai ensuite profité de mon dimanche pour me rendre au cœur de la capitale des Anglais afin de m’adonner à mes activités préférées. Visite sans me presser d’un nouveau musée, flânerie dans des librairies, balade le nez en l’air en quête d’extraordinaire. Covent Garden a été le lieu principal de mes pérégrinations, le quartier londonien des théâtres étant mon lieu de prédilection. La fin du mois m’a enfin ramenée dans mon pays, me permettant de revoir certains membres de ma famille. C’était surtout l’occasion de voir aboutir un projet qui a demandé pas mal d’organisation : l’EVJF de l’une de mes meilleures amies qui s’est déroulé à la perfection.

Le mois d’août s’est ainsi achevé sur une note festive, me laissant espérer une entrée dans l’automne plus jouissive. De très beaux moments m’attendent au niveau personnel, reste à prier que le vent tournera positivement du côté professionnel. Réponse prévue dans 4 semaines révolues.

Mon métier change

Cette semaine a marqué la rentrée des enseignants et des élèves. C’est également la reprise pour plusieurs entreprises après les mois plus calmes de l’été. Née au mois de septembre, j’ai toujours aimé cette période de renouveau, les cahiers et stylos tout neufs, le vent plus frais qui dégage déjà des parfums d’automne. Mais cette année, la rentrée m’a laissé un goût amer.

Photo de Igor Omilaev sur Unsplash

Vers le milieu du mois d’août, ma boîte e-mail a commencé à recevoir des demandes ProZ concernant la rédaction de prompts, c’est-à-dire des commandes écrites destinées à une intelligence artificielle pour qu’elle puisse exécuter diverses tâches. Dans un autre e-mail, une agence cherchait des traducteurs ou traductrices pour évaluer les réponses générées par un chatbot (agent conversationnel) équipé d’une intelligence artificielle générative. Je n’ai pas répondu à ces annonces, ayant toujours l’impression de me tirer une balle dans le pied en aidant l’IA à s’améliorer ou à préparer le remplacement d’autres travailleurs…

Puis, fin du mois, j’ai essuyé un premier coup dur. Depuis la perte du contrat de mon agence de traduction avec la Commission européenne, ma charge de travail s’est fortement réduite. J’avais toutefois réussi à rééquilibrer plus ou moins les choses en acceptant davantage de rédactions. C’était jusqu’à cette rentrée. L’un des gros clients de la boîte de rédaction pour laquelle je travaille principalement a décidé que les prochains textes devront être rédigés avec l’aide de l’IA. Cela entraîne bien évidemment une baisse du tarif, étant donné que les articles seront écrits plus rapidement. Alors, je ne perds pas le boulot, ce n’est pas comme si le client se retirait complètement, mais je n’ai pu m’empêcher d’être profondément attristée par cette décision. Je comprends parfaitement le choix du client : obtenir des textes plus rapidement pour moins cher, c’est tentant. Je sais aussi que, comme mon cher et tendre n’arrête pas de me le répéter, l’IA m’aidera dans mon travail, que je serai probablement plus productive. La qualité des textes générés par l’IA est de plus en plus grande et je pourrai me faire de l’argent facile, n’ayant plus grand-chose à faire… Mais je n’ai pas envie de n’avoir plus grand-chose à faire. L’argent, c’est bien, mais ce n’est pas ça qui me fait vibrer. Que fait-on de la satisfaction d’avoir créé quelque chose soi-même ?

Je sais que j’ai eu beaucoup de chance jusqu’à présent de faire un métier que j’aime, mais je sens que le vent va tourner bien plus rapidement que je ne le pensais. Je n’ai plus le choix, je vais devoir apprivoiser l’IA, même si cela me donne l’impression désagréable de me sentir inutile, démodée, dépassée… Bref, le moral n’est pas au beau fixe en cette rentrée, mais je vais tenter de garder le cap, me former, trouver de nouveaux prospects. Des prospects pour qui la qualité prime l’instantanéité, et qui cherchent encore cette petite touche qui rend les textes plus humains.

Courage à tous les freelances qui passent par cette même transition que moi !

2024 : acte VII

Tel un coup de tonnerre, le mois de juillet est passé à la vitesse de l’éclair. Attendu avec impatience, il a sonné pour moi l’heure des vacances. Quatorze jours de cet acte se sont déroulés en Crète, chassant mes soucis du quotidien et le travail aux oubliettes. Le boulot a cependant repris sur les chapeaux de roue, les 2 dernières semaines du mois me mettant sur les genoux. Retour sur ce septième acte de l’année, synonyme de chaleur, de découvertes et de journées ensoleillées.

Couleurs crétoises

Après 2 jours intenses d’envoi de courriers et de bouclage de projets, mon cher et tendre et moi-même nous sommes envolés pour La Canée. Le soleil radieux et la montée directe du mercure à plus de 30 degrés nous a vite fait oublier le ciel gris et le vent anglais. Notre séjour a été partagé entre 4 destinations, ajoutant à La Canée les villes d’Agios Nikolaos, de Réthymnon et d’Héraklion. Quelques visites culturelles ou balades en pleine nature ont complété notre voyage, mais je vous invite à lire ma future carte postale pour un plus long témoignage (elle est en court d'écriture, mais il me faut un peu de temps pour relater toutes nos aventures). Le retour le 18 juillet aux petites heures de la matinée nous a bien fatigués, et nous avons passé nos 2 derniers week-ends du mois à nous reposer ou à travailler (pour ma part...). Le mois s’est en outre terminé sur un coup dur, après le diagnostic de problèmes au moteur pour notre fidèle monture. J’ai toutefois eu le plaisir de retrouver nos voisins cervidés, les grands parcs anglais ainsi que les serveuses et clients habituels de mon petit café. Nous avons en plus eu la chance d’emporter le soleil dans nos valises, les 15 derniers jours de juillet ne connaissant quasiment pas de journée grise.

Côté boulot, j’ai dû vite me remettre aux fourneaux après ces 14 jours de repos. Si j’ai évité de trop consulter ma boîte mail durant mes congés, je n’ai pu m’empêcher de répondre à quelques propositions de projets (toujours ce stress du freelance en vacances). Acceptant plusieurs missions pour renflouer mes caisses, j’ai ainsi dû cravacher sans faire preuve de mollesse. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai moins écrit de billets ce mois-ci, mes journées étant déjà un peu trop remplies.

Mon mois d’août s’annonce plutôt chargé, aussi bien en matière de travail que de préparation de festivités. Le mariage de ma meilleure amie étant prévu dans un mois et demi, je dois encore organiser plusieurs choses pour son enterrement de vie de jeune fille. J’espère quand même reprendre mon blog un peu plus sérieusement en vous proposant un nouveau billet prochainement. Rendez-vous dans tous les cas dans 5 semaines pour voir où ce nouvel acte nous mène.

2024 : acte VI

Juin est déjà terminé depuis plusieurs jours, laissant le mois de juillet révéler ses plus beaux atours. À l’heure où vous lirez ce billet, je serai d’ailleurs en congé. Je voulais quand même prendre la peine de revenir sur ces 4 dernières semaines. Retour sur un sixième acte de l’année particulièrement chargé (c'est pourquoi il n'y a pas eu d'article la semaine passée).

Harold Hill Central Park

Après un mois de mai très festif, juin a plutôt été productif. À peine avais-je annoncé mes dates de vacances que j’ai été sollicitée par les agences. Sautant sur l’occasion, j’ai accepté un grand nombre de missions. Plus mon départ approchait, plus l’on me proposait de projets. J’ai donc travaillé avec acharnement pour dire de me faire un maximum d’argent (car quand on est freelance, on n’est pas payé pendant ses vacances…). La dernière semaine a été assez intense, mais j’ai réussi à boucler un gros projet en urgence. J’ai également déjà bloqué plusieurs missions pour la fin du mois de juillet, de quoi me mettre du travail sous la dent dès mon retour de congé.

Si les actualités électorales ont pesé sur mon moral, sur le plan personnel, juin m’a offert des petits bonheurs occasionnels. Il a commencé avec la visite de mes beaux-parents venus passer quelques jours en Angleterre dans notre appartement. Est ensuite arrivée la fête des pères, célébrée autour d’un tiramisu glacé à tomber par terre (et j’adore les tiramisus donc ça méritait d’être noté). Juin m’a aussi donné l’occasion de participer à une autre célébration. La compagnie de danse à laquelle j’appartiens depuis son commencement a profité de son spectacle de fin d’année pour fêter ses 15 ans. Un moment de joie et de fortes émotions partagé avec toute ma « famille passion ». Le retour en Angleterre aura été plus délétère. L’attente interminable au port de Calais m’a fait rentrer à Londres seulement aux petites heures de la matinée. Ce retard m’aura quand même permis d’assister à l’un des plus beaux couchers de soleil de cette année. Mon sixième acte aura aussi marqué le début d’une nouvelle aventure : ma participation à un club de lecture. J’ai adoré l’expérience et je tarde de la réitérer à mon retour de vacances. Notre monture à deux roues ayant plusieurs soucis et le ciel anglais restant plutôt gris, nous n’avons pas vraiment fait de sorties. J’ai toutefois apprécié comme d’habitude mes séances de travail-papotage dans mon petit café et mes rencontres toujours aussi incroyables avec les daims de notre quartier.

Mon mois de juillet démarrant en Crète, le prochain acte de l’année sera plus riche en découverte. La Grèce avait fait l’objet de ma toute première Carte postale sur ce site, je vous partagerai donc mes impressions sur cette énième île du pays 10 ans après ma première visite. En attendant le prochain acte dans 4 semaines, je vous souhaite un mois de juillet dans une ambiance plus sereine.

Le rush de Noël

Ça y est, le week-end arrive et avec lui le début des fêtes de fin d’année. À l’heure où j’écris ces lignes, je viens de rendre mon tout dernier projet de l’année. Je peux enfin souffler. Les 2 premières semaines de décembre sont toujours bien chargées.

Dans l’un des podcasts que j’écoute habituellement, j’ai entendu cette semaine que décembre était une période où l’on essayait d’abattre 1 mois de travail en 2 semaines, surtout si l’on veut profiter au maximum des fêtes en prenant congé entre Noël et Nouvel An. Ça m’a paru tellement vrai. C’est mon cas cette année et, comme avant chaque départ en vacances, il fallait absolument tout boucler. Le problème avec les fêtes de fin d’année, c’est que tout le monde a envie de tout boucler pour entamer la nouvelle année du bon pied. Ma boîte mail n’a donc pas cessé de recevoir de nouvelles propositions de projet, que j’ai d’ailleurs principalement refusées, ayant déjà bien trop de choses à régler. La période des fêtes est d’ailleurs un moment idéal pour se faire repérer par de nouvelles agences. C’est l’époque où beaucoup de traducteurs et rédacteurs plus établis prennent congé. Face à ce manque soudain de main-d’œuvre, les agences tentent donc leur chance auprès de nouveaux freelances. Parfois avec des dates incongrues, comme un rendu de traduction à 9h le 25 décembre, par exemple (eh oui, le travail ne s'arrête même pas à Noël). À cette charge de travail s’ajoutent tous les à-côtés. Il faut préparer les dernières factures, prévenir de ses congés, envoyer ses vœux, régler ses cotisations, faire le point sur sa compta… bref c’est le rush. Un rush professionnel, qui s’accompagne d’une course contre-la-montre pour trouver tous ses cadeaux de Noël à temps (chaque année, je me dis que je m'y mettrai plus tôt et chaque année, je m'y prends tard 🙄).

Mais nous y voilà enfin. À l’heure où vous aurez lu ces lignes, j’aurai publié mon article de blog (en principe, sinon vous ne liriez pas ces lignes 😁), envoyé mes vœux et bouclé mes factures ainsi que mes valises pour rejoindre mes proches. Je suis désormais en paix pour une dizaine de jours. J’espère que vous le serez aussi. En attendant de vous retrouver pour un prochain billet, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et de douces retrouvailles en famille.

2023 : septième acte

Juillet aura été mi-triste, mi-guilleret. Quelques frustrations et déceptions ont heureusement été compensées par plusieurs célébrations et explorations. Retour sur un mois un peu moins intense, qui m’aura donné parfois l’impression d’être en vacances.

Le septième mois de l’année aura commencé en beauté. Mon cher et tendre allant sur ses 35 ans, j’avais prévu une journée spéciale pour fêter son nouveau printemps. Nous avons célébré cet anniversaire dans la capitale de l’Angleterre. Au programme de la journée : un jeu version 4D et surtout une chasse aux trésors gourmande qui nous aura captivés. Armés de nos smartphones, nous avons tenté de répondre à plusieurs devinettes, les réponses nous menant vers de magnifiques découvertes. Un circuit en trois parties, avec à la clé un repas pour combler notre appétit (si l'aventure vous tente, le site proposant ce genre de chasse aux trésors s'appelle Gourmaze, je recommande vivement !). Nous avons non seulement arpenté des quartiers de Londres encore inexplorés, mais nous avons aussi découvert des adresses qui nous auront émerveillés. Ce premier week-end de juillet nous aura également donné l’occasion de nous promener dans le beau parc arboré d’où proviennent nos fameux voisins cervidés (pour ceux qui ne suivent pas, voir le quatrième acte de 2023).

La semaine suivante, qui ouvrait le mois, aura été moins amusante et quelque peu gâché ma joie. Vous vous souvenez des pigeons qui ont fait leur nid sur mon balcon ? Après avoir perdu le petit dernier écrasé par les oisillons plus âgés, les deux pigeonneaux restants ont à leur tour succombé. Ne plus entendre leurs petits cris durant la journée m’a bien chagrinée. Quelques jours après cette première déception, une autre a fait son apparition : une querelle fraternelle dans la famille de mon cher et tendre qui aura mis un bon moment à se détendre. Heureusement, les tensions ont vite fait place à une nouvelle célébration. Mon amoureux et moi-même avons pu célébrer 15 ans de « je t’aime ». Pour cet anniversaire romantique, nous avons décidé de passer une nuit dans un hôtel-spa chic : un 3 étoiles plutôt kitsch dans la périphérie d’Ipswich. Cela a été l’occasion de se reposer et de découvrir une nouvelle cité.

La troisième semaine de juillet aura eu son lot de gaieté. L’une de mes cousines s’étant offert une année de grands voyages a choisi Londres pour poser quelques jours ses bagages. Je lui ai donc réservé une journée pour lui faire découvrir quelques-uns de mes endroits londoniens préférés. Après la vue depuis le parc de Greenwich et un trajet en téléphérique, nous avons eu le plaisir de tomber sur un événement public : un festival d’art de la rue totalement gratuit nous attendait directement à la sortie. Nous sommes arrivées juste à temps pour assister à un spectacle de danse qui aura mis le public en transe. Après ce très chouette moment d’art pur, nous nous sommes ressourcées dans la nature. Ma cousine adorant les animaux, je l’ai emmenée dans une ferme à deux pas de la City et de ses bureaux. Nous avons pris le temps de caresser chèvres et moutons avant de nous rendre dans ma nouvelle maison. La journée s’est terminée par un restaurant-buffet dont nous serons sorties le ventre bien gonflé 😅. Après cette agréable pause en pleine semaine, le troisième week-end s’est déroulé dans une ambiance sereine. Le beau temps s’accompagnant de douces températures, nous avons pris la route sur notre fidèle monture. Cette fois-ci, direction Maldon, une charmante ville côtière célèbre pour la bataille qui y a eu lieu à l’époque anglo-saxonne. La vue sur l’estuaire et ses navires aux voiles triangulaires n’a pas été pour me déplaire.

Ainsi se terminent les explorations de juillet, le dernier week-end arrosé de pluie nous ayant forcés à rester cloîtrés. J’avais en outre un projet de traduction à terminer, d’où le jour de publication inhabituel de ce billet. Niveau travail, juillet aura d’ailleurs été un peu la pagaille. Vous l’avez peut-être remarqué, mes articles du mois étant moins étoffés. La fatigue et le stress ont en effet mis mon inspiration en détresse. Et plutôt que de me rendre la vie moins rude, j’ai repris mes mauvaises habitudes (comme celle de ne plus couper mon téléphone le soir 😕). Commençant à être à court de motivation, j’ai fini par mettre le holà aux gros projets de rédaction. Mon chiffre d’affaires pour juillet est donc moins satisfaisant, mais j’avais besoin d’un mois plus reposant. Il s’est d’ailleurs terminé avec (enfin) la planification de 12 jours de congé. Après de nombreuses hésitations, mon cher et tendre et moi-même avons décidé de notre destination. L’an dernier, nous avons découvert l’Albanie, pour 2023 nous avons choisi la Serbie. Il vous faudra toutefois patienter pour la carte postale car nous ne partirons en vacances que vers la fin de la période estivale. Août sera donc un mois encore chargé, même si j’ai décidé de lever un peu le pied.

Je me serai déjà envolée lorsque viendra le temps d’écrire le bilan du huitième acte de l’année, mais je prendrai de l’avance pour le publier pendant mes vacances. Rendez-vous donc dans 4 semaines pour voir si août me rendra plus zen.

2023 : quatrième acte

Nous voilà déjà à la fin du mois d’avril, qu’est-ce que le temps file ! Il s’est déroulé telle une pelote de laine, se dévidant à vive allure ces 4 dernières semaines. Un mois riche en émotions et aventures, qui m’a parfois mené la vie dure. Retour sur le quatrième mois de l’année, que je termine à nouveau épuisée.

Par manque de photo de fleurs dehors, je me suis acheté des tulipes 😊

Comme expliqué à l’acte précédent, avril a été le mois de notre déménagement. Après un dernier week-end à tout ranger, c’est le 3 avril que nous avons pu recevoir nos clés. Nous n’avons vécu dans les cartons que 2 jours, mon cher et tendre souhaitant tout régler au quart de tour. La première semaine dans notre appartement a forcément été dédiée au rangement, mais aussi à quelques agréments. J’ai déjà parlé la semaine dernière de notre balcon et de ce panorama devant lequel nous nous installons à chaque repas. Elle nous a aussi permis de découvrir une partie de nos voisins, qui ne sont pas que des humains, le quartier si tranquille nous permettant de croiser chats, biches et goupils (ou renards, mais c'était pour la rime 😁). Elle a également été l’occasion d’un deuxième passage à Ikea, qui nous aura coûté un bras. Mais au bout de 10 jours, nous étions parfaitement bien installés dans notre nouvelle tour (étant au deuxième étage, je m'autorise l'utilisation de ce terme 😆).

J’en ai toutefois profité avant tout en tant que célibataire, mon cher et tendre ayant dû me quitter 5 jours pour un voyage d’affaires. C’est bien évidemment pendant qu’il était en Chine que j’ai rencontré ma première mauvaise copine. Il faut savoir que votre traductrice dévouée a une frousse bleue des araignées. Alors que je travaillais tranquillement en solo, une tégénaire est venue me rendre visite sur mon bureau 😨. Après quelques minutes d’hésitation (ou plutôt de paralysie), j’ai réussi à surmonter mon appréhension, et à envoyer le monstre sur le balcon (que j'ai ensuite évité pendant 2 jours 😒, mais petit sentiment de fierté quand même vu la taille (moyenne) de l'envahisseur).

Après cette semaine en solo, qui hormis cette mésaventure, m’a permis de réorganiser l’appartement à zéro, ce fut à mon tour de quitter notre nouveau nid pour enfin fêter l’enterrement de jeune fille de ma meilleure amie. Après des semaines d’organisation, nous avons passé une journée et soirée durant lesquelles tout s’est passé à la perfection. Nous avions donc une future mariée comblée, ce qui nous a bien soulagées. Cette petite virée m’aura fait beaucoup de bien à la tête, mais au niveau du boulot, c’était un peu moins la fête.

La fin de mon mois était très chargée et, avec ce déménagement et cette organisation d’enterrement de vie de jeune fille, plusieurs petits retards se sont accumulés. Avril a ainsi été marqué par deux nuits blanches et plusieurs longues soirées, mettant à mal ma santé. Il a aussi été un peu la cause de multiples frustrations, mon excellent rythme du début d’année continuant d’être en déperdition. Je n’ai toujours pas repris mes cours d’allemand, mais j’ai recommencé le sport doucement. Restons dans le positif, mon mois aura quand même été productif ! En outre, ce mois d’avril se termine en beauté puisque je vais voir Cendrillon ce soir au ballet. Une soirée en compagnie de Prokofiev et de ma belle-sœur qui me fait déjà chaud au cœur ! Je vais donc devoir vous laisser, car je dois me préparer et je n’ai malheureusement pas de bonne fée 😅

Mai promet d’être un mois plein d’allégresse, espérons qu’il ne file pas à une aussi grande vitesse ! Rendez-vous dans 5 semaines…

Avoir un balcon

Cela fait maintenant plus de 2 semaines que mon cher et tendre et moi-même avons emménagé dans notre nouvel appartement. En plus d’être plus spacieux que le précédent, il a l’avantage d’avoir un balcon, pour mon plus grand plaisir.

Peut-être est-ce en raison de mon amour pour Roméo et Juliette, mais j’ai toujours rêvé d’avoir cet élément d’architecture chez moi. D’ailleurs, j’ai pris l’habitude de me mettre sur le balcon chaque matin pour dire au revoir à mon cher et tendre qui peut désormais marcher jusqu’à son bureau. Cela me force en plus à prendre l’air au réveil, de quoi m’apporter une petite dose de vitamine D (ou de pluie😅) et respirer un bon coup avant de me mettre au travail. Outre son aspect pratique, comme celui de pouvoir sécher mon linge plus rapidement (point essentiel soulevé par ma grand-mère quand je lui ai montré notre nouvel appartement), le balcon est surtout l’occasion pour moi de me reconnecter plus facilement à la nature. Ayant la chance d’être dans un quartier résidentiel à proximité d’un bois, j’ai le plaisir de voir de temps à autre des biches et des renards sur la pelouse qui s’étale devant le bâtiment. Mon attention est également agréablement interrompue par divers oiseaux venus se poser sur la rambarde du balcon, me rappelant de quitter de temps à autre mon écran pour regarder vers l’extérieur.

Grande rêveuse, j’aime contempler le ciel changer au fil des heures, qu’il soit ponctué de nuages floconneux, laisse apercevoir les filets de pluie sur les collines alentour et se colore d’arcs-en-ciel lors des accalmies. J’ai hâte que la température grimpe pour pouvoir travailler dehors, le balcon étant assez large pour que je puisse y installer une petite table. Ayant vécu comme un vampire ces dernières semaines, ne quittant pratiquement pas la maison pour travailler, prendre un peu le soleil me fera le plus grand bien !

Bref, j’avais juste envie d’écrire un petit billet pour montrer ma gratitude envers ce balcon et cette jolie vue, que je vous partage en quelques photos.

Travailler le week-end

Cela fait bien 20 minutes que je regarde mon écran dans le blanc des yeux de la page en me demandant de quoi vous parler aujourd’hui, la petite voix en moi m’ayant presque fait abandonner l’idée d’écrire mon billet de blog face à la charge de travail qui m’attend. On est vendredi en fin d’après-midi, j’ai une traduction à rendre lundi matin à la première heure et je suis loin d’avoir terminé. Je serai donc contrainte de travailler plusieurs heures ce week-end. Comme cela m’arrive quelques fois (pas tout le temps, je vous rassure), j’avais envie de vous parler de cette réalité qui concerne pas mal de traducteurs indépendants (ou d'indépendants tout court).

Rien ne va dans cette photo (travailler au lit, le café sur des draps bien blancs juste à côté d’un PC portable…), mais je n’ai rien trouvé de mieux pour illustrer le travail le week-end 😅

« Tu travailles ? Mais c’est le week-end ! » C’est souvent la réaction qu’ont mes beaux-parents lorsqu’ils apprennent que j’ai un projet à boucler le samedi ou, pire, le dimanche, jour sacré du repos. Travailler le week-end ne m’a toutefois jamais vraiment dérangée ou paru inhabituel. Peut-être parce que j’ai grandi dans une famille dont les membres ont des horaires décalés ou exercent des métiers plus artistiques ou de manière indépendante et pour lesquels le week-end n’est pas forcément synonyme de repos. Ma maman, logopède indépendante, doit parfois encore travailler quelques heures le dimanche pour terminer ses bilans ou sa comptabilité (parce qu'être indépendant, c'est aussi tout un tas de petites tâches supplémentaires pour lesquelles on ne trouve pas forcément le temps en semaine). Les traducteurs freelance n’y échappent pas non plus si l’on en croit les nombreux mèmes et images humoristiques que l’on trouve en tapant « week-end » et « translator » sur Google Images. Par exemple : « Comment un traducteur définit-il le terme « week-end » ? Par deux journées de travail jusqu’à lundi ». Alors, je ne suis pas non plus de celles et ceux qui travaillent absolument tous les week-ends, mais il m’arrive, lors de périodes plus intenses, de devoir travailler en dehors des heures de travail « normales » (soit celles d'un employé de bureau, ce qui se limite à une petite partie de la grande diversité des métiers qui existent sur terre). Sachez d’ailleurs que des traducteurs décident de ne travailler que le week-end pour pouvoir être mieux payés (certains clients sont des spécialistes des projets donnés le vendredi à 16h pour le lundi à 8h...).

Si ça peut être contraignant par moment, je vous avoue que cela ne m’embête pas plus que ça de passer mon samedi et/ou mon dimanche à travailler. Contrairement à la semaine, le week-end est infiniment plus calme. Adieu les coups de fil intempestifs et la boîte mail qui se remplit ! Plus besoin de garder mon Outlook ouvert pour y jeter un œil, je sais que je suis totalement tranquille jusqu’à lundi. Niveau concentration, il n’y a pas mieux ! Puis, j’ai la chance d’exercer un métier que j’aime, alors pouvoir tapoter sur mon clavier en écoutant mes morceaux de musique préférés sans être interrompue dans le fil de mes idées, eh bien ça me plait. Qualifiez-moi de bourreau de travail si vous le voulez, mais c’est aussi ça être indépendant.

À toi qui dois aussi travailler ce week-end, je te souhaite bon courage ! Quant aux autres qui pourront savourer pleinement ces deux jours de détente, profitez-en bien ! Sur ce, je vous laisse, j’ai du boulot 😁

2022 : douzième et dernier acte

Si décembre sonne le glas de 2022, il a été plutôt joyeux. Le dernier mois s’est avéré plus calme que prévu, me permettant de vivre à un rythme moins soutenu. Recherche de cadeaux, séances de lecture, marchés de Noël et balades hivernales ont rythmé mes semaines avant le baisser de rideau final.

Dernières lueurs d’automne

Décembre aura commencé en beauté avec une sortie sur les différents marchés de Noël de Düsseldorf. L’an dernier, mon cher et tendre avait été déçu par l’ambiance plutôt morose qui régnait autour des chalets, bien trop distancés les uns des autres et peu fréquentés. L’atmosphère était tout autre cette année, pour notre plus grand plaisir. Le monde était au rendez-vous, emplissant les rues de conversations joyeuses, de rires et de musique. Nous en avons profité pour goûter à diverses spécialités allemandes sucrées.

Deux jours plus tard, la magie de l’hiver opère derrière ma fenêtre, le ciel faisant tomber de gros flocons. Telle une enfant, je me suis empressée de terminer mon travail pour aller marcher dans la neige, émerveillée par le tapis blanc se formant en fine couche sur le sol. Hélas, cette sortie sous la neige conjuguée à la course de la veille sous des températures frôlant le zéro m’auront mise KO. Moi qui rêvais de découvrir un nouveau marché de Noël chaque week-end, je me suis retrouvée avec une belle angine qui m’a forcée à rester bien au chaud.

Débarrassée de mon horrible mal de gorge au bout de 4 jours, j’ai convaincu mon cher et tendre de faire un autre marché de Noël le troisième week-end de décembre. J’aurais préféré visiter celui de Cologne, mais le froid glacial nous a refroidis et nous nous sommes rabattus sur un marché plus proche, celui de Duisbourg. S’étirant tout en longueur dans le centre-ville, il était moins fréquenté que celui de Düsseldorf. L’ambiance était donc un peu moins festive, mais cette plus grande tranquillité m’a permis de me jeter à l’eau. Ayant gagné en confiance grâce à mes leçons d’allemand avec Assimil, que j’ai suivies assidûment durant tout le mois, j’ai osé, pour la première fois, commander à un bar et demander en allemand le prix d’un Lebkuchenherz (ces fameux cœurs en pain d'épice). Bon, ce n’était clairement pas grand-chose, mais la fierté d’avoir été comprise et de comprendre ce que mes interlocuteurs ont répondu était immense 😎. Décembre m’aura d’ailleurs rappelé à quel point j’aimais apprendre de nouvelles langues. En m’attelant chaque matin à faire 2 leçons avant d’entamer ma journée de travail, j’ai accompli de réels progrès, ce qui m’encourage à persévérer.

Côté professionnel, décembre m’aura fait battre un peu de l’aile. Contrairement à octobre et novembre, il m’aura fait pousser un coup de gueule. J’avais déjà expliqué que l’une des agences de traduction avec qui j’aime particulièrement collaborer avait été rachetée par un grand groupe. Si j’ai bien reçu mon versement en temps et en heure (malgré le délai de 45 jours imposé et non négociable), je déplore la communication (ou plutôt son absence) des PM (project managers) de la nouvelle agence. Mon coup de gueule concernait les e-mails automatiques, mais le problème ne s’arrête pas là. Après avoir travaillé pendant plus de 2 ans avec une agence humaine, je me retrouve face à un grand groupe qui envoie des propositions de projets par dizaine à une flopée de traducteurs et qui attribue les projets à ceux qui répondent le plus vite. J’ai par le passé travaillé avec ce type d’agences, me disant que c’était comme ça partout. Puis j’ai commencé à collaborer avec cette agence plus humaine, dans laquelle j’ai réussi à acquérir une bonne place et dont les PM me réservaient certains projets. Je pouvais également indiquer mes disponibilités, qui étaient bien prises en considération grâce à un système de calendrier qui n’est malheureusement pas présent pour le nouveau groupe. Bref, je retrouve donc le stress des débuts, à savoir celui de répondre dans la minute aux propositions de traduction sans savoir le jour-même si le projet me sera attribué. Décembre n’aura toutefois pas été que négatif professionnellement parlant. Sur la recommandation d’une de mes meilleures amies, j’ai ainsi pris contact avec une traductrice et rédactrice indépendante qui a l’ambition de créer sa propre agence, en ayant pour objectif qu’elle soit éthique et propose des prix justes autant pour les clients que pour les traducteurs. Cela peut sembler utopique, mais je veux croire en son projet et j’espère qu’elle parviendra à ses fins. Nous verrons cela dans les mois à venir. Autre bonne nouvelle, qui concerne ma santé, mais qui reste liée à mon travail, les résultats des examens de mes mains ont révélé que mon canal carpien est intact. Cela dit, la spécialiste qui a réalisé mon électromyogramme a indiqué que mes symptômes de fourmillement et de légères douleurs dans les doigts sont avant-coureurs et que je risque donc de développer le syndrome dans les années à venir. Pour retarder le développement, je vais prendre rendez-vous avec un orthopédiste, pour voir si je ne peux pas faire quelques exercices et savoir comment améliorer la position de mes poignets. J’en ai discuté avec une autre traductrice qui m’a expliqué qu’elle souffrait, elle aussi, de fourmillements dans les mains pendant la nuit, mais que c’était dû à une compression du nerf cubital. Comme quoi, pianoter toute la journée sur un clavier, c’est loin d’être bon pour la santé 🤕

Mais revenons-en au positif, car décembre, c’est surtout un mois festif. Place aux retrouvailles en famille et à une bonne semaine de répit ! Je me suis en effet accordée une semaine de congé pour profiter au mieux de mes proches. Je serai ainsi prête à affronter la nouvelle année en pleine forme (j'espère, car la première semaine de janvier s'annonce déjà chargée). En attendant de vous retrouver en 2023, je vous souhaite un excellent réveillon et une nouvelle année pleine de joyeux frissons et de belles émotions !