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Archives de Tag: travail

Composer avec les variations de l’énergie

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Ça fait déjà plusieurs années que j’ai pris l’habitude d’écouter divers courts podcasts sur le bien-être, la méditation et la productivité. L’un des podcasts que je suis (The Daily Pep! de Meg Kissack) aborde souvent la question des variations de l’énergie au fil de la semaine et normalise le fait qu’il y ait des jours où on est capable d’abattre une tonne de travail et d’autres où on a beaucoup plus du mal à se motiver. Comme cette semaine a particulièrement mis à mal mon énergie, j’avais envie d’en parler aujourd’hui.

Photo de energepic.com

Dans un monde idéal, on serait tous les jours productifs à 100%. Cela ne correspond malheureusement pas du tout à la réalité. Notre corps et notre esprit ont beau être de merveilleuses machines, ils ne peuvent pas fonctionner non-stop sans commencer à dérailler. Qui n’a jamais connu ce petit coup de mou peu après la pause déjeuner par exemple ? Notre énergie varie au fil des heures et des jours et il est important de savoir quand elle est à son niveau maximum et quand il est temps de recharger les batteries.

En ce qui me concerne, j’ai toujours été et suis encore un oiseau de nuit et je connais un pic d’énergie créatrice le soir, ce qui me pousse souvent à m’atteler à mes rédactions et à l’écriture de mes billets de blog vers la fin de journée (il est d'ailleurs passé 21h au moment où j'écris ce texte). À l’inverse, mon énergie met un certain temps avant d’arriver au point le plus haut le matin, ce qui explique pourquoi je commence généralement la journée par des activités plus calmes. C’est pour ça que je ne débute réellement ma journée de travail qu’après avoir pris le temps de faire ma routine bien-être (yoga, méditation, écriture pour vider son esprit). Ma tasse de thé encore à la main, je m’installe ensuite à mon bureau et me met à faire des tâches qui ne demandent pas trop de réflexion et ne prennent donc pas trop de mon énergie : répondre aux mails, relire une dernière fois les projets à rendre ce jour-là, planifier ma journée, préparer le plan d’un nouveau projet, etc. Je réalise souvent ces activités peu exigeantes en écoutant de la musique plus énergique pour me motiver davantage. Une fois que mon énergie est à son niveau le plus haut, je m’attelle aux tâches pour lesquelles j’ai besoin de toute ma concentration, en l’occurrence la traduction ou la rédaction d’un texte. J’ai ainsi 2-3 bonnes heures avant la petite baisse d’énergie et le gargouillement de mon ventre qui m’indique qu’il est temps de me sustenter pour ravitailler mon corps et mon cerveau. Selon les journées, je vais pouvoir me remettre au travail directement après cette plus longue pause. Si cela n’est pas le cas, je recours à une petite activité physique pour accélérer la digestion et surmonter le coup de mou d’après-repas. Cela prend habituellement la forme d’une balade de 10-15 minutes pour dire de m’aérer l’esprit. Je me motive souvent mentalement sur le chemin et je suis prête à me remettre plus activement à mes projets une fois rentrée. Je suis ainsi repartie pour plusieurs heures de travail avec une concentration au top.

Mon rythme est loin d’être un exemple puisque chacun a ses propres variations d’énergie et n’a pas forcément la liberté de prendre ses pauses à son gré. Toutefois, on peut apprendre à prévoir les moments de pic de productivité et programmer sa journée en conséquence. Le principe est toujours le même : s’atteler aux tâches les plus ardues quand on est au top de sa forme et garder les activités moins exigeantes ou plus agréables pour les moments où l’on est moins énergique. Si vous vous efforcez à faire une tâche compliquée alors que votre énergie est au plus bas, vous mettrez non seulement beaucoup plus de temps à la réaliser, mais serez en outre plus susceptible de commettre des erreurs. Il est aussi essentiel de prendre régulièrement de courtes pauses pour se bouger et quitter son écran quelques minutes (voir d'ailleurs quelques exercices d'étirement ici). Enfin, il ne faut pas oublier que vous n’êtes pas une machine et qu’il est normal d’être moins productif certains jours. Au lieu de se miner le moral, et donc de saper encore plus son énergie en se culpabilisant, il peut être utile d’établir mentalement une liste de toutes les petites choses que l’on a réalisées sur la journée. Vous verrez bien vite que vous avez fait bien plus que ce que vous pensiez.

Sur ce, profitez bien de ce week-end pour recharger vos batteries et attaquer la semaine prochaine avec un regain d’énergie !

Travailleur indépendant : les à-côtés du métier

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« T’as du travail en ce moment ? » C’est le genre de question que j’entends régulièrement. Par là, les gens veulent souvent dire : « Est-ce que tu as des projets de traduction/rédaction en ce moment ? » Ce serait oublier que, quand on est indépendant, on fait bien plus que son métier à proprement parler. J’avais donc envie de vous parler aujourd’hui de toutes les petites tâches que je dois réaliser pour pouvoir exercer ma profession.

Picture by Markus Winkler

Être indépendant, c’est gérer sa propre petite entreprise et, comme pour n’importe quelle entreprise, il y a plusieurs aspects à gérer en plus de son corps de métier pour pouvoir prospérer. On pourrait classer ces tâches accessoires, mais ô combien indispensables, en 6 catégories : la prospection/publicité, la comptabilité, les relations clients, la planification, la gestion du matériel, la formation continue.

1. La prospection/publicité

Si aujourd’hui j’ai des clients et des agences qui me contactent très régulièrement pour des projets, c’était loin d’être le cas au tout début de mon activité. Pour obtenir ses premiers projets, il faut avant tout se faire connaître. Les premiers mois de mon activité ont donc été principalement consacrés à la prospection et à la publicité (j'avais d'ailleurs écrit ici un article sur le sujet). J’ai dû contacter plusieurs agences pour proposer mes services, créer un site Web ainsi qu’une page Facebook professionnelle pour faire parler de mon activité autour de moi et compléter divers profils sur les plateformes dédiées à la traduction et autres (ProZ, TranslatorsCafé, LinkedIn, ….). Si cet aspect de mon travail me prend beaucoup moins de temps qu’à mes débuts, il est quand même nécessaire que je prospecte de temps à autre et reste à l’affût de nouvelles possibilités de collaboration. Vu que j’accumule de l’expérience, je dois aussi régulièrement mettre à jour mes divers profils pour pouvoir attirer de nouveaux clients. On pourrait aussi ajouter l’écriture de mes billets de blog à cette catégorie, étant donné que cela génère du trafic sur mon site et que cela peut donc attirer de potentiels nouveaux clients ou collaborateurs.

2. La comptabilité

C’est bien beau de traduire et d’écrire des articles, il faut aussi gagner son pain. Et pour être payé, il faut établir des factures. En ce qui me concerne, je les complète au fur et à mesure de la livraison de mes projets pour que cela ne me prenne pas un temps fou chaque fin de mois. Après l’envoi des factures, il faut également s’assurer qu’elles ont bien été payées. Si j’ai la chance de collaborer avec des agences qui payent en temps et en heure, il est déjà arrivé qu’un client oublie de payer (c'est arrivé ce mois-ci d'ailleurs). Dans ce cas, je dois le relancer pour pouvoir récupérer mon dû. Je n’ai jamais eu affaire à de mauvais payeurs, mais je connais certains collègues traducteurs qui se sont déjà fait avoir et qui ont perdu une énergie colossale à tenter de se faire payer. C’est donc un aspect à prendre en considération si vous comptez vous lancer dans un métier à titre d’indépendant. En plus de l’établissement des factures, il y a les déclarations TVA et la déclaration fiscale à remplir. Pour ces aspects plus administratifs, je me fais heureusement aider d’un bureau comptable. Néanmoins, je dois veiller à conserver les factures de tous mes achats pour pouvoir les comptabiliser dans mes frais et à payer les cotisations sociales et la TVA en temps voulu. Je réserve donc au moins une bonne heure chaque fin de mois pour vérifier où j’en suis au niveau de la comptabilité.

3. Les relations clients

Il s’agit probablement de l’à-côté qui me prend le plus de temps. Chaque semaine, je reçois en effet un certain nombre d’e-mails me proposant divers projets auxquels je dois répondre sans trop tarder, que ce soit pour accepter ou refuser. Outre les propositions de projet, il y a aussi les modifications à réaliser sur certains textes (surtout dans le domaine de la rédaction). Dans les périodes plus creuses, il est essentiel de maintenir cette relation pour s’assurer un volume de travail suffisant. Ainsi, je dois parfois relancer un client au sujet d’un projet, lui indiquer que je suis disponible au cas où il aurait besoin de mes services ou simplement demander de ses nouvelles si ma relation est plus établie. Le but est de ne pas se faire oublier. La relation client, c’est aussi pouvoir gérer les éventuels problèmes d’insatisfaction, négocier le tarif et les délais, prévenir en cas de maladie ou de tout autre empêchement compliquant la remise d’un travail et oser demander le recul d’un délai de livraison en cas de souci. Elle peut donc avoir des côtés sympathiques, mais aussi plus délicats, comme toute relation humaine dans le fond. Dans tous les cas, il faut savoir l’entretenir car sans vos clients/agences, votre entreprise ne survivra pas.

4. La planification

C’est une tâche à laquelle je m’attelle chaque lundi matin ou chaque dimanche soir. Je prends en effet le temps de considérer les différents projets à rendre dans la semaine qui vient et d’établir des priorités. C’est là qu’interviennent mes fameuses to-do lists et mon fidèle agenda. Je peux ainsi avoir une vue d’ensemble sur ma semaine, puis détailler les tâches à réaliser chaque jour. J’utilise également la page de mon agenda reprenant le planning du mois afin de voir si je peux accepter d’autres projets et donner mes dates de disponibilité. Cette tâche est donc essentielle si l’on veut entretenir de bonnes relations avec ses clients.

5. La gestion du matériel

Pour pouvoir effectuer mes diverses tâches, je dois m’assurer du bon fonctionnement de mes différents outils et matériels informatiques. Il faut ainsi veiller à mettre à jour les différents logiciels, à s’équiper d’un bon anti-virus et à résoudre les problèmes techniques (mon cher et tendre est heureusement un peu geek et vole souvent à mon secours en cas de bug 🤓). Pour améliorer ma productivité, je dois également m’équiper du mieux possible que ce soit sur le plan du matériel informatique ou des outils d’aide à la traduction ou à la rédaction (j'écrirai un article à ce sujet bientôt). Ce n’est pas une tâche à gérer au quotidien, mais je dois dans tous les cas veiller à toujours avoir les bons outils pour rendre mes travaux dans les délais. Il ne faut donc pas sous-estimer son importance.

6. La formation continue

Dans un monde qui évolue constamment et où la concurrence est de plus en plus rude, il est essentiel de continuer à se former. Il faut ainsi se tenir au courant des évolutions du métier, apprendre à gérer de nouveaux logiciels, se spécialiser dans d’autres domaines pour pouvoir s’ouvrir à des projets différents et, bien évidemment, continuer à perfectionner ses compétences linguistiques. L’objectif est de pouvoir ajouter des cordes à son arc et de proposer à ses clients de nouveaux services. J’avoue qu’en ce moment, je n’y accorde pas tellement de temps (le mois de juin est particulièrement intense), mais c’est un à-côté très agréable étant donné qu’en bonne traductrice, je suis toujours avide d’apprendre (je reste une étudiante dans l'âme 😁).

Bref, être traducteur/rédacteur indépendant, ce n’est pas que traduire ou écrire. C’est être un travailleur multitâche qui doit pouvoir gérer sa petite entreprise. Et ça ne se limite pas du tout au domaine de la traduction, de la rédaction et des autres services en ligne. Si je me suis lancée en tant qu’indépendante, c’est d’ailleurs parce que j’avais un modèle à la maison : ma mère, logopède indépendante et experte du multitâche. Je la voyais écrire ses bilans durant de longues heures certains soirs, faire sa comptabilité certains week-ends ou encore partir à des formations à gauche et à droite en plus de ses séances de logopédie. Je savais donc que ce ne serait pas facile, que cela demanderait beaucoup de temps, mais cela ne m’a jamais fait peur. Ma mère a d’ailleurs été la première à m’encourager dans cette voie, alors j’en profite pour le lui dire ici : « Merci, maman ! »

Sur ce, le devoir m’appelle car, comme vous l’aurez compris, : « Oui, j’ai toujours du travail ! »

Travailler ailleurs : la British Library

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J’avais parlé il y a deux mois déjà des bienfaits de travailler de temps en temps hors de chez soi quand on est freelance et qu’il y a une petite perte de motivation ou d’inspiration. J’ai retenté l’expérience cette semaine et j’ai trouvé l’endroit idéal pour le rat de bibliothèque que je suis : la British Library de Londres.

Lundi matin, j’ai pris l’Eurostar pour rejoindre mon cher et tendre dans la capitale britannique. Comme je débarquais à 11 heures à St. Pancras International et que je n’avais pas tellement de travail cette journée-là, je me suis dit que j’allais faire un petit tour à la British Library, l’une des plus grandes bibliothèques au monde. Elle renferme des trésors absolument incroyables (si l'on est un tant soit peu passionné par la littérature ou même simplement par le pouvoir de transmission des écrits dans tous les domaines qui soient). J’y suis allée au départ pour faire un petit tour dans les galeries et suis restée émerveillée devant une partition signée par le jeune Wolfgang Amadeus Mozart, ai regardé avec admiration le bureau portable de Jane Austen et me suis émue devant une petite histoire imaginée par une suffragette dans sa cellule de prison. J’imagine que tout le monde ne s’extasierait pas devant un bout de papier, mais voir l’écriture manuscrite d’un virtuose de 9 ans, d’une grande écrivaine ou d’une femme qui s’est battue pour nos droits est quelque chose d’incroyablement inspirant.

Partition de W. A. Mozart pour sa composition vocale God is our Refuge

J’étais sur le point de poursuivre ma visite quand j’ai aperçu tous les bureaux éparpillés dans les espaces ouverts de la bibliothèque. Comme les examens approchent, l’ambiance était particulièrement studieuse. Et quel bel endroit pour travailler ! Les bureaux sont en effet répartis tout autour de la King’s Library, une immense tour de verre abritant la collection de livres et manuscrits du roi George III. La vue sur ces rangées d’ouvrages à la belle reliure en cuir m’a irrémédiablement donné envie de m’installer à une table. Comme j’avais mon ordinateur, mon casque anti-bruit et tous les autres accessoires nécessaires dans mon sac de voyage, je me suis trouvé une petite place et me suis mise à mon tour au travail. Être entourée d’étudiants, de probables auteurs et d’autres freelances de tous âges a stimulé ma productivité. J’étais totalement dans mon élément, comme un poisson dans l’eau 😄

Les bureaux autour de la King’s Library

Je suis restée au niveau de l’entrée, qui se présente comme une grande place avec des tables disposant de prises un peu partout, mais il faut savoir qu’il y a également plusieurs salles de lecture où travailler au calme. Celles-ci sont toutefois uniquement accessibles aux personnes disposant d’un « Reader Pass », une carte que l’on ne peut obtenir que sur présentation de certains documents. Je ne pense pas en faire la demande étant donné que ces salles sont plutôt réservées aux personnes qui font des recherches et ont besoin d’accéder à certains ouvrages, mais je suis bien déterminée à retourner à la British Library la prochaine fois que je serai en panne d’inspiration à Londres. J’en profiterai pour poursuivre la visite des galeries et pour voir les expositions temporaires qu’accueille régulièrement la bibliothèque.

Bref, si vous êtes de passage à Londres et que vous cherchez un endroit inspirant pour travailler, rendez-vous à la British Library ! Elle se trouve juste à côté des gares de King’s Cross et St. Pancras International et son entrée est totalement gratuite. N’hésitez donc pas à y faire un tour si vous prenez l’Eurostar pour traverser la Manche !

L’importance de poser des questions

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J’ai parlé il y a un mois de la frustration que je pouvais avoir quand je n’avais pas de réponse à mes questions, mais j’avais envie de parler aujourd’hui de l’importance de poser des questions quand on est traducteur/rédacteur. Et si j’ai envie d’en parler, c’est parce que j’ai mis beaucoup de temps avant d’oser poser des questions et qu’il est possible que de jeunes personnes se lançant dans la traduction ou la rédaction n’osent peut-être pas non plus.

Photo de Ann H provenant de Pexels

Poser des questions est depuis longtemps un obstacle pour moi. Durant l’enfance et l’adolescence, que ce soit au cours de danse, au cours de solfège ou à l’école, j’avais toujours cette peur de passer pour une personne stupide et je pouvais parfois passer des heures à m’efforcer de résoudre un problème ou de comprendre une matière toute seule plutôt que de demander de l’aide. Avec le temps, j’ai toutefois appris que poser des questions ou demander de l’aide, ce n’était pas un signe de faiblesse, bien au contraire. Mieux vaut d’ailleurs poser une question « bête » que perdre son temps à chercher une réponse qu’une personne plus qualifiée peut vous donner ou que foncer tête baissée dans un projet sans être sûr de ce que vous faites.

Quand je me suis lancée en tant que traductrice/rédactrice indépendante, je craignais que poser des questions montrerait un manque de professionnalisme. Pourtant, personne ne peut se proclamer expert en tout ou avoir la science infuse. Faire part de ses questionnements et de ses doutes peut indiquer au contraire que vous faites preuve de sérieux dans votre travail. L’agence de traduction avec qui je collabore le plus en ce moment m’a d’ailleurs énormément aidée à surmonter cette sorte de peur du ridicule. Les project managers sont toujours disponibles pour répondre aux questions et, pour certains projets, ils encouragent même à remettre en cause la terminologie choisie par le client ou à relever les problèmes qu’elle peut entraîner.

Cette semaine, j’ai ainsi posé plusieurs questions concernant des corrections apportées par un réviseur (j'avais envoyé mes questions la boule en ventre en ayant peur de ne pas être légitime et j'ai finalement eu un beau compliment de la part de l'agence 😊), j’ai osé me faire passer pour une quiche en informatique en demandant au technicien de l’agence comment faire pour convertir certains fichiers présentant des extensions que je n’avais jamais rencontrées au cours de ma carrière (j'ai encore beaucoup de choses à apprendre sur ce bon vieux Trados) et j’ai demandé des précisions sur les exigences d’un client pour la rédaction de textes touristiques. Bref, tout ça pour dire que même si vous travaillez de chez vous, sans aucun collègue, vous n’êtes pas seul. Votre tâche est de transmettre un message et vous êtes en droit d’utiliser toutes les ressources qui vous aideront à la réaliser au mieux.

J’invite d’ailleurs tous les jeunes traducteurs et traductrices à rejoindre un forum de traducteurs, que ce soit sur ProZ.com, TranslatorsCafé, la page Facebook de la faculté de traduction de leur université ou tout autre groupe de traducteurs en ligne. On peut y débattre ensemble sur un terme plus difficile, résoudre un problème informatique sur Trados (encore lui 🙄) ou encore demander des conseils pour gérer telle ou telle situation avec un client ou une agence. L’ambiance sur ces réseaux est bienveillante et axée sur l’entraide plutôt que sur la concurrence. C’est donc important de les rejoindre. Alors, osez y poser vos questions et n’oubliez pas :

« Il n’y a pas de question bête, il n’y a que des réponses idiotes ! »

Changer de cadre de travail pour quelques heures

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Une fois n’est pas coutume, c’est depuis un café que je vous écris ce billet. En début d’année, je vous avais parlé de l’importance d’avoir un bon espace de travail pour sa santé physique. Toutefois, avoir un bon espace pour travailler est tout aussi important pour la santé mentale. Beaucoup de personnes qui se sont retrouvées en télétravail durant le confinement se sont rendu compte qu’il n’était pas toujours facile de travailler depuis chez soi si l’on ne dispose pas d’un espace à soi. Difficile en effet de se concentrer quand on voit du désordre, une montagne de linge à repasser, de la vaisselle à faire, etc. (charge mentale, bonjour 🙄!).

Je vous parle de ça car, après une longue absence, mon cher et tendre et moi-même sommes retournés dans notre logement à Londres. En plus de la poussière et des toiles d’araignée qui se sont accumulées, des travaux ont été réalisés dans notre habitation, ajoutant un peu de désordre. Comme tout logement londonien abordable, l’espace est quelque peu restreint, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur mon ordinateur en ignorant tout ce qu’il y a à ranger/nettoyer. J’ai donc décidé aujourd’hui d’aller me poser dans un café.

Waterstones Romford

Quand on pense à un travailleur freelance, on s’imagine quelqu’un qui peut travailler de n’importe où sans aucun problème. Bien sûr, il ou elle peut profiter de sa liberté pour s’offrir une séance de travail à l’extérieur quand il fait beau, continuer ses projets en ligne en séjournant à l’étranger ou encore travailler dans le train, mais l’environnement doit rester propice à la concentration et à l’inspiration (je sais par exemple que travailler en open space n’est pas pour moi 😅). Bref, cette fois-ci, mon choix s’est porté sur un lieu le plus inspirant et calme possible : le café d’une librairie. Avoir une vue sur des bibliothèques et être entourée de personnes qui lisent, rien de plus apaisant pour moi (je fais partie de ces gens dont le plus grand rêve est d’avoir une bibliothèque comme celle dans La Belle et la Bête de Disney, avec l’échelle tellement elle est gigantesque 😁). Cela faisait longtemps que j’avais remarqué ce petit café sans avoir tenté l’expérience d’y travailler. J’ai donc sauté le pas aujourd’hui et je ne regrette absolument pas. Je peux pianoter mes textes sur mon clavier tout en dégustant un délicieux chai latte (la jolie tasse que la serveuse adorable m’a apportée a été la cerise sur le gâteau).

En résumé : je reviendrai ! Si vous aussi vous peinez à vous concentrer, sortir de votre cadre de travail habituel peut être bénéfique. Tentez donc l’expérience !

2022 – deuxième acte

Le mois de février est passé aussi vite que les vents qui ont balayé nos contrées ces derniers jours. Malgré une charge de travail assez conséquente mais stable, j’ai réussi à garder le cap et à terminer ce mois avec tous mes projets bouclés dans les délais et un agenda un peu moins chargé pour démarrer le mois de mars.

Seule ombre au tableau, j’ai dû, pour la première fois en près de 10 ans, réclamer mon dû. Il ne s’agissait finalement que d’un oubli de paiement de factures, mais j’avoue avoir bien stressé. Ledit projet avait été réalisé avec mon plus ancien client en rédaction. Depuis que nous travaillons ensemble, il a changé plusieurs fois de société, faisant à chaque fois appel à mes services de rédactrice, ce qui m’a d’ailleurs permis de toucher à des sujets très variés. La dernière boîte avec qui il a travaillé, et pour laquelle j’ai écrit des articles, était censée me payer à la mi-février pour le dernier projet réalisé. Mon client a ensuite démissionné de cette boîte, ayant d’autres projets en tête. Or, 10 jours après la date d’échéance, le montant que je devais percevoir pour ces derniers articles n’était toujours pas arrivé sur mon compte. J’en fais donc part à mon client, qui me donne son contact sur place. Mon premier e-mail n’ayant pas obtenu de réponse au bout de 3 jours, je suis revenue vers mon client pour lui demander s’il pouvait les contacter pour moi, au cas où mon courrier se serait retrouvé dans les spams. Paniqué à l’idée que ma dernière facture ne soit pas payée par son ancien employeur, mon client s’empresse de contacter la boîte, me disant que lui-même n’avait pas encore été rémunéré pour ses dernières missions. Heureusement, après son intervention, le contact auquel j’avais envoyé mon e-mail est revenu vers moi pour me confirmer le traitement de ma facture et la somme longtemps espérée est enfin apparue sur mon compte il y a quelques jours. Bref, c’était ma petite angoisse du mois.

Sur le plan personnel, le mois de février m’aura permis de vivre d’autres retrouvailles avec des amies qui sont souvent à l’étranger et qu’il n’est pas toujours facile de croiser, surtout ces deux dernières années chaotiques. Février a aussi été un mois durant lequel le soleil a enfin ressorti le bout de son nez, avec quelques journées au petit air printanier. J’ai donc particulièrement apprécié mes courtes balades quotidiennes, désormais ponctuées de chants d’oiseaux, de perce-neiges, de jonquilles et de crocus.

Crocus en balade

J’avais entamé l’écriture de ce billet en début de semaine lors d’un trajet en train, juste après avoir enfin osé embrasser mon père sur la joue, les angoisses liées au satané virus s’étant estompées ces dernières semaines. Je pensais alors terminer ce mois sur une note ensoleillée et plus optimiste, mais c’était sans compter l’effroyable annonce de guerre en Ukraine, survenue hier matin. C’est donc avec le cœur un peu lourd que je termine ce billet, en espérant que le mois de mars nous apportera quand même de belles nouvelles et la promesse d’une renaissance longuement attendue pour ce printemps.

Rendez-vous à la fin du mois de mars pour voir ce que nous aura réservé le troisième acte de 2022, en gardant l’espoir que les choses s’arrangent.

Travailler dans le train

Il y a quelques années déjà, j’avais écrit un billet sur les lieux où je trouvais plus facilement l’inspiration et j’avais consacré un paragraphe au train. Comme mon cher et tendre est un pigeon voyageur, j’ai fait plusieurs fois de longs voyages et le train reste ma préférence. J’aime bien ces moments suspendus dans le temps, où je peux plonger dans un bon bouquin ou me laisser aller à mes rêveries en regardant le paysage défiler. Malheureusement, quand le devoir m’appelle, je n’ai pas d’autre choix que de passer ces périples à travailler pour rendre un projet dans les délais. Ça a été le cas cette semaine et j’avais du coup envie de donner 2-3 conseils.

Photo de Fabrizio Verrecchia provenant de Pexels

La première chose à faire quand on doit travailler dans le train, c’est de trouver la meilleure place, à savoir celle qui dispose d’une table ou un coin plus tranquille où vous pourrez utiliser votre ordinateur confortablement sans déranger personne. Bien sûr, ça ne remplace jamais le confort de mon super bureau, mais ça fait l’affaire le temps du voyage. Si, comme la mienne, la batterie de votre PC n’est plus assez endurante, il est aussi indispensable de trouver un endroit avec une prise de courant. Heureusement, les trains plus récents commencent à installer des prises un peu partout, mais pour ceux qui connaissent les vieux trains de la SNCB (ceux des années 1990 qui ressemblent à ça, pas les ancêtres aux portes en accordéon comme celui-ci), sachez qu’il y a généralement une prise aux extrémités des wagons, juste au-dessus de votre tête. Sinon, pensez à changer votre batterie (ce que je compte faire…) ou à vous acheter une batterie externe pour ordinateur (autre achat que je compte réaliser prochainement).

La deuxième chose à faire est de s’assurer d’avoir une bonne connexion. Certains trains, comme ceux de la Deutsche Bahn (j'ai une fois fait un bond dans le temps entre deux quais en descendant d'un ICE très moderne pour monter à bord d'un omnibus à Liège-Guillemins, le choc a été rude 😅), offrent le Wifi à bord. Cela dit, comme je travaille parfois sur des documents plus sensibles, je préfère utiliser mon téléphone comme point d’accès mobile.

La dernière chose à faire est de coiffer un casque antibruit, votre meilleure arme contre les pleurs de bébé, la musique des adolescents et les personnes qui font des appels téléphoniques interminables en parlant fort et en mettant le haut-parleur (ce qui est encore pire quand il s'agit d'une personne étrangère et que ton esprit de linguiste ne peut s'empêcher d'essayer de comprendre la conversation). Bref, si vous voyagez souvent, le casque antibruit deviendra vite un accessoire indispensable. Je n’en ai pas eu besoin pour mon dernier voyage car j’ai eu la chance de tomber à chaque fois dans des wagons pratiquement vides (oh, bonheur, surtout pour une hypocondriaque en pleine pandémie 😄). Il faut dire que j’ai évité les heures de pointe, autre conseil qui tombe sous le sens si vous voulez travailler tranquillement dans le train. Notez que le vendredi soir et le dimanche soir sont également à fuir si vous ne voulez pas jouer des coudes avec les étudiants qui cherchent tant bien que mal à caser leur grosse valise en faisant le trajet entre la maison et leur kot ou vice-versa (j'en ai fait partie il fut un temps…).

Vous pourrez alors profiter de ce moment suspendu dans le temps pour répondre à vos mails, boucler votre rédaction ou commencer votre traduction et ne prendre aucun retard sur vos projets. Quand les trains sont à l’heure, que vous ne ratez aucune correspondance et que les wagons sont quasi vides, c’est un pur bonheur. En tout cas, j’ai vécu un voyage sans heurt cette semaine et j’ai pu bosser durant mes 4 heures de train sans problème, ce qui est assez rare pour que ça fasse l’objet d’un petit billet (de train 😁).

Mon espace de travail

Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler un peu de celui avec qui je partage mes jours et parfois mes nuits : mon bureau.

Il faut savoir que votre humble traductrice-rédactrice est une personne qui n’aime pas tellement changer ses habitudes. Pendant des années, j’ai ainsi uniquement travaillé sur un ordinateur portable, comme au bon vieux temps de mes études à l’université. C’était sans compter mon cher et tendre. Travaillant pour une marque qui vend, entre autres, des supports d’écrans et des bureaux high-tech (ceux dont tu peux régler la hauteur pour pouvoir travailler debout), il a tenté durant des années de me convaincre d’acheter un écran externe, jusqu’au jour où il m’en a installé un sans rien me demander. Après avoir râlé d’avoir un bras mécanique et un écran plus grand qui cachaient ma décoration, j’ai fini par apprécier ne plus souffrir de maux de nuque après des séances de travail plus intenses.

Il y a quelques mois, mon cher et tendre est à nouveau parvenu à me convaincre d’optimiser davantage mon bureau. Je me suis donc retrouvée avec non pas un, mais deux écrans externes et un clavier externe. Si j’ai vite trouvé très productif de pouvoir travailler sur deux écrans, l’un me permettant de faire des recherches et l’autre de garder mon logiciel de traduction ou mon document Word actif, j’ai mis un peu plus de temps à m’habituer au clavier. Ne plus entendre le doux cliquetis des touches et sentir mes doigts glisser sur le clavier de mon ordinateur portable m’ont un peu manqué au début, surtout que j’étais déconcentrée par ces nouvelles touches légèrement plus hautes et donc plus bruyantes. Néanmoins, comme j’ai aussi pris l’habitude de travailler avec un casque anti-bruit sur les oreilles et en musique, ce petit inconvénient s’est vite fait oublier. D’ailleurs maintenant, quand je suis en déplacement et que me retrouve avec uniquement mon ordinateur portable, je me sens parfois à l’étroit. Comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Si j’en parle, c’est parce que l’aménagement d’un espace de travail est important aussi pour sa santé physique. Je remarque que, depuis que j’ai cette installation, j’ai beaucoup moins de douleurs dans les épaules et dans la nuque. Cela n’empêche toutefois pas de continuer les petits exercices d’étirement que je vous ai déjà partagés dans un autre billet.

Et pour conclure, une petite photo de mon cher bureau. Comme ça, vous aurez la preuve que non, je ne travaille pas dans mon lit ou sur le canapé.

Je dois encore trouver une solution pour cacher les câbles, mais voici l’endroit d’où je vous écris.

Quant au fait de bosser en pyjama ou pas, ça fera l’objet d’un autre billet !

La téléphonophobie des traducteurs

Bonjour à tous ! Ayant récemment installé l’application ProZ sur mon téléphone, je m’amuse à répondre aux petits sondages quotidiens concernant le métier de traducteur/interprète. La semaine dernière, l’un de ces sondages portait sur l’usage du téléphone chez les professionnels de la traduction et de l’interprétation. À la question      « Votre téléphone* est-il principalement un outil de travail ou une distraction ? », la plupart ont répondu qu’ils l’utilisaient aussi bien pour le travail que pour leur vie privée (comme vous pouvez le voir ci-dessous).

Sondage ProZ

Votre téléphone est-il principalement un outil de travail ou une distraction ?

En jetant un œil sur la discussion à ce sujet, j’ai été ravie de voir que beaucoup de traducteurs détestent les appels téléphoniques et préfèrent les e-mails. Je ne suis donc pas seule à être « téléphonophobe ». Plusieurs collègues se plaignent en effet des nombreux coups de fil publicitaires les poussant à force à ne plus décrocher (raison pour laquelle je réponds de moins en moins aux numéros inconnus). D’autres disent ne jamais recevoir d’appel de leurs clients et ne consulter leur téléphone que pendant leurs déplacements.

Pour ma part, j’ai toujours eu une préférence pour l’écrit car j’aime avoir le temps de réfléchir à ce que je dois dire sans avoir peur de me faire mal comprendre et en ayant l’assurance d’avoir une preuve écrite si besoin. J’utilise surtout mon téléphone smartphone pour consulter mes e-mails si je ne suis pas devant mon ordinateur. Je le garde également toujours près de moi car certains de mes clients réguliers me contactent par le système de messagerie WhatsApp. Je m’en sers enfin surtout lors de mes nombreux trajets entre Londres et la Belgique au cas où je dois renvoyer un document Word ou terminer un travail puisque mon téléphone est lié à mon ordinateur (vive le progrès !).

Bref, le smartphone au travail : oui ! Les coups de fil qui te font sursauter quand tu es en pleine concentration : non ! D’ailleurs, à moins de connaître le numéro, je ne décroche quasi jamais. Je me dis toujours que la personne me laissera un message si son appel concerne un travail de traduction ou de rédaction et que l’on me rappellera plusieurs fois si c’est urgent. Bien sûr, si vous avez vraiment besoin de me parler, je ne vais pas non plus vous envoyer balader. La plupart de mes clients ont d’ailleurs la délicatesse de me demander d’abord par e-mail quelles sont mes disponibilités pour un entretien téléphonique. Au moins, je peux me préparer mentalement à entendre la sonnerie de mon téléphone sans sursauter (ne riez pas, je suis sûre que c’est déjà arrivé à beaucoup d’entre vous…). Dans tous les cas, si vous voulez me proposer une traduction ou un projet de rédaction, contactez-moi plutôt d’abord par e-mail pour bien exposer vos besoins et m’envoyer les documents nécessaires ! À bon entendeur…

* Pour ce sondage, beaucoup de personnes ont compris le mot « phone » dans le sens          « smartphone » tout en soulignant qu’elles s’en servaient principalement pour les e-mails et autres fonctionnalités plutôt que pour de simples appels téléphoniques.

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