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Carte postale : Albanie (Tirana – Durrës – Kruja)

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Tungjatjeta! Je suis revenue mercredi d’un séjour d’une dizaine de jours en Albanie. Cela faisait longtemps que je n’avais plus voyagé aussi loin et eu la possibilité de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture et une nouvelle langue. Saviez-vous d’ailleurs que l’albanais était l’une des plus anciennes langues indo-européennes ? Moi qui pensais m’appuyer sur mes connaissances du russe, je me suis vite rendu compte que cette langue des Balkans n’avait absolument rien à voir avec les langues slaves. Saviez-vous aussi que c’était l’un des rares pays où vous ne trouverez aucune enseigne McDonald’s ? Ou que son territoire compte pas moins de 170 000 bunkers ? Contrée balkanique dont je ne connaissais pas grand-chose, l’Albanie m’a apporté le dépaysement que j’attendais depuis longtemps. J’avais donc très envie de vous envoyer ma carte postale aujourd’hui.

La Grande Mosquée de Tirana

Fin juin, sachant enfin à quel moment il pouvait prendre congé, mon cher et tendre cherchait désespérément une destination en bord de mer qui ne soit pas trop chère. Le prix des logements était très élevé dans les pays phares de l’été et nous avions eu écho de la hausse des tarifs dans les restaurants et agences diverses proposant des activités (il faut bien que le secteur touristique se remette enfin des années catastrophiques causées par le-virus-dont-on-ne-veut-plus-prononcer-le-nom). J’ai alors suggéré l’Albanie, pays bordé par l’Adriatique que nous n’avions pas encore exploré. Comme beaucoup de touristes, mon cher et tendre avait une certaine appréhension (tapez Albanie sur Google et vous verrez que la première question qui apparaît est « est-il dangereux d'aller en Albanie ? »), mais il a vite été séduit par les prix très attractifs des Airbnb et hôtels sur place, ainsi que par la température de la mer. Nous avons donc acheté nos billets d’avion et nous sommes envolés pour Tirana le 12 août. Pour les premiers jours, nous logeons à l’hôtel Eliza. Situé à environ 2 kilomètres du centre de la capitale, c’est un petit hôtel géré par une famille très sympathique et serviable. Le jeune homme qui nous a accueillis en nous donnant plusieurs explications ainsi que la serveuse souriante du petit-déjeuner le lendemain n’ont été que les tout premiers exemples de la grande gentillesse des Albanais, qui m’aura agréablement surprise tout au long de notre séjour. La capitale albanaise m’a rapidement séduite. Ville à deux vitesses, Tirana est surprenante. Des bâtiments et trottoirs délabrés et aux couleurs délavés côtoient des buildings ultra-modernes. De vieux bus français et allemands passent devant des panneaux solaires, des stations de charge pour voitures électriques et des feux de circulation couverts de LED, tandis que les cireurs de chaussure, vendeurs d’épis de maïs grillé et petits kiosques de rue rivalisent avec des centres commerciaux flambant neufs aux multiples étages. À cela s’ajoutent quelques bunkers, vestiges de la paranoïa d’Enver Hoxha, l’ancien dictateur qui a isolé l’Albanie du reste du monde pendant des décennies.

Ce qui m’a énormément plu à Tirana est la présence de street-art. L’art et des allusions à la pop culture se cachent sur les boîtes électriques et les murs de la ville. Se balader dans ses rues ombragées, bordées de cafés en tout genre animés jusqu’à minuit (je n'ai jamais vu autant de personnes boire de café à toute heure de la journée) était vraiment très agréable. La capitale compte également plusieurs parcs pour s’échapper de la folie de sa circulation, chacun proposant un bel espace de jeux pour les enfants. Nous passons d’ailleurs une bonne partie de notre première journée dans Tirana à nous balader au Parku i Madh, un immense parc situé dans le sud de la ville. Nous y rencontrons plusieurs chiens errants, tous portant un collier et une étiquette à l’oreille. En journée, ils sont souvent abattus par la chaleur écrasante. Nous en croisons d’ailleurs un en plein milieu d’un chemin. À notre approche, il a commencé à remuer la queue et à se mettre sur le dos (difficile de résister à son regard ne demandant qu'un peu d'attention et des caresses 😢). Nous n’avions pas de quoi lui donner à manger, mais nous avons pris le temps de lui donner un peu d’eau à boire. Nous avons terminé la journée aux abords de la place Skanderbeg, où les cloches de l’imposante cathédrale orthodoxe toute proche répondent au chant du muezzin des mosquées de la ville. Pour clôturer ce premier jour en beauté, nous avons voulu tenter un restaurant plus typique et tester des spécialités locales. Cette première expérience culinaire albanaise n’a toutefois pas été un succès… Le serveur avait beaucoup de mal à nous expliquer ce qu’étaient les plats et la carte en anglais ne nous donnait pas plus d’indications. Nous avons donc tenté un plat de poulet grillé avec du jufka (des sortes de pâtes maison albanaises) et un « soil stew » (on a d'abord cru à une erreur de traduction... « soil » signifiant « terre » en anglais...). Résultat, nous avons reçu une assiette de pâtes très sèches recouvertes de fromage râpé extrêmement fort (j'ai moi-même eu du mal a les manger alors que j'adore le fromage, je vous laisse donc imaginer la tête qu'a fait mon cher et tendre dégoûté par le fromage lorsqu'on lui a mis l'assiette sous le nez 🤢) et un ragoût avec de la viande et des morceaux qui avaient littéralement le goût de… terre (je ne sais toujours pas ce que l'on a mangé, mais nous n'avons pas voulu retenter l'expérience 😅). Bref, petite déception sur le plan culinaire, mais déjà un gros coup de cœur pour la capitale albanaise.

Pour notre deuxième jour à Tirana, nous avons pris de la hauteur : direction le mont Dajti ! Après avoir pris le bus L11 (Porcelan) aux abords de Skanderbeg, nous arrivons au Dajti Ekspres. Ce téléphérique vous amène en 15 minutes au sommet (mieux vaut ne pas avoir le vertige car l'ascension est impressionnante). De là, nous avons pu admirer l’ensemble de Tirana, que nous nous sommes empressés de rejoindre pour une dernière soirée avant de partir le lendemain pour la ville côtière de Durrës.

Le lendemain matin, alors que nous pensions prendre le bus pour rejoindre la côte, Liljana, notre hôte Airbnb qui vit à Tirana, nous a gracieusement proposé de nous conduire jusqu’à son appartement à Durrës. Liljana (ou plutôt Lili comme elle préfère qu'on l'appelle) et son mari ont profité du trajet pour nous parler de leur histoire. Ils ont fait partie des milliers d’Albanais qui ont quitté le pays une fois les frontières ouvertes à la chute du régime au début des années 1990. Après 30 ans au Canada, ils sont revenus dans leur pays natal pour retrouver leurs parents âgés. Lili se réjouit de la modernisation de l’Albanie, même si elle déplore que la situation ne soit pas encore optimale pour retenir les jeunes, qui continuent de s’expatrier. Une fois arrivés à Durrës, nous découvrons le charmant appartement face à la plage dans lequel nous allions loger pendant une semaine (je vous mets d'ailleurs le lien ici tellement il nous a plu). Comme mon cher et tendre et moi-même étions exténués par de longs mois de travail sans véritable pause, nous avions choisi de passer des vacances plus relaxantes plutôt que de jouer aux explorateurs comme nous en avons l’habitude. Cette semaine au bord de la mer a donc été principalement faite de baignade dans les eaux chaudes de la mer Adriatique et de bronzage sur les transats. D’ailleurs, il faut savoir que sur cette partie de la côte (je ne peux pas parler des plages plus au sud comme nous n'y sommes pas allés), tout le monde loue des transats et pratiquement personne ne pose sa serviette sur le sable. Les familles s’installent dès les premières heures du matin en attachant leurs affaires au parasol et y restent jusqu’à la fin de l’après-midi. Nous avons fait de même, le prix de la location n’étant qu’à 500 leks (environ 4€) pour toute la journée.

Durant cette semaine de repos, nous avons tout de même marché jusqu’au centre-ville de Durrës pour voir son fameux amphithéâtre et sa belle promenade et avons également fait plusieurs kilomètres à pied pour nous rendre pratiquement à l’autre bout de sa longue plage en forme de croissant, du côté de Golem. C’est durant cette grande balade sur le sable que nous avons compris pourquoi Durrës était surnommée la Miami de l’Albanie. La partie sud de la côte est bordée d’hôtels de luxe avec piscine et plages privées et comprend une immense promenade avec des palmiers. Derrière cette façade plus luxueuse, la partie de Durrës dans laquelle nous logions nous a semblée beaucoup plus pauvre. S’il y a une abondance d’endroits où manger et acheter des souvenirs (et de nombreux objets de contrefaçon), nous y avons aussi croisé un plus grand nombre de mendiants. Cette partie de la ville était également beaucoup plus sale, les poubelles n’étant pas tellement existantes, et les infrastructures assez vétustes. Néanmoins, cela nous a permis de mieux nous plonger dans l’ambiance locale. Notre Airbnb se trouvait sur le bout de plage préféré des locaux. Nous avons ainsi pu voir défiler les différents marchands ambulants vendant crèmes solaires, fruits divers et petulla (sortes de beignets salés servis avec de la sauce au chocolat, à la fraise ou avec du fromage). Nous nous sommes aussi mêlés aux locaux qui allaient chercher leurs bureks (sorte de pâtisserie salée) et pâtisseries à la boulangerie et s’y attablaient pour les déguster avec un verre de lait ou d’ayran (sorte de yaourt salé). Le soir, les Albanais aimaient se réunir en famille. Nous avons d’ailleurs pu voir plusieurs fois des danses improvisées entre diverses générations au beau milieu des restaurants. C’est également à Durrës que nous avons connu notre première véritable expérience culinaire albanaise réussie grâce à une serveuse très sympathique qui parlait bien anglais et qui a pu nous expliquer les diverses spécialités (cela nous a réconciliés avec la cuisine albanaise depuis notre première mauvaise expérience à Tirana 😅).

Danses improvisées dans les restaurants de Durrës

Après une semaine à apprécier le coucher de soleil sur la plage et à nous endormir au bruit des vagues dans notre Airbnb de Durrës, nous sommes retournés à Tirana le dimanche 21 août pour passer nos 3 derniers jours en Albanie. Lili nous a à nouveau proposé de faire la route avec elle et son mari comme ils retournaient sur Tirana quelques heures plus tard, mais nous n’avons pas voulu abuser de leur générosité et avons fait le trajet en bus. Il n’y avait dans tous les cas qu’une heure de route entre les deux villes et le prix du billet ne coûtait que 180 leks (1,50€ environ). Tirana nous a accueillis à nouveau sous une pluie d’orage, mais nous étions ravis de retrouver son ambiance incomparable. Elle nous a encore réservé de belles surprises pour les derniers jours de notre voyage. Contrairement à notre premier séjour, nous avons choisi de loger dans un Airbnb plus proche du centre. Mon cher et tendre avait trouvé une carte des bus sur le site officiel de la ville et pensait pouvoir repérer facilement l’arrêt pour que nous puissions rejoindre notre Airbnb. Or, il faut savoir qu’en Albanie, il n’y a pas toujours de panneau indiquant les arrêts de bus… En l’occurrence, celui que nous cherchions n’en avait absolument pas. Nous avons heureusement pu compter sur la gentillesse des habitants pour trouver notre chemin. Un homme a vu que nous cherchions quelque chose et nous a indiqué l’endroit, tandis que la jeune fille qui attendait à cet arrêt de bus invisible nous a indiqué naturellement où descendre pour rejoindre notre Airbnb. Une fois nos affaires posées, nous repartons à la découverte de Tirana. Après une semaine de repos, nous avions envie d’en apprendre davantage sur le pays et avons donc décidé de visiter Bunk’art 2, un musée établi dans un ancien bunker relatant l’histoire de la police albanaise et les horreurs commises sous le régime d’Enver Hoxha. Après cette plongée dans l’histoire, nous terminons la soirée en dégustant une pizza au cœur du Parku Rinia, un joli espace vert avec fontaines. En nous dirigeant vers le parc, nous passons sur la première fois sur Pedonalja, une jolie rue piétonne à l’ambiance romantique. À nouveau, Tirana nous étonne par sa facilité à créer des ambiances décontractées.

Lundi, nous commençons notre journée par la visite de Bunk’art 1. Cet impressionnant bunker datant de la guerre froide abrite un intéressant musée sur l’histoire moderne de l’Albanie, ce qui nous a permis de comprendre comment Enver Hoxha a réussi à prendre la tête du pays et d’où vient son obsession pour les bunkers. Le reste de la journée est une véritable aventure

Mon cher et tendre voulait faire un petit trek jusqu’au lac de Bovilla, situé à une vingtaine de kilomètres de Tirana. Sur la carte des transports qu’il avait trouvée sur le site officiel de la ville, il avait vu qu’il existait une ligne de bus pour aller jusqu’à un petit village à 5 kilomètres du lac à proprement parler. Nous allons jusqu’au terminal de bus et commençons à nous renseigner, sauf que personne n’a entendu parler de ce bus… On demande à plusieurs personnes et un homme nous fait monter dans un bus en expliquant au contrôleur où nous voulions aller. Sauf que ce bus allait dans la direction inverse et nous ramenait vers le centre de Tirana. Je commence alors à demander aux autres passagers du bus s’ils savent comment s’y rendre et nous voilà avec cinq Albanais qui cherchent à nous aider. Malheureusement, ils ne parlent pas très bien anglais et ne sont pas d’accord sur la direction à prendre (le contrôleur veut que l’on prenne un taxi car ce serait plus facile, les autres disent que ça coûterait trop cher). C’est alors qu’une jeune femme monte dans le bus et voit notre détresse. Parlant parfaitement anglais, elle me demande directement si elle peut nous aider et commence à interpréter les indications du contrôleur et des autres passagers. Comme nous devions changer de bus, elle nous propose gentiment de nous accompagner jusqu’au nouvel arrêt pour pouvoir expliquer elle-même au contrôleur de notre prochain bus que nous voulons sortir le plus près possible du lac. Vu sa grande gentillesse, nous lui faisons la conversation et apprenons qu’elle a étudié en Belgique. Elle compte d’ailleurs retourner en Europe pour poursuivre ses études et trouver du travail dans son domaine, la biologie moléculaire. Elle nous quitte à l’arrêt suivant, après avoir expliqué au contrôleur où nous voulions aller et lui demander de nous indiquer où sortir. C’est là qu’on apprend qu’il existe un minibus qui peut aller jusqu’au village voisin du lac. Bien qu’il ne parle pas anglais, le contrôleur nous indique bien où sortir et où trouver ce fameux minibus. Après plus d’1h30 de trajet à travers Tirana pour trouver le bon moyen de transport, nous voilà enfin à bord de ce petit fourgon blanc, qui nous dépose à 7 kilomètres du lac. On était préparé à faire la montée à pied (la route jusqu'au lac est extrêmement mauvaise donc peu de taxis acceptent de faire le trajet), mais nous avons à nouveau pu compter sur la bienveillance des Albanais. Nous n’avions même pas fait un kilomètre qu’un chauffeur de camion s’arrête et nous demande si nous voulons aller au lac Bovilla. Le chantier qu’il doit rejoindre se trouve sur la route, à moins de 2 kilomètres sous le lac. Nous acceptons volontiers et nous voilà à parcourir la route sinueuse et très chaotique du canyon de Bovilla. Le chauffeur de camion ne parlait malheureusement pas anglais, mais on a pu échanger quelques mots et sourires. Grâce à lui, nous avons économisé une bonne heure et demie de marche. Il était déjà 15h30 quand nous descendons de son camion et commençons l’ascension. À peine arrivés au pied du lac que l’on entend l’orage gronder au loin. Nous voulions toutefois grimper jusqu’à une plateforme située un kilomètre plus haut pour admirer le panorama. La montée est ardue et nous sommes littéralement en nage une fois arrivés au restaurant situé au pied de la plateforme. Après avoir repris notre souffle, nous parcourons les derniers mètres pratiquement en escaladant et pouvons enfin contempler le paysage. La vue est magnifique, surtout avec le ciel dramatique qui contraste encore plus avec les montagnes.

Le ciel devient toutefois de plus en plus menaçant et les nuages noirs sont pratiquement au-dessus de nous quand nous redescendons vers le restaurant. Nous aurions pu choisir de rester sur place et d’attendre que l’orage passe, mais il est déjà 18h et le chauffeur du minibus nous avait dit que le dernier trajet était prévu à 21h. Comme nous avons 7 kilomètres à faire pour redescendre jusqu’au village, nous décidons de vite reprendre la route. J’ai alors vécu l’une des expériences les plus effrayantes de ma vie. Moi qui ai toujours eu peur de l’orage, je me suis retrouvée sous une pluie battante, des éclairs et un tonnerre qui résonnait encore plus fort au cœur des montagnes. Comme nous étions trempés jusqu’aux os et que la pluie et le tonnerre continuaient de s’abattre, nous sommes entrés dans ce qui semblait être un ancien refuge au bord du lac. Pour tenter de nous sécher un peu, nous avons attendu 30 minutes à regarder les torrents formés par la pluie s’écoulant sur la route. L’orage enfin passé, la pluie et le tonnerre ont fait place au soleil et à deux arcs-en-ciel. Après cette aventure palpitante, nous avons pu reprendre notre chemin dans le canyon sous un ciel plus radieux, nous laissant apprécier les paysages majestueux qui nous entouraient. Nous terminons le chemin dans un décor plus rural, avec l’aboiement des chiens et le bruit des oiseaux, sous les couleurs du soleil couchant. En passant devant une ferme, une petite fille nous fait signe et court vers nous pour nous offrir une grappe de raisins (je n'exagère pas quand je dis que les Albanais sont extrêmement gentils...). À 20h, nous arrivons enfin devant l’arrêt du minibus, que nous avons vu partir sous nos yeux quelques minutes plus tôt. Nous ne devons heureusement attendre que 20 minutes avant de pouvoir nous installer dans le suivant. Enfin rentrés à Tirana, nous nous dépêchons de prendre une douche bien chaude avant d’aller manger dans l’un des restaurants situés dans l’ancien château de la capitale (Kalaja e Tiranës). L’endroit est plus chic et coûteux que les petits restaurants en ville, mais un peu de confort après cette longue journée nous a fait le plus grand bien.

Après une bonne nuit de sommeil réparatrice, nous voilà déjà à notre dernière journée complète en Albanie. Pour voir un peu plus du pays, nous décidons de prendre le bus pour Kruja, une petite ville montagneuse réputée pour son château. Pour vous y rendre, vous trouverez des minibus au terminal de Tirana pour 150 leks (environ 1€). Le trajet dure 55 minutes. Ancienne capitale d’Albanie, Kruja a été reprise aux mains des Ottomans par le héros national, Skanderbeg, dont la statue trône également sur la place principale de Tirana. Kruja est également connue pour son bazar, débordant de tapis, de sacs, de bijoux et d’autres souvenirs. La ville est toutefois un peu trop touristique à notre goût et nous n’y restons que 2 heures, le temps d’admirer les vues depuis le château, de déambuler dans le bazar et de nous amuser avec un petit chiot errant.

De retour à Tirana en fin de journée, nous décidons de faire une dernière balade au Parku i Madh au sud de la ville avant de nous rendre dans un autre restaurant chic de Kalaja e Tiranës, où nous dégustons un menu surprise constitué de diverses spécialités albanaises. Une dernière balade dans la capitale pour rentrer dans notre Airbnb et nous voilà déjà forcés de boucler nos valises.

Quelques conseils

  • L’Albanie n’est pas couverte par les réseaux mobiles européens. Si vous voulez recevoir vos appels et utiliser vos données, il faut donc acheter une carte Sim albanaise ou vous forcez à vous couper de vos réseaux pour profiter au maximum de la découverte !
  • Google Maps ne fonctionne pas vraiment en Albanie, d’où la difficulté d’utiliser les transports en commun. Mon cher et tendre a utilisé la carte d’un site officiel albanais mais plusieurs habitants nous ont dit qu’elle n’était pas fiable… Bref, comptez sur les habitants pour vous aider 😊
  • Si le lek est la devise locale, les Albanais acceptent les euros pour les sommes plus importantes. J’ai ainsi pu payer l’hôtel, le téléphérique et certains restaurants en euros. Les cartes bancaires sont peu acceptées ou entraînent des frais importants. Vous pouvez toutefois compter sur les nombreux bureaux de change, qui proposent un taux tout à fait correct (en tout cas, on ne s'est pas fait arnaquer une seule fois contrairement à d'autres destinations...).
  • L’eau n’est pas potable en Albanie. Vous devrez donc acheter régulièrement des bouteilles d’eau (comptez entre 60 et 80 leks, soit autour de 0,50€ pour 1,5l). Vu la chaleur, une gourde isotherme peut s’avérer très utile.
  • Un billet combiné existe pour les musées Bunk’art 1 et Bunk’art 2. Il coûte 800 leks (environ 6,50€) et est valable pendant 3 jours. Notez aussi qu’il est très facile de combiner la visite de Bunk’art 1 avec la montée en téléphérique jusqu’au mont Dajti puisque ces deux attractions se trouvent sur la même ligne de bus (L11 – Porcelan).
  • Un trajet dans un bus urbain coûte 40 leks (environ 0,30€). Pensez à toujours avoir des petites coupures sur vous (un billet de 200 leks, ou une pièce de 100 leks) pour payer le contrôleur.
  • Le taxi depuis le centre de Tirana jusqu’à l’aéroport coûte 2000 leks (17€). À notre arrivée à l’aéroport, nous avons pris le bus, que nous avons pu payer en euros (4€ par personne).
  • S’il n’y a pas de Macdo en Albanie, vous trouverez d’excellents burgers à Lykos, petite chaîne de fast-food locale. Si vous êtes plutôt café, délaissez Starbucks (qui ne semble pas non plus exister en Albanie) et testez les boissons caféinées de Mon Chéri ! En parlant de nourriture, il est bon de savoir que le régime albanais ne convient pas vraiment aux végétariens et encore moins aux véganes. Hormis les pizzas et les pâtes, les Albanais sont de grands friands de grillades de viande. En ce qui concerne le petit-déjeuner dans les hôtels, il se compose généralement d’une omelette, d’un plat de tomates et de concombres (les tomates albanaises sont d'ailleurs délicieuses 😋), d’un type de fromage ressemblant à la feta et de pain.

L’Albanie m’aura laissé un très beau souvenir, non seulement par sa capitale véritablement fascinante (j'aurais encore pu l'explorer longtemps) mais aussi par la gentillesse de ses habitants. À aucun moment, nous n’avons eu peur de nous faire voler quelque chose ou de nous faire arnaquer. Tirana est une capitale vraiment très sûre. Ses habitants sont toujours prêts à aider ou à vous conseiller sur les choses à voir dans leur pays. Le personnel de l’hôtel Eliza, la petite dame toute souriante du kiosque où l’on a acheté notre première bouteille d’eau, les contrôleurs de bus qui nous ont guidés sans qu’on leur demande quoi que ce soit, notre hôte Airbnb Lili, le chauffeur de camion qui nous a conduits sur la route du lac de Bovilla, la jeune étudiante en biologie moléculaire qui nous a accompagnés jusqu’au bus suivant… chacune de ces personne ont été de belles rencontres. Longtemps coupés du monde, ils nous ont juste semblés heureux de voir que l’on s’intéresse à leur histoire, à leur culture et à leur territoire. Je ne peux donc que vous recommander d’explorer cette jolie contrée des Balkans. En ce qui me concerne, je pense retourner en Albanie pour découvrir ses magnifiques plages du sud, explorer Berat et m’aventurer davantage dans ses montagnes. Peut-être y aura-t-il donc une autre carte postale albanaise dans quelques années !

À propos de Elise Lignian

Traductrice de l'anglais, du russe et de l'espagnol vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.

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  1. Pingback: 2022 : huitième acte | Translovart

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