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2023 : douzième et dernier acte

Avant d’entamer ce billet, il y a une chose que je dois vous souhaiter : une douce, belle et merveilleuse année ! S’il n’est pas encore trop tard pour présenter mes vœux de nouvel an, il est plus que temps que j’écrive le bilan du mois précédent. Voici donc l’acte final de 2023, à la veille de la fête des rois.

Marché de Noël de Cologne

Le mois où l’on fait bombance n’a pas été que réjouissances. Avant de se gaver de petits fours, il a bien fallu que je coure. Les 3 premières semaines ont presque été un marathon à perdre haleine. En plus de boucler tous les projets, il y avait tous les cadeaux à acheter. Le stress et les demandes de dernière minute tombant comme la pluie m’ont valu plusieurs courtes nuits. J’ai heureusement pu rendre tous mes travaux à temps, me permettant de souffler un peu avant les festivités de la fin de l’an.

S’il a été fort productif, décembre ne m’a pas empêchée de vivre de nombreux moments festifs. Le dernier mois de 2023 a ainsi démarré par l’exploration des marchés de Noël düsseldorfois. Nous avons combiné notre visite à une sortie au ciné pour voir le fameux Napoléon de Ridley Scott dont on a tant parlé. Le week-end suivant, je suis repartie dans ma famille pour fêter l’anniversaire de ma sœur chérie et décorer le sapin de boules et de pommes de pin vernies. Le dernier dimanche avant les fêtes, nous avons enfin visité un marché de Noël que je voulais voir depuis belle lurette. Apercevoir la cathédrale de Cologne derrière des guirlandes de lumière était un moment spectaculaire. J’ai aussi beaucoup aimé le marché des petits lutins, ou Heinzelmännchen comme on les appelle outre-Rhin. S’il s’est moins prêté aux longues balades par manque de clarté, décembre a été le mois des jeux de société. Outre les parties en duo, j’ai passé une belle soirée de bowling avec mon cher et tendre et ses collègues de bureau. Mais le dernier mois de l’année, ça a aussi été surtout des retrouvailles avec des personnes bien-aimées. Cadeaux à gogo et babillages avec la petite nièce de mon cher et tendre chez mes beaux-parents, grandes tablées dans ma famille pour le jour de Noël et le réveillon de Nouvel An : je ne pouvais rêver mieux pour conclure ce dernier bilan.

2024 est déjà sur sa lancée, mais j’espère qu’elle vous apportera santé et félicité. Les 12 actes de 2023 touchent désormais à leur fin, mais je vous promets le premier bilan de l’année nouvelle peu après le 31.

Le rush de Noël

Ça y est, le week-end arrive et avec lui le début des fêtes de fin d’année. À l’heure où j’écris ces lignes, je viens de rendre mon tout dernier projet de l’année. Je peux enfin souffler. Les 2 premières semaines de décembre sont toujours bien chargées.

Dans l’un des podcasts que j’écoute habituellement, j’ai entendu cette semaine que décembre était une période où l’on essayait d’abattre 1 mois de travail en 2 semaines, surtout si l’on veut profiter au maximum des fêtes en prenant congé entre Noël et Nouvel An. Ça m’a paru tellement vrai. C’est mon cas cette année et, comme avant chaque départ en vacances, il fallait absolument tout boucler. Le problème avec les fêtes de fin d’année, c’est que tout le monde a envie de tout boucler pour entamer la nouvelle année du bon pied. Ma boîte mail n’a donc pas cessé de recevoir de nouvelles propositions de projet, que j’ai d’ailleurs principalement refusées, ayant déjà bien trop de choses à régler. La période des fêtes est d’ailleurs un moment idéal pour se faire repérer par de nouvelles agences. C’est l’époque où beaucoup de traducteurs et rédacteurs plus établis prennent congé. Face à ce manque soudain de main-d’œuvre, les agences tentent donc leur chance auprès de nouveaux freelances. Parfois avec des dates incongrues, comme un rendu de traduction à 9h le 25 décembre, par exemple (eh oui, le travail ne s'arrête même pas à Noël). À cette charge de travail s’ajoutent tous les à-côtés. Il faut préparer les dernières factures, prévenir de ses congés, envoyer ses vœux, régler ses cotisations, faire le point sur sa compta… bref c’est le rush. Un rush professionnel, qui s’accompagne d’une course contre-la-montre pour trouver tous ses cadeaux de Noël à temps (chaque année, je me dis que je m'y mettrai plus tôt et chaque année, je m'y prends tard 🙄).

Mais nous y voilà enfin. À l’heure où vous aurez lu ces lignes, j’aurai publié mon article de blog (en principe, sinon vous ne liriez pas ces lignes 😁), envoyé mes vœux et bouclé mes factures ainsi que mes valises pour rejoindre mes proches. Je suis désormais en paix pour une dizaine de jours. J’espère que vous le serez aussi. En attendant de vous retrouver pour un prochain billet, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et de douces retrouvailles en famille.

Lettre d’une traductrice au Père Noël

Plus que 2 nuits et nous serons tous au pied du sapin pour ouvrir nos cadeaux. Je me suis dit qu’il n’était peut-être pas encore trop tard pour envoyer ma lettre au Père Noël. Sait-on jamais que mes vœux puissent s’exaucer. Mais quels présents pourrait donc bien vouloir une traductrice indépendante ? Voici ma lettre.

Cher Père Noël,
Je pense avoir été tout au long de l'année une traductrice dévouée à ses clients, passionnée par son métier et toujours déterminée à s'améliorer. J'espère ainsi mériter de voir certains de mes vœux se réaliser. 
Cette année, je n'attends rien de matériel sous le sapin. J'ai déjà un beau fauteuil de bureau pour soutenir mon dos, un super clavier qui me permet de pianoter avec facilité, un agenda flambant neuf pour l'année à venir et tout le nécessaire pour pratiquer mon métier.
Cette année, je veux principalement avoir du temps. Du temps pour continuer d'approfondir mes connaissances linguistiques, du temps pour lire et écrire, et du temps pour mener à bien mes projets. Mais ce que j'aimerais surtout, c'est que le temps s'allonge et s'arrête un peu. Non pas parce qu'il me faudrait des journées de 48 heures pour accomplir tout ce que j'aimerais faire, mais simplement pour pouvoir encore pratiquer le métier que j'aime dans des conditions humaines.
Le progrès avance à grande vitesse et le spectre de l'intelligence artificielle plane de plus en plus sur nos têtes. Je ne suis pas contre ces avancées, certaines facilitent d'ailleurs mon travail et je sais qu'il va falloir les apprivoiser si je veux continuer à prospérer. Hélas, certaines agences n'y voient qu'une façon de tirer toujours plus de profit et demandent de plus en plus souvent à leurs prestataires de baisser leur prix, prétextant que le travail des traducteurs est fortement réduit (ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, la traduction automatique n'ayant toujours pas percé tous les secrets de la langue humaine).
Du temps, il faudrait en offrir à tous les acteurs de ce métier. Du temps pour lire réellement et répondre aux e-mails ou pour formuler une demande de manière plus humaine. Du temps dont les clients tiendraient compte pour ne plus proposer de délais inacceptables. Du temps qui serait compris comme un gage de qualité et non comme une futilité.
En somme, cher Père Noël, ce que je souhaite, c'est de retrouver plus d'humanité dans un monde qui devient, à mon goût, un peu trop robotisé. Mon vœu est trop naïf probablement, mais je l'exprime sincèrement. Je continue donc de rêver qu'il sera un jour exaucé.
Je vous remercie d'avance et vous souhaite bon courage pour votre livraison, en espérant que vos rennes ne se soient pas tous transformés en livreurs Amazon 😉

En espérant que mon courrier sera lu par le vieux barbu, je vous souhaite à tous un excellent réveillon et un joyeux Noël !

Photo de Ylanite Koppens