Je reprends enfin mon récit sur mon voyage en Chine. Après avoir exploré la capitale chinoise et admiré les trésors historiques de Pingyao et Xi’An, nous voilà prêts à découvrir l’un des décors naturels variés de l’empire du Milieu : Zhangjiajie. Ce nom difficile à prononcer cache le paysage chinois qui a inspiré David Cameron pour créer les montagnes flottantes de Pandora dans son film Avatar. C’est dans cette ville aux portes d’un paradis sauvage que je vous emmène dans cette carte postale.
Nous atterrissons vers 22h00 à l’aéroport de Zhangjiajie. Après 15 minutes en DiDi, nous déposons nos bagages au Jinyuanshan Meisu Hotel. La décoration de la chambre est sympathique, mais l’établissement est beaucoup moins premium que nos précédents hôtels. Il est difficile à trouver (nous avons dû demander à des personnes habitant l'immeuble, puis prendre un ascenseur un peu délabré avant d'arriver au bon endroit) et ne donne absolument pas vue sur la montagne, comme le suggèrent les photos de son site. En tout cas, notre chambre donne directement vue sur un grand chantier. Qu’importe, nous n’y dormons qu’une nuit. Nous avons choisi l’hôtel uniquement pour sa localisation, à distance de marche du téléphérique du mont Tianmen. Le lendemain matin, nous confions nos bagages à la réception et faisons le tour du petit marché qui se tient au pied des immeubles pour trouver de quoi nous sustenter. Nous optons pour une sorte d’omelette roulée, légèrement épicée mais succulente, que nous dégustons au pied du téléphérique, en attendant 10h00, heure à laquelle nos billets sont valides pour entrer dans la file d’attente. En moins d’une heure, nous montons à bord du téléphérique et entamons notre ascension vers l’un des plus beaux sites de notre périple.







L’excitation monte avec l’altitude. Nous apercevons le mont apparaître derrière les nuages, le temps pluvieux de ce matin-là rendant le décor encore plus époustouflant. Après avoir été suspendus par un fil pendant 20 bonnes minutes, nous arrivons au sommet du mont Tianmen. La beauté des paysages nous fait instantanément oublier le crachin et l’air frisquet, et c’est plein de motivation que nous partons à la découverte du parc national. Le site est ponctué de petites passerelles à sol vitré (à éviter si vous avez le vertige). Ces attractions ne sont toutefois pas les endroits les plus agréables du parc, car on avance au pas, sans vraiment pouvoir apprécier le paysage. Après en avoir fait 2 ou 3, nous franchissons un long pont suspendu, passons sous des arbres recouverts de bandelettes de prière rouges et visitons le temple de la montagne Tianmen, puis poursuivons notre route sur les chemins accrochés sur les parois. La pluie cesse, le ciel s’éclaircit légèrement, de même que les chemins un peu moins fréquentés de la partie Est du parc, me laissant tout le loisir de photographier ce décor fabuleux. Arrivés dans l’un des points les plus hauts du parc, nous nous retrouvons au-dessus d’une mer de nuages. C’est là que je vis l’un des moments les plus magiques de mon voyage. Tout à coup, les nuages nous enveloppent de leur voile cotonneux avant de se lever telle une vague qui s’abat sur la montagne d’en face. Un spectacle de Dame Nature que je contemple avec des yeux d’enfant et qui restera longtemps gravé dans ma mémoire.

























Ce moment marque la fin de notre circuit dans les sommets du parc national. Il est temps de revenir doucement sur terre, en descendant un vertigineux tunnel creusé à travers la montagne pour arriver à l’incroyable « porte du Ciel ». Cette arche naturelle est l’endroit le plus connu du parc national du mont Tianmen. Nous pouvons l’admirer dans toute sa splendeur après avoir descendu les 999 marches de son escalier. Nous sommes d’ailleurs ravis d’avoir opté pour le circuit incluant la montée en téléphérique et la descente par le tunnel plutôt que l’inverse, vu les visages rouges et les personnes essoufflées qui grimpent les escaliers. C’est au pied de l’arche que mon cher et tendre se rend compte que l’impressionnant spectacle sons et lumières qu’il avait repéré sur TikTok se tenait à cet endroit (spectacle gratuit qui plus est). Malheureusement, nous avions déjà réservé nos places pour un autre spectacle le soir-même, qui se joue de son côté au pied de la montagne. Dommage, mais peu importe, j’étais déjà émerveillée par le spectacle naturel des nuages. Nous descendons vers le téléphérique et quittons le parc national du mont Tianmen des étoiles plein les yeux.









Avant d’assister au Fox Fairy Show au pied de la montagne, nous décidons de nous balader un peu dans la ville. Zhangjiajie a moins de charme que les cités historiques que nous avons explorées les jours précédents, mais cela permet de voir une autre facette de la Chine. Nous finissons par nous poser dans un petit restaurant aux chaises minuscules, mais aux portions énormes, comme d’habitude. Je ne me souviens plus du nom du plat, mais je me rappelle que c’était une réussite, vu que nous avons terminé nos assiettes. Après avoir contacté notre prochain hôtel pour arranger notre transport et la récupération de nos bagages dans l’autre hôtel, nous partons assister au spectacle de la « fée renard ». Le scénario est un peu spécial (c'est une sorte d'histoire d'amour entre une fée renard et un homme), la musique chinoise sonne parfois étrangement à nos oreilles occidentales, mais j’apprécie les numéros de danse et le décor absolument sublime de la montagne en arrière-plan. Je suis juste étonnée de voir de grands groupes de spectateurs chinois se lever de leurs sièges bien avant la fin de la représentation. J’imagine qu’ils craignent ne plus avoir de DiDi. Comme le nouvel hôtel a contacté un chauffeur de taxi pour nous, nous restons jusqu’aux derniers applaudissements.












Nous passons récupérer nos bagages puis partons vers notre pied-à-terre pour les 2 prochaines nuits : le Manyuan Resort Hotel. Rien à voir avec notre chambre de la veille ! L’hôtel est beaucoup plus classe et la chambre extrêmement confortable, avec un grand balcon donnant sur une rivière. Nous y passons une excellente nuit. Nous nous levons de bonne heure pour prendre le petit-déjeuner et nous rendre à pied jusqu’à l’entrée du parc forestier national de Zhangjiajie. Ce parc attire les touristes du monde entier car il a inspiré James Cameron pour Avatar. Nous apercevons déjà quelques exemples de ces imposantes colonnes rocheuses couvertes de végétation que l’on retrouve sur l’exolune de Pandora dans le film de Cameron. Nous pensions nous retrouver au niveau des célèbres piliers en grès après notre montée en téléphérique, mais le parc est immense et nous ne sommes absolument pas au bon endroit. Nous décidons quand même de faire une « petite » marche vers une arche naturelle. Nous nous écartons de la foule et descendons un chemin à travers une forêt, sous le chant d’oiseaux exotiques et les bruits d’insectes inconnus. Ce ne sont pas les paysages auxquels nous nous attendions, mais j’apprécie grandement la balade, dépaysante à souhait et tellement calme vu que nous ne croisons que 2 ou 3 personnes en route (cela aurait dû nous mettre la puce à l'oreille). On se rend vite compte que ce « petit » détour n’est pas si court que ça (vous vous rappelez les 500 mètres sur la montagne de Lisham à Xi'An ? C'était pareil, on ne se fiera plus aux distances indiquées sur les panneaux chinois). Arrivés devant l’arche, nous constatons qu’il faut remonter tout le chemin pour revenir vers l’accès principal des montagnes Avatar. Essoufflés et dégoulinants de sueur (car oui, il fait beaucoup plus chaud ce jour-là), nous rejoignons notre point de départ puis partons vers la station de bus du parc pour accéder au site le plus touristique. En chemin, nous trouvons un petit musée consacrée à l’ethnie locale des Miao, dont les costumes et coiffes traditionnels sont proposés en location pour prendre des photos devant les montagnes à plusieurs endroits du parc. Avant de prendre le bus, nous passons une allée remplie de stands de restauration en tous genres. Nous en profitons pour acheter une sorte de friture comme encas.

















Seuls Occidentaux dans le bus, nous sommes rapidement interpelés par un groupe de Chinois, qui nous demandent d’où l’on vient. Heureusement que nous disposons de l’application WeChat et de son outil de traduction automatique car nos interlocuteurs ne parlent pas un mot d’anglais. Leurs sourires traduisent toutefois leur sympathie. Peu habités aux touristes étrangers, ils nous demandent notamment si nous aimons la Chine, question à laquelle nous répondons à l’affirmative, n’ayant connu aucune mésaventure depuis le début de notre voyage. Après quelques minutes de trajet sur des routes sinueuses, nous arrivons enfin à l’endroit du parc où se trouvent les panoramas sur les « montagnes de Pandora ». On le remarque directement à la foule de personnes qui se pressent sur les chemins de cette partie du parc. L’une des montagnes apparaît face à nous ornée de rouge tant elle compte de rubans de prière accrochés aux arbres et aux garde-fous. L’ambiance une fois au milieu de cette forêt rouge aurait été plus féerique s’il n’y avait pas eu tout ce monde (dont je fais partie, j'en suis bien consciente). Nous apercevons ensuite un pont naturel de 50 mètres de longueur avant d’arriver devant un étang rempli de tortues de Reeves, qui sont d’ailleurs en vente sur place… J’ai mal au cœur en les voyant enfermées par dizaines dans des bocaux et vendues dans des mini boîtes en plastique. J’espère au fond de moi qu’ils ne les mangent pas (rassurez-vous, ce n'est pas le cas, du moins pas cette espèce-là…).








Nous continuons de suivre la foule sur les sentiers étroits du parc et arrivons enfin au célèbre panorama sur les montagnes Avatar. Alors, oui, c’est beau, mais la foule qui se presse contre les barrières et les grands groupes dont les membres veulent se prendre chacun à leur tour en selfie devant le décor rendent l’expérience beaucoup moins agréable. Nous croisons même une dame transportée dans une chaise à porteurs, créant encore plus de chaos sur le chemin. J’ai largement préféré la randonnée du matin au cœur de la forêt, même s’il est spectaculaire de voir ces géants de pierre semblant si frêles s’élever aussi haut !








Le temps file et il est déjà l’heure de redescendre… Pour ce faire, nous embarquons dans l’ascenseur de Bailong, qui est l’ascenseur extérieur le plus haut du monde. Il s’agit en réalité de 3 ascenseurs de verre qui montent et descendent le long de la falaise. Nous parvenons à être les premiers à entrer, nous permettant de voir toute la descente (sensations garanties si vous avez le vertige). Nous nous posons un moment à leur pied, savourant une glace tout en profitant encore un peu du paysage du parc avant de voir l’arrivée de macaques. Connaissant les spécimens depuis notre voyage en Inde, nous savons pertinemment qu’il vaut mieux éviter de les approcher, surtout quand on a de la nourriture sur soi. Ce n’est apparemment pas le cas de nombreux touristes, certains tendant leurs mains vers les singes… Heureusement, un centre d’urgence se trouve à la station de bus juste en-dessous pour soigner les éventuelles griffures ou morsures. Nous levons une dernière fois les yeux vers les colonnes naturelles du parc avant de prendre le bus qui nous ramène vers l’entrée Est, la plus proche de notre hôtel. Nous rejoignons notre pied-à-terre en longeant la rivière. En chemin, nous tombons sur un grand groupe de danse, comme nous en avons vus plusieurs à Pékin (ce qui me laisse croire que les Chinois aiment vraiment danser et n'ont pas peur de le faire en pleine rue). L’ambiance est décontractée, mais nous sommes fatigués de notre journée et allons nous reposer un peu avant de sortir manger.











Après une bonne douche, nous ressortons dans le coin de Hunan, où se trouve notre hôtel, pour tenter de trouver quelque chose à manger. Du côté plus touristique de notre quartier, nous passons devant des stands de fruits et légumes, les lumières du Charming Xiangxi Grand Theatre, mais malheureusement aucun restaurant ouvert en vue. Nous nous dirigeons donc vers les quartiers plus populaires et c’est là que commence une soirée cauchemardesque pour moi… Devant les restaurants, les animaux proposés au menu sont affichés en photo ou exposés dans des bacs ou des cages… Je vois avec horreur qu’ils mangent de la tortue et observe avec dégoût d’énormes crapauds et salamandres, prêts à passer à la casserole. Je m’apitoie aussi sur les poulets et les lapins, enfermés dans des cages juste devant les restaurants. Mon cher et tendre ayant quand même faim, il commence à demander à une restauratrice ce qu’elle propose comme plat, en tentant de savoir quelle partie du corps de l’animal est servie. Il a beau lui désigner du doigt sa tête, ses propres jambes ou son propre ventre pour que la restauratrice comprenne ce qu’il lui demande, elle nous répond simplement qu’elle propose du bœuf, sans nous expliquer quelle partie exactement. Sachant que les Chinois sont friands des abats, nous nous méfions et repartons bredouilles. Nous finissons par arriver devant un petit restaurant proposant des brochettes de toutes sortes. Comme elles sont étalées sous une vitrine, nous nous disons que nous pouvons choisir celles qui nous semblent les moins aventureuses pour nos papilles européennes. Nous demandons quand même la carte pour voir les types de nouilles proposés. Armés de Google Lens pour avoir une traduction approximative des plats, nous tombons sur le mot « dog ». Mon cher et tendre pointe alors le plat en question aux propriétaires du restaurant et fait mine d’aboyer pour demander s’il s’agit bien de chien. La restauratrice nous dit alors que « malheureusement », c’est un plat d’hiver et qu’elle n’en cuisine pas pour le moment. Me voilà rassurée, bien qu’avec l’appétit légèrement coupé… Je finis quand même par avaler une brochette de poulet et un délicieux hot pot (fondue chinoise), me concentrant principalement sur les légumes. Nous rentrons à l’hôtel le ventre enfin repu et y passons notre dernière nuit.















Déjà notre dernier jour dans cette région de Chine ! Après le petit-déjeuner, nous partons pour l’une des autres attractions phares de la région : le grand canyon de Zhangjiajie. Il s’agit un peu d’un parc à sensations naturel, connu principalement pour son pont au sol de verre. La météo n’étant pas au beau fixe, le site est moins fréquenté, ce qui n’est pas pour me déplaire. Après avoir enfilé des chaussons, nous entamons la traversée du pont. Comme il pleuvine et que les dalles sont mouillées, on se rend un peu moins compte de la hauteur, jusqu’à ce que l’on assiste à un saut à l’élastique, qui nous fait prendre conscience de la distance qui nous sépare du sol. Une fois de l’autre côté du pont, nous longeons les parois du canyon, toujours sur des dalles en verre. J’apprécie la vue sereinement jusqu’à ce que mon regard se pose sur le cadavre d’un énorme monstre à huit pattes (bon, n'exagérons pas, disons de la taille d'une tégénaire…). Vu qu’il y a pas mal d’arbres au-dessus de nos têtes, je ne suis clairement pas rassurée… Nous prenons ensuite un ascenseur puis tentons une descente dans l’un des toboggans du parc. Je dis bien « tenter » car, pour ma part, la glissade se transforme en parcours du combattant, les bords de mes baskets freinant ma descente et m’obligeant à un exercice de poussée avec les bras pour arriver au bout. Arrivés dans le fond du canyon, nous embarquons sur un petit bateau qui nous amène à l’entrée d’un sentier longeant la rivière. La pluie tombe de plus en plus, mais cela ajoute au caractère dramatique des lieux. J’ai l’impression d’être Indiana Jones, à la recherche d’un trésor perdu au beau milieu d’une végétation luxuriante. Seulement troublée par le ruissellement de l’eau, la balade dans le fond du canyon est apaisante après la foule de la veille. Elle se termine par un passage à travers une grotte et une dernière traversée en barque.




















L’exploration du parc étant plus courte que prévu, nous avons encore une bonne après-midi devant nous avant notre vol du soir. Nous décidons alors de visiter la grotte Huanglong, alias la grotte du dragon jaune, qui se trouve à 15 minutes de route de là. Après avoir traversé ses jolis jardins où tournent d’anciens moulins à eau, nous entrons dans l’antre du dragon. Étalée sur 4 étages, cette grotte karstique est monumentale. Elle attire d’ailleurs pas mal de monde. Nous nous retrouvons ainsi à devoir faire la file pour monter à bord des barques qui nous offrent une traversée sous des parois illuminées avant de rejoindre la partie de la grotte ouverte au public. La balade sur l’eau est ponctuée d’animations lumineuses et sonores présentant le dragon. J’imagine que sa légende est contée, mais il n’y a malheureusement aucune explication en anglais. Notre embarcation nous emmène jusqu’au pied d’un interminable escalier, où nous accueille le fameux dragon jaune. Je ne me souviens plus du nombre de marches que nous avons dû gravir, mais mes jambes l’ont bien senti une fois au dernier étage. Nous entamons ensuite notre descente à travers des salles remplies de stalagmites, certaines s’élevant jusqu’au sommet de la grotte. Au bout de 2 heures dans les entrailles de la terre, nous retrouvons la lumière du jour. L’heure est doucement venue de dire aurevoir à Zhangjiajie. Comme notre avion décolle seulement après 23h00, nous reprenons tranquillement nos bagages à l’hôtel puis décidons d’aller manger dans le centre-ville (là où nous avions logé le premier soir), qui a l’avantage d’avoir un MacDo. Oui, car après notre quête traumatisante de la veille pour trouver un repas, nous préférons ne prendre aucun risque alimentaire (certes, MacDo, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais on ne risque au moins pas d'y manger du crapaud ou de la tortue). Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, voyant pas mal d’autres étrangers s’y réfugier. C’est l’occasion de découvrir les spécialités locales de la chaîne de fast-food américaine, un peu plus épicées mais d’un niveau adapté à nos palais. Direction ensuite l’aéroport, où nous patientons un long moment avant de pouvoir enfin embarquer vers notre toute dernière destination chinoise…























Zhangjiajie était l’étape du voyage la plus attendue par mon cher et tendre, et c’est vrai que cela changeait totalement du décor urbain de Pékin, Pingyao et Xi’An. C’est toutefois la partie qui m’a semblée la plus touristique et là où l’on aura dépensé le plus en attractions. Pour vous donner une idée des prix, l’entrée du parc national du mont Tianmen nous a coûté environ 33€ par personne, celui du parc forestier avec les montagnes Avatar 27€ par personne, et le grand canyon 36€ par personne (activités comprises). La grotte du dragon jaune est le seul site dont nous n’avons pas dû réserver le billet (12€ par personne). Quant au spectacle du Fairy Fox Theatre, nous avions pris des places à 24€ environ.
Cette région m’aura fait découvrir un côté plus sauvage de l’empire du Milieu. Elle m’a surtout fait vivre l’un des moments les plus inoubliables de notre voyage, cet événement naturel à la fois si simple et si beau d’une vague de nuages avalant une montagne.





























































































































































































































































































































































































































