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Les projets à long terme

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Cela va bientôt faire 5 ans que j’ai accepté pour la première fois un projet récurrent. Quand j’ai entamé ma carrière, j’étais réticente à accepter ce genre de projets à long terme, mais avec le recul, je me dis que j’aurais dû m’y mettre plus tôt. Explications pour les traducteurs/rédacteurs en devenir.

Photo de Thomas Lefebvre sur Unsplash

Quand on est traducteur-traductrice ou rédacteur-rédactrice, il arrive que l’on reçoive des propositions de travail à plus long terme, comme la traduction ou la rédaction de X pages par semaine pendant plusieurs mois, une année voire plus. Au début de mon activité, je prenais un peu trop à cœur la notion de liberté inhérente au fait de travailler en freelance. Je rechignais à m’embarquer dans ce genre de projets récurrents car j’avais peur de passer à côté de projets plus intéressants par manque de temps. J’avais en outre l’impression que cela reviendrait à devenir l’employée d’une agence ou d’un client.

Puis, il y a bientôt 5 ans, l’une de mes meilleures amies (qui travaillait à l'époque en tant que project manager), m’a parlé d’une agence de traduction qui recherchait des traducteurs pour un projet de post-édition récurrent. Elle est parvenue à me convaincre de faire un essai. Si ma meilleure amie a dû un peu insister auprès de l’agence pour me laisser tenter ma chance, étant donné qu’à l’époque je n’avais pas encore suffisamment d’expérience dans des textes plus techniques, l’agence a très vite été satisfaite de mon travail. Quant aux réticences aux projets à long terme que j’éprouvais à mes débuts, elles se sont rapidement estompées.

Hormis durant l’accalmie générale de 2020, provoquée par les mesures gouvernementales en vue d’éradiquer le virus-dont-on-ne-veut-plus-entendre-parler, je n’ai plus jamais vraiment connu de période creuse. Accepter ce genre de projets à long terme, c’est en effet s’assurer d’avoir toujours un revenu à la fin du mois. Les craintes que j’avais, à savoir ne plus pouvoir accepter d’autres projets plus intéressants autant sur le plan financier qu’intellectuel, étaient totalement infondées puisque je reste quand même libre de pouvoir réduire le volume accepté ou de prendre congé, à condition bien évidemment de prévenir l’agence de mon indisponibilité. Ce projet récurrent m’a en outre permis de gagner rapidement de l’expérience et, dans mon cas, de me voir proposer par l’agence de travailler sur des traductions pour la Commission européenne. Finalement, cela ne m’a donc apporté que des bénéfices.

Bref, jeune Padawan qui te lances dans la merveilleuse aventure de la traduction ou de la rédaction à titre d’indépendant, ne crains pas les projets à long terme et accueille-les à bras ouverts ! Enfin, à bras ouverts, mais pas les yeux fermés. Il faut toujours rester attentifs aux conditions du client ou de l’agence et s’assurer que cette charge de travail récurrente soit rentable et non contraignante… Sur ces conseils, je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine !

Traducteur freelance, le plus beau métier du monde

Jeudi dernier, j’ai participé à une rencontre entre professionnels et élèves de dernière année de secondaire, comme je le fais depuis maintenant trois ans. Si l’an dernier le nombre de questions des élèves m’avaient poussée à rédiger un billet sur les études de traduction, cette année, le peu d’enthousiasme des adolescents pour mon merveilleux métier m’a un peu déçue. Car oui, même s’il y a des moments difficiles (périodes creuses, difficulté à boucler les fins de mois, mauvais payeurs…), j’adore travailler en tant que traductrice indépendante et je ne changerais de profession pour rien au monde !

Voilà pourquoi j’avais envie de vous expliquer aujourd’hui pourquoi je considère la traduction freelance comme « le plus beau métier du monde » !

  1. La liberté

Dans le terme « traducteur freelance », on retrouve bien le mot free. Pouvoir travailler au rythme que l’on veut, depuis n’importe quel endroit et même depuis son lit en pyjama est une liberté dont peu de gens peuvent profiter dans leur vie professionnelle. Comme je l’avais déjà expliqué dans mon billet Traducteur voyageur, je tire clairement avantage de cette liberté de mouvement puisque je vis actuellement entre Londres et Tournai, sans avoir à rendre de compte à personne. De même, je peux jongler avec mon emploi du temps afin de pouvoir m’accorder un verre en terrasse avec des copines ou une balade dans un parc en pleine journée. Bien évidemment, il faut faire preuve d’une certaine discipline pour ne pas que cette liberté entrave la productivité. Ainsi, si je peux me permettre de faire une grasse matinée de temps à autre, je veille tout de même à respecter les délais de mes clients, quitte à travailler toute une nuit, ce qui d’ailleurs ne me dérange en aucun cas puisque je trouve toujours plus facilement l’inspiration le soir.

  1. Le contact direct avec les clients

Si les contacts avec la clientèle se font surtout de manière virtuelle, ils n’en sont pas moins chaleureux. Au fil des années, j’ai pu fidéliser certains clients qui ne tarissent pas d’éloges sur mon travail. Il n’y a rien de plus gratifiant que de recevoir l’e-mail d’un client vous complimentant pour le dernier texte que vous avez rédigé ou traduit pour lui. Bien sûr, tout le monde n’a pas toujours la chance d’avoir une clientèle en or, mais je pense qu’il est plus facile d’entretenir une bonne relation avec ses clients qu’avec son patron. Combien de fois n’ai-je pas entendu des amis et connaissances déplorer le manque d’encouragement de la part de leur direction ? En ce qui me concerne, et je suis peut-être chanceuse, je n’ai jamais eu de problème !

  1. La solitude

Je risque probablement de conforter les gens dans l’idée que les traducteurs sont des personnes asociales qui n’acceptent pour seule compagnie que celle de leur chat (même si personnellement, je préfère le peuple canin), mais j’aime le fait de pouvoir travailler dans le silence, dans ma bulle, avec pour seul son le léger clapotis de mes doigts sur le clavier. Et pourtant, je ne me sens pas seule puisque, grâce aux merveilles de la technologie actuelle, je peux tout de même discuter avec mes collègues traductrices via les réseaux sociaux, les forums et Skype sans être pour autant importunée dans mon travail.

  1. La diversité

Le gros avantage qu’ont les traducteurs indépendants sur les traducteurs salariés est qu’ils peuvent varier les plaisirs et accepter des projets de toutes sortes. Un jour, on vous demande de traduire des petits guides de voyage en Europe, le lendemain, on vous propose la traduction de légendes sur l’ambre, le jour d’après, on vous envoie le mode d’emploi d’une lampe… vous ne savez jamais quelle surprise vous réservent vos clients ! Et c’est ça qui est génial car je ne connais pas la routine ! Grâce à mon métier de traductrice et de rédactrice freelance, j’élargis tous les jours ma culture générale. Pas un jour ne passe sans que j’apprenne quelque chose de nouveau. Et quand on est curieux de nature comme moi, c’est tout simplement merveilleux !

Je pourrais encore trouver bien d’autres choses à dire sur ce que j’aime dans mon métier de traductrice freelance mais malheureusement le devoir m’appelle et il faut que je retourne au boulot !

Si vous êtes vous aussi traducteur freelance (ou même freelance tout court), n’hésitez pas à laisser un commentaire pour expliquer pourquoi vous aimez votre profession !