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Bilan mensuel de ma vie de traductrice-rédactrice freelance, raconté en vers.

2025 : acte VII

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Tout comme juin était guilleret, juillet a été un mois très ensoleillé. Bien qu’il ait connu quelques orages, il a été riche en moments heureux et se termine par un petit voyage. Retour sur un acte estival qui a fait du bien au moral.

Ce sixième acte a commencé de manière intense avec un gros projet du Parlement européen pour une nouvelle agence. Cela m’a permis de ne plus trop penser à mes petits accrochages avec l’agence de rédaction à laquelle j’ai dû faire du chantage. Ayant beaucoup de mal à lui faire encore confiance, j’ai décidé de ne lui rendre mes textes qu’après réception de leur échéance. Comme tout tombe à chaque fois de manière synchronisée, il a bien évidemment fallu que je gère l’écriture et la livraison de ces rédactions en même temps que mon gros projet. J’ai ainsi passé 2-3 jours à ne quasi par dormir pour parvenir à tout finir… Avant de prendre mes congés, j’ai aussi eu une hausse de volume de mes projets de post-édition réguliers, ainsi que plusieurs traductions de ma cliente espagnole à finaliser. Mon mois professionnel a donc été plutôt rempli, mais est resté un peu gris. J’attends encore à ce jour le règlement d’une énième facture, émise auprès de l’agence qui me mène la vie dure…

Entre ces périodes de surproductivité, j’ai heureusement eu beaucoup de moments pour me reposer et d’occasions à célébrer. Mon cher et tendre a soufflé son 37e printemps et nous avons fêté notre longue relation de 17 ans. J’ai aussi eu le plaisir d’avoir eu de la compagnie, passant 3 jours de visite dans Londres avec l’une de mes meilleures amies. Le mois a également été ponctué de virées à travers l’Angleterre, à Cambridge, Greenwich, Rye puis en bord de mer. Ma belle-sœur nous avait donné rendez-vous le premier samedi du mois dans la célèbre ville universitaire, afin d’offrir à son frère un repas au restaurant pour son anniversaire. Notre visite a coïncidé avec plusieurs célébrations de remise de diplôme dans les universités, l’occasion de voir un peu du folklore de cette belle cité. Le samedi suivant, nous sommes allés à Greenwich pour un festival de musique accessible gratuitement. Le lendemain, nous avons enfourché notre monture pour partir à l’aventure. C’est à Rye que nous nous sommes d’abord arrêtés, une jolie cité médiévale avec une magnifique rue couverte de vieux pavés. Hastings a été notre prochaine destination, pour un dîner sur la plage face au soleil et à ses dernières illuminations. La météo étant plus instable le week-end suivant, il a été plus reposant. J’ai juste profité de quelques rayons de soleil le dimanche après-midi pour aller lire dans le parc proche de notre ancien nid.

Il a ensuite fallu plier bagages, vu que nous terminons le mois par un petit voyage. Je suis partie avec mon cher et tendre quelques jours en Hongrie, avant de rejoindre en Autriche ma belle-famille. Nous avions déjà visité Budapest et Vienne par le passé, mais nous avons eu le bonheur d’y retourner. Pour ajouter une escale à notre voyage en train, nous nous sommes également arrêtés à Győr pour 2 jours sereins. Je vous donnerai plus de détails dès mon retour au bercail.

J’espère qu’août m’apportera autant de satisfactions quotidiennes, il commence dans tous les cas en beauté dans la magnifique capitale autrichienne. Rendez-vous pour un nouveau bilan dans 5 semaines en vous souhaitant une deuxième partie d’été sereine !

2025 : acte VI

C’est sur la même lancée enjouée que mai que mon sixième acte s’est déroulé. Mois majoritairement ensoleillé, il a été rempli de magnifiques journées. Il s’est toutefois terminé par le retour de soucis financiers et dans ma perte de confiance en une agence pourtant longtemps appréciée.

Balade à Ratingen

J’en ai parlé dans plusieurs de mes actes précédents : une agence me doit beaucoup d’argent. Après 2 échéances respectées autant pour les montants que pour les délais, elle m’a envoyé ce mois-ci un e-mail qui m’a fait totalement déchanter. N’ayant pas retrouvé l’équilibre financier prévu, elle a décidé sans m’avoir consultée de revenir sur l’accord que nous avions conclu. Déterminée à ne pas me laisser faire, j’ai choisi de lutter plutôt que de me taire. J’ai recommencé à garder des textes en otage, espérant récupérer mon dû au moyen du chantage. Je reste néanmoins toujours ouverte à la discussion, par respect pour notre longue collaboration. Main de fer dans un gant de velours, telle est la méthode pour laquelle j’opte à ce jour. Sur une note plus enjouée, j’ai réussi le test de traduction du Parlement européen qui m’avait fait tant stresser. J’étais apparemment l’une des rares traductrices de l’agence à l’avoir réussi, ce qui m’a remis du baume à l’esprit. J’espère que cela m’apportera plus de projets pour le reste de l’année.

Au niveau de ma vie perso, juin a été un vrai cadeau. Le beau temps m’a accompagnée pratiquement tout au long du mois, ce qui m’a apportée énormément de joie. Après un brunch arrosé avec l’ancienne gérante du café de ma petite librairie et l’une de ses clientes régulières devenue amie, je suis partie avec mon cher et tendre pour un week-end dans sa famille. Direction Préaux, dans la périphérie de Rouen, pour voir la nouvelle maison de ma belle-sœur et célébrer ses 40 ans. Profitant de ces retrouvailles familiales sur le continent, mon cher et tendre a décidé de passer 2 semaines à travailler dans son bureau allemand. J’ai eu le plaisir de retrouver mes petites balades dans le parc et d’aller marcher en soirée autour du grand lac. J’ai dû quitter pendant 2 petits jours ma vie conjugale pour retourner sur ma terre natale. Il y avait un rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer : le spectacle de fin d’année de mon ancienne troupe de ballet. Je suis néanmoins revenue le plus tôt possible auprès de mon amoureux pour profiter de notre unique dimanche en Allemagne à deux. La canicule nous a poussés à tenter une activité allemande populaire : la baignade dans une Freibad, soit une piscine à ciel ouvert. La chaleur ne nous quittant pas durant tout notre séjour outre-Rhin, nous avons répété l’expérience dans une autre piscine extérieure du coin. Puis l’heure est venue de quitter l’Allemagne et son beau cadre naturel, en faisant un petit passage par Bruxelles. Sous un soleil caniculaire, nous avons retrouvé l’une de mes meilleures amies pour sa fête d’anniversaire. Nous avons ensuite retrouvé mes parents pour le repas du dimanche avant de traverser de nouveau la Manche. Quelques jours après notre retour en Angleterre, c’est l’une de mes cousines qui a pris la route pour visiter notre chaumière. Le dernier week-end de juin a été plus reposant, fait de lectures et jeux de carte au parc sous un soleil cuisant.

Juillet commence de manière un peu plus intense que ces derniers mois, espérons que cela continue sur cette voie ! Réponse durant la première semaine d’août, en vous souhaitant un bon début d’été à tous et toutes.

2025 : acte V

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En mai, fais ce qu’il te plaît. On peut dire que cette année, j’en ai bien profité ! Au retour de mon voyage en Chine, j’étais d’humeur plus badine. Plutôt que de travailler comme une fourmi, je suis devenue une cigale qui sautait de sortie en sortie. Cela ne veut toutefois pas dire que j’ai chômé, mais j’ai préféré voir les choses avec plus de légèreté. Retour sur un mois festif sur l’ensemble très positif !

Fleurs printanières

Côté boulot, mai a été un mois pratiquement de tout repos. Hormis un test pour le Parlement européen qui m’a mise sous pression, cet acte n’a connu aucune agitation. J’avais des projets réguliers entrecoupés de jours fériés, ce qui m’a permis d’alterner entre journées chargées ou plus décontractées. Bonne nouvelle également niveau argent, l’agence qui me doit plusieurs factures respecte toujours son échéancier de paiement. Autre détail qui me rassure, elle a réduit de 15 jours le délai de paiement de mes deux dernières factures. Je regagne donc petit à petit confiance en ma collaboration avec cette agence.

Niveau personnel, le cinquième acte de 2025 m’a donné une vie sociale exceptionnelle. Il a commencé par la visite de ma cousine Alexandra et de son mari Ghislain, venus découvrir notre chez-soi et nos voisins les daims. La semaine d’après, c’est l’ancienne gérante de mon petit café que j’ai retrouvée. Avec une autre cliente régulière, nous avons pris ensemble le petit-déjeuner dans un salon de thé au décor rappelant la Vieille Angleterre. Deux jours plus tard, c’est chez les miens que je repars. Une soirée entre cousines le samedi, suivie d’une fête des mères le dimanche chez Mamy, un passage dans la nouvelle salle de ma compagnie de danse le mercredi et une journée à Bruxelles riche en retrouvailles le jeudi. Ma semaine en Belgique s’est terminée sur une note nostalgique. Je suis retournée dans ma ville d’étudiante pour la première fois depuis 8 ans afin de revoir une amie que je n’avais plus vue depuis bien trop longtemps. De retour de l’autre côté de la Manche, j’ai flâné au milieu des fleurs du RHS Garden Hyde Hall avec mon cher et tendre lors d’un beau dimanche. Nous avons aussi fait un petit saut près de la mer, dans une petite ville sur la côte Est de l’Angleterre. Je me suis ensuite offert une petite après-midi en solo pour aller voir un ballet et visiter une expo. Le Design Museum accueillait The World of Tim Burton, une exposition sur le réalisateur américain dont l’univers me fascine depuis la création du personnage de Jack Skellington. Après cette plongée dans une partie de mon enfance et de mon adolescence, place à ma passion de toujours : la danse. Le Royal Opera House produisait Ballet to Broadway, une sélection de ballets d’un de mes chorégraphes préférés. Christopher Wheeldon était à l’honneur et j’ai passé une soirée qui m’a remplie de bonheur. La fin du mois s’est déroulée plus calmement, avec des pauses au café de la librairie et des visites de nos voisins ruminants. Mai s’est terminé en beauté sur un samedi ensoleillé. Après une activité ludique en amoureux à l’O2 suivie par un buffet un peu trop copieux, mon cher et tendre et moi-même avons fait une micro-sieste sous le ciel bleu. La soirée a fini par nous donner encore plus la banane, devant le spectacle d’humour à l’O2 Arena de Mo Gilligan.

Le cinquième acte de 2025 a été bien rempli et n’a connu pratiquement aucun jour de pluie. Juin devrait être aussi phénoménal, avec plusieurs réunions familiales et amicales. Profitez bien de ce premier mois d’été avant mon prochain bilan prévu début juillet.

2025 : acte IV

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Me revoilà enfin avec un billet en ce premier vendredi de mai. Mon mois d’avril a été très versatile. La tension était au plus haut sur le plan professionnel, mettant à mal ma santé émotionnelle. Le stress a heureusement laissé la place à la sérénité et à l’émerveillement, la deuxième moitié de cet acte m’emmenant sur un autre continent. Retour sur un mois original qui restera gravé dans mes annales !

Rose chinoise

Comme expliqué à l’acte précédent, l’une des agences pour laquelle je travaille depuis des années a de gros soucis d’argent. Après plusieurs jours d’attente pour connaître le sort de mon dû, l’agence en question m’a enfin répondu. Un rendez-vous en visio a été fixé pour m’expliquer la situation avec clarté. S’en est suivie la proposition d’un échéancier de paiement, qui, au départ, ne me convenait pas vraiment. J’ai passé plusieurs nuits d’insomnie, balancée entre ma loyauté à l’agence et le besoin de récupérer mon dû à tout prix. Lors de notre dernière négociation, nous avons toutefois accepter chacun de notre côté de faire des concessions. À cause de ce gros problème financier, ma concentration n’arrêtait pas de vaciller. Je m’étais déjà engagée plus tôt avec cette agence pour réaliser un nouveau projet, mais j’ai eu beaucoup de mal à trouver la motivation d’y travailler. Difficile de me mettre à l’écriture pour un client qui risque de ne pas pouvoir payer mes factures… À l’heure qu’il est, j’ai bien reçu le premier montant dans les délais, j’espère que le reste de l’échéancier sera bien respecté.

Sur le plan personnel, avril m’a permis de revoir la vie de manière plus belle. Il m’a réservé la surprise de retrouver la sympathique gérante de mon petit café, qui s’est empressée de m’ajouter à ses contacts pour que l’on continue de discuter. Le premier week-end ensoleillé nous a offert d’agréables sorties à moto et à vélo, dans la charmante ville de Chelmsford et dans les parcs de Stratford le long de l’eau. J’ai ensuite passé une semaine en solitaire, mon cher et tendre étant parti avec son patron à la Canton Fair. Ma belle-sœur est alors venue me tenir compagnie pour un petit week-end de discussions à cœur ouvert entre filles. Puis a sonné l’heure de plier bagage, le 16 avril marquant le départ d’un fabuleux voyage. Après des années de voyage d’affaires en Chine, mon cher et tendre rêvait d’explorer ce territoire dont il n’avait vu que quelques usines. J’ai longtemps hésité à le rejoindre dans l’Empire du Milieu, craignant de passer à côté de nouveaux projets de collaboration après des mois fastidieux. Partir a finalement été une excellente décision, mes tracas, mon stress et ma morosité s’envolant de ma tête en même temps que le décollage de l’avion. Retrouver l’Asie après autant de temps a été pour moi plus que bienfaisant. La Chine est une magnifique destination, où j’ai aimé me perdre avec fascination. J’en parlerai en détail dans de prochains billets, plusieurs cartes postales devraient bientôt être publiées. Notre retour au bercail fin du mois a été quelque peu chaotique, avec un début d’incendie chez notre voisine de palier à l’issue heureusement non dramatique. L’odeur horrible de fumée s’est déjà dissipée, laissant la place à la douceur des rayons de ces premiers jours de mai.

Apaisée par ce voyage et le beau temps retrouvé, j’entame mai avec une plus grande sérénité. Le cinquième acte promet lui aussi de beaux moments, avec plusieurs jours de congé et des retrouvailles attendues depuis longtemps. Espérons qu’il sera aussi positif pour le boulot pour me permettre de pouvoir enfin sortir la tête de l’eau.

2025 : acte III

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Le troisième acte de 2025 a été mi-figue mi-raisin et se termine sur la surprise inattendue d’un voyage lointain. Continuant sur la lancée déprimante de février jusqu’au milieu du mois, mars a réussi à me redonner de la joie. Du moins sur le plan personnel, je ne peux hélas pas en dire autant côté professionnel

Lever de soleil magique à Harold Hill

Fin de l’année dernière, j’avais déjà expliqué l’une de mes plus grosses galères. L’agence avec qui je collaborais pour ce client particulièrement exigeant m’a avoué ce mois-ci avoir de gros soucis d’argent. Elle n’est ainsi pas en capacité de me payer pour le moment les fameux projets sur lesquels j’ai travaillé d’arrache-pied le mois précédent le Nouvel An. J’avais entre-temps été contactée par d’autres rédactrices en attente de leur paiement, ce qui n’a fait qu’accroître mon mécontentement. Si le problème semble provenir des clients finaux et pas seulement de l’agence, j’ai beaucoup de mal à leur prêter encore ma confiance. J’ai ainsi dû à nouveau prendre un texte en otage pour obtenir une solution de déblocage. À l’heure où je vous écris, j’ai enfin eu la proposition d’un échéancier de paiement, avec des intérêts de retard pour me remercier d’avoir agi patiemment. J’en saurai plus la semaine prochaine, j’espère pouvoir redevenir enfin un peu plus sereine. Outre ces tracas d’argent, les feuillets de mon agenda sont restés désespérément blancs. Du moins jusqu’à la troisième semaine de cet acte, où j’ai enfin reçu de la nouvelle agence de traduction travaillant pour le Parlement européen un premier contact. Le projet n’était pas très long, mais j’espère que c’est le début d’une belle collaboration

Niveau personnel, mars a été une montagne russe émotionnelle. Des nouvelles sur la santé de mon papa, la fermeture régulière du café de ma petite librairie puis la confirmation de la démission de sa gérante hyper sympa ont mis mon moral au plus bas. Mais il y a aussi eu le retour du club de lecture, la visite à Londres de l’une de mes meilleures amies pour panser mes blessures et les retrouvailles avec ma belle-sœur, toujours à l’écoute de mes fêlures. La dernière semaine du mois m’a remis du baume au cœur en cumulant les instants de bonheur : un traitement phénoménal pour mon père, une après-midi chez ma grand-mère, la visite imprévue d’une tante dans notre chaumière et des promenades au soleil couchant avec certains de mes êtres les plus chers. J’ai aussi eu le plaisir de pouvoir célébrer le carnaval dans ma belle ville natale. Après avoir confectionné mon déguisement, j’ai eu la joie de retrouver quelques-unes des personnes qui me manquent tellement. Le destin a même mis sur mon chemin la rencontre inattendue avec une amie perdue de vue, me rappelant que la vie est une succession de hauts et de bas continue. Le mois s’est d’ailleurs terminé avec la réservation d’un voyage surprise, mon cher et tendre me proposant de le rejoindre dans un pays lointain après ses rendez-vous d’entreprises.

Après 3 mois d’hiver plutôt dur moralement, avril promet d’être riche en aventures et en bouleversements. Espérons que le vent retournera enfin à mon avantage au retour de ce grand voyage. Réponse d’ici 4 semaines qui, je l’espère, me permettront de refaire enfin le plein d’oxygène !

2025 : acte II

Le mois de février m’aura presque fait vriller. Il a été un enchaînement de mauvaises nouvelles, autant sur le plan perso que professionnel. Ce fut aussi un mois de transition, quittant l’ouest de l’Allemagne pour repartir en Albion. Retour sur un deuxième acte dont j’aurais bien aimé me passer et qui m’a, sur la fin, quasiment déprimée.

Lever de soleil sur Harold Hill, UK

L’acte le plus court de l’année avait pourtant bien commencé. Le 1er jour du mois, mes beaux-parents sont venus visiter nos quartiers allemands pour la première fois. Après une balade dans les parcs de Ratingen couverts de gelée, c’est dans le centre de Düsseldorf que nous les avons emmenés. J’ai cependant dû quitter l’Allemagne dans l’après-midi pour pouvoir vivre un autre moment familial, cette fois dans ma patrie pour un repas dominical. Le lendemain midi, je célébrais en effet l’anniversaire de mon papa au restaurant avec ma petite famille. Le samedi suivant a aussi été l’occasion de faire la fête, mon ancienne compagnie de danse organisant un dîner à la bonne franquette. Puis est venu le temps de dire au revoir à notre résidence temporaire allemande pour embarquer à bord d’un ferry depuis Hoek van Holland. Au bout de 7 heures de traversée, nous revoilà sur le sol anglais. C’est hélas depuis ce débarquement que je n’ai connu que des désenchantements… Impatiente de retrouver mes habitudes dans mon petit café, j’ai appris que sa formidable serveuse en chef avait pris congé pour une durée indéterminée. L’ambiance dans le café de la librairie était plus pesante sans le sourire contagieux de sa sympathique gérante. Quelques jours après, j’apprends que le club de lecture ne sera plus organisé. Très déçus, les membres du club et moi-même nous sommes toutefois battus. Nous continuerons entre nous d’organiser les réunions, et la librairie a accepté que l’on occupe le café les mêmes soirs que le club de lecture de science-fiction. Le mois s’est toutefois terminé par une autre mauvaise nouvelle, cette fois-ci plus personnelle…

Au niveau du boulot, mon moral n’a pas volé beaucoup plus haut. Si, par rapport à janvier, il a été un peu plus productif, il n’a pas été très lucratif. J’ai ainsi appris que le gros projet qui avait été reporté avait finalement été complètement annulé. Le fameux client qui m’avait causé tant de tracas a déclaré à l’agence qu’il résiliait son contrat. Moi qui espérais un plus gros revenu au printemps, me revoilà à nouveau sans projets d’envergure sous les dents. Je pensais également pouvoir reprendre enfin les projets de post-édition pour les institutions avec une nouvelle agence, mais je n’ai reçu aucune commande malgré ma disponibilité et mon expérience. Je n’ai pu donc compter que sur mes projets récurrents, ainsi que sur quelques petites commandes sans honoraires conséquents.

Je ne veux cependant pas terminer ce bilan sur un ton négatif, essayons de voir aussi le positif. Retourner en Angleterre m’aura permis d’observer presque quotidiennement des cerfs. Renouer avec mes habitudes au petit café m’a quand même donné la joie de discuter avec d’autres clients habitués. Voir les membres du club de lecture si unis m’a redonné foi en sa survie. Visiter le salon de la moto avec mon cher et tendre nous a fait penser aux futures excursions que nous pourrons bientôt reprendre. Puis les nuages gris et pluvieux du milieu du mois ont laissé la place à un beau ciel bleu où le soleil flamboie. J’ai même eu une réponse encourageante à mes questions existentielles par l’apparition courte mais réconfortante de 2 arcs-en-ciel. Le vent finira bien par tourner, ce mauvais épisode va passer.

Espérons que le troisième acte de l’année soit plus clément avec l’arrivée du printemps. Il me promet déjà plusieurs moments de joie que j’attends depuis des mois. Prions qu’il me donne aussi plus de boulot, réponse d’ici une trentaine de dodos (rime peu heureuse, je vous l'accorde...).

2025 : acte I

Nous voilà déjà au dernier jour du premier acte de cette nouvelle année, qui fait particulièrement peur par son actualité. Difficile de ne pas avoir un coup de blues en écoutant les news. Du côté de la vie privée, janvier a été plutôt casanier. Les journées m’ont parfois paru sans fin, mon boulot étant assez succinct. Retour sur un mois très reposant, qui entame ma série annuelle de bilans.

Neige à Ratingen

Après un mois de décembre un peu trop intense, janvier m’a permise de prendre un peu de vacances. Pratiquement pas d’e-mails durant les 2 premières semaines, mais je suis restée plutôt sereine. Puis nous sommes vite arrivés au 15 janvier et je n’avais toujours presque pas de courrier. J’ai fini par dire à gauche à droite que j’étais largement dispo et ai commencé à avoir quelques petits boulots. Je pensais récupérer un très gros projet, mais il a finalement été reporté. Je suis donc loin d’être au niveau de l’acte précédent, mais février devrait me donner un peu plus de travail conséquent.

Au niveau personnel, 2025 a commencé par un goûter de Nouvel An auprès de ma famille maternelle. Je suis ensuite repartie avec mon cher et tendre en Allemagne dans son appartement de fonction, où j’ai pu vaquer paisiblement à mes occupations. Au programme, coloriage de mandalas reçus à Noël, écoute de podcasts et parties en amoureux de Duel (super jeu de société de la série 7 Wonders). Comme mes soirées étaient libres de boulot, mon cher et tendre m’a également initiée aux jeux vidéo. Pour bouger un peu du canapé, nous nous sommes aussi un peu baladés. Comme 2 enfants sur un manège, nous avons marché émerveillés dans le parc lors de la chute de neige. À l’instar des Allemands sous ce climat, nous avons aussi été plusieurs fois au sauna. Chez eux pas de maillot de bain ou autres sous-vêtements, tout le monde est en tenue d’Adam. En plus de braver notre pudeur, nous avons été surpris par la résistance des Allemands à la chaleur. J’ai aussi profité du calme des premières semaines de l’année pour rendre visite à des amies qui me manquaient. Le premier acte de l’année s’est terminé avec une petite soirée de ballet. J’ai pu découvrir les œuvres de 3 grands maîtres de danse, ce qui m’a procuré un plaisir intense. Il s’achève également avec la visite de mes beaux-parents, qui n’étaient encore jamais venus dans notre pied-à-terre allemand. En somme, un mois pas forcément inoubliable mais plutôt agréable.

L’année met un certain temps à démarrer, j’espère que le deuxième acte sera un peu plus chargé. Rendez-vous déjà dans 4 semaines pour voir où 2025 me mène.

Bilan 2024 – Résolutions 2025

Bientôt 10 jours se sont écoulés depuis que nous avons célébré la nouvelle année. Janvier démarre pour moi tout doucement, de quoi me laisser le temps de faire le bilan.

Photo de Viridiana Rivera sur Pexels

2024 n’aura pas été une année exceptionnelle sur le plan professionnel. Bien au contraire, elle m’a apporté pas mal de galères et j’ai malheureusement vu quelque peu diminuer mon chiffre d’affaires. Une grosse perte de contrat, la menace de plus en plus pesante de l’IA et plusieurs autres tracas ont mis mon moral au plus bas. Ce n’était heureusement pas non plus le grand vide et j’ai quand même gagné plus que durant la fameuse année Covid. La collaboration avec une nouvelle agence et la hausse de tarif avec un client de plus longue allégeance me redonnent un peu confiance. Espérons que 2025 m’apportera d’autres bonnes nouvelles pour mon avenir professionnel.

Du côté de la vie privée, 2024 aura été une très belle année. Comme depuis 5 ans cette année, j’ai pris soin de noter chaque semaine mes joies et bonheurs sur des petits papiers. Je les ai ouverts en début d’après-midi et ai revécu chacun de ces moments avec une douce nostalgie. Outre le mariage de l’une de mes meilleures amies, l’adhésion à un club de lecture et les fêtes de famille ont été les moments que j’ai le plus chéris. Je me suis aussi souvenue de plusieurs escapades, de vacances au soleil et de mes nombreuses balades. J’ai été comblée de spectacles, de lectures et d’autres beaux moments de culture. Ces petits papiers m’ont également rappelé la chance que j’ai d’avoir une famille aussi soudée et des amies aussi attentionnées. Discussions au café, sourires croisés, instants décontractés… ces notes soulignent qu’il ne suffit de pas grand-chose pour être satisfait.

Rétrospective de l’année en 52 petits papiers

2025 est déjà bien en position, il est plus que temps de prendre de bonnes résolutions. J’espère avant tout que cette année, je serai plus prolifique dans la composition de mes billets. Je n’en ai publié que 39 ces 12 derniers mois, même si j’avais plus de temps libre devant moi. Les déconvenues professionnelles m’ont parfois un peu trop déprimée pour que je puisse prendre plaisir à rédiger. J’espère surmonter les prochains coups durs pour reprendre plus sérieusement l’écriture. J’aimerais également lire davantage, mon application de suivi de lecture ne répertoriant cette année que 14 ouvrages. Je n’ai d’ailleurs partagé que 4 billets Croque-Livre l’an dernier, ce qui est bien trop peu à mon gré. Je souhaiterais aussi poursuivre le perfectionnement de mes connaissances linguistiques à l’aide de podcasts, Assimil et autres outils pédagogiques. Les semaines un peu trop intenses du dernier mois de l’année m’ont enfin fait comprendre que je devais impérativement prendre le temps de me relaxer. Même quand mon agenda est chargé, le yoga, la méditation et les courtes balades en plein air sont essentiels à ma santé.

Voilà ce à quoi je compte faire attention cette année. Et vous, quelles résolutions allez-vous appliquer ?

2024 : acte XII

Décembre a été bien différent des journées tranquilles des mois d’ambre. Le dernier acte de l’année a été littéralement surchargé. Après les fêtes en famille et l’accueil du nouvel an, il est enfin temps de publier mon dernier bilan (du moins pour l'année écoulée, je ne compte pas m'arrêter 😉).

Vue sur le Baldeneysee, Essen

Comme l’avait annoncé la fin de l’acte précédent, décembre m’a fait vivre sur un rythme trépidant. Après un énième test de cadrage pour le projet qui m’avait mise sous tension, j’ai enfin pu reprendre mes activités de rédaction. Il fallait bien évidemment rattraper le temps perdu, les délais de livraison étaient donc très tendus. Soucieuse de récupérer un maximum d’argent après plusieurs mois peu producteurs, j’ai enchaîné les semaines de plus de 50 heures. Outre ce gros projet qui s’est abattu sur moi comme une tempête, plusieurs autres clients se sont réveillés juste avant les fêtes. Tout devait être rendu avant Noël, ce qui a augmenté mon stress à un niveau irrationnel. J’ai essayé de limiter les heures de travail au-delà de minuit, mais j’ai souffert plusieurs fois d’insomnie. Malgré quelques retards de livraison, j’ai réussi à parvenir au bout de mes rédactions. Tout a été achevé le 24 décembre au matin, me permettant enfin de profiter des moments en famille dans un état plus serein. Le dernier acte de l’année a aussi été porteur de bonnes nouvelles, me rassurant quelque peu sur mon avenir professionnel. J’ai ainsi terminé 2024 exténuée mais un peu plus apaisée.

Pour tenter de garder un minimum de santé mentale, j’ai tenu à respecter le repos dominical. N’ayant plus le temps de faire mes séances sportives hebdomadaires, j’attendais impatiemment le week-end pour pouvoir prendre l’air. En plus des tours au lac au coucher de soleil à Ratingen, mon cher et tendre m’a emmenée découvrir les environs d’Essen. Nous avons ainsi pu contempler une jolie vue depuis les ruines d’un ancien château, dominant la boucle d’un lac formé par un cours d’eau. Nous sommes aussi allés faire un tour au marché de Noël, le jour où la Syrie a été libérée de son dirigeant criminel. L’Allemagne ayant accueilli de nombreux réfugiés, nous avons pu assister à plusieurs célébrations de cette liberté retrouvée. L’avant-dernier week-end avant les fêtes de fin d’année, c’est la visite à Düsseldorf de l’une de mes meilleures amies qui m’a comblée. Puis est venu le temps de rejoindre la famille de mon cher et tendre en France, où a commencé la période de bombance. Les vacances se sont passées entre nos deux pays respectifs, me permettant de retrouver mes proches lors des moments festifs. Une véritable cure de bonheur qui fait du bien au moral après ces dures semaines de labeur !

L’an 2025 a déjà commencé, annonçant de nouvelles pages à tourner. Sera-t-il une meilleure année que celle écoulée ? Réponse dans les 12 prochains actes publiés ! Je conclus ce bilan en vous présentant mes meilleurs vœux et en vous souhaitant des jours heureux.

2024 : acte XI

Décembre est déjà arrivé, mais laissez-moi revenir un temps sur les 4 semaines écoulées. Si le dernier mois de l’automne a été, professionnellement parlant, plutôt monotone, il m’a apporté de grandes félicités dans le domaine de ma vie privée. Retour sur un acte passé entre 3 nations, mon cher et tendre ayant quitté temporairement son bureau anglais pour l’entrepôt allemand et son appartement de fonction.

Balade en forêt dans l’Aaper Wald de Rath, Allemagne

Après un mois de bataille (que j'explique ici en détail), novembre m’a presque mise sur la paille. J’avoue, j’utilise un peu trop vite les grands mots, mes projets récurrents m’ont aidée à garder la tête hors de l’eau. Cela faisait toutefois longtemps que je n’avais plus connu de période aussi creuse, et cela m’a plongée dans une humeur ténébreuse. Désœuvrée, il fallait que je passe autrement mes journées. Les 20 premiers jours de novembre ont été principalement consacrés à la prospection et au visionnage de plusieurs webinaires de formation. L’IA était bien évidemment au cœur de mes préoccupations, elle était d’ailleurs le sujet central du Forum européen de la traduction. Ma prospection auprès de nouvelles agences s’est accompagnée d’un syndrome de l’imposteur intense. Doutant de mes compétences linguistiques, je me suis remise plus assidûment à leur pratique. Plusieurs heures de mes journées ont été ainsi dédiées à l’écoute de podcasts en russe, espagnol, allemand et anglais. Après quasi un mois de torpeur, j’ai enfin pu reprendre le travail avec vigueur. Le projet qui m’avait causé tant de tracas a repris avec fracas, remplissant de suite les dernières cases de mon agenda. Décembre démarre donc sur les chapeaux de roue, mais je ne vais pas faire la moue.

Mes journées de travail plus légères ont aussi été salutaires. Durant mes derniers jours sur le sol anglais, j’ai fréquenté plus régulièrement mon petit café. Droguée au Pumpkin Spice latte, j’étais fière des relations amicales que j’avais réussi à y tisser. L’une des clientes habituelles m’a d’ailleurs proposé de poursuivre nos conversations par courriel. Passer début novembre sur le territoire britannique m’a donné l’occasion d’assister à quelques festivités sympathiques. Éclats d’artifices et feux de joie ont illuminé les premières soirées du mois. Souhaitant rendre visite à nos chers voisins cervidés, nous avons passer le dernier week-end à nous balader dans leur endroit préféré. Ils sont venus à leur tour nous dire au revoir, apparaissant sous notre balcon le matin de notre départ.

Après mon arrivée outre-Rhin, j’ai voulu passer du temps auprès des miens. Fin d’après-midi chez Mamy, repas entre cousines, retrouvailles avec mes meilleures amies, j’ai fait une bonne dose de dopamine. Mes jours en Belgique se sont terminés de manière parfaite : soirée de ballet à l’opéra de Liège et dégustation de raclette. J’ai profité du reste de novembre pour arpenter les parcs allemands ornés de feuilles d’ambre. La première neige a sonné l’heure de visiter les premiers marchés de Noël, mon cher et tendre m’ayant emmenée à Düsseldorf pour une échappée belle. Shopping, sirotage de vin chaud, bingsu coréen et soirée cinématographique ont été au programme de notre petite virée romantique. Le mercure grimpant subitement le dimanche suivant, nous nous sommes promenés sous 15 degrés dans un bois époustouflant. Rien de tel qu’une balade automnale en forêt pour me changer les idées ! Les journées raccourcissent mais je tiens à profiter au maximum de ces couleurs flamboyantes qui me ravissent.

Décembre s’annonce intense avant de pouvoir faire bombance. Espérons que j’arriverai à garder pied pour profiter sans stress des fêtes de fin d’année. Nous verrons cela au dernier bilan, qui sera publié après le Nouvel An !