Archives de Catégorie: Bilans

Bilan mensuel de ma vie de traductrice-rédactrice freelance, raconté en vers.

2024 : acte X

Par rapport à l’acte précédent, ce dixième mois de l’année a été quelque peu décevant. Mes journées de travail en octobre ont en effet été bien sobres. J’ai heureusement pu les compenser par quelques petites joyeusetés. Retour sur un acte dix aux couleurs automnales et au parfum de pain d’épice.

Lever de soleil à Harold Hill

Si vous avez lu mon bilan antérieur, vous avez pu comprendre que le début du mois d’octobre m’a mise de mauvaise humeur. Débuté comme un projet de rédaction IA quelques jours après mon anniversaire, un article de cadrage m’a fait vivre pendant 3 semaines sur les nerfs. Les demandes incessantes de modifications et le manque de rémunération m’ont poussée à faire du chantage en gardant mon texte en otage. J’en parlerai en détail dans un autre billet, le plus important est que la situation s’est enfin arrangée. Hormis ce projet qui m’a coûté une nuit blanche et de grosses pertes de temps, le dixième acte de l’année n’a pas été palpitant. Prospection et projets plus réguliers ont composé la majorité de mes journées.

Du côté de la vie privée, la situation n’était pas beaucoup plus gaie. Le vent froid de l’automne a ramené un invité surprise à la maison : le fameux virus-dont-on-ne-veut-plus-entendre-le-nom. J’ai heureusement pu compter sur mon bon système immunitaire, mon cher et tendre se trouvant, quant à lui, plusieurs jours grabataire (nul besoin de s’inquiéter, juste un homme qui attend d’être au plus mal pour se soigner 🙄). Le mois d’octobre n’a cependant pas été que dépression, les petits plaisirs automnaux m’apportant beaucoup de consolation. J’ai ainsi pu déguster ma toute première raclette de l’année en famille, me préparer des soupes de potiron, boire des pumpkin spice latte au café de ma librairie et y engager d’agréables discussions. Le dixième acte de l’année m’a aussi donné l’occasion de revoir l’un de mes ballets préférés : Alice’s Adventures in Wonderland du Royal Ballet. Pour assister à ce spectacle, ma belle-sœur est venue me tenir compagnie, l’occasion de passer avec elle et mon cher et tendre un agréable samedi. Tous mes soucis du moment se sont dissous lors de notre balade à Stratford où j’ai pu tester deux nouveaux desserts au tiramisu (mon dessert favori au cas où vous ne l’auriez pas encore compris). Le froid extérieur m’a poussée un peu à l’hibernation, avec des séances de lecture, l’écoute de podcasts, le coloriage de mandalas et des exercices d’introspection. Les rencontres avec les renards, la réunion du club de lecture et les premiers feux d’artifices ont été d’autres petites touches de bonheur lors de ce mois qui m’a mentalement porté préjudice.

Les températures sont loin d’être glaciales, mais nous sommes pourtant déjà bien entrés dans le premier mois hivernal. Novembre sera-t-il encore trop calme professionnellement parlant ou vais-je enfin retrouver un rythme plus trépidant ? Restons patients, nous aurons la réponse au prochain bilan.

2024 : acte IX

Il semble déjà bien loin le premier des mois aux feuilles d’ambre, mais il était temps que je publie mon bilan de septembre. Le neuvième acte de l’année a tenu ses promesses en matière de festivités, se terminant par mon 36e printemps célébré par une farandole de douceurs sucrées. Il a été plus calme au niveau du boulot, me laissant assez de temps libre pour apprécier les petits plaisirs automnaux.

Le mois de septembre a commencé par une petite fête de famille, au lendemain de l’enterrement de vie de jeune fille de l’une de mes meilleures amies. Une bonne partie de cet acte a d’ailleurs été consacrée à l’organisation du jour J pour les futurs mariés. Essai coiffure, écriture de discours, achat de nouvelles chaussures et un dimanche après-midi entre amies à pâtisser près du four. Après plus de 6 mois sans retourner dans ses contrées bucoliques, j’ai aussi eu le plaisir de retrouver le territoire germanique. Mon cher et tendre était réclamé par ses collègues allemands, ce qui m’a permis de reprendre mes agréables balades quotidiennes à Ratingen 2 semaines durant. Nous avons également profité de notre week-end sur place pour emmener notre monture à 2 roues dans de nouveaux espaces. C’est ainsi que nous avons fait un petit tour dans l’animation d’Oberhausen et de Mülheim an der Ruhr (à prononcer « rour » pour la rime 😁). Puis est venu le jour tant attendu du mariage, une célébration très ensoleillée sans l’ombre d’un nuage. Le lendemain de cette journée fêtant l’union de notre amie, nous avons fait la traversée en bateau jusqu’au Royaume-Uni. J’ai retrouvé avec plaisir mes conversations au café de la librairie, ainsi que mes rencontres surprise avec les daims et d’adorables petits goupils. Les derniers jours de septembre ont été une succession de délices pour mon anniversaire : resto jamaïcain, Beetlejuice au cinéma et journée dans Londres pour tester certains de ses meilleurs desserts.

Côté professionnel, septembre a été moins exceptionnel. Ayant raté le coche pour une commande habituelle avec un gros client (dont j'ai parlé dans l'acte précédent), j’avais moins de projets à me mettre sous la dent. J’ai toutefois entamé plusieurs nouveaux projets, qui devraient finir par se concrétiser. Du moins, je l’espère, car ce début d’octobre m’a un peu mise en galère. Mais je vous expliquerai tout cela plus en détail dans un prochain billet, je serai plus assidue dans la régularité des publications, je le promets !

Octobre a déjà bien avancé, mais il faudra encore attendre 3 semaines pour savoir où il va me mener. Profitez bien du reste de ce mois aux feuilles d’ambre, le prochain acte sera publié le 1er novembre.

2024 : acte VIII

Le huitième acte de l’année a été quasiment parfait. Mes semaines ont été bien remplies, et mes week-ends riches en découvertes et retrouvailles entre famille ou amis. La joie a toutefois laissé place au doute vers la fin du mois d’août. Retour sur ce mois estival plutôt phénoménal.

North York Moors National Park

Dans la poursuite de juillet, août a démarré avec un agenda plutôt chargé. L’une de mes clientes partant à son tour en vacances, j’ai eu pas mal de traductions à faire dans l’urgence. J’ai également enchaîné les rédactions de textes pour un site de réservation de voyages, me donnant parfois envie de reboucler mes bagages. Le mois s’est toutefois terminé sur une triste nouvelle, ce client ayant décidé de faire écrire ses futurs articles avec l’aide de l’intelligence artificielle. La perspective de rédiger avec l’IA ne m’ayant jamais séduite, je n’ai pas répondu à l’e-mail tout de suite. Le tarif proposé ayant bien évidemment baissé, les autres rédacteurs se sont rués sur les commandes sans rien me laisser. Me voilà donc avec un mois de septembre moins chargé que d’habitude, me plongeant dans un état d’inquiétude.

Si le mois d’août s’est terminé sur des soucis professionnels, il a été très positif niveau personnel. Après avoir décidé de remplacer notre monture par une autre moto d’occasion, nous avons pu partir plusieurs fois en excursion. Le garage vendant ce nouveau véhicule se trouvant à plus de 400 kilomètres dans le nord, nous avons pu explorer une partie du Royaume-Uni que nous ne connaissions pas encore. Nous avons fait le trajet aller en BlablaCar en compagnie d’un couple français, qui nous ont amenés à Darlington en van aménagé. C’est en train que nous avons poursuivi notre trajet, nous donnant l’occasion d’entrer dans une gare au riche passé. Après avoir enfin récupéré notre nouvelle monture, nous nous sommes empressés de partir à l’aventure. Ce périple jusque dans le nord de l’Angleterre nous a en effet permis d’explorer un parc national rempli de bruyères. Terre de landes couvertes de moutons et de fleurs parfumées, les North York Moors m’ont totalement envoûtée. Ils m’ont également donné l’occasion de passer à travers des villages merveilleusement bucoliques, dégageant un charme typiquement britannique. Souhaitant profiter pleinement de ces paysages naturels, nous avions prévu de loger sur place à l’hôtel. Perdu au bord de la mer, le Raven Hall Country House Hotel nous a accueillis au coucher du soleil avec une vue spectaculaire. Le spectacle était tout aussi magique la nuit tombée, le ciel totalement noir nous permettant de contempler la voie lactée. Après un petit-déjeuner royal, nous avons poursuivi la visite du parc national le long du littoral. Nous avons fait une escale dans la ville portuaire de Whitby, célèbre pour les ruines de son ancienne abbaye. Nous sommes ensuite repartis dans le parc national à moto, nous arrêtant cette fois pour une balade pédestre jusqu’à une chute d’eau. L’heure est hélas venue de reprendre l’autoroute, mais avant de rentrer, nous nous sommes arrêtés chez ma belle-sœur à St Ives pour casser la croûte. Nous avons regardé avec elle la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, concluant ce beau week-end par une soirée fantastique.

Après cette escapade d’un week-end dans le nord de l’Angleterre, le samedi 16 août nous a fait voyager à la mer. Une fois arrivés à Eastbourne en moto, nous partons en bus jusque Seaford pour entamer une longue rando. Mon cher et tendre a voulu m’emmener face aux Seven Sisters, une série de 7 falaises de craie d’une éclatante blancheur. Après les avoir vues devant nos yeux se déployer, nous avons entrepris la traversée de leur parc national à pied. La succession des montées et descentes ne m’a pas parue fatigante, tant la beauté des paysages était époustouflante. Le lendemain de ces 20 kilomètres de randonnée, c’est à un anniversaire que nous avons été conviés. Ma cousine célébrant son 34e printemps, son mari nous a invité à un goûter dans leur bel appartement. Situé à Limehouse face à un plan d’eau, le lieu nous a offert un magnifique coucher de soleil sur la City et ses bureaux. Mon cher et tendre étant parti escalader les fjords en Norvège le week-end suivant, je me suis accordée un week-end en solitaire ressourçant. J’ai retrouvé ma belle-sœur au pied du London Eye pour un resto vendredi, puis j’ai passé la journée à ranger, nettoyer, lire et écrire le samedi. J’ai ensuite profité de mon dimanche pour me rendre au cœur de la capitale des Anglais afin de m’adonner à mes activités préférées. Visite sans me presser d’un nouveau musée, flânerie dans des librairies, balade le nez en l’air en quête d’extraordinaire. Covent Garden a été le lieu principal de mes pérégrinations, le quartier londonien des théâtres étant mon lieu de prédilection. La fin du mois m’a enfin ramenée dans mon pays, me permettant de revoir certains membres de ma famille. C’était surtout l’occasion de voir aboutir un projet qui a demandé pas mal d’organisation : l’EVJF de l’une de mes meilleures amies qui s’est déroulé à la perfection.

Le mois d’août s’est ainsi achevé sur une note festive, me laissant espérer une entrée dans l’automne plus jouissive. De très beaux moments m’attendent au niveau personnel, reste à prier que le vent tournera positivement du côté professionnel. Réponse prévue dans 4 semaines révolues.

2024 : acte VII

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Tel un coup de tonnerre, le mois de juillet est passé à la vitesse de l’éclair. Attendu avec impatience, il a sonné pour moi l’heure des vacances. Quatorze jours de cet acte se sont déroulés en Crète, chassant mes soucis du quotidien et le travail aux oubliettes. Le boulot a cependant repris sur les chapeaux de roue, les 2 dernières semaines du mois me mettant sur les genoux. Retour sur ce septième acte de l’année, synonyme de chaleur, de découvertes et de journées ensoleillées.

Couleurs crétoises

Après 2 jours intenses d’envoi de courriers et de bouclage de projets, mon cher et tendre et moi-même nous sommes envolés pour La Canée. Le soleil radieux et la montée directe du mercure à plus de 30 degrés nous a vite fait oublier le ciel gris et le vent anglais. Notre séjour a été partagé entre 4 destinations, ajoutant à La Canée les villes d’Agios Nikolaos, de Réthymnon et d’Héraklion. Quelques visites culturelles ou balades en pleine nature ont complété notre voyage, mais je vous invite à lire ma future carte postale pour un plus long témoignage (elle est en court d'écriture, mais il me faut un peu de temps pour relater toutes nos aventures). Le retour le 18 juillet aux petites heures de la matinée nous a bien fatigués, et nous avons passé nos 2 derniers week-ends du mois à nous reposer ou à travailler (pour ma part...). Le mois s’est en outre terminé sur un coup dur, après le diagnostic de problèmes au moteur pour notre fidèle monture. J’ai toutefois eu le plaisir de retrouver nos voisins cervidés, les grands parcs anglais ainsi que les serveuses et clients habituels de mon petit café. Nous avons en plus eu la chance d’emporter le soleil dans nos valises, les 15 derniers jours de juillet ne connaissant quasiment pas de journée grise.

Côté boulot, j’ai dû vite me remettre aux fourneaux après ces 14 jours de repos. Si j’ai évité de trop consulter ma boîte mail durant mes congés, je n’ai pu m’empêcher de répondre à quelques propositions de projets (toujours ce stress du freelance en vacances). Acceptant plusieurs missions pour renflouer mes caisses, j’ai ainsi dû cravacher sans faire preuve de mollesse. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai moins écrit de billets ce mois-ci, mes journées étant déjà un peu trop remplies.

Mon mois d’août s’annonce plutôt chargé, aussi bien en matière de travail que de préparation de festivités. Le mariage de ma meilleure amie étant prévu dans un mois et demi, je dois encore organiser plusieurs choses pour son enterrement de vie de jeune fille. J’espère quand même reprendre mon blog un peu plus sérieusement en vous proposant un nouveau billet prochainement. Rendez-vous dans tous les cas dans 5 semaines pour voir où ce nouvel acte nous mène.

2024 : acte VI

Juin est déjà terminé depuis plusieurs jours, laissant le mois de juillet révéler ses plus beaux atours. À l’heure où vous lirez ce billet, je serai d’ailleurs en congé. Je voulais quand même prendre la peine de revenir sur ces 4 dernières semaines. Retour sur un sixième acte de l’année particulièrement chargé (c'est pourquoi il n'y a pas eu d'article la semaine passée).

Harold Hill Central Park

Après un mois de mai très festif, juin a plutôt été productif. À peine avais-je annoncé mes dates de vacances que j’ai été sollicitée par les agences. Sautant sur l’occasion, j’ai accepté un grand nombre de missions. Plus mon départ approchait, plus l’on me proposait de projets. J’ai donc travaillé avec acharnement pour dire de me faire un maximum d’argent (car quand on est freelance, on n’est pas payé pendant ses vacances…). La dernière semaine a été assez intense, mais j’ai réussi à boucler un gros projet en urgence. J’ai également déjà bloqué plusieurs missions pour la fin du mois de juillet, de quoi me mettre du travail sous la dent dès mon retour de congé.

Si les actualités électorales ont pesé sur mon moral, sur le plan personnel, juin m’a offert des petits bonheurs occasionnels. Il a commencé avec la visite de mes beaux-parents venus passer quelques jours en Angleterre dans notre appartement. Est ensuite arrivée la fête des pères, célébrée autour d’un tiramisu glacé à tomber par terre (et j’adore les tiramisus donc ça méritait d’être noté). Juin m’a aussi donné l’occasion de participer à une autre célébration. La compagnie de danse à laquelle j’appartiens depuis son commencement a profité de son spectacle de fin d’année pour fêter ses 15 ans. Un moment de joie et de fortes émotions partagé avec toute ma « famille passion ». Le retour en Angleterre aura été plus délétère. L’attente interminable au port de Calais m’a fait rentrer à Londres seulement aux petites heures de la matinée. Ce retard m’aura quand même permis d’assister à l’un des plus beaux couchers de soleil de cette année. Mon sixième acte aura aussi marqué le début d’une nouvelle aventure : ma participation à un club de lecture. J’ai adoré l’expérience et je tarde de la réitérer à mon retour de vacances. Notre monture à deux roues ayant plusieurs soucis et le ciel anglais restant plutôt gris, nous n’avons pas vraiment fait de sorties. J’ai toutefois apprécié comme d’habitude mes séances de travail-papotage dans mon petit café et mes rencontres toujours aussi incroyables avec les daims de notre quartier.

Mon mois de juillet démarrant en Crète, le prochain acte de l’année sera plus riche en découverte. La Grèce avait fait l’objet de ma toute première Carte postale sur ce site, je vous partagerai donc mes impressions sur cette énième île du pays 10 ans après ma première visite. En attendant le prochain acte dans 4 semaines, je vous souhaite un mois de juillet dans une ambiance plus sereine.

2024 : acte V

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« En mai, fais ce qu’il te plaît ! » On peut dire que j’ai bien appliqué le dicton cette année. Fêtes en famille, soirées entre amies et agréables sorties ont été au programme de cet acte fleuri.

Si elle n’a pas encore atteint son niveau optimal, ma charge de travail a retrouvé un volume un peu plus normal. L’été s’approchant d’un pas dynamique, j’ai repris avec plaisir la rédaction d’articles touristiques. Je n’ai toujours pas eu de nouveaux projets de traduction auprès de mes agences, mais j’essaye de garder confiance. Il me reste quand même toujours les projets récurrents de post-édition, ainsi que des petits textes à traduire pour des concerts, ballets et autres représentations. Je m’en sors donc plutôt bien, je ne suis pas sans rien.

Mes journées de travail ont été un peu plus chargées, mais j’ai quand même eu beaucoup de temps libre pour me ressourcer. Mai a vraiment été un très beau mois, riche en moments de joie. Le premier week-end de mai étant férié sur le sol britannique, mon cher et tendre a voulu m’emmener en randonnée cycliste bucolique. Nous avons fait un grand tour du quartier avant de rejoindre le Bedfords Park où vit le roi de la forêt. En plus d’abriter un troupeau de cerfs, ce parc offre une jolie vue sur la capitale de l’Angleterre. Le week-end d’après, c’est du côté de St Ives que nous sommes allés. Ma belle-sœur nous a fait visiter cette jolie petite ville où elle a établi son nouveau domicile. Après ces charmantes pérégrinations, nous avons passé la soirée chez elle pour assister à l’Eurovision. Le lendemain, le soleil était toujours de la partie et nous en avons profité pour faire une autre sortie. Direction le Hanningfield Reservoir pour une balade au bord de l’eau avant le soir. Le début de la semaine suivante a commencé avec éclat puisque je me suis offerte une soirée à l’opéra. Le ballet The Winter’s Tale était au programme du Royal Ballet et il m’a particulièrement enchantée. Joby Talbot à la musique, Christopher Wheeldon à la création chorégraphique, petit groupe de musiciens folklorique et magnifique décor scénique, c’était tout simplement magique.

C’est auprès de ma famille et de mes amies que j’ai passé la fin de mai, après une nouvelle traversée en ferry sous un beau ciel ensoleillé. Le troisième week-end a été l’occasion d’une nouvelle réunion de famille : le mariage d’un de mes nombreux cousins lors d’une très belle cérémonie. Le lundi suivant étant férié, j’en ai profité pour rendre visite à une amie que je n’avais plus vue depuis une éternité. J’ai enfin pu découvrir son appartement bruxellois à la superbe vue, ainsi que rencontré le mignon toutou ayant rejoint sa petite tribu. Ayant été chargée d’une nouvelle tâche pour le mariage prochain de ma meilleure amie, c’est dans la région de Namur que j’ai passé une bonne partie de mon vendredi. Les fous rires de la soirée resteront dans les annales, ma mission ayant été d’apprendre aux futurs mariés la chorégraphie de leur ouverture de bal. La journée du dernier dimanche de mai a été tout aussi exquise, ma famille maternelle ayant préparé pour ma grand-mère une fête surprise. Le soleil était à nouveau de la partie, ne faisant qu’augmenter le bonheur d’être enfin quasiment tous réunis. À ces grands moments se sont ajoutés bouquets de fleurs, rencontres animalières et conversations au café, je peux donc dire que j’ai été comblée.

Juin frappe déjà à la porte, espérons que c’est encore de la joie qu’il m’apporte. Mon agenda professionnel est pour l’instant un peu trop blanc, mais j’espère que cela ne durera pas trop longtemps. Rendez-vous à la fin du prochain mois pour savoir si le sixième acte m’aura mise ou non en émoi.

2024 : acte IV

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Comme mars me l’avait annoncé, le quatrième mois de l’année ne m’a pas apporté beaucoup de projets. Ainsi s’est déroulé avril, tel un long fleuve un peu trop tranquille. C’est en Angleterre que je l’ai largement passé, profitant des nombreuses visites des daims de mon quartier. Retour sur un acte peu productif, avec quelques moments jouissifs.

Dagnam Park

Côté professionnel, avril n’aura pas été exceptionnel. Le mois a débuté avec lenteur, mes journées de travail se limitant à contacter des agences de traducteurs. Si quelques contrats se sont conclus avec succès, je n’ai pas encore reçu de nouveaux projets. Mon agenda ne se remplissant pas suffisamment, j’ai fini par relancer certains clients. J’ai ainsi davantage renoué avec la rédaction, les agences de traduction ne m’apportant plus assez de missions. Il a suffi d’un e-mail ou deux à mes PM préférés pour que l’on me propose différents projets. La moitié du mois a donc été un peu plus chargée, même si je suis loin de ma charge de travail de l’année passée. J’espère que les différents tests pour de nouveaux clients seront concluants et que j’aurai bien plus de projets réguliers à me mettre sous la dent prochainement. D’autant plus qu’avril s’est terminé sur une mauvaise nouvelle dont je me serais bien passée. J’ai appris que je n’étais pas retenue dans les candidats prêts à passer le test pour ce fameux gros contrat. Je suis fortement déçue après autant de mois d’attente, mais j’espère remonter la pente…

Pour ce qui est de ma vie privée, ce quatrième acte aura été plus apaisé. Il s’est composé de balades dans la réserve naturelle d’Harold Hill et de cervidés se reposant au pied de mon domicile. Mon cher et tendre étant parti une semaine en voyage d’affaires, j’ai aussi passé 8 jours en solitaire. J’ai profité de ce temps en solo pour me faire quelques petits cadeaux. Mon partenaire étant très difficile niveau alimentaire, son absence m’a permis de déguster poisson, fromages et autres délices culinaires. Avoir pour moi seule l’appartement m’a aussi donné l’occasion de faire un gros nettoyage de printemps. Je me suis même attaquée un peu au balcon, après avoir abandonné face au squattage permanent des pigeons. Le lendemain du départ de mon amoureux à l’étranger a coïncidé avec l’une des journées du mois les plus ensoleillées. Sous plus de 20°C, j’ai pu me balader et trouver chaussures à mon pied (littéralement, j'avais besoin de nouvelles chaussures). Ce mois plus calme m’a aussi permis de travailler davantage mon allemand et de me consacrer à ma passion du moment (coloriage de mandalas en écoutant des podcasts). La météo s’étant détériorée au retour de mon bien-aimé, nous n’avons pas beaucoup profité de nos week-ends pour nous promener. Je suis toutefois retournée en Belgique à la fin du mois pour un événement que j’attendais avec joie. L’une de mes meilleures amies ayant décidé de s’unir à son partenaire en septembre de cette année, elle m’a invitée au choix et à l’essayage de sa robe de mariée. Les prochains mois seront d’ailleurs un peu plus chargés, me retrouvant responsable d’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille de la principale intéressée.

Avril s’étant terminé sur un moment joyeux, j’espère que mai sera un peu plus heureux. Grâce aux fêtes de famille et congés programmés, le cinquième mois de l’année devrait être plus guilleret. Espérons aussi que le travail reprenne…réponse prévue dans 4 semaines.

2024 : acte III

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Comme les giboulées faisant oublier en un instant le ciel bleu, mon troisième mois de l’année a connu des jours douloureux. Marqué par un deuil, il n’a toutefois pas été uniquement touché par le mauvais œil. De précieux moments en famille et entre amis ont été comme des arcs-en-ciel chassant les nuages gris. À l’instar de sa météo, mars aura ainsi connu des bas et des hauts.

Les mauvaises nouvelles de février m’y avaient préparée, mon mois de mars a vu mon activité diminuer. Depuis que ma principale agence a perdu son gros contrat, je n’ai pas pu beaucoup remplir mon agenda. Je pouvais heureusement encore compter sur mes projets récurrents pour avoir quand même quelque chose à me mettre sous la dent. Le troisième mois de l’année m’a donc poussée à recommencer à prospecter. Mise à jour de profils et envois de CV ont ainsi ponctué mes journées. J’ai néanmoins eu enfin un retour pour un contrat dont je n’avais plus de nouvelles depuis plus de 3 mois. D’autres propositions de collaboration ont également rempli ma boîte de réception. Mars a été moins productif, mais n’a pas été complètement oisif. J’ai profité de ces journées plus tranquilles pour me former à d’autres choses utiles. Cela a aussi été une bonne occasion de me reposer et de passer plus de temps avec des personnes bien-aimées.

Mars a été un mois fort en émotions, mêlant de tristes aurevoirs à de joyeuses célébrations. J’ai ainsi pu retrouver amies et membres de la famille au carnaval de Tournai, un événement auquel je n’avais plus participé depuis des années. J’ai passé du temps à me créer un déguisement, activité manuelle me rappelant des souvenirs d’antan. Cousin, cousine, tante, oncle, sœur et amis ont été les rencontres de cette belle après-midi. Je suis restée jusqu’à la fin de la marche aux flambeaux, un moment magique se terminant au bord de l’Escaut. Visites auprès de ma grand-mère et cours de danse avec mes anciennes partenaires ont été d’autres joies éphémères. Le chagrin a toutefois fait son apparition, la fin du mois étant assombrie par le décès d’un membre de ma famille « passion ». Dansant auprès du même groupe de filles depuis ma plus tendre enfance, j’ai dû dire adieu à mon papy de la danse. Souffrant d’un cancer et de son veuvage depuis des années, son envol a été pour lui comme un souffle de liberté, ce qui m’a quelque peu apaisée. Comme un arc-en-ciel après la pluie, cette morne semaine s’est terminée par une très belle fête de famille. Le temps passe si vite qu’il faut savourer chaque moment passé auprès des proches que l’on connaît depuis enfant. La nature de mars m’aura elle aussi offert de jolis instants, de la découverte d’un nouveau parc peuplé de ruminants à une traversée en ferry sous un soleil éclatant.

Avril a déjà commencé à dérouler son fil, démarrant sur un rythme tranquille. J’espère qu’il sera quand même un peu plus fertile et que mon travail sera moins volatil. Réponse d’ici 4 semaines, quand nous pourrons peut-être enfin ranger nos petites laines.

2024 : acte II

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Février n’aura pas été l’acte que j’ai le plus apprécié. Ce mois bissextile a été moralement difficile. Un enchaînement de mauvaises nouvelles a plombé ma vie personnelle et professionnelle. J’arrive heureusement à voir enfin le bout à l’approche du redoux. Retour sur ces 29 jours auxquels je ne porte pas un grand amour.

Lever de soleil à Romford

Le mois le plus court de l’année a commencé par l’annonce d’une forte hausse de loyer. Le prix de la location de l’appartement londonien où nous aimons vivre a été augmenté de pas moins de 250 livres. Cette nouvelle a d’ailleurs quelque peu précipité notre voyage de l’Allemagne jusqu’au territoire anglais. La traversée en ferry n’aura elle aussi pas été de tout répit. Nous avons subi la mauvaise humeur d’une guichetière nous faisant arriver trop tard sur l’embarcadère. Si nous n’avons pas connu de naufrage, nous sommes arrivés dans un appartement sans eau chaude ni chauffage. Le chauffe-eau ne daignait plus fonctionner, nous faisant passer 3 jours à greloter. Heureusement, un ouvrier du gaz devait venir faire une inspection et il en a profité pour assurer la réparation. Mais comme le veut Murphy et sa loi, quand la malchance frappe, ce n’est jamais deux sans trois. Mon premier jour sur le sol britannique aura ainsi également été synonyme de panique. Alors que mon cher et tendre venait de quitter l’appartement, je me suis aperçue que mon téléphone n’affichait plus son écran. J’avais justement besoin d’une application mobile loin d’être futile. Mon smartphone me permet en effet de me connecter à une plateforme pour pouvoir accéder à certains projets. Mon écran restant malheureusement noir, j’étais en plein désespoir. Deux jours plus tard, mon cher et tendre a réussi à réparer mon téléphone, mais il était trop tard pour accomplir ma besogne. J’avais dans tous les cas déjà déclaré forfait en prévenant l’agence que je ne pouvais assurer le projet.

Niveau professionnel, février m’aura d’ailleurs mis pas mal de plomb dans l’aile. Outre cet incident matériel, j’ai eu écho début du mois d’une mauvaise annonce officielle. L’agence avec qui je travaillais sur des projets de la Commission a déclaré avoir perdu son contrat avec cette institution. En apprenant ce malheur, je me suis rendue sur les différents forums de traducteurs. J’étais loin d’être la seule dans le cas et un fil de discussion s’est ouvert pour tenter de savoir qui avait remporté ce fameux contrat. Grâce à la solidarité de certains Project Managers, nous avons appris quelle était l’agence choisie comme nouveau fournisseur. Mes collègues et moi-même ont toutefois vite déchanté en découvrant son identité. Privilégiant davantage la post-édition, c’est par ses bas prix qu’elle a conquis la Commission. En plus de ses tarifs au ras des pâquerettes, des traducteurs nous ont avertis que cette agence n’était pas très honnête. Certains avaient eu la mésaventure de quémander le paiement de leurs factures. D’autres déploraient ses conditions de travail, l’agence exigeant de traduire en ligne au moyen d’un portail. Rien qui ne donne vraiment envie de proposer mes services à ces harpies. Pour mettre mon moral encore plus à plat, plusieurs articles angoissants ont été publiés au sujet de l’IA. L’avenir de mon activité me paraissait plus que menacé. J’ai ainsi passé une grosse partie du mois en ayant l’impression d’être sous une épée de Damoclès, réduisant à néant le peu qu’il me restait de légèreté et d’allégresse.

Le deuxième mois de l’année n’aura toutefois pas été que contrariété. Cherchant à me raccrocher au présent, j’ai pu profiter de quelques beaux instants. J’ai ainsi pu assister au spectacle de danse de mon ancienne compagnie, me permettant de revoir mes plus vieilles amies. Il m’aura aussi permis de passer un peu de temps auprès de mes parents et beaux-parents. L’appel visio-téléphonique familial à l’occasion de l’anniversaire de ma grand-mère m’aura redonné le sourire lors de ma première semaine en Angleterre. J’ai également eu le plaisir de retrouver la gérante du café de la librairie où je vais travailler presque tous les mercredis. Février m’a en outre donné la possibilité de renouer contact avec une ancienne camarade d’université. J’ai par ailleurs fait envoler mes tracas le temps d’un sympathique cours de zumba, complété par des séances matinales de yoga et une sortie occasionnelle au spa. Apprécier la nature de ma banlieue londonienne m’a spécialement bien aidée à me sentir plus sereine. En plus de pouvoir admirer le soleil se lever, j’ai eu le bonheur d’apercevoir de nombreux cervidés. Quelques excursions m’auront également sortie de ma petite dépression. Plutôt que d’être consacré au repos, notre premier dimanche londonien a été l’occasion de visiter le salon de la moto. Au programme du week-end dernier, ce fut minigolf et séance de cinéma devant le film sur Bob Marley. Quand je revois ces photos, je me dis qu’au fond, cet acte n’a pas été qu’un lamento.

Mars a déjà commencé, apportant ses fameuses giboulées. Le temps semble toutefois s’améliorer, chassant les nuages de morosité. Le troisième acte s’annonce en outre plus jovial, teinté de carnaval et de réunion familiale. Rendez-vous à la fin de la première semaine d’avril pour savoir s’il aura été plus tranquille.

2024 : acte I

Le premier mois de l’année s’est déjà écoulé. Entre gel et chutes de flocons spectaculaires, janvier nous aura apporté de beaux décors d’hiver. L’acte I de 2024 m’a semblé à la fois court et sans fin, les fêtes de fin d’année n’apparaissant plus que comme un souvenir lointain. Retour sur cet acte d’ouverture, qui n’aura pas toujours été une sinécure.

Lac gelé à Ratingen

Plutôt que de prendre de bonnes résolutions comme c’est la tradition, j’ai cherché à comprendre quelles étaient mes aspirations. J’ai ainsi commencé l’année en écrivant la liste de mes envies que je souhaitais voir assouvies. J’ai aussi pris le temps de revenir sur les 12 mois passés, ouvrant les petits papiers des notes positives que j’ai rédigées chaque semaine au fil de l’année. Après une semaine où j’ai tenté de reprendre le travail sereinement, la réalité m’a rattrapée rapidement. Ayant accepté plusieurs projets avant les fêtes, je me suis vite retrouvée à devoir chasser le temps dans la nuit comme une chouette. Deux nuits blanches à mon actif, on ne peut pas dire que j’ai commencé l’année sur un rythme positif. Les choses se sont heureusement rétablies durant la deuxième moitié du mois, une légère accalmie m’aidant à faire le contrepoids. La réduction des demandes perdurant un peu trop à mon gré, elle a cependant fini par légèrement m’angoisser. N’ayant toujours pas de nouvelles pour plusieurs contrats, mon esprit s’est vite perdu dans les sempiternels tracas. Comme j’ai tendance à m’imaginer les pires scénarios, mon niveau de stress n’a fait que pousser vers le haut. Espérons que février parviendra à apaiser mon anxiété.

Côté personnel, 2024 a démarré de manière plus belle. J’ai ainsi passé le premier dimanche soir de l’année devant une version contemporaine d’un célèbre ballet. Mon cher et tendre avait profité de Noël pour m’offrir une place à l’Oper am Rhein pour voir Giselle. Jouant avec les genres et mettant en scène 2 femmes rêvant d’un amour interdit, il a été chorégraphié par le talentueux Demis Volpi. La température commençant la semaine suivante à descendre sous 0, mes promenades quotidiennes ont été l’occasion de prendre de jolies photos. Les eaux du petit lac voisin s’étant figées dans la glace, le décor de mes balades s’était paré de grâce. Le dimanche suivant, je suis retournée en Belgique m’apprêtant à vivre un événement à la fois féerique et chaotique. Alors qu’on ne l’attendait plus, la neige est enfin apparue. Et pas sous forme d’une petite poudre blanche, mais d’une véritable avalanche. Je suis retournée en Allemagne le lendemain de la chute des flocons, prête à braver les retards ferroviaires causés par ces inhabituelles précipitations. Traverser mon plat pays recouvert de ce blanc tapis m’aura particulièrement ravie. La neige m’a encore accompagnée le week-end suivant, durant lequel l’une de mes meilleures amies est venue nous rendre visite avec son compagnon et ses enfants. Notre balade digestive dans le parc encore revêtu de son manteau blanc aura émerveillé autant les petits que les grands. Les températures se sont toutefois vite radoucies, nous poussant mon cher et tendre et moi-même à prendre les vélos pour une sortie. Rouler à travers champs et bois sous un soleil généreux a fait un bien fou à mon système nerveux. Nous nous sommes rendus jusqu’au plateau des 6 lacs de Duisburg, nous permettant de faire un charmant tour. Janvier aura aussi été l’occasion d’admirer l’astre du jour se lever et se coucher tôt et d’observer les perruches à collier picorant les derniers fruits du pommier à côté de mon bureau.

Dans le train S entre Liège et Aix-la-Chapelle

Février a déjà commencé et s’apprête à être mouvementé. Mon cher et tendre va devoir repartir en Angleterre, je vais donc retrouver sous peu mon British pied-à-terre. Mon agenda n’est pour l’instant qu’à moitié rempli, mais j’espère que la situation sera vite rétablie. Dans le pire des cas, je me remettrai à prospecter, profitant aussi de mon temps pour lire et me former. Nous verrons ce que le deuxième acte de 2024 nous réserve en temps utile, c’est-à-dire le lendemain du jour bissextile. En attendant de nous retrouver, j’espère que vous profiterez du mois le plus court de l’année.