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La Foire du Livre de Bruxelles

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Si je n’ai pas publié de billet hier, c’est parce que j’ai passé la journée à la Foire du Livre de Bruxelles (ceux qui me suivent sur ma page Facebook étaient d’ailleurs au courant). Comme chaque année, la FLB organise divers débats et rencontres, dont plusieurs consacrés à la traduction. D’habitude, il n’y a qu’une seule séance sur la traduction par jour mais cette année, la plupart étaient regroupées le dernier jour de la Foire. J’ai donc passé toute ma journée sur le site de Tour et Taxis au milieu des livres et de tout ce beau monde qui fait vivre la littérature, traducteurs compris ! Je vais donc vous faire un petit résumé des séances sur la traduction auxquelles j’ai assisté.

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Publier une première traduction littéraire en Fédération Wallonie-Bruxelles

Cette rencontre était animée par Mélanie Roland et Anne Leloup, deux éditrices belges qui consacrent une petite partie de leur catalogue aux traductions, Anne Cohen-Beucher, une jeune traductrice, Françoise Wuilmart, présidente du Centre Européen de Traduction Littéraire, du Collège de Seneffe et traductrice chevronnée et Karine Vachon, éditrice québécoise (le pays mis à l’honneur cette année à la Foire étant le Canada, plus particulièrement le Québec). Le public, principalement constitué de traducteurs, a ainsi pu avoir un bel aperçu de la relation qu’entretiennent les traducteurs (ou plutôt traductrices) avec leurs éditeurs (ou plutôt éditrices), des aides et subventions accordées à la traduction en Belgique et en Europe (qui ne cessent malheureusement de baisser) et bien sûr de la difficulté pour un jeune traducteur d’entrer dans le monde de l’édition. Karine Vachon a quant à elle pu expliquer la situation au Canada où il existe de nombreuses aides pour la traduction et où les échanges entre littérature canadienne anglaise et québécoise sont extrêmement riches. Le conseil principal donné aux traducteurs souhaitant se lancer dans la traduction littéraire est d’essayer de contacter les petits éditeurs, plus faciles à approcher, plutôt que de s’attaquer aux grosses boîtes d’éditions qui, comme le dit Françoise Wuilmart, ont perdu en quelque sorte la passion des débuts et ne considère plus l’édition que comme un business comme un autre. Il faut également éviter d’envoyer un manuscrit directement à un gros éditeur qui ne se gênera pas pour le donner à l’un de ses traducteurs déjà bien établis plutôt que de donner sa chance à un jeune traducteur. Anne Cohen-Beucher a quant à elle souligné que le plus important était de persévérer. Si l’on est suffisamment passionné, il y a toujours moyen d’y arriver. Ne perdons donc pas espoir ^^

Traduire les langues rares : l’exemple de l’islandais

Rencontre avec Eric Boury, traducteur de l’islandais, venu nous parler avec humilité et passion de son amour pour l’islandais qu’il traduit depuis maintenant des années. Interrogé par Emmanuelle Sandron, également traductrice chevronnée, Eric Boury nous a expliqué qu’il aimait l’Islande non seulement pour ses vastes paysages, mais aussi et surtout pour la population locale qui vit en communauté restreinte et avec qui il est très facile de tisser des liens. Preuve en est le lien exclusif qu’il entretient avec les auteurs qu’il traduit et qui sont même devenus des amis au fil du temps. Il nous a également raconté comment lui, ce prof d’anglais qui menait une vie tranquille avec sa femme, ses enfants et son chat, s’est vu proposer de traduire un livre horriblement drôle et rempli de grossièretés car l’éditeur trouvait qu’il écrivait extrêmement bien. Et il nous avoue très humblement qu’il n’avait vraiment pas confiance en lui et qu’il avait même refusé par peur de « mal faire ». C’est l’éditeur qui l’a convaincu qu’il avait les capacités de traduire, même si, encore aujourd’hui, il ne voit toujours pas quelles sont ses qualités. Une belle leçon d’humilité pour un grand traducteur…

Que se passe-t-il dans la tête d’un traducteur quand il traduit ?

Un public encore une fois principalement composé de traducteurs s’est ensuite rassemblé autour de Rose-Marie Vassalo, grande traductrice principalement spécialisée dans la littérature jeunesse (elle a notamment traduit la série des Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire) qui est loin d’être plus simple que la littérature pour adulte. Pour le prouver, elle s’est proposée de traduire sans filet un texte tiré d’un livre jeunesse qu’elle découvrait en même temps que le public pour partager avec lui son mode de pensée, ses hésitations et ses méthodes de travail. Malgré quelques petits problèmes techniques, cette rencontre, qui ressemblait plutôt à un atelier de traduction comme ceux auxquels j’assistais lors de mes deux années au Centre Européen de Traduction Littéraire, était très sympathique et passionnante, comme le sont toutes les conversations entre traducteurs (bon, OK, c’était peut-être moins jouissif pour les non-initiés mais ça n’en restait pas moins une expérience intéressante). Et cela m’a en plus permis de revoir bon nombre de connaissances du CETL.

Traduire la littérature de jeunesse

Pour terminer en beauté cette enfilade de rencontres sur la traduction, le public a pu découvrir un tandem auteur-traducteur très lié. Anne Provoost, auteur néerlandophone qui écrit énormément de littérature jeunesse, était en effet accompagnée de sa traductrice, Emmanuelle Sandron, pour parler de Ma tante est un cachalot, livre sorti au début des années 1990 mais dont la traduction française n’a été publiée que récemment et qui parle d’un sujet encore tabou aujourd’hui : l’inceste. Emmanuelle Sandron nous a expliqué avant tout le coup de cœur qu’elle a eu pour ce livre et ce sentiment qu’il fallait absolument qu’elle le traduise, que c’en était presque devenu un engagement. Elle avait rencontré l’auteur lors d’un salon du livre à Paris il y a une vingtaine d’années et avait tout de suite eu un coup de foudre pour le style d’Anne Provoost. Pendant dix ans, elle avait essayé sans relâche de convaincre le directeur d’Alice éditions (petite maison d’éditions belge) d’acheter les droits de Ma tante est un cachalot jusqu’à ce qu’il accepte enfin de lui donner la traduction. Elle nous a ensuite parlé du travail à quatre mains qu’a représenté la traduction de ce livre. Anne Provoost a en effet énormément participé à la traduction de son roman en relisant chaque chapitre pour faire ses remarques sur les passages qui ne lui semblaient pas tout à fait justes, tandis qu’Emmanuelle Sandron, qui est aussi une auteur bien établie, lui faisait part des morceaux du texte qui tenaient moins bien la route et qu’il faudrait changer pour une réédition (Anne Provoost avait en effet écrit ce roman au tout début de sa carrière d’écrivain, dans un « autre temps » comme elle aimait le dire, et avait donc commis quelques erreurs de débutante). C’était donc un très bel échange qui leur a permis à toutes les deux d’approfondir leurs connaissances de la langue et du style de l’autre. Le respect qu’avait Anne Provoost pour sa traductrice était touchant, tant il est rare qu’auteur et traducteur soient mis sur un même pied d’égalité.

Après cette série de débats sur la traduction, j’ai passé un certain temps au stand des éditions du Hazard, une petite maison qui rassemble des ouvrages consacrés à la traduction, à la traductologie et à tout ce qui touche aux langues, bref le paradis du traducteur. J’en suis repartie avec Dans la forêt du miroir : essais sur les mots et sur le monde d’Alberto Manguel, traduit par Christine Le Bœuf. Puis j’ai flâné à travers les étals chargés de livres, en résistant à la tentation de ne pas repartir avec une tonne de bouquins sous le bras. Je me suis limitée à La Petite Fille qui avait mangé un nuage grand comme la tour Eiffel, le dernier roman de Romain Puértolas, l’auteur de L’extraordinaire voyage du fakir qui était coincé dans une armoire Ikéa dont j’avais déjà parlé précédemment. Bref, de la lecture et de nouveaux billets Croque-Livre en perspective 🙂

À la semaine prochaine pour un nouveau billet !

Les belgicismes

Comme on dit chez moi, « il m’en est arrivé une belle » (comprenez : il m’est arrivé quelque chose d’étonnant) ! Il y a quelques jours, une cliente espagnole, qui venait d’apprendre que j’étais Belge, a en effet voulu savoir si j’utilisais le français « pur » de France dans mes traductions et rédactions car elle avait entendu dire que le français de Belgique était différent. « J’en suis resté paf » (comprenez, « ça m’a déstabilisée »), c’était bien la première fois que l’on me posait cette question ! Loin d’être vexée, cela m’a plutôt fait rire et cela me donne en plus l’occasion de parler des belgicismes.

Belgicismes une fois

Alors oui, il existe des petites différences entre le français de France et le français en usage en Belgique, mais non, il n’y a pas de véritable « parler belge » comme il n’existe pas d’accent belge unique (n’en déplaise aux Français qui s’échinent à tenter de l’imiter sur les plateaux télé et qui pensent que les Belges terminent toutes leurs phrases par « une fois »). La Belgique est peut-être petite mais elle est riche d’un patrimoine et d’une culture aux mille et un visages et donc d’un langage, ou plus précisément d’un lexique, qui varie d’une région à l’autre. Je m’en suis bien rendu compte lors de ma première année à l’université lorsque j’ai rencontré l’une de mes futures meilleures amies qui vient du fin fond de la région liégeoise. Bien sûr, je la comprends parfaitement mais nous n’utilisons pas toujours les mêmes termes pour désigner telle ou telle chose. Par exemple, un « bonbon » devient une « chique », tandis qu’un « biscuit » devient un « bonbon ». Le français parlé en Belgique est donc bien plus complexe qu’il n’y paraît.

J’ai acheté il y a quelques mois un dictionnaire des belgicismes qui explique très bien la situation. S’il existe des « mots ou des sens qui, jusqu’à présent, n’ont été repérés que dans le français des Belges francophones […] certains termes n’ont rien de spécifiquement « belge » : on les retrouve dans d’autres pays francophones, y compris dans certaines régions de France. En outre, l’histoire des langues en Belgique impose de distinguer la situation de Bruxelles, ville dont la population est aujourd’hui très majoritairement francophone, alors qu’elle était majoritairement flamande au XIXe siècle, et la Wallonie romane où la présence du français est multiséculaire. » Ainsi, le vocabulaire utilisé par les Bruxellois diffère de celui des Wallons.

Pour « foutre le brol » encore plus (comprenez « pour compliquer davantage le problème ») , le lexique des Wallons change quelque peu d’une région à l’autre. En effet, il existait auparavant « quatre langues régionales romanes […] : le wallon, le picard, le gaumais et le champenois ». Si les deux dernières langues ont pratiquement disparu, le wallon et le picard sont encore très vivaces et influencent le lexique actuel. Il ne faut pas oublier non plus que « la Wallonie, dans un passé récent, présentait de profondes différences économiques et sociales. » Ainsi, les mineurs du Borinage ont développé un lexique différent de celui des agriculteurs-éleveurs des Ardennes. Bref, vous l’aurez compris, on ne peut pas vraiment parler de « français belge ». Mais l’on peut toutefois distinguer des termes et expressions qui ne sont utilisés qu’en Belgique (ou uniquement dans certaines régions) et que l’on appelle donc des « belgicismes ».

Pour rassurer mes clients français (même s’ils ne se sont jamais inquiétés de mon niveau de langue), j’ai toujours appris à éviter d’utiliser des belgicismes dans mes traductions. À l’université, nos professeurs nous ont vite corrigé ces « fautes de langage » pour n’utiliser que le français de référence dans nos travaux. Ainsi, j’évite systématiquement les « septante » et « nonante » (même si personnellement j’ai toujours trouvé qu’ils étaient plus logiques que les « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix » si chers aux Français) et les « mauvaises » utilisations d’expression telles que « Au plus… au plus… » qui deviennent simplement « Plus… plus… » selon les règles de l’Académie Française.

Je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur le sujet (même si j’ai énormément d’exemples à vous citer puisque mon cher et tendre est Français et qu’il a fallu un petit temps d’adaptation pour comprendre nos petites différences lexicales) et vous conseille ce fameux Dictionnaire des belgicismes* car il est très bien conçu et vous apprendra beaucoup de choses sur la culture de « ce plat pays qui est le mien » et dont je suis fière (je vais encore donner raison à mon cher et tendre qui prétend que les Belges sont plus chauvins que les Français mais tant pis ^^).

Et pour terminer, je vous propose ce lien très intéressant, que j’avais déjà publié sur ma page Facebook (un petit « j’aime » s’il-vous-plaît), qui reprend une bonne liste de belgicismes et vous en expliquera davantage sur le français que l’on parle en Belgique.

Si vous avez des questions, souhaitez partager une opinion, une anecdote ou simplement parler de vos belgicismes préférés, n’hésitez pas à commenter l’article !

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* Dictionnaire des belgicismes, Michel Francard, Geneviève Geron, Régine Wilmet et Aude Wirth et publié aux éditions De Boeck Duculot

À tes souhaits !

Avec ce vent glacial qui souffle ces derniers jours sur la périphérie londonienne (car oui, je suis à Londres en ce moment), votre traductrice dévouée a attrapé un rhume et ne cesse donc d’éternuer. À force d’entendre God bless you et « à tes souhaits », j’ai commencé à me demander d’où venait cette formule de politesse car, comme vous le savez déjà, j’adore découvrir l’origine des expressions.

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L’expression « à tes souhaits » serait assez récente puisqu’elle n’est apparue sous cette forme que vers 1835. Avant cela, les gens utilisaient une formule semblable à celle employée par les anglophones : « Que Dieu te bénisse ! » (en France, certaines personnes plus âgées diraient même « Que Dieu te bénisse et te fasse le nez comme la cuisse ! »). La manière dont l’expression s’est transformée peu à peu en « à tes souhaits » reste obscure. Quant à la coutume de saluer une personne qui vient d’éternuer, elle remonterait à très loin.

Signe de vie

Selon la mythologie grecque, le tout premier réflexe de l’homme à la naissance est d’éternuer. En effet, Prométhée, le Titan qui avait sculpté l’homme à l’image des dieux, aurait animé sa sculpture en la faisant éternuer grâce à un rayon de soleil dérobé à Hélios. On retrouve également cette croyance dans le judaïsme puisque le premier geste d’Adam quand Dieu lui donna la vie fut d’éternuer. Comme l’éternuement était considéré comme un signe de vie et donc comme un souffle divin, il convenait de saluer toute personne qui éternuait pour qu’elle soit bénie par les dieux.

Signe de mort

Une autre version prétendrait qu’Adam aurait également éternué juste avant de mourir. Ainsi, l’éternuement serait non seulement un signe de vie mais aussi un signe de mort. Saluer une personne qui éternue reviendrait donc à demander à Dieu de la protéger en vue de sa mort prochaine. Cette croyance était également très vivante au XVIe siècle car l’on considérait que l’âme résidait dans le crâne et qu’à chaque éternuement, elle risquait de s’envoler.

Selon une toute autre explication, la coutume de saluer une personne qui vient d’éternuer remonterait plutôt au Moyen-Âge, époque où la peste ravageait villes et villages. L’un des premiers symptômes des malades étant d’éternuer, les gens avaient pour habitude d’implorer Dieu de les protéger. Dire « que Dieu te bénisse » servait donc à conjurer le mauvais sort.

Et dans d’autres langues, ça donne quoi ?

2014-04-30-tmgslideshow_xl1On retrouve une connotation religieuse dans de nombreuses langues, dont l’espagnol (¡Jésus!), l’arabe (Yarhamuk-Allah qui signifie « Qu’Allah t’accorde sa miséricorde ») et bien évidemment l’anglais et son God bless you (Que Dieu te bénisse). En parlant de l’anglais, il paraît qu’en Écosse et en Angleterre, les nourrices croyaient il n’y a pas si longtemps encore que les bébés qui n’avaient pas encore éternué étaient ensorcelés par des fées. Elles essayaient donc par tous les moyens de faire éternuer les enfants au moins trois fois pour chasser les mauvais esprits qui les habitaient.

D’autres langues font quant à elles plutôt référence à la santé comme le russe (будьте здоровы = boudtyé zdarovi), le néerlandais (gezondheid) et l’allemand (gesundheit). L’expression allemande serait par ailleurs de plus en plus utilisée dans les pays anglophones selon cet article en anglais.

Si les gens d’aujourd’hui sont de moins en moins sensibles aux formules de politesse, il est bon de savoir que par chez nous, on dit toujours « à tes souhaits » quand on éternue une fois, « à tes amours » quand on éternue deux fois et « qu’ils durent toujours » quand on éternue trois fois !

Si vous connaissez d’autres expressions de ce genre ou d’autres explications à cette coutume, n’hésitez pas à commenter !

Sources

http://www.lexpress.to/archives/5931/

http://www.expressio.fr/expressions/a-vos-souhaits.php

http://www.bmlisieux.com/curiosa/delusage.htm

http://www.pourquois.com/societe/pourquoi-vos-souhaits-lorsqu-on-eternue.html

http://www.slate.fr/lien/37167/a-vos-souhaits-eternue

Santé !

Dans quelques jours, nous serons tous autour d’une table remplie de victuailles aux odeurs alléchantes et nous pourrons lever nos flûtes de champagne en se disant :

« Santé ! »  tchin tchin

Mais vous êtes-vous déjà demandé d’où venait cette coutume de se souhaiter une bonne santé en trinquant ?

Votre traductrice dévouée, qui adore chercher l’origine des mots et expressions, s’est penchée sur le sujet. L’étude ne s’est pas révélée simple car il existe autant d’histoires et légendes derrière cette coutume que de variétés de vins dans le monde.

L’une des explications qui revient le plus souvent prétend que l’habitude de se souhaiter une bonne santé avant de boire un verre viendrait du Moyen-Âge, époque barbare où l’on avait coutume d’empoisonner les verres de ses ennemis pour s’en débarrasser efficacement. Afin d’éviter de succomber à une mort lente et douloureuse, les gens se seraient donc habitués à entrechoquer leurs verres pour que leur boisson se mélange à celle de leurs voisins. Quitte à mourir, autant ne pas le faire seul !

Ceux qui aiment boire jusqu’à ne plus se souvenir de la soirée de la veille et à se prendre une sérieuse gueule de bois le lendemain devraient apprécier cette autre potentielle origine de l’expression qui explique qu’au Moyen-Âge, on considérait que l’excès d’alcool était bon pour la santé. En effet, il aide à purifier le corps (en vomissant ses tripes) et à dormir de tout son saoul (c’est le cas de le dire ^^).

Selon une autre explication, la coutume d’entrechoquer les verres servait à effrayer les démons contenus dans l’alcool. Cette tradition de faire du bruit pour chasser les mauvais esprits avant de boire aurait été présente chez les tribus germaniques, les Congolais ou encore les Tibétains.

Et ça donne quoi dans d’autres langues ?

En Angleterre, cheers n’aurait été utilisé comme formule de salutation avant de boire un verre que depuis 1919. Au Moyen-Âge, le terme cheer signifiait « bonne humeur ». La coutume d’entrechoquer les verres avant de boire aurait été instaurée au début du XXème siècle.

En Russie, il est impensable de trinquer sans faire de toast. Le célèbre « на здоровье » (na zdarovié), qui est en réalité faux et se prononce plutôt « за твой/ваше здоровье » (za (tvoï/vaché) zdarovié), n’est qu’une version raccourcie du toast à la russe. Avant d’enfiler un shot de vodka, chaque invité doit déclamer un toast, que ce soit à l’amour, à l’amitié, à la beauté des femmes… Si vous voulez en savoir plus sur les toasts en Russie, cliquez ici !

Dans les pays scandinaves, c’est le mot skål (skol) que l’on prononce avant de boire un verre. Les linguistes auront peut-être remarqué que ce mot se rapproche du terme anglais skull qui signifie « crâne ». En effet, les Vikings avaient pour habitude de décapiter le chef de la tribu qu’ils avaient vaincue et de boire dans son crâne (oui, vous avez bien lu) le soir-même de sa défaite en signe de respect (on est barbare ou on ne l’est pas ^^).

Pour terminer, voici une petite liste de comment dire « santé » à travers l’Europe :

Allemagne / Luxembourg : prost!

Pays-Bas : proost!

Italie : salute!

Espagne : ¡salud!

Portugal : saúde!

Norvège / Suède / Danemark : skål!

Turquie : şerefe!

Grèce : stin iyia sou!

Pologne : na zdrowie

Sur ce, je vous souhaite d’ores et déjà de passer un très bon réveillon de Noël !

Sources

http://omnilogie.fr/O/%C3%80_votre_sant%C3%A9_!

http://www.dailynorseman.com/2010/6/27/1540257/what-does-skol-mean

http://www.phrases.org.uk/bulletin_board/22/messages/526.html

Pour ne pas que vos vOEux tombent à l’O

Nous voilà déjà à la mi-décembre et l’heure est venue de commencer tout doucement à envoyer ses vœux de fin d’année non seulement à la famille mais aussi à ses clients et collaborateurs. Si comme moi, vous faites de l’urticaire à la moindre vue d’une faute d’orthographe, peut-être avez-vous déjà ressenti cette horrible frustration de ne pas pouvoir écrire le mot « vœu » correctement dans vos e-mails ou sur Facebook et de voir apparaître un horrible « voeux » avec le o et le e bien décollés en plein milieu de votre phrase et non pas avec ce chef-d’œuvre de la langue française, venu tout droit du latin, qu’est l’e dans l’o. (Si vous voulez en savoir plus sur cette ligature, appelée également ethel, voici son histoire.)

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Avant de connaître les indispensables raccourcis clavier, je faisais honteusement un copier-coller à partir d’une page Word afin d’éviter de voir mes vœux tomber à l’eau. Mais depuis, j’ai découvert LA formule magique : altzerocentcinquantesix (alt + 0156) ! Ô merveille ! Plus besoin de passer mon temps à copier-coller des mots depuis Word !

Comme c’est bientôt Noël, je vous fais un petit cadeau en vous donnant quelques autres raccourcis bien utiles (autant sur Trados que sur Facebook, Gmail, Outlook… du moins avec un PC, je ne sais pas ce qu’il en est pour les Mac ^^) :

☼ Pour envoyer vos vœux à vos sœurs et à toutes les personnes chères à votre cœur sans passer pour quelqu’un qui fait des erreurs grosses comme un bœuf, tapez alt + 0156 ! Et puisque tout vient de l’œuf et que vous avez l’œil, la combinaison alt + 0140 vous donnera un merveilleux Œ majuscule !

♣ Pour tous ceux qui ont toujours voulu écrire « Ça plane pour moi » sur leur statut Facebook sans jamais réussir à écrire un c cédille majuscule, tapez alt + 128.

♥ Pour enfin écrire correctement une citation en français avec de beaux guillemets « », tapez alt + 0171 pour les ouvrir et alt + 0187 pour les refermer.

♠ Et pour éviter d’avoir un guillemet perdu tout seul en début de phrase, pensez à l’espace insécable en tapant alt + 0160.

♦ Pour vous montrer savant et écrire un superbe et cætera, tapez alt + 145.

☻Et juste pour faire joli, essayez alt + 15, alt + 14, alt +5 ou encore alt +2 😉

Mes collègues traducteurs connaissaient déjà sûrement ces astuces mais peut-être aurais-je aidé une âme en peine encore à la recherche des trésors de l’informatique ! Si vous en connaissez d’autres (des raccourcis, pas des âmes en peine), je suis preneuse…

Oublie un livre quelque part

Plusieurs de mes connaissances ont participé cette semaine à un événement Facebook assez original : « Oublie un livre quelque part ». Le principe est simple, il suffit de laisser quelque part en ville un livre que vous aimeriez partager, qui vous a marqué et que vous voulez faire découvrir aux autres. J’adore l’idée de ce […]

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