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Vivre avec un traducteur…quand on est traducteur

Bonjour à tous ! Me revoilà enfin après une semaine bien chargée avec un billet beaucoup plus léger pour clôturer le mois de novembre.

Dating a translator

Ceux qui me suivent sur ma page Facebook ont probablement vu que j’avais publié il y a quelque temps un article sur les 7 choses auxquelles il faut faire attention quand on sort avec un traducteur. Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, voici un petit récapitulatif :

1. Ils sont « ridiculement » passionnés par les langues et la traduction

2. Ils s’attendent à ce que vous connaissiez la différence entre traducteur et interprète

3. Ils aiment parfois montrer leur supériorité

4. Ils sont exigeants vis-à-vis de la grammaire

5. Leur cerveau est toujours connecté sur le mode « travail »

6. Ils utilisent les langues étrangères pour vous taquiner, vous agacer ou vous insulter

7. Ils demandent toujours plus de contexte.

Comme je suis traductrice et que j’ai la grande chance de vivre avec un traducteur, j’avais envie de voir si ces 7 points pouvaient se vérifier dans un couple de traducteurs. (Cela n’intéressera probablement pas grand-monde mais par manque de temps, je ne pouvais pas écrire d’article plus sérieux aujourd’hui ^^).

1. Ils sont « ridiculement » passionnés par les langues et la traduction

Le point 1 de l’article conseille aux non-traducteurs d’éviter les conversations du genre « quel est le meilleur langage ? » ou « est-ce vraiment nécessaire d’apprendre plusieurs langues ? » ou pire « l’intelligence artificielle ne remplacera-t-elle pas un jour les traducteurs ? ». Au contraire, quand on est un couple de traducteurs, on n’a pas peur d’aborder ce genre de discussions, même si cela peut entraîner quelques petites chamailleries, comme « le russe est quand même beaucoup plus difficile à apprendre que le danois… » ou « le danois est quand même beaucoup plus difficile à prononcer que le russe » (petite explication pour ceux qui ne sont pas au courant : mon cher et tendre a étudié les langues scandinaves, tandis que j’ai passé mes 5 ans d’université à apprendre le russe). Mais, ce qui est sympa quand on est traducteur et qu’on vit avec un traducteur qui n’a pas les mêmes langues de travail que vous, c’est qu’on peut découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles langues ! Bon, mon vocabulaire danois se limite malheureusement à quelques phrases toutes simples mais c’est toujours sympa ! Quand on vous dit qu’on est passionné par les langues ^^

2. Ils s’attendent à ce que vous connaissiez la différence entre traducteur et interprète

Alors ça oui, si vous voulez draguer un traducteur/une traductrice, ne le confondez pas avec un interprète. Pour rappel, un traducteur écrit, un interprète parle. Et s’il est vrai qu’il existe certains traducteurs qui travaillent également comme interprète et vice-versa, sachez que ce n’est pas exactement le même travail. Forcément, ce point n’a aucun intérêt pour les couples de traducteurs vu qu’ils savent évidemment ce qu’ils font (ou alors, ce sont des imposteurs…)

3. Ils aiment parfois montrer leur supériorité

Bon c’est vrai, les traducteurs aiment vous faire remarquer que vous avez commis une faute d’orthographe et adorent relever les erreurs de traduction dans les menus des restaurants étrangers. D’ailleurs, quand un couple de traducteurs va au restaurant à l’étranger et que le menu est très mal traduit dans leur langue maternelle, cela peut entraîner de bonnes tranches de rigolade. Par contre, et c’est là que le bât blesse, les traducteurs peuvent être assez sadiques les uns avec les autres. Cela reste gentil, je vous rassure, mais il est vrai que je prends un malin plaisir à déceler les erreurs dans un texte écrit par mon cher et tendre et vice-versa. Ce qui peut parfois entraîner de longues discussions sur qui a raison pour l’utilisation de tel ou tel mot pour exprimer telle ou telle notion. Heureusement que nous pouvons compter sur les dictionnaires pour nous donner raison (ou tort…). Mais au fond, si l’on est si critique envers l’orthographe ou l’utilisation des termes ou expressions, c’est pour vous aider à vous améliorer !

4. Ils sont exigeants vis-à-vis de la grammaire

Idem que le point 3. Ne le prenez pas mal ! Dites vous plutôt qu’en sortant avec un traducteur, vous améliorerez votre niveau de français (ou de tout autre langue d’ailleurs).

5. Leur cerveau est toujours connecté sur le mode « travail »

Ce point explique exactement les petites manies dont je vous ai déjà parlé dans mon premier Poème de métro. Oui, même quand on se balade et qu’on fait les magasins, notre cerveau continue d’associer les mots et les choses avec d’autres langues. Il nous arrive d’ailleurs bien souvent, à mon cher et tendre et moi, de nous attarder sur un mot ou une expression en marchant dans la rue. Je me rappelle par exemple d’une discussion avec mon cher et tendre sur le meilleur terme pour traduire « smartphone » (« un téligent » ?). Cela nous arrive aussi de regarder des films VO avec les sous-titres français ou l’inverse et de remettre le film en arrière pour vérifier comment tel terme a été traduit ou proposer une meilleure traduction. (Vous devez sûrement nous prendre pour des fous mais tant pis…).

6. Ils utilisent d’autres langues pour vous taquiner, vous agacer ou vous insulter

Alors ça, j’avoue que c’est totalement faux. En tout cas, je n’ai jamais insulté mon cher et tendre en russe et il n’a jamais haussé la voix en danois ou en norvégien. Par contre, il n’y a rien de mieux que de dire des mots doux en langue étrangère pour faire chavirer les cœurs… Qui résisterait à un Jeg elsker dig ou à un Я тебя люблю ?

7. Ils demandent toujours plus de contexte

Mes proches le savent pertinemment : l’une des choses les plus énervantes pour un traducteur est qu’on le prenne pour un dictionnaire. Si vous lui demandez de traduire un mot ou une phrase sorti de nulle part, il vous enverra certainement bouler car tout dépend toujours du contexte. Ce problème ne se rencontre heureusement jamais dans les couples de traducteurs. Chacun essaye de faire passer son message le plus clairement possible. Autant dire que la communication n’est pour nous pas un sujet de discorde !

Je termine ici cet article sans grand intérêt et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un billet plus sérieux !

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À propos de Elise Lignian

Traductrice de l'anglais et du russe vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.

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