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Through the Language Glass: Why the World Looks Different in Other Languages

Bonjour à tous ! Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas oublié mes bonnes résolutions de 2016 mais ces dernières semaines ont été assez déprimantes et difficiles moralement donc je n’avais pas vraiment la tête à écrire… Mais me revoilà enfin avec un petit billet Croque-livre sur Through the Language-Glass: Why the World Looks Different In Other Languages.

THROUGH-THE-LANGUAGE-GLASS

J’ai enfin terminé cet ouvrage de Guy Deutscher acheté il y a déjà deux ans à la Foire du livre de Bruxelles. (J’ouvre ici une parenthèse : si vous ne le savez pas encore, la Foire du livre 2016 sera entièrement gratuite ! Il suffit de télécharger votre entrée sur le site pour y avoir accès. Je compte bien évidemment y aller mais j’attends d’avoir le programme complet pour savoir quand auront lieu les rencontres concernant la traduction, en espérant qu’il y en aura bien encore cette année-ci.)

Résumé

Si son titre peut vaguement rappeler Through the Looking Glass, and What Alice Found There, la suite d‘Alice au pays des merveilles, ce livre n’a absolument rien d’un roman à dévorer et ne peut intéresser que les passionnés de linguistique. En une dizaine de chapitres, l’auteur tente de répondre à une question qui taraude les linguistes depuis des siècles : la langue que l’on parle influence-t-elle notre pensée ? Selon lui, c’est clairement « oui ». Et il va tenter de le démontrer en racontant l’histoire de la linguistique et les différentes théories étayées par les scientifiques concernant la dénomination des couleurs dans les différentes langues, sujet auquel l’auteur consacre une bonne partie du livre, l’absence ou l’existence du genre des mots dans certaines idiomes ou encore les termes servant à décrire l’orientation. On apprend ainsi que les scientifiques du début du XIXe siècle pensaient que les auteurs classiques grecs avaient une vue déficiente qui les empêchait de distinguer certaines couleurs et que c’est donc la raison pour laquelle le vocabulaire qu’ils utilisaient pour désigner les nuances est extrêmement restreint, ou encore que les aborigènes d’Australie ou d’Amazonie parlent des langues « géographiques » qui transforment leur cerveau en espèce de boussole géante, contrairement à nous qui utilisons des langues « égocentriques ». En d’autres termes, si vous demandez à un aborigène où se trouve le rayon surgelés du magasin, il ne vous répondra pas par « à gauche quand tu fais face à l’entrée » mais « c’est au nord-est ». S’il y avait des passages intéressants, j’avoue que j’ai eu du mal à me concentrer sur certaines parties un peu trop tirées en longueur selon moi. Mais les goûts et les couleurs ne se discutent pas donc à vous de voir ! D’ailleurs voici des critiques plus complètes que la mienne si vous voulez vous faire une meilleure idée de cet ouvrage : Alice au pays des langues et Guy Deutscher, le linguiste qui défend de parler l’anglais.

 

L’auteur

Guy Deutscher-small

Chercheur honoraire à l’université de Manchester, Guy Deustcher est un linguiste israélien qui a (bizarrement) étudié les mathématiques à l’université de Cambridge avant de faire un doctorat en linguistique. Il a ensuite poursuivi son travail de recherche en linguistique historique au St John’s College, toujours à Cambridge. C’est dire s’il connaît son sujet ! Il est l’auteur de deux ouvrages, qui ne sont apparemment pas traduits en français, The Unfolding of Language et Through the Language Glass.

Je finirai ce billet par une jolie citation de l’auteur :

« Le langage est l’une des plus grandes inventions de l’humanité, sauf qu’en fait il n’a bien sûr jamais été inventé. »

À la semaine prochaine (sans faute) pour un autre billet !

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À propos de Elise Lignian

Traductrice de l'anglais et du russe vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.

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