Archives de Tag: miyako slocombe

Tant que le café est encore chaud, de Toshikazu Kawaguchi (traduction française de Miyako Slocombe)

Une fois n’est pas coutume, voici un nouveau petit billet Croque-Livre ! J’avais pris ce court roman juste avant un long trajet en bus jusqu’à Londres. La quatrième de couverture m’avait intriguée. Il n’est pas tout neuf (sa publication française date de 2015), mais le récit m’a plusieurs fois donné les larmes aux yeux, d’où l’envie de vous en parler.

Comptant 232 pages et 4 chapitres, ce roman se lit rapidement. On a toutefois le temps de s’attacher aux personnages et de s’émouvoir de leur histoire. Le récit se déroule dans la même pièce : un petit café au cœur de Tokyo. Ce café a cependant une particularité. Il est possible de voyager dans le temps si l’on boit un café sur une table bien spécifique. Il y a néanmoins plusieurs règles à respecter, dont celle de ne pas quitter sa place (ce qui implique que l'on ne peut voir que les personnes qui se trouvent dans le café à la date du voyage dans le temps) et surtout celle de terminer son café avant qu’il ne refroidisse (d'où le titre du roman en français). Quatre des personnages féminins du roman vont faire ce fabuleux voyage : Fumiko, jeune femme amoureuse; madame Kôtake, infirmière soignant son mari atteint d’Alzheimer, mademoiselle Hiraï, propriétaire haute en couleurs d’un bar voisin et enfin Kei, l’épouse de Nagare, le patron du café. Dernier personnage indispensable de l’histoire, Kazu est la serveuse qui emmène ces quatre femmes dans ce périple à travers le temps.

Le texte, traduit par Miyako Slocombe, se veut tendre et poétique. Chaque petite histoire réchauffe le cœur, à l’instar d’une bonne tasse de café bien chaude que l’on déguste avec délice lors des journées automnales. Tant que le café est encore chaud n’est que le premier tome d’une trilogie, tournant autour de ce même petit établissement tokyoïte. L’auteur semble avoir gardé la même trame pour les tomes suivants, à savoir Le Café du temps retrouvé et Le Café où vivent les souvenirs. La maison d’éditions n’a toutefois pas gardé la même traductrice, le deuxième tome ayant été traduit par Mathilde Tamae-Bouhon et le troisième par Géraldine Oudin. À voir donc si les textes suivants sont tout aussi poétiques (sans mettre en doute les talents de ces deux autres traductrices, mais chaque traducteur est un lecteur avant tout et peut donc interpréter et transposer différemment le même récit).

Bref, je voulais simplement vous partager ce petit roman coup de cœur qui date déjà, mais qui m’a fait passer de très jolis moments.