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Traductions de poèmes, étymologie, histoires d’expression, coquilles, abus de langage

Poème de métro 3

Hello tout le monde ! Me revoilà cette semaine avec un nouveau petit poème de métro, ou plutôt de bus pour être plus précise. Je suis en effet tombée à nouveau sur l’une des affiches de la campagne de Transport for London lors de ma dernière escapade dans la capitale britannique. Et cette fois-ci, je l’ai trouvée sur un abri de bus et j’ai même eu le temps d’immortaliser l’affiche en question.

Poème de bus

Bon, je sais, la photo n’est pas très droite et le texte n’est peut-être pas assez visible donc je vous recopie le texte ci-dessous :

London travellers please take heed

And offer your seat to those in need.

We know that may seem rather bold,

But please don’t wait until you’re told.

Cette fois-ci, la campagne demande aux passagers londoniens de céder leur siège aux personnes qui en ont plus besoin qu’eux, comprenez les personnes âgées, blessées, enceintes, avec un handicap ou un gros sac à dos (bon ça, je l’ai ajouté moi-même mais ça m’énerve quand je vois que personne ne veut laisser sa place à une pauvre jeune fille qui croule sous le poids de ses bagages… Non, je ne pense à personne en particulier…). Bref, cette affiche rappelle aux passagers qu’il faut laisser sa place aux personnes prioritaires sans attendre que quelqu’un le demande.

Ceci expliqué, voici ma première tentative :

Voyageurs londoniens, lisez bien ce message

Et offrez votre siège à ceux d’un plus grand âge.

On sait qu’il faudra vaincre votre timidité

Mais n’attendez pas qu’on vous force à vous lever.

Comme j’adore cet exercice, j’ai voulu trouver une autre version en m’imposant d’utiliser le mot « attention » pour être un peu plus proche de l’expression anglaise take heed qui signifie « prêter attention à quelque chose ». Voici ce que cela donne :

Voyageurs londoniens, veuillez prêter attention :

Offrez votre siège à ceux en âge de la pension !

On sait que cela demande une certaine franchise

Mais n’attendez pas que quelqu’un vous le dise !

Bon, j’avoue que « franchise » n’est pas terrible comme solution, mais je voulais trouver une rime en -ise. Et comme vous l’aurez certainement remarqué, j’ai surtout parlé des personnes âgées dans mes premières versions, sans penser aux autres personnes qui devraient avoir priorité aux sièges. J’ai donc voulu trouver une autre introduction pour parler de toutes les personnes concernées (même si cela prend un sens plutôt humoristique…) :

Voyageurs londoniens, soyez très attentifs

Et offrez votre siège à ceux qui sont moins vifs !

On sait que cela demande une certaine hardiesse

Mais n’attendez pas qu’on vous dise de bouger vos fesses.

Vous serez probablement d’accord avec moi pour dire que « moins vifs » n’est pas un choix très glorieux et que cela pourrait heurter la sensibilité des gens. Et si j’aime beaucoup mes deux dernières strophes, j’ai un doute qu’elles passent vraiment bien auprès de la population londonienne.

Pour les deux dernières strophes, j’avais aussi pensé à :

On sait que cela demande un certain bagou

Mais n’attendez pas qu’on vous le demande à genoux.

Mais ici, c’est le mot « bagou » qui me pose problème car il s’éloigne un peu trop de bold, terme signifiant « audace ». D’ailleurs, en parlant d’audace, pourquoi ne pas essayer :

On sait que cela demande une certaine audace

Mais n’attendez pas qu’on le fasse à votre place.

Ou bien encore :

On sait que cela demande un courage certain

Mais n’attendez pas que quelqu’un vous force la main.

Bref, vous voyez ainsi que pour un même texte, il peut y avoir une myriade de traductions différentes, surtout dans un domaine tel que la publicité qui laisse libre court à la créativité. Et vous, quelle solution proposeriez-vous ?

À la semaine prochaine !

Poème de métro (2)

Bonjour à tous ! Me voila enfin de retour… Je n’étais pas partie mais après une semaine de démotivation face à une boîte mail désespérément vide, la rentrée de septembre est arrivée amenant avec elle son avalanche de boulot. Je ne vais pas m’en plaindre, loin de là, mais je n’ai du coup plus eu le temps de m’occuper de mon blog. Je profite donc enfin d’un peu de répit pour poster un article qui traine dans mon carnet de notes depuis au moins une semaine.

Après avoir passé tout le mois d’août sous la pluie de Londres, j’ai repris la route vers ce plat pays qui est le mien. Comme d’habitude, j’ai dû prendre le métro avant d’atteindre la gare de Victoria pour prendre mon bus. Étant partie plus tard que d’habitude, j’ai échappé aux wagons surbondés et j’ai pu lire tranquillement mon livre du moment. Ce n’est que lorsque j’ai changé de rame à Oxford Circus que je suis tombée sur une autre affiche de la nouvelle campagne de Transport for London qui rappelle les règles de bonne conduite dans les transports en commun (voir mon premier Poème de métro). Cette publicité était à nouveau écrite sous forme de poème. Je me suis donc amusée à la traduire. Voici l’annonce en question :

Poème de métro 2

We love those papers you get for free

But we’re sure that you’ll agree

That love very quickly turns to hate

If they block the doors and make us late.

Cette fois-ci, l’annonce parle des fameux journaux que l’on peut se procurer gratuitement à l’entrée des stations de métro et dans les gares. S’ils sont appréciés des passagers, ils peuvent parfois provoquer des retards en bloquant les portes. L’annonce demande donc de ne pas les laisser traîner. L’affiche ne me semblait pas vraiment nécessaire vu que j’ai rarement vu des journaux joncher le sol des wagons londoniens mais soit…cela m’a fait un petit exercice. Voici ma première version :

Nous aimons tous les journaux tout à fait gratuits

Mais nous sommes sûrs que vous serez du même avis

Pour dire que cet amour fait vite place à la haine

Quand ils bloquent les portes et qu’ils nous mettent à la traîne.

Vu que j’avais trouvé cette première version assez rapidement, je me suis forcée de trouver une autre traduction en m’imposant d’utiliser « gratuitement » dans le premier vers et « heure » tout à la fin, ce qui donne :

Tout le monde aime les journaux donnés gratuitement

Mais nous sommes certains que vous serez tous partants

Pour dire que l’amour fait vite place à la rancœur

Quand ils bloquent les portes et nous font perdre des heures.

Ce dernier vers pourrait s’appliquer sans problème en Belgique, où les retards sont importants mais pas vraiment à Londres où ils durent au maximum 5 minutes. J’ai donc remplacé les deux derniers vers, ce qui donne :

Tout le monde aime les journaux donnés gratuitement

Mais nous sommes certains que vous serez tous partants

Pour dire que l’amour fait vite place au désespoir

Quand ils bloquent les portes et qu’ils vous mettent en retard.

Au final, je trouve que ma première version était la meilleure. Et vous ? Comment traduiriez-vous ce deuxième petit poème de métro ?

Poème de métro

Hello tout le monde !

J’avais envie de vous parler aujourd’hui d’un petit plaisir de traducteur (bon, peut-être que je suis la seule dans le cas mais peu importe, moi ça m’amuse). Comme certains d’entre vous le savent, je vis en grande partie à Londres. Et comme dans toute grande ville, les publicités sont partout. Et bien souvent qui dit publicité, dit jeux de mots bien tournés. Alors quand je suis dans le métro et que je m’ennuie, je m’amuse à essayer de traduire ces annonces en français.

Hier matin, je me suis régalée ! J’ai aperçu l’une des affiches de la nouvelle campagne de Tranport for London rappelant les règles de savoir-vivre dans les transports en commun. Écrite sous forme de poème, la publicité m’a tout de suite attiré l’œil. Je n’ai pas pu la prendre en photo mais j’ai tenté de la garder en tête pour essayer de la traduire mentalement. J’ai pu la retrouver sur Internet pour vous :

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Avant de vous faire part de ma traduction du poème, une petite explication pour les non-anglophones s’impose. Ce message s’adresse aux usagers du métro qui ont apparemment la fâcheuse habitude d’attendre tous au même endroit. L’annonce demande donc aux passagers d’occuper toute la surface du quai pour que tout le monde puisse monter à temps dans la rame. C’est d’ailleurs un peu bizarre que l’organisme qui s’occupe des transports en commun de Londres ait jugé nécessaire de rappeler cette règle aux usagers britanniques qui sont plutôt du genre à faire la queue et à ne pas se pousser les uns les autres. Qui plus est, la circulation sur les quais du métro londonien est toujours sous contrôle durant les heures de pointe. Vous verrez toujours des agents de sécurité demander aux gens de laisser sortir les passagers du train avant d’y monter et de continuer à avancer sur le quai pour éviter les bouchons. Bref, rien à voir avec les hordes de passagers qui s’avancent telle une mêlée de joueurs de rugby pour entrer dans les wagons en Biélorussie ou en Inde (le souvenir du métro de Minsk aux heures de pointe est encore douloureux…). Mais revenons-en à ce petit poème de métro.

Comme le wagon était complètement bondé et qu’il était impossible de s’asseoir (surtout quand on se balade avec un gros sac à dos…), ce petit exercice de traduction m’a permis de prendre mon mal en patience. Pendant que les autres passagers jouaient à Candy Crush ou lisaient le journal en se tenant en équilibre sur une jambe, je jonglais avec les mots.

La traduction des deux premiers vers m’a paru assez simple mais celle des quatre suivants m’a semblé plus périlleuse. Ma première tentative ressemblait à ceci :

Les quais de métro sont très longs

C’est pourquoi il est un peu con

De la jouer collé-serré

Et de se prendre un sac dans le nez

Avancez juste un peu plus loin

Et vous monterez plus vite dans le train !

Je n’étais pas satisfaite des deux derniers vers puisque « loin » et « train » ne sont pas des rimes parfaites. Tout en réfléchissant à ce passage, une autre idée me vient pour les deux vers précédents en regardant les stations de métro défiler sous mes yeux. J’en profite aussi pour changer un peu les deux premiers vers. Voici ce que ça donne :

Les quais de métro sont si longs

Qu’il nous paraît quelque peu con

De se serrer comme des sardines

La tête dans le sac de la voisine

Mettez-vous un peu à l’écart

Et vous ne serez pas en retard !

Et puis juste avant de sortir du wagon, une autre idée me  vient  pour la dernière strophe (quand je disais que les voyages en train étaient propices à l’inspiration !). Et voici la version finale (j’ai finalement repris ma première proposition pour les deux premiers vers) :

Les quais de métro sont très longs

C’est pourquoi il est un peu con

De se serrer comme des sardines

La tête dans le sac de la voisine

Mieux vaut prendre un peu ses distances

Pour avoir sa correspondance !

Bien sûr, ma traduction est loin d’être parfaite et peut encore être améliorée (en relisant, je me dis que le mot « con » est trop familier par exemple) mais ça m’a néanmoins permis de m’occuper durant mon trajet. Si vous voulez vous aussi vous amuser à traduire ce petit poème de métro, n’hésitez pas à partager vos idées dans les commentaires 🙂

À la semaine prochaine !

À tes souhaits !

Avec ce vent glacial qui souffle ces derniers jours sur la périphérie londonienne (car oui, je suis à Londres en ce moment), votre traductrice dévouée a attrapé un rhume et ne cesse donc d’éternuer. À force d’entendre God bless you et « à tes souhaits », j’ai commencé à me demander d’où venait cette formule de politesse car, comme vous le savez déjà, j’adore découvrir l’origine des expressions.

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L’expression « à tes souhaits » serait assez récente puisqu’elle n’est apparue sous cette forme que vers 1835. Avant cela, les gens utilisaient une formule semblable à celle employée par les anglophones : « Que Dieu te bénisse ! » (en France, certaines personnes plus âgées diraient même « Que Dieu te bénisse et te fasse le nez comme la cuisse ! »). La manière dont l’expression s’est transformée peu à peu en « à tes souhaits » reste obscure. Quant à la coutume de saluer une personne qui vient d’éternuer, elle remonterait à très loin.

Signe de vie

Selon la mythologie grecque, le tout premier réflexe de l’homme à la naissance est d’éternuer. En effet, Prométhée, le Titan qui avait sculpté l’homme à l’image des dieux, aurait animé sa sculpture en la faisant éternuer grâce à un rayon de soleil dérobé à Hélios. On retrouve également cette croyance dans le judaïsme puisque le premier geste d’Adam quand Dieu lui donna la vie fut d’éternuer. Comme l’éternuement était considéré comme un signe de vie et donc comme un souffle divin, il convenait de saluer toute personne qui éternuait pour qu’elle soit bénie par les dieux.

Signe de mort

Une autre version prétendrait qu’Adam aurait également éternué juste avant de mourir. Ainsi, l’éternuement serait non seulement un signe de vie mais aussi un signe de mort. Saluer une personne qui éternue reviendrait donc à demander à Dieu de la protéger en vue de sa mort prochaine. Cette croyance était également très vivante au XVIe siècle car l’on considérait que l’âme résidait dans le crâne et qu’à chaque éternuement, elle risquait de s’envoler.

Selon une toute autre explication, la coutume de saluer une personne qui vient d’éternuer remonterait plutôt au Moyen-Âge, époque où la peste ravageait villes et villages. L’un des premiers symptômes des malades étant d’éternuer, les gens avaient pour habitude d’implorer Dieu de les protéger. Dire « que Dieu te bénisse » servait donc à conjurer le mauvais sort.

Et dans d’autres langues, ça donne quoi ?

2014-04-30-tmgslideshow_xl1On retrouve une connotation religieuse dans de nombreuses langues, dont l’espagnol (¡Jésus!), l’arabe (Yarhamuk-Allah qui signifie « Qu’Allah t’accorde sa miséricorde ») et bien évidemment l’anglais et son God bless you (Que Dieu te bénisse). En parlant de l’anglais, il paraît qu’en Écosse et en Angleterre, les nourrices croyaient il n’y a pas si longtemps encore que les bébés qui n’avaient pas encore éternué étaient ensorcelés par des fées. Elles essayaient donc par tous les moyens de faire éternuer les enfants au moins trois fois pour chasser les mauvais esprits qui les habitaient.

D’autres langues font quant à elles plutôt référence à la santé comme le russe (будьте здоровы = boudtyé zdarovi), le néerlandais (gezondheid) et l’allemand (gesundheit). L’expression allemande serait par ailleurs de plus en plus utilisée dans les pays anglophones selon cet article en anglais.

Si les gens d’aujourd’hui sont de moins en moins sensibles aux formules de politesse, il est bon de savoir que par chez nous, on dit toujours « à tes souhaits » quand on éternue une fois, « à tes amours » quand on éternue deux fois et « qu’ils durent toujours » quand on éternue trois fois !

Si vous connaissez d’autres expressions de ce genre ou d’autres explications à cette coutume, n’hésitez pas à commenter !

Sources

http://www.lexpress.to/archives/5931/

http://www.expressio.fr/expressions/a-vos-souhaits.php

http://www.bmlisieux.com/curiosa/delusage.htm

http://www.pourquois.com/societe/pourquoi-vos-souhaits-lorsqu-on-eternue.html

http://www.slate.fr/lien/37167/a-vos-souhaits-eternue

Santé !

Dans quelques jours, nous serons tous autour d’une table remplie de victuailles aux odeurs alléchantes et nous pourrons lever nos flûtes de champagne en se disant :

« Santé ! »  tchin tchin

Mais vous êtes-vous déjà demandé d’où venait cette coutume de se souhaiter une bonne santé en trinquant ?

Votre traductrice dévouée, qui adore chercher l’origine des mots et expressions, s’est penchée sur le sujet. L’étude ne s’est pas révélée simple car il existe autant d’histoires et légendes derrière cette coutume que de variétés de vins dans le monde.

L’une des explications qui revient le plus souvent prétend que l’habitude de se souhaiter une bonne santé avant de boire un verre viendrait du Moyen-Âge, époque barbare où l’on avait coutume d’empoisonner les verres de ses ennemis pour s’en débarrasser efficacement. Afin d’éviter de succomber à une mort lente et douloureuse, les gens se seraient donc habitués à entrechoquer leurs verres pour que leur boisson se mélange à celle de leurs voisins. Quitte à mourir, autant ne pas le faire seul !

Ceux qui aiment boire jusqu’à ne plus se souvenir de la soirée de la veille et à se prendre une sérieuse gueule de bois le lendemain devraient apprécier cette autre potentielle origine de l’expression qui explique qu’au Moyen-Âge, on considérait que l’excès d’alcool était bon pour la santé. En effet, il aide à purifier le corps (en vomissant ses tripes) et à dormir de tout son saoul (c’est le cas de le dire ^^).

Selon une autre explication, la coutume d’entrechoquer les verres servait à effrayer les démons contenus dans l’alcool. Cette tradition de faire du bruit pour chasser les mauvais esprits avant de boire aurait été présente chez les tribus germaniques, les Congolais ou encore les Tibétains.

Et ça donne quoi dans d’autres langues ?

En Angleterre, cheers n’aurait été utilisé comme formule de salutation avant de boire un verre que depuis 1919. Au Moyen-Âge, le terme cheer signifiait « bonne humeur ». La coutume d’entrechoquer les verres avant de boire aurait été instaurée au début du XXème siècle.

En Russie, il est impensable de trinquer sans faire de toast. Le célèbre « на здоровье » (na zdarovié), qui est en réalité faux et se prononce plutôt « за твой/ваше здоровье » (za (tvoï/vaché) zdarovié), n’est qu’une version raccourcie du toast à la russe. Avant d’enfiler un shot de vodka, chaque invité doit déclamer un toast, que ce soit à l’amour, à l’amitié, à la beauté des femmes… Si vous voulez en savoir plus sur les toasts en Russie, cliquez ici !

Dans les pays scandinaves, c’est le mot skål (skol) que l’on prononce avant de boire un verre. Les linguistes auront peut-être remarqué que ce mot se rapproche du terme anglais skull qui signifie « crâne ». En effet, les Vikings avaient pour habitude de décapiter le chef de la tribu qu’ils avaient vaincue et de boire dans son crâne (oui, vous avez bien lu) le soir-même de sa défaite en signe de respect (on est barbare ou on ne l’est pas ^^).

Pour terminer, voici une petite liste de comment dire « santé » à travers l’Europe :

Allemagne / Luxembourg : prost!

Pays-Bas : proost!

Italie : salute!

Espagne : ¡salud!

Portugal : saúde!

Norvège / Suède / Danemark : skål!

Turquie : şerefe!

Grèce : stin iyia sou!

Pologne : na zdrowie

Sur ce, je vous souhaite d’ores et déjà de passer un très bon réveillon de Noël !

Sources

http://omnilogie.fr/O/%C3%80_votre_sant%C3%A9_!

http://www.dailynorseman.com/2010/6/27/1540257/what-does-skol-mean

http://www.phrases.org.uk/bulletin_board/22/messages/526.html