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Carte postale : Amsterdam

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« Goeiedag ! » Le mois de mai a débuté par un petit city-trip à Amsterdam au moment de la floraison des tulipes. Je me devais donc de vous écrire une petite carte postale 🙂

Mon cher et tendre et moi-même avions déjà exploré la Venise du Nord néerlandaise en 2009 (je vous laisse faire le calcul, mais ça ne nous rajeunit pas 🙃). Nous l’avions toutefois visitée en plein hiver, nous promettant de revenir admirer ses canaux sous de meilleures températures. Nous avons donc profité de faire un trajet jusque Londres depuis Düsseldorf pour passer par la capitale des Pays-Bas avant de prendre notre ferry à Rotterdam pour rejoindre le Royaume-Uni (j'espère que vous suivez toujours 😅). Le week-end était ensoleillé et, surtout, c’était le bon moment pour profiter de la saison des tulipes.

Après un nettoyage de printemps, le bouclage des valises et la préparation de notre monture à deux roues, nous voilà donc partis pour un trajet de 2 heures jusqu’à Amsterdam. Le prix des hôtels étant particulièrement élevé ce week-end du 1er mai, nous avons posé nos bagages dans un établissement proche de l’aéroport, à environ 20 minutes du centre-ville. C’est uniquement vers le début de soirée que nous nous sommes rendus au cœur d’Amsterdam. La première chose qui nous a frappés, c’est le monde… Contrairement à notre toute première escapade dans la capitale néerlandaise, les rues du quartier rouge et les ponts des canaux sont bondés. On est même un peu choqué de voir des familles avec de très jeunes enfants se balader du côté des vitrines… (pas tant pour les corps dénudés des filles de joie, mais plutôt pour le comportement des nombreux jeunes hommes ivres venus fêter leur enterrement de vie de garçons dans la ville de tous les péchés). Bref, ce n’est pas vraiment le samedi soir que l’on peut apprécier le charme des canaux 😅. Nous ne restons d’ailleurs pas tard dans le centre-ville et rentrons nous coucher de bonne heure afin de pouvoir explorer davantage le lendemain.

Le soleil est au rendez-vous à notre réveil. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Zaanse Schans, un petit village à 15 minutes de route du centre d’Amsterdam. Il est connu pour ses maisons en bois et ses moulins à vent colorés dont les ailes tournoient au bord d’un cours d’eau. Ces bâtiments du XVIIe siècle proviennent des villages alentour et ont été entièrement démontés puis reconstruits à cet endroit pour en faire un site touristique. Si l’entrée dans ce musée en plein air est gratuite, il est possible d’entrer dans certains moulins contre quelques euros. Vu le monde, mon cher et tendre et moi-même préférons toutefois nous balader à travers le village et profiter du paysage. Je me suis juste accordé une visite dans la fromagerie du village pour m’offrir une petite dégustation (au grand dam de mon cher et tendre, qui part en courant à la moindre odeur de fromage).

Une fois la visite terminée, nous remontons sur notre fidèle moto pour rejoindre à nouveau le centre d’Amsterdam. Cette fois-ci, nous commençons notre balade du côté du Vondelpark. Les pelouses du plus grand parc de la capitale néerlandaise sont bien fréquentées, le soleil étant de la partie et le thermomètre frôlant les 20°C. Après cette promenade au vert, nous flânons dans le quartier des Negen Straatjes, appréciant les canaux dans une ambiance beaucoup plus paisible et agréable que la veille. Nous poursuivons nos pérégrinations dans le quartier du Jordaan puis repassons par le quartier rouge, beaucoup plus calme en ce dimanche après-midi. Nous faisons également un tour du côté du Bloemenmarkt, le marché aux fleurs (même si elles étaient plutôt vendues en graines ou en bulbes), avant de nous diriger vers la Bourse, la Oude Kerke et enfin le Damrak. Nous terminons la balade en début de soirée, retournant tranquillement jusqu’à notre monture pour nous coucher à nouveau de bonne heure.

La visite que j’attendais le plus a eu lieu le dernier jour. Depuis l’arrivée du printemps, je rêve de balades au milieu des fleurs. Je ne pouvais donc pas aller à Amsterdam sans passer par Keukenhof. Établi sur 32 hectares, ce magnifique parc printanier vous embarque dans un décor multicolore et parfumé. La vue des parterres de tulipes et autres fleurs de saison de toutes les couleurs m’a émerveillée. Certes, la visite coûte un peu (comptez 18,50€/personne et 6€ de parking, sauf si vous êtes en moto ou à vélo 😁), mais le parc est tellement beau que cela mérite bien ce prix. D’autant plus qu’il n’est ouvert que 6 ou 7 semaines par an. Comme nous y sommes allés un lundi matin, les allées n’étaient pas trop fréquentées et la lumière était parfaite pour photographier les tulipes. Mon seul regret est qu’il était déjà un peu trop tard pour voir les champs de tulipes se trouvant juste à côté du parc, la récolte ayant déjà commencé. J’en garde toutefois un merveilleux souvenir et vous recommande la visite (mais dépêchez-vous car il ferme à partir du 15 mai). Voici une « petite » sélection de photos 😅.

C’est sur ces images de fleurs colorées que notre city-trip à Amsterdam s’est terminé et que ma carte postale s’achève également. En espérant vous embarquer dans une nouvelle destination prochainement, je vous dis « Tot ziens! ».

Carte postale : Frankfurt am Main / Koblenz

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Plus d’un an s’est écoulé depuis ma dernière carte postale, qui parlait d’un voyage effectué en août 2019. Il faut dire que depuis la pandémie, hormis une semaine en Cornouailles et une autre en Bretagne, mon cher et tendre et moi-même n’avons pas vraiment voyagé. Mais voyant enfin les beaux jours revenir et durer non seulement la semaine, mais aussi le week-end (je ne compte plus les week-ends où nos plans sont tombés à l'eau à cause de la pluie ou se sont envolés à cause du vent), la tentation était trop forte. Comme mon cher et tendre est pour le moment à Düsseldorf pour le boulot, nous avons profité du soleil et de l’assouplissement des mesures Covid en Allemagne pour ressortir notre fidèle monture à deux roues et nous offrir le week-end dernier un city-trip à Francfort (comprenez Francfort-sur-le-Main en Allemagne, et non Francfort-sur-l'Oder en France). Voici donc une petite carte postale pour vous faire un peu voyager à l’approche du printemps.

La rivière du Main et la ligne d’horizon de Frankurt am Main

Nous sommes partis samedi matin, sous un ciel bleu sans nuage, sur les routes de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et de la Rhénanie-Palatinat pour arriver 2h30 plus tard à Frankfurt am Main, dans le land de la Hesse. Comme cela faisait bien (trop) longtemps que l’on ne s’était plus accordé de sortie, on a quitté nos habitudes de baroudeurs pour poser nos valises dans un établissement un peu plus chic, le Flemings Frankfurt Main Riverside. La chambre était très cosy, la localisation idéale pour explorer le centre à pied et, petit plus que l’on voulait s’offrir, l’hôtel disposait d’un mini spa avec sauna et hammam, inclus dans le prix de la chambre.

Une fois nos casques et équipements de moto déposés dans la chambre, nous voilà partis à la découverte de la ville. Notre balade a commencé à deux pas de l’hôtel, juste au bord de la rivière du Main. Le soleil brille si fort que l’on sort nos lunettes de soleil et nous mêlons aux nombreux promeneurs venus se balader le long de l’eau. Un peu plus loin, nous montons les marches de l’Eiserner Steg (pont de fer), une passerelle très fréquentée où les amoureux ont l’habitude de cadenasser leur amour. Après avoir admiré la vue sur la City avec ses grands gratte-ciels dont les immenses vitres reflétaient la lumière du soleil, nous sommes entrés dans le Bankenviertel (quartier des banques). Si vous ne le saviez pas, Francfort-sur-le-Main est surnommée la ville des banques car elle compte les sièges des quatre plus grandes banques allemandes, mais aussi la Banque centrale européenne et la Bourse de Francfort.

En se baladant au milieu de ces hauts buildings, j’ai eu l’impression de me retrouver au cœur de la City à Londres. D’autres lui trouvent des airs de New-York, les Allemands l’appelant d’ailleurs Mainhattan. Loin d’être gris et triste, le quartier renferme plusieurs parcs, ajoutant des coins de verdure un peu partout, une caractéristique très appréciable des villes allemandes que j’ai pu explorer.

Nous avons poursuivi notre chemin en passant devant le très bel Alte Oper (le vieil opéra), où Carl Off a pu donner les premières de ses Carmina Burana. Bon, en réalité, le bâtiment qu’a connu Carl n’est plus celui d’aujourd’hui, l’ancien opéra ayant été pratiquement détruit à cause des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, comme une grande partie de la ville de Francfort-sur-le-Main d’ailleurs. Cela dit, il reste un très bel endroit pour se promener.

Alte Oper

Notre balade nous a emmenés jusqu’à l’université Johann Wolfgang Goethe, l’une des plus grandes d’Allemagne. Ses bâtiments se trouvent juste à côté des jardins botaniques, ce qui nous a permis de flâner un peu parmi les plantes, certes pas en pleine floraison, mais ajoutant par-ci, par-là des touches de couleurs grâce aux jonquilles et aux crocus. Il y avait également une jolie église orthodoxe grecque et la vue sur l’Europaturm (tour d’Europe), la tour de télévision de Francfort.

Après un petit tour dans les jardins, nous sommes retournés vers le centre, notre ventre commençant à crier famine. On parcourt alors les rues commerciales de Francfort, dont la Zeil. C’est là qu’on se rend compte de la richesse de la ville. On ne compte plus les boutiques de luxe. D’ailleurs, on s’étonne même de voir une file d’attente devant une boutique Louis Vuitton ! Enfin, en soi, ce n’est pas très étonnant. Francfort-sur-le-Main est la ville la plus riche d’Allemagne (avec un PIB par habitant de 85 300€).

On finit par se rendre dans les petites rues autour de la charmante place Römerberg, que l’on décide de retourner voir le lendemain en plein jour pour mieux profiter des couleurs de ses façades. Nous nous posons ensuite à Haus Wertheym, le plus vieux restaurant historique de Francfort, la demeure ayant été épargnée par les bombardements. Ça valait surtout la peine pour le décor (bien chargé), mais les plats étaient bons (notez toutefois que vous devrez payer en liquide si vous y aller). On a ensuite terminé la soirée au hammam/sauna de l’hôtel avant de passer une bonne nuit.

Le lendemain, après un petit-déjeuner titanesque (le buffet du Flemings Hotel était exceptionnel), nous sommes retournés sur la place Römerberg, connue pour son hôtel de ville et ses maisons à colombages. Comme l’opéra, ces bâtiments ont été reconstruits à l’identique après la guerre, créant un petit quartier médiéval qui invite à la flânerie. On s’est également approché de la Kaiserdom, la collégiale Saint-Barthélémy qui tente de rivaliser avec les gratte-ciels avec sa tour gothique rouge de 95 m. Nous avons traversé l’Eiserner Steg pour une dernière balade sur l’autre rive de la rivière Main avant d’enfourcher notre monture pour rentrer à Düsseldorf.

Comme le ciel était toujours bleu et qu’il n’était que 14h, nous décidons de faire un mini détour par Koblenz (Coblence) sur la route du retour. Cette ville est surtout connue pour sa localisation, au confluent du Rhin et de la Moselle. Nous commençons donc notre mini tour le long du Rhin, pour rejoindre le Deutsche Eck, le promontoire depuis lequel on peut voir les deux cours d’eau se réunir. On passe également devant le bâtiment du gouvernement de Prusse, la basilique Saint-Castor et le téléphérique qui permet de monter jusqu’à la forteresse d’Ehrenbreitstein, de l’autre côté du Rhin.

Nous poursuivons notre balade le long de la Moselle, profitant des derniers rayons de soleil avant d’entrer dans le labyrinthe de la vieille-ville. Les façades colorées, les églises et les diverses statues du centre animent notre promenade. Nous ne voulons toutefois pas trop tarder, ayant encore un peu plus d’1h30 de route et souhaitant éviter de rouler de nuit, lorsque la température chutera.

C’est donc vers 17h que nous reprenons la route et mettons fin à notre petite escapade allemande. Espérons que les beaux jours continuent pour que je puisse vous écrire une nouvelle carte postale bientôt 🙂