Ça m’énerve : les textes mal rédigés en anglais

Je termine à nouveau une semaine assez intense et je vais d’ailleurs devoir travailler encore un peu ce week-end. Je n’avais toutefois pas envie de manquer une nouvelle fois mon rendez-vous sur le blog. Voilà donc un petit billet pour vous expliquer l’une des raisons de mon absence la semaine dernière : les textes anglais mal rédigés…

Photo de Waldemar sur Unsplash

J’en avais déjà touché un mot lorsque j’avais écrit mon article sur les traductions pour la Commission européenne. Il faut déjà savoir que l’anglais parlé au sein de la Commission européenne n’est pas forcément le bon anglais que l’on apprend à l’école. C’est un anglais baragouiné par des personnes qui viennent des quatre coins d’Europe, qui se débrouillent donc dans la langue de Shakespeare, mais qui ne sont pas des anglophones natifs. Certains s’en sortent mieux que d’autres, mais rien ne vaut un texte rédigé par un véritable anglophone.

Si je n’ai pas pu écrire mon billet la semaine dernière, c’est parce que je traduisais un document unique pour une indication d’origine protégée. Il s’agit d’un document qui reprend toutes les caractéristiques qu’un vin (ou tout autre produit d'ailleurs) doit posséder pour prétendre au label. Ce sont généralement des textes courts et plutôt faciles à traduire. Sauf quand le document a été rédigé en anglais par des personnes non natives, en l’occurrence par des Allemands. N’ayant toujours pas repris mes cours d’allemand (j'ai beaucoup de mal à trouver du temps pour ça en ce moment 😕...), la traduction m’a pris plus de temps que prévu. Il fallait en effet d’abord que je « traduise » en bon anglais (dans ma tête) le terme que le rédacteur voulait utiliser avant de traduire cette notion en français. L’allemand étant l’une des langues officielles de la Commission, je me demande pourquoi on n’a pas plutôt demandé à un traducteur allemand-français de traduire le texte original, écrit en allemand, plutôt que de traduire une mauvaise traduction (puisqu'il s'agissait de cela au final).

Je me souviens également d’un texte horrible, traduit il y a déjà plusieurs mois. Cette fois-là, il s’agissait d’un manuel d’utilisation pour un logiciel, qui avait vraisemblablement été écrit en anglais par des Français. Le réviseur m’avait d’ailleurs félicitée pour mon travail, indiquant dans ses remarques que j’avais réussi à me mettre à la place du lecteur et traduit de manière beaucoup plus compréhensible ce que les rédacteurs avaient tenté d’expliquer dans leur mauvais anglais.

Bref, c’est bien de vouloir rédiger en anglais, mais si vous n’êtes pas capable de le faire, par pitié, écrivez votre texte dans votre langue maternelle et demandez à le faire traduire par un anglophone ! Sur ce, je vous laisse, j’ai un autre document unique à traduire, cette fois-ci pour un vin hongrois… Croisez donc les doigts pour moi 😅

About Elise Lignian

Traductrice de l'anglais, du russe et de l'espagnol vers le français, je travaille en tant qu'indépendante. Rédaction, correction, révision de traduction et traduction sont les services que j'offre à mes clients. Pour plus d'informations à mon sujet, consultez dès maintenant mon site http://translovart.com.

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