J’enchaîne les billets « Ça m’énerve » en ce moment, mais j’ai encore été agacée cette semaine. J’avais déjà parlé par le passé de l’énervement causé par les mauvais relecteurs, qui commettent des erreurs ou détournent le sens d’une phrase juste pour modifier quelque chose. Comme j’accepte davantage de travaux de rédaction pour le moment, je me retrouve à nouveau face à certain.e.s PM ou relecteurs-relectrices qui font du zèle quitte à dénaturer les phrases. Explication.

L’agence de rédaction avec laquelle je collabore depuis quasiment le début de mon activité a instauré il y a quelques années plusieurs chartes pour aider les prestataires freelance à écrire leurs textes. Ces chartes indiquent le nombre de mots à ne pas dépasser par phrase, la structure attendue d’un texte ou encore les formulations à éviter. Parmi ces règles, on trouve la limitation des phrases subordonnées, impliquant l’utilisation des « qui, que, quoi ». Il est également recommandé d’éviter l’utilisation des « et » pour faire des phrases à rallonge. Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il ne faut pas remplir un texte de conjonctions en Q ou de faire des phrases interminables. Cela alourdit le texte. Éviter leur usage ne signifie toutefois pas les bannir complètement. Un texte a parfois besoin d’un « et » ou d’un « que » pour respirer. Malheureusement, certains PM appliquent ces règles un peu trop à la lettre et font littéralement la chasse aux « et » et aux « que ». Quand ils ou elles ne passent pas par moi pour reformuler les phrases, ils ou elles le font directement, parfois au mépris du rythme du texte. L’une des PM a la fâcheuse manie de supprimer systématiquement tous les « et » et « que » qu’elle trouve, quitte à changer complètement le sens d’une phrase ou à ne pas respecter la grammaire. Dans un de mes textes, par exemple, j’avais établi une comparaison entre deux pays, l’un comptant beaucoup plus d’espèces animales « que » l’autre. La PM tenait absolument à supprimer mon « que » et a tenté de reformuler la phrase. En plus d’ajouter une faute d’orthographe, elle avait modifié légèrement le sens. J’ai donc réécrit la phrase en évitant le « que », même si je trouvais qu’elle tombait toujours autant à plat. Il a fallu attendre la 3e relecture par une énième personne pour que l’on me demande de remettre ma phrase de départ (avec le « que »), beaucoup plus naturelle. Cet(te) énième relecteur ou relectrice a également rajouté les « et » qui avaient été supprimés dans les énumérations. Bref, on a tourné en rond🙄
En résumé, l’utilisation des conjonctions, c’est comme les bonnes choses. Il ne faut
simplement pas en abuser. À bon entendeur 😉

Il est vrai que la