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Ça m’énerve : les relecteurs qui font du zèle

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J’enchaîne les billets « Ça m’énerve » en ce moment, mais j’ai encore été agacée cette semaine. J’avais déjà parlé par le passé de l’énervement causé par les mauvais relecteurs, qui commettent des erreurs ou détournent le sens d’une phrase juste pour modifier quelque chose. Comme j’accepte davantage de travaux de rédaction pour le moment, je me retrouve à nouveau face à certain.e.s PM ou relecteurs-relectrices qui font du zèle quitte à dénaturer les phrases. Explication.

Photo de Pixabay

L’agence de rédaction avec laquelle je collabore depuis quasiment le début de mon activité a instauré il y a quelques années plusieurs chartes pour aider les prestataires freelance à écrire leurs textes. Ces chartes indiquent le nombre de mots à ne pas dépasser par phrase, la structure attendue d’un texte ou encore les formulations à éviter. Parmi ces règles, on trouve la limitation des phrases subordonnées, impliquant l’utilisation des « qui, que, quoi ». Il est également recommandé d’éviter l’utilisation des « et » pour faire des phrases à rallonge. Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il ne faut pas remplir un texte de conjonctions en Q ou de faire des phrases interminables. Cela alourdit le texte. Éviter leur usage ne signifie toutefois pas les bannir complètement. Un texte a parfois besoin d’un « et » ou d’un « que » pour respirer. Malheureusement, certains PM appliquent ces règles un peu trop à la lettre et font littéralement la chasse aux « et » et aux « que ». Quand ils ou elles ne passent pas par moi pour reformuler les phrases, ils ou elles le font directement, parfois au mépris du rythme du texte. L’une des PM a la fâcheuse manie de supprimer systématiquement tous les « et » et « que » qu’elle trouve, quitte à changer complètement le sens d’une phrase ou à ne pas respecter la grammaire. Dans un de mes textes, par exemple, j’avais établi une comparaison entre deux pays, l’un comptant beaucoup plus d’espèces animales « que » l’autre. La PM tenait absolument à supprimer mon « que » et a tenté de reformuler la phrase. En plus d’ajouter une faute d’orthographe, elle avait modifié légèrement le sens. J’ai donc réécrit la phrase en évitant le « que », même si je trouvais qu’elle tombait toujours autant à plat. Il a fallu attendre la 3e relecture par une énième personne pour que l’on me demande de remettre ma phrase de départ (avec le « que »), beaucoup plus naturelle. Cet(te) énième relecteur ou relectrice a également rajouté les « et » qui avaient été supprimés dans les énumérations. Bref, on a tourné en rond🙄

En résumé, l’utilisation des conjonctions, c’est comme les bonnes choses. Il ne faut
simplement pas en abuser. À bon entendeur 😉

2022 : troisième acte

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Ce n’est pas une blague, nous voilà déjà en avril et il neige, alors que l’on a connu un temps magnifique ces dernières semaines (du moins de mon côté). Le mois de mars a été synonyme de petits voyages, mais aussi de quelques déceptions au niveau professionnel.

À force d’écrire des textes parlant de voyage et d’hôtels de luxe, le tourisme ayant enfin bien repris, j’avais la bougeotte depuis quelques semaines. Mars ayant démarré sous un beau ciel bleu, mon cher et tendre et moi-même nous sommes offert un petit week-end à Francfort-sur-le-Main dès le début du mois. Dix jours plus tard, nous nous retrouvions à Londres, après de longs mois d’absence. Nous n’y sommes restés qu’une semaine, le temps pour mon cher et tendre de revoir ses collègues sur place. Durant notre séjour, nous avons fait une petite balade à Camden Town puis le long de la Tamise à la nuit tombée, de quoi retomber sous le charme de la capitale britannique. Ce retour outre-Manche a toutefois mis à mal mon énergie et ma motivation. Comme je n’aime pas trop changer mes habitudes, me retrouver dans un autre espace m’a un peu fait perdre mes moyens, ce qui m’a poussée à aller travailler ailleurs, juste pour quelques heures.

Côté professionnel, si le mois a été globalement positif, j’ai connu quelques déconvenues. Des énervements face à un manque de précisions pour certains projets, mon premier vendredi de l’année sans avoir réussi à publier d’article sur mon blog et un mois qui se termine littéralement sur une mauvaise note. Il faut en effet savoir que certaines agences de traduction évaluent le travail réalisé par les traducteurs (oui, comme à l'école, avec une note sur 10). J’ai malheureusement découvert aujourd’hui que l’un de mes derniers projets avait reçu une note beaucoup plus basse que d’habitude. Comme j’ai accès aux corrections apportées par le réviseur et à ses remarques, je me suis empressée de tout relire pour vérifier si la note était justifiée. J’ai cependant soulevé plusieurs erreurs commises dans les corrections et relevé plusieurs modifications totalement inutiles. J’avais déjà parlé de la relation délicate entre traducteurs et réviseurs dans un billet Ça m’énerve et dans un billet expliquant un peu plus le travail des réviseurs/relecteurs. J’ai eu l’impression dans ce cas-ci que la personne chargée de la révision avait fait du zèle. Et comme elle a commis plusieurs erreurs, j’ai passé toute ma matinée à passer le texte au peigne fin pour signaler à l’agence les passages qui ont été mal corrigés ou qui n’auraient tout simplement pas dû l’être.

Bref, ce mois-ci aura été rempli d’émotions à la fois positives et négatives et se termine avec pas mal de fatigue. Je me sens en effet assez exténuée depuis le changement d’heure, même si cette dernière semaine n’a pas été aussi intense comparée à d’autres. Le mois d’avril se profilait calme jusqu’à ce début de semaine, mais mon agenda s’est rapidement rempli. Je compte cependant écouter davantage mon énergie et profiter des congés qu’apporte Pâques. Espérons que le soleil ressortira le bout de son nez dans les prochains jours pour refaire le plein de vitamine D et partir à nouveau en balade pour admirer les fleurs et écouter le chant des oiseaux 🙂

Rendez-vous dans un mois pour le quatrième acte !