Cette semaine, le 11 septembre 2025 plus précisément, le Royaume-Uni célébrait son « Bookclub Day », une journée visant à encourager les Britanniques à rejoindre un club de lecture. Cela fait maintenant plus d’un an que je participe pratiquement chaque mois aux réunions du club de lecture de ma librairie préférée et je ne pourrais désormais plus m’en passer. Je voulais donc vous expliquer aujourd’hui les bienfaits que je tire de cette expérience.
Faire de nouvelles rencontres : inutile de dire que quand on travaille de chez soi, d’autant plus dans un pays étranger les 3/4 du temps, il est compliqué de se faire de nouveaux ami.e.s. Et quand on a passé la trentaine, on a plus de mal à tisser des liens. Pour mettre toutes les chances de votre côté, mieux vaut fréquenter des lieux où vous êtes plus susceptible de croiser des personnes qui partagent vos intérêts. Et quoi de mieux qu’un club de lecture si vous adorez les bouquins ? Je ne peux pas encore dire que je me suis fait des ami.e.s au bookclub, mais c’est toujours un plaisir de discuter avec des personnes de tous âges, rassemblées autour d’un même livre et d’une même passion. Qui sait, peut-être qu’avec le temps des liens d’amitié plus solides se créeront !
Découvrir de nouveaux horizons : à moins d’être un lecteur ou une lectrice très éclectique, on a souvent tendance à s’intéresser aux mêmes sujets, aux mêmes auteurs ou autrices ou aux mêmes genres littéraires. Dans mon club de lecture, chaque séance se termine par le vote du prochain livre à lire, parmi une sélection de 3 ou 4 ouvrages. Depuis que j’ai rejoint le groupe, nous avons lu des récits de voyage, des livres plus historiques, des histoires beaucoup plus actuelles et, plus récemment, un thriller(genre qui ne m'a jamais vraiment attirée). Outre les livres proposés, les discussions avec les autres membres peuvent vous amener à découvrir d’autres écrivain.e.s ou d’autres romans dans la même veine ou traitant du même thème, dans un tout autre registre. J’ai fait de très belles découvertes et cela ne fait que croître mon goût pour la lecture. C’est extrêmement enrichissant !
S’habituer à prendre la parole : je me rappelle ma toute première participation, où, la voix tremblante, j’ai osé partager mon ressenti. Si vous souffrez de timidité (et que vous aimez lire), un club de lecture peut vous aider à prendre confiance en vous. Comme expliqué juste avant, chaque personne peut interpréter différemment une histoire et chaque opinion mérite d’être entendue. En tout cas, dans mon club de lecture, tout le monde est bienveillant et chaque intervention est accueillie avec intérêt. Désormais, je n’ai plus peur de prendre la parole et je suis même prête à diriger une discussion si le cas se présente.
S’ouvrir à d’autres opinions : il arrive qu’un livre plaise moins ou que l’un.e ou l’autre membre ne soit pas parvenu.e à terminer l’ouvrage tant sa lecture lui était désagréable. Certain.e.s seraient tenté.e.s de ne pas participer à la réunion au sujet de ce bouquin, ne sachant pas quoi en dire hormis du mal, mais ce sont pourtant dans ces cas-là que les discussions sont les plus intéressantes. Je me rappelle ainsi du débat autour d’Orbital de Samantha Harvey (traduit en français par Claro sous le titre Orbital : Une journée, seize aurores). Malgré son Booker Prize, le roman n’avait vraiment pas fait l’unanimité auprès des membres de mon club de lecture. Deux personnes avaient au contraire absolument adoré la façon dont il avait été pensé et écrit. Après avoir écouté leurs arguments, j’ai pu avoir une vision tout autre sur le bouquin, quitte à me donner envie de le relire pour me faire une seconde opinion. C’est un rappel constant qu’un livre peut être interprété de 1001 façons, selon votre expérience, vos sensibilités, votre culture ou votre état émotionnel au moment de la lecture.
Lire davantage : vous aimez lire mais n’arrivez plus à trouver le temps de plonger dans un bouquin ? Participer à un club de lecture et devoir chaque mois lire un titre pour une date bien précise apporte une certaine discipline. Cela me pousse à prendre le temps chaque jour d’avaler plusieurs pages de mon roman afin de pouvoir en discuter avec les autres membres. Si vous voulez renouer avec la lecture, rejoindre un club peut être un bon coup de pouce !
Envie de sauter le pas à votre tour ? Lancez-vous, je suis certaine que vous ne le regretterez pas !
Ce huitième acte de l’année m’aura bien fait voyager. Débutant sur l’émerveillement dans la sublime ville de Vienne, il s’est terminé par la peur et le dépassement de soi lors de rencontres arachnéennes dans ma demeure londonienne. Riche en retrouvailles amicales et familiales, il a été, professionnellement parlant, beaucoup moins génial. C’est ainsi sur une période de doute que s’est achevé ce mois d’août.
Vallée de la rivière Chess, Angleterre
Loin d’être intense, août m’a donné l’impression que tout le monde était en vacances. J’ai heureusement eu quelques projets de traduction à me mettre sous la dent, mais rien de très conséquent. J’ai également eu la déception de voir que les soucis financiers de mon ancienne agence de rédaction n’étaient toujours pas réglés et de ne percevoir qu’un pourcentage ridicule de la somme qu’elle doit me payer. Les 2 dernières semaines ont été particulièrement vides de projets, ma cliente la plus fidèle partant à son tour en congé. Désœuvrée mais manquant de motivation, je n’ai pas réussi à faire de la prospection. Le syndrome de l’imposteur a recommencé à se manifester, surtout en cette époque perturbée par l’IA et ChatGPT. J’espère néanmoins un retour à la normale, dès que sera terminée la saison estivale.
Les 4 premières journées du mois d’août ont compté parmi les plus belles de toutes. De retour après 8 ans dans l’une de mes villes coups de cœur, j’ai vécu des moments d’envoûtement et de plaisir partagé avec mes beaux-parents, ma nièce et mes belles-sœurs. Je ne vais pas revenir en détail sur mon séjour à Vienne, j’en ai parlé en long et en large dans ma dernière carte postale sur la capitale autrichienne. Je vous remets juste ici quelques photographies, de quoi vous donner envie de la découvrir aussi !
À peine revenue sur le sol britannique que je repartais pour quelques jours en Belgique. Un arrêt à Lille dans le nouvel appartement de ma sœur et de son chéri, une journée shopping à Namur pour l’anniversaire de l’une de mes meilleures amies et un superbe repas sous le soleil avec une grande partie de ma famille, c’était tout ce qu’il me fallait pour être pleinement épanouie. De retour en Angleterre, août s’est poursuivi par mon rendez-vous mensuel littéraire et une après-midi chez ma cousine londonienne pour son anniversaire. Il a continué par une semaine de rencontres presque quotidiennes avec des araignées, face auxquelles j’ai essayé de ne pas laisser ma peur gagner. J’ai ainsi fait d’énormes progrès en cohabitant presqu’un mois avec une tégénaire, exploit dont je ne suis pas peu fière. Le mois d’août offrant aux Anglais un dernier week-end prolongé ensoleillé, mon cher et tendre et moi-même en avons profité pour faire une belle randonnée. Notre balade pittoresque entre Rickmansworth et Chesham a revigoré autant mes jambes que mon âme. Les paysages bucoliques le long de la rivière Chess m’ont plongée dans un état d’allégresse. C’est enfin sur un décor automnal que s’est clôturé ce mois estival. Après plusieurs jours sous les gouttes, nous sommes partis à la rencontre des daims de notre quartier le tout dernier dimanche d’août. Une fois entrée dans les bois déjà tapis de feuilles d’or, j’ai ressenti la joie immense d’apercevoir les premiers reflets de la saison que j’adore.
Septembre me donne envie de redémarrer du bon pied et de le mettre à l’étrier. Espérons que l’énergie de la rentrée m’accompagnera tout au long du neuvième mois de l’année. Rendez-vous dans 4 semaines pour voir où ce début d’automne me mène.
Cette semaine a marqué la rentrée des classes en Belgique. Mais les petit.e.s écoliers et écolières n’ont pas été les seul.e.s à faire leur rentrée. La fin de l’été annonce aussi la rentrée… des araignées dans nos maisons. Depuis 2 semaines, j’enchaîne les rencontres effrayantes et vis dans un état de stress constant. J’essaye toutefois de me débarrasser de mon arachnophobie. L’un des moyens d’exorciser une peur est d’apprendre à mieux connaître l’objet de cette crainte. Comme j’adore les mots, je me suis donc intéressée à l’étymologie des termes « araignée » et « arachnophobie ».
L’histoire du mot « araignée » est passionnante. Le terme français vient des mots latins araneus et aranea. Le premier, qui a donné « aragne », désignait le monstre à huit pattes, tandis que le deuxième se référait à sa toile. Le « i » précédant le « g » a été ajouté au XVIIe siècle non pas pour faire joli, mais pour donner une indication sur la prononciation de « -gne ». En effet, le « i » permettait de distinguer le « -gne » dur, comme dans « stagne », du « -gne » nasal, comme dans « montagne ». D’ailleurs, le terme « montagne » s’écrivait « montaigne ». Pendant tout un temps, les termes « araigne » et « aragne » ont coexisté. Et « araignée » alors ? Eh bien, au départ, on a ajouté le « -ée » pour parler de la toile que tissait l’aragne. Donc « araignée » désignait la toile et l’animal était nommé « aragne ». Puis de fil en aiguille, « aragne » a été mis de côté et le mot « araignée » l’a emporté, et l’on désigne désormais son filet par « toile d’araignée ». Je vous invite à regarder cette intéressante vidéo de Bernard Fripiat, qui explique tout ça bien mieux que moi. Si vous aimez la langue de Shakespeare, je vous invite à lire cet article qui explique l’origine de cobweb, tout aussi passionnante.
Et l’arachnophobie dans tout ça ? Étymologiquement, le terme vient de l’association des mots grecs φόβος (phóbos = la peur) et ἀράχνη (arakhnê = araignée). Arakhnê (ou Arachné), qui est également à l’origine du mot « arachnide » (c'est-à-dire la classe des arthropodes à laquelle appartiennent les araignées, mais aussi les scorpions et les acariens) est un personnage de la mythologie grecque. Voici son histoire, reprise dans les Géorgiques de Virgile et dans les Métamorphoses d’Ovide, racontée avec mes mots.
Il était une fois une jeune tisseuse du nom d’Arachné dont le talent était si grand que sa réputation a atteint le mont Olympe. Intriguée, Athéna a voulu observer de ses propres yeux le travail de cette surdouée du tissage. Sous les traits d’une dame âgée, la déesse des arts et des technniques rendit ainsi visite à Arachné. Sans connaître l’identité réelle de sa visiteuse, la jeune femme commit l’impair de se vanter d’être la meilleure tisseuse au monde et de surpasser les talents d’Athéna elle-même. Vexée, la déesse révéla alors son identité et lança à Arachné le défi de la surpasser lors d’un concours de tapisserie. Athéna choisit de représenter les dieux de l’Olympe dans toute leur gloire, tandis que la jeune tisseuse eut l’audace d’illustrer les relations amoureuses scandaleuses de ces divinités. Leur travail terminé, la déesse entra dans une colère folle, ne voyant aucun défaut sur l’ouvrage d’Arachné. Verte de jalousie, elle frappa la jeune tisseuse avec sa navette et détruisit sa tapisserie. Désespérée, Arachné choisit de se donner la mort et se pendit. Prise de remord, Athéna eut la bonté de lui redonner la vie, mais sous la forme d’une araignée, condamnée à tisser pour l’éternité.
Je vous épargne l’illustration traumatisante de ce mythe par Gustave Doré pour la Divine Comédie… Maintenant qu’on connaît l’origine étymologique de l’arachnophobie, que signifie exactement ce mot ? Est-ce que je peux me qualifier d’arachnophobe ? Intéressons-nous un peu aux symptômes :
Arachnophobie
Peur phobique des araignées se traduisant par une envie de fuir, une accélération de la respiration, une augmentation du rythme cardiaque, de la sueur, des douleurs dans la poitrine, des maux de tête, des pleurs et cris, de la paralysie et parfois une perte de connaissance.
Je n’ai jamais été jusqu’à perdre connaissance face à une araignée, mais je rappelle très bien d’un épisode où je suis restée bloquée en pleurs pendant plus d’une heure devant la porte des toilettes car j’avais vu une énorme tégénaire sur le mur juste à côté de la cuvette, exactement au niveau de ma tête quand je me suis assise sur le pot. Il était trop tard pour appeler mon super héros (papa, qui dormait déjà) et j’étais tiraillée entre l’envie pressante de me soulager et celle de m’enfuir le plus loin possible du monstre qui hantait les toilettes. L’une de mes meilleures amies qui a kotté avec moi m’a également retrouvée une nuit assise la tête dans les genoux sur une chaise dans la cuisine car une grosse araignée se baladait dans ma chambre et que j’étais incapable d’y dormir. Vous vous demandez pourquoi je ne les tue pas ou ne les mets pas dehors ? C’est parce que ma peur me paralyse. Tuer une araignée, de 1) c’est nul, elle n’a rien demandé, de 2) ça implique de devoir s’approcher d’elle, de la regarder pour bien viser et de risquer de la voir se mettre à courir dans tous les sens, ce qui me fait littéralement prendre la fuite. Ma peur ne se limite pas aux araignées réelles. Par exemple, je n’ai jamais pu regarder le passage dans la Forêt interdite dans le film Harry Potter et la Chambre des secrets(je me rappelle d'ailleurs m'être recroquevillée sur mon siège la tête dans les genoux à ce moment précis du film quand je suis allée le voir au cinéma, un horrible moment avec tous les bruits de pattes dans tous les sens 😭). Les illustrations, photos, même parfois les dessins animées d’araignées me mettent dans un état de malaise profond. La rédaction de cet article a d’ailleurs été compliquée par moment (avec tous ces sadiques qui s'amusent à inclure des photos d'araignée dans les articles traitant d'arachnophobie 😡).
Mais d’où vient cette peur irrationnelle des araignées ? Il existe plusieurs explications. On va oublier les inepties psychanalytiques de Freud, qui relie cette peur au sexe féminin et plus particulièrement à la mère phallique. En gros, l’araignée représenterait la méchante mère redoutée par son enfant. Si ça vous intéresse, je vous renvoie à cet article. Plus plausible, l’arachnophobie ferait partie des peurs innées ou fondamentales, tout comme l’ophiophobie (la peur des serpents), c’est-à-dire qu’elle proviendrait d’un mécanisme de survie que nos lointains ancêtres ont développé pour se protéger des morsures ou piqûres mortelles de ces animaux. Mais qu’est-ce qui expliquerait alors que certaines personnes n’ont absolument aucun problème avec les araignées et peuvent les prendre en main ou les considérer comme des animaux de compagnie ? Cela pousse apparemment certains chercheurs à considérer l’arachnophobie comme une peur héréditaire ou génétique. D’autres prétendent que l’arachnophobie serait une peur conditionnée, c’est-à-dire qu’elle serait la conséquence d’un traumatisme subi pendant l’enfance (ATTENTION, je vous renvoie à cet article en anglais, mais il comporte des photos d'araignée…). Je penche plutôt pour cette dernière explication, du moins en ce qui me concerne.
Je me rappelle ainsi que l’un de mes oncles s’amusait à faire semblant de me lancer dans la cave de chez ma grand-mère paternelle pour que j’aille rejoindre « les araignées » (merci tonton 🙄). Je ne les voyais pas, mais j’ai toujours eu horriblement peur de cette cave et d’y descendre. Cela dit, je ne me souviens pas d’avoir rencontré d’araignée chez ma grand-mère… Par contre, je me rappelle très bien la première rencontre traumatisante avec une araignée (je pense que c'était la première et les sensations sont encore vivaces…). Je ne sais pas quel âge j’avais, mais c’était à l’époque où je prenais encore des bains avec ma petite sœur. Nous avions un jouet en forme de baleine avec lequel nous n’avions plus joué depuis un certain temps qui traînait sur le bord de la baignoire. Et ce jour-là, nous avons voulu l’utiliser de nouveau… La baleine en question disposait d’un petit mécanisme qui permettait de faire jaillir de l’eau par son évent. Sauf que ce n’est pas de l’eau qui a jailli du trou, mais une énorme araignée noire qui s’est retrouvée entre nous deux dans la baignoire. Jamais nous ne sommes sortis aussi vite du bain, nos cris étant accompagnés par ceux de notre mère face à la vue du monstre à huit pattes se débattant dans l’eau. Depuis, je me rappelle en détail de chaque malheureuse rencontre avec une araignée.
Je tente toutefois de me soigner et je suis quand même fière de pouvoir dire que j’accomplis des progrès. Ainsi, je cohabite depuis plusieurs semaines avec une tégénaire dans ma salle de bain, que j’ai baptisée Jeanine (ça me fait penser à une voisine acariâtre qui passe son temps à t'observer derrière sa fenêtre, mais que tu dois quand même traiter avec politesse). Tant que Jeanine reste dans la salle de bain, je la laisse tranquille… Elle me fait généralement coucou le soir, je m’entraîne donc à me laver les dents et à me nettoyer le visage en sa présence, tout en la surveillant du coin de l’œil et en fermant bien la porte pour ne pas qu’elle se balade (je me rassure comme je peux). Et j’ai réussi à mettre dehors une araignée de plus petite taille comme une grande 😊. Je n’irai pas jusqu’à faire une thérapie (qui consiste à toucher d'énormes araignées pour vaincre sa peur...), ni à aller en Australie ou en Amazonie, mais je me soigne comme je peux.
Si vous êtes arachnophobe et que vous passez par ici, je vous envoie tout mon courage. Plus que quelques semaines à tenir, on va survivre !
Le retour des vacances est toujours un peu rude quand on ouvre de nouveau les journaux et les réseaux sociaux. Préoccupée par la condition féminine dans le monde entier, je m’intéresse beaucoup aux grands sujets du féminisme. Depuis le renversement de l’arrêt Roe v. Wade et la réélection du clown orange à la Maison Blanche, l’avortement est au cœur des débats. Le guignol de 4 ans d’âge mental qui considère le monde comme sa plaine de jeux a été qualifié de « président le plus pro-vie de l’histoire » par l’hebdomadaire chrétien français La Vie. Ce terme, « pro-vie », m’a toujours horripilée. J’avais donc envie d’en parler aujourd’hui.
D’où vient le terme « pro-vie » et que signifie-t-il exactement ? Cette expression provient du terme anglophone « pro-life » apparu dans les années 1970 aux États-Unis, selon le Merriam-Webster. Dans le Cambridge Dictionary, le terme est défini comme suit :
pro-life (adjective): opposed to the belief that a pregnant woman should have the freedom to choose an abortion if she does not want to have a baby.
Traduction : pro-vie (adjectif) : opposé à la conviction qu’une femme enceinte devrait avoir la liberté de choisir d’avorter si elle ne veut pas avoir de bébé.
Le terme « pro-vie » ne semble pas être entré dans les dictionnaires académiques français. J’ai uniquement trouvé une définition sur le site de vulgarisation La langue française :
Pro-vie (adjectif) : qui s’oppose à l’interruption volontaire de grossesse et à l’euthanasie.
Il est intéressant de voir qu’en français, le terme « pro-vie » inclut aussi l’opposition à l’euthanasie. Étrange de savoir qu’un mouvement qui refuse de voir les gens mourir est prêt à sacrifier la vie d’une femme… car oui, ce qui m’embête dans ce terme, ce sont les mots choisis. Moi aussi je suis « pour la vie », une vie avec tous ses bonheurs et ses malheurs, mais dont le déroulement et la fin sont choisis en pleine conscience quand on en a la possibilité. Dire d’une personne qu’elle est « pro-vie » alors qu’elle veut empêcher les autres de vivre et de terminer leur vie comme ils et elles l’entendent me paraît totalement insensé.
Quel type de vie ces gens prônent-ils exactement ? Une vie dans laquelle une mère morte cérébralement est tenue artificiellement en vie pour donner naissance à un enfant prématuré dont la survie est incertaine ? Un enfant qui, s’il survit avec tous les séquelles qu’il risque d’avoir, subira le traumatisme d’apprendre plus tard qu’il a grandi dans le ventre de sa mère morte, comme s’il s’agissait d’une couveuse et non d’un être humain ? Je ne parle pas ici d’un roman ou d’une série dystopique, mais du cas d’Adriana Smith, une maman et infirmière de 30 ans maintenue artificiellement en vie pendant 6 semaines à cause l’interdiction de l’avortement après 6 semaines de grossesse dans l’État de Géorgie. Tout cela bien évidemment contre les souhaits de son mari et de sa famille, qui ont dû vivre un véritable cauchemar émotionnel (et ne parlons pas de son petit garçon de 7 ans)…
Les pro-vies sont-ils favorables à ce qu’une mère victime d’une fausse couche meure parce que l’équipe médicale doit attendre qu’il n’y ait plus aucun battement de cœur du fœtus pour intervenir, laissant ainsi une petite fille orpheline et un mari veuf de son épouse de seulement 28 ans ? Là encore, je ne parle pas d’une héroïne de film d’horreur, mais de Josseli Barnica, victime des lois anti-avortement du Texas. Josseli est loin d’être la seule à travers le monde. En Pologne, Izabela est morte des suites d’une septicémie alors qu’elle en était à sa 22e semaine de grossesse parce que les médecins avaient peur d’enfreindre les lois anti-avortement strictes du pays.
Est-ce qu’être « pro-vie », c’est exiger d’une maman en deuil de porter son fœtus mort pendant plusieurs semaines et de continuer à ressentir les symptômes de grossesse alors qu’elle ne va jamais pouvoir prendre son bébé vivant dans les bras ? C’est ce qu’a vécu Elisabeth Weber en Caroline du Sud. Ancienne « pro-vie » elle-même, elle a vu son utérus se transformer en tombe, avec la peur de mourir à son tour, sans pouvoir rien faire à cause des lois anti-avortement qu’elle avait autrefois soutenues.
Je me rappelle aussi de ces militant.e.s soi-disant pro-vie au Brésil qui étaient contre l’avortement d’une petite fille de 10 ans, enceinte après les viols répétés de son oncle. Ces gens étaient-ils conscients qu’ils allaient condamner une enfant à un accouchement extrêmement à risque et à une vie totalement ruinée ? Certain.e.s ont même été jusqu’à se rendre à l’hôpital pour lui bloquer l’accès et la traiter de meurtrière alors qu’elle tenait des peluches dans les bras pour se rassurer. Ces personnes n’ont-elles aucune empathie ? La vie d’une fillette ou d’une femme est-elle aussi insignifiante à leurs yeux ?
Je cite ici de cas extrêmes, mais être « pro-vie », c’est vouloir simplement empêcher une femme de vivre sa vie comme elle l’entend, d’avoir des enfants quand et si elle se trouve dans la bonne situation (émotionnelle, amoureuse, financière...). Comme l’a si bien dit Simone Veil :
« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. »
L’arrivée d’un enfant est un bouleversement total. Les femmes qui prennent la lourde décision d’avorter en sont bien conscientes. Elles connaissent les sacrifices qu’implique la venue d’un enfant dans ce monde. Elles connaissent leurs limites, leur santé physique et mentale, l’état de leur relation amoureuse, leurs envies et besoins actuels. Forcer une femme à garder un enfant, ce n’est pas être pro-vie, c’est l’empêcher de vivre sa propre vie.
Pourquoi se dire pro-vie quand on est en réalité contre elle ? À mon sens, on n’est pas « pro-vie » quand on nie à quelqu’un.e le droit de décider de sa propre vie ou mort. Tout comme on ne dit pas « pro-avortement » (toute femme préférerait ne pas tomber enceinte plutôt que de devoir être confrontée à cette décision), mais plutôt « pro-choix », je préconise l’emploi de « anti-choix », car tout est une question de choix finalement. Et aimeriez-vous qu’une autre personne vous impose ses choix ? Je ne crois pas.
Vous êtes seul.e maître de votre vie. Vivez donc la vôtre sans imposer vos choix à autrui !
Dans ma dernière carte postale, je quittais la gare de la ville hongroise de Győr. Malgré une heure de retard, mon cher et tendre et moi-même arrivons avant ses parents, ses sœurs et notre petite nièce à Vienne, ville que nous avions déjà visitée il y a 8 ans. J’avais eu un coup de cœur absolu pour la capitale autrichienne et m’étais promis d’y retourner. J’étais impatiente de retourner flâner dans ses rues chargées d’histoire et bordées de bâtiments baroques et Art nouveau tous plus beaux les uns que les autres. Contrairement à notre première visite, durant laquelle mon cher et tendre et moi-même nous étions concentrés sur les parcs et les jardins, ce deuxième séjour à Vienne a été riche en excursions. Je tenais donc à écrire un nouveau billet sur la ville impériale, cette fois plus axé sur les palais et musées que j’ai visités.
Panorama sur Vienne et le palais de Schönbrunn depuis la Gloriette
Ma belle-famille ayant eu un vol très tôt le matin-même, notre première journée à Vienne a été plus décontractée. Notre appartement de location se trouvant à moins de 10 minutes de marche du parc du Belvédère, nous sommes allés faire un petit tour dans ses jardins. L’une des façades de ce somptueux château baroque était en travaux, mais cela ne m’a pas empêchée d’être charmée par les lieux. J’ai pris le temps d’admirer les beaux parterres de fleurs d’été ainsi que les statues immaculées peuplant les jardins.
En fin d’après-midi, toute la troupe se met en route pour l’Innere Stadt, c’est-à-dire la ville intérieure de Vienne. Nous commençons notre balade par l’incontournable statue dorée de Johann Strauss II au Stadtpark avant de nous enfoncer dans les ruelles historiques de la capitale impériale et d’atteindre le fameux Graben. Comme en 2017, je m’émerveille devant la beauté des bâtiments. Partout où je lève les yeux, j’aperçois des atlantes ou caryatides soutenant des balcons richement ornés, des encadrements de fenêtre aux moulures détaillées, des volutes, des guirlandes fleuries et autres ornements tout à fait à mon goût (je dois être d’une autre époque 👸). Nous passons devant la majestueuse cathédrale Saint-Étienne avec sa magnifique toiture en tuiles vernissées, puis apercevons le dôme vert de la Hofburg. Mon cher et tendre nous presse toutefois le pas pour arriver à l’heure au restaurant. Nous avons choisi Centimeter, une adresse conviviale proposant d’énormes assortiments de spécialités autrichiennes à partager. Le ventre bien rempli, nous nous dirigeons sur la Rathausplatz, qui accueille tout au long de l’été un festival de projection de concerts classiques, pop, rock ou d’opéras devant le splendide hôtel de ville gothique. L’ambiance y est très sympathique, mais la fatigue du voyage se fait sentir pour ma belle-famille et nous rentrons sagement à l’appartement pour passer une bonne nuit.
Le 1er août marque notre première journée complète à Vienne. Pour commencer, nous nous rendons à la Hofburg pour visiter l’un des sites dont ma belle-mère rêvait depuis longtemps : le musée Sissi. Nous avions acheté des Flexi Pass (dont le prix varie en fonction du nombre de sites que vous souhaitez visiter) et devons d’abord passer au guichet pour obtenir notre horaire d’entrée au musée. Pour réguler le nombre de visiteurs, les grandes attractions viennoises sont en effet uniquement accessibles sur un créneau bien précis. Heureusement pour nous, nous ne devons attendre que 15 minutes, le temps d’explorer un peu l’extérieur du palais de la Hofburg.
Les 15 minutes passés, nous entrons enfin dans le musée Sissi. Le billet de 25€ comprend l’entrée dans l’espace muséal dédié à l’impératrice, ainsi que celle dans les somptueux appartements impériaux. Je n’ai jamais été particulièrement fan des films Sissi, mais j’ai vraiment apprécié la visite, agrémentée d’un audioguide gratuit très complet. Le musée cherche à rétablir la vérité sur la vie et le caractère de l’impératrice, loin des portraits cinématographiques romancés, à l’aide d’un grand nombre d’objets personnels. Il est vraiment passionnant. J’ai particulièrement aimé pouvoir traverser les appartements impériaux, à la décoration baroque blanche et or, choix décoratif de Sissi elle-même.
Après ce voyage dans le temps et une grosse averse de courte durée, nous regagnons le Graben pour une petite marche sous la réapparition du soleil. Voyant la porte de l’église Saint-Pierre de Vienne ouverte, j’y suis entrée avec ma belle-mère pour contempler l’intérieur de cette sublime église baroque sous les notes puissantes de l’orgue. Nous sommes ensuite rentrés un moment à l’appartement pour nous changer pour la sortie du soir, puis nous sommes partis rejoindre le Naschmarkt, grand marché à moitié couvert. Je n’ai pas pris de photo du marché car il était malheureusement à moitié fermé lors de notre passage. Nous nous y sommes toutefois installés pour manger de savoureuses pizzas chez Al Bacio (je recommande).
Nous finissons juste à temps pour prendre le tram et nous rendre à l’événement que j’attendais le plus de tout le séjour : un concert du Wiener Mozart Orchester au Musikverein. J’ai eu la chance d’obtenir des réductions pour le concert par ma cliente espagnole, pour qui je travaille depuis des années (prix normal pour la catégorie la plus basse : 69€). Elle nous a gentiment réservé des places au balcon dans la plus belle salle du Musikverein, la fameuse Salle dorée. C’est là qu’est filmé chaque année le Concert du Nouvel An. Réputée dans le monde entier pour son excellente acoustique, elle est éblouissante avec ses peintures au plafond et ses lustres qui font briller les dorures. L’orchestre et les solistes, tous en tenues d’époque, sont de grande qualité et nous ont fait vivre une soirée musicale fantastique sur les airs de Mozart, mais aussi ceux de Strauss père et fils. Seul bémol, j’ai été surprise de voir que le personnel laissait entrer les retardataires dans la salle… L’assise des sièges du balcon étant rabattable et en bois, l’installation de ces personnes arrivées après le début de concert était assez bruyante. J’ai également déploré que certain.e.s membres du public n’avaient acheté leur place que dans l’objectif de prendre des photos de la salle et ne faisaient que discuter plutôt que d’écouter le concert…(j’ai d’ailleurs dû leur lancer un regard noir pour les faire taire). Malgré ces perturbations, cette soirée restera longtemps gravée dans ma mémoire !
Le MusikvereinHall d’entrée du MusikvereinLes plafonds de la Salle dorée
Nouvelle journée, nouveau palais ! Nous passons notre samedi à Vienne sur l’immense domaine de Schönbrunn. Arrivés sur place, nous nous pressons de réserver nos billets pour la visite du palais. Pour information, le Flexi Pass n’inclue que la visite des appartements d’État. Nous avons dû ajouter 9€ par personne pour accéder à l’intégralité de l’étage noble du palais (prix total : 34€ par personne). Notre créneau d’entrée dans le palais ne tombant qu’en début d’après-midi, nous prenons le temps de flâner à travers les jardins impériaux, totalement gratuits (à l'exception du zoo, de la Gloriette et du labyrinthe, bien évidemment… une visite complète de Schönbrunn peut vous coûter très cher). Le ciel est bleu et le soleil au beau fixe, nous permettant d’apprécier pleinement la beauté des fontaines, des statues et des parterres de fleurs, ainsi que le panorama sur le palais depuis la Gloriette (seule la montée sur la plateforme panoramique est payante).
L’heure est ensuite venue d’entrer dans le palais. Accompagnée de ma belle-mère et de mes belles-sœurs, pendant que mon cher et tendre et mon beau-père explorent le zoo de Schönbrunn avec ma petite nièce, je traverse les opulents appartements de François-Joseph et de Sissi ainsi que ceux occupés par Marie-Thérèse d’Autriche et ses nombreux enfants. Là encore, je m’extasie devant les lustres, les boiseries, les moulures et le mobilier d’époque. La pièce phare du palais est sa grande galerie, aux murs blancs rehaussés de dorures et aux incroyables plafonds peints. Je suis toutefois plus émue de fouler le parquet du salon où le petit Mozart a joué pour la première fois devant l’impératrice Marie-Thérèse. Et j’ai un coup de cœur pour les pièces à la décoration plus exotique, venue de Chine et d’Inde, ainsi que par l’étonnante chambre aux porcelaines.
Une fois la visite du palais de Schönbrunn terminée en fin d’après-midi, nous rentrons à l’appartement pour y manger avant d’aller en prendre de nouveau plein la vue, cette fois-ci à l’église votive. Cette église néogothique accueille pour le moment un spectacle de sons et lumières mettant en valeur sa splendide nef. Je suis déjà émerveillée avant la projection, regrettant presque de ne pas avoir vu les peintures de ses voûtes à la lumière du jour. Une fois installés, nous sommes éblouis par les illuminations des colonnes de la nef, les détails architecturaux de l’église étant mis en valeur par les animations visuelles. Le spectacle ne dure que 30 minutes, mais il vaut vraiment ses 22€ par personne (prenez les places de 2e catégorie, la première catégorie ne vaut pas le coup).
Nous voilà déjà au dimanche, notre dernier jour complet à Vienne, et je le commence seule en compagnie de ma belle-mère. Adorant toutes les deux l’architecture baroque et les palais, nous partons visiter le Trésor impérial de la Hofburg. En chemin, nous avons le plaisir de pouvoir entrer dans la cathédrale Saint-Étienne puis d’entendre ses cloches sonner pour l’appel à la messe.
Nous entrons ensuite dans une nouvelle aile de la Hofburg pour explorer le Trésor impérial. Pour 16€ l’entrée, je ne m’attendais pas à y passer autant de temps. Le nombre de merveilles que le musée renferme est incalculable. En plus des couronnes, sceptres et bijoux impériaux, il comporte toute une partie dédiée au trésor liturgique avec un grand nombre de reliques. Les détails de certaines pièces nous ont littéralement bluffées. Le musée abrite aussi plusieurs curiosités, comme une corne de « licorne », une coupe d’agate considérée comme le Saint Graal ou des icônes réalisées à partir de plumes de colibri. Nous y passons 3 bonnes heures et expédions même un peu la fin, ne consultant l’audioguide que pour les pièces qui attirent notre attention.
Couronne impériale d’Autriche et sceptre de Rodolphe II
Robe d’apparat
Le berceau de l’Aiglon
Vaisselle de baptême impérial
Couronne d’Étienne Bocksai
Roses d’or
Fiole à onguent dans la plus grosse émeraude taillée au monde
Opale
Broche de hyacinte dite La Bella
Bijou de la toison d’or
Arbre généalogique des rois et empereurs de la maison de Habsbourg
Pendentif de la parure offerte à la princesse Stéphanie de Belgique par la ville de Budapest (remarquez le lion des Flandres)
Corne de licorne (ou plutôt de narval)
Tableau en plumes de colibri
Trésor liturgique
La couronne du Saint-Empire
Coupe d’agate considérée comme le Saint Graal
Les armoiries belges
Grand collier de l’ordre de la Toison d’or
Une fois à l’air libre, nous nous baladons encore un peu dans la ville avant de prendre le métro pour rejoindre le reste de la famille au Prater, la fête foraine permanente de Vienne. Après quelques tours de manège pour ma petite nièce, nous rejoignons le canal du Danube pour une croisière. S’il est agréable de se laisser naviguer, j’avoue que la City Cruise (qui revient quand même à 32€ par personne) nous laisse sur notre faim : les explications sont succinctes et il n’y a pas de jolis bâtiments en vue. Elle vaut juste la peine si vous aimez le street-art. Nous restons dans les environs du canal pour notre dernier repas tous ensemble, pris cette fois au Cavaliere, un excellent restaurant italien. Nos pâtes et tiramisus engloutis, nous passons devant le carillon Anker puis regagnons le Graben pour une dernière balade dans l’Innere Stadt, cette fois-ci sous le manteau de la nuit.
Lundi 4 août, après avoir quitté l’appartement et mis nos bagages dans des casiers à la Hoptbahnhof, nous prenons la direction du troisième arrondissement pour admirer la Maison Hundertwasser, créée par l’artiste du même nom. Elle détonne par rapport aux bâtiments baroques, dont le très beau palais des Beaux Arts voisin, mais est tout aussi belle par ses murs colorées, recouverts de végétation.
Pour notre dernière balade dans Vienne, je propose ensuite de rejoindre le Stadtpark, où ma petite nièce s’amuse dans les plaines de jeux, pendant que je fais le tour des monuments du parc avec ma belle-mère. Une dernière photo devant les parterres fleuris puis direction le centre pour un repas express avant les adieux à ma belle-famille.
Notre vol pour Londres étant prévu plus tard dans la soirée, je profite des quelques heures qu’il me reste dans la capitale autrichienne pour visiter l’un des lieux qui m’attirent le plus : la Mozarthaus, la seule ancienne résidence de l’enfant prodige de la musique qui subsiste à Vienne. J’en ressors toutefois un peu déçue. Pour 14€ l’entrée, vous disposez d’un audioguide très détaillé, mais ne pouvez voir qu’un faible nombre d’objets exposés. Les partitions et lettres présentées dans les pièces de l’appartement, qui est quasiment vide, sont pratiquement toutes des copies (dont les originaux se trouvent en partie à la British Library). Cela dit, j’ai été très émue d’entrer dans les pièces où le grand maestro a notamment composé Les Noces de Figaro, ainsi que de voir la rue derrière la fenêtre de son bureau, vue qui l’a peut-être inspirée pour écrire plusieurs de ses chefs-d’œuvre.
C’est sous la pluie que je quitte Vienne pour la deuxième fois, le cœur presque serré de devoir dire au revoir à ses rues élégantes et chargées d’histoire. Inutile de dire que j’ai encore envie d’y retourner, ne serait-ce que pour voir sa Bibliothèque nationale (malheureusement fermée le jour où je voulais la visiter) et pour assister à d’autres concerts… Mais ne dit-on pas « jamais deux sans trois » ? Vienne, j’espère vraiment qu’on se reverra !
Je suis revenue le 4 août de près de 10 jours de vacances en Europe centrale. Mes belles-sœurs et mon cher et tendre avaient offert à Noël un gros cadeau à leurs parents : un voyage en famille à Vienne. Avant de rejoindre ma belle-famille dans la capitale autrichienne, mon amoureux a voulu nous octroyer 5 jours en tête à tête dans une autre ville de la région, avec une liaison rapide en bus ou en train. Nous avons opté pour 2 villes hongroises : Budapest et Győr. J’avais déjà exploré les capitales de l’Autriche et de la Hongrie par le passé, mais j’ai eu le grand plaisir de redécouvrir ces destinations et souhaitais en parler de nouveau sur mon blog. Permettez-moi donc une petite pause dans mon récit de voyage en Chine pour vous emmener dans 3 superbes villes du Vieux Continent. Embarquons dès maintenant pour la Hongrie avec Budapest et Győr.
Le parlement de Budapest et l’hôtel de ville de Győr
Vendredi 25 juillet, nous nous envolons de l’Angleterre pour atterrir vers 22h dans la capitale hongroise. Nous logeons dans un petit appartement de la rue Ráday, côté Pest. Après une nuit interrompue par un terrifiant orage qui a provoqué un véritable déluge, nous entamons la journée la plus chaude de notre voyage. Avec un thermomètre affichant plus de 33°C, nous arpentons les rues de Budapest, en commençant par ses Halles centrales, datant de la fin du XIXe siècle et entièrement restaurées après la Seconde Guerre mondiale. Nous longeons ensuite le beau Danube bleu et je retrouve avec bonheur les nombreuses statues qui parsèment la ville, ainsi que la vue sur le complexe du château de Buda de l’autre côté du fleuve. Souhaitant éviter le soleil brûlant, nous nous réfugions à l’ombre des rues du centre-ville pour déguster un kürtőskalács (gâteau rôti à la broche que l'on trouve absolument partout dans la capitale hongroise). Nous poursuivons notre chemin vers la basilique Saint-Étienne de Pest avant de nous poser un moment au parc Erzsébet. Le ciel devenant menaçant, nous décidons de visiter une exposition interactive au Cinema Mystica Budapest, une sorte de musée de la technologie établi dans un sublime bâtiment du début du XXe siècle.
Après une bonne heure à admirer les sons et lumières des installations artistiques, nous décidons de goûter à la gastronomie hongroise dans l’un des restaurants de notre rue. Nous ne sommes pas vraiment convaincus par nos plats (du Csirkepaprikas et du Marhapörkölt servis avec des petites boulettes de pâtes), mais terminons nos assiettes. Nous nous reposons ensuite un moment à l’appartement pour ressortir seulement vers 21h30. Budapest est réputée pour ses thermes et mon cher et tendre en a repéré un ouvert en soirée avec une jolie vue sur le Danube. Nous montons chacun sur une trottinette électrique dott(il y en a plein dans la ville, mais j'ai trouvé l'expérience trop stressante pour avoir envie de retenter 😅) et arrivons devant les portes des thermes Rudas. Moins connus que les thermes Széchenyi, dont nous avions profité lors de notre premier séjour à Budapest, les thermes Rudas valent largement le prix d’entrée (13 000 forints, soit 32€ par personne). Le billet inclut une cabine fermée par un bracelet électronique pour laisser ses affaires en toute sécurité et l’accès à une dizaine de piscines aux températures variées, allant de 18 à 42°C. Notez que le port de tongs est obligatoire (heureusement, notre appartement en mettait à disposition). Nous nous dépêchons de monter sur le toit du spa pour nous baigner dans sa piscine panoramique, d’où l’on peut regarder les ponts illuminés sur le Danube. Nous passons ensuite 3 bonnes heures à barboter dans les différents bassins riches en minéraux et à tenter, en vain, d’entrer dans les hammams et saunas, bien trop chauds à notre goût. Les bains d’origine, construits au XVIe siècle, sont particulièrement appréciables avec leur belle voûte ottomane centrale. Les thermes Rudas étant mixtes uniquement le vendredi et le samedi soir, nous sommes loin d’être les seuls couples sur place. Cela dit, l’expérience est très agréable, le lieu n’étant pas trop fréquenté en soirée.
Une jolie rue de Pest
Église colorée
Place Kálvin
Repas hongrois
Vue depuis la piscine panoramique des thermes Rudas
Le lendemain, nous constatons avec bonheur que la température a descendu sous la barre des 30°C. Nous en profitons pour faire une longue promenade sur la rive de Buda. Nous montons dans l’un des jolis trams jaunes de la ville (comptez 600 forins, soit 1,50€ par trajet via l'application Budapest Go) pour descendre à l’arrêt Batthyány tér face à une vue dégagée sur l’Országház, alias le majestueux parlement de Budapest, l’un des plus grands d’Europe. Après avoir immortalisé ce bijou d’architecture néogothique, nous entamons notre balade sur la colline de Buda. C’est un véritable musée d’architecture en plein air. Je m’arrête à chaque coin de rue pour photographier les façades colorées des bâtiments. Les yeux en l’air, j’observe les détails des balcons, les encadrures de fenêtre et, bien évidemment, les statues qui ornent les façades, comme celles de la Redoute de Buda.
Notre montée de la colline royale se poursuit avec la visite du célèbre Bastion des pêcheurs, une élégante promenade de plaisance construite à la fin du XIXe siècle. J’avais adoré l’endroit lors de ma première visite de Budapest en 2015. Dix ans plus tard, le site est devenu victime de son succès. Un restaurant s’est installé dans la tourelle la plus haute, offrant le meilleur panorama sur le Parlement, et les stands de glaces, de kürtőskalács ou de souvenirs en tous genres abondent. Bref, le lieu m’a paru beaucoup moins paisible qu’en 2015.
Je suis néanmoins de nouveau émerveillée par l’église Notre-Dame de l’Assomption de Budavár, alias l’église Matthias, et son magnifique toit de tuiles multicolores. Je l’ai littéralement prise sous toutes les coutures…
L’église Matthias
L’église Matthias
L’église Matthias
L’église Matthias
L’église Matthias
Nous poursuivons notre balade vers l’autre bâtiment emblématique de la capitale hongroise, le palais de Budavár. Une partie du site est en travaux lors de notre visite, mais cela n’enlève rien à la beauté de ce château dont l’origine remonte au XIVe siècle. Je prends de nouveau le temps d’examiner les détails des nombreuses statues qui ornent les murs du palais, y compris celles de la fontaine du roi Matthias. L’entrée de la cour du palais est gardée par 2 lions de pierre à l’allure fière semblant plus vrai que nature. L’endroit est beaucoup moins fréquenté que le Bastion des pêcheurs, ce qui le rend d’autant plus agréable. Nous continuons notre balade le long de l’enceinte du château en admirant les eaux du Danube et en passant à travers le jardin du palais, où je découvre d’autres trésors architecturaux.
Avides de découvrir d’autres panoramas, nous décidons de monter la colline de Gellért pour aller voir le monument du prince de Buda et de la princesse de Pest. Cette œuvre de l’artiste hongroise Márta Lesenyei est plus petite que ce que les photos vues en ligne nous laissaient croire, mais elle raconte une jolie légende autour de la ville de Budapest, dont les 2 rives ont été réunies par l’amour entre ces têtes couronnées imaginaires. Nous terminons notre balade par une pause ressourçante sur la colonnade de la statue de Gérard de Csánad, levant sa croix vers le Danube. L’heure du souper (ou dîner pour mes ami.e.s français.e.s) approchant, nous retournons sur la rive de Pest, traversons de nouveau ses rues à l’architecture diverse et nous posons dans le parc Károlyi pour un petit apéritif sous le carillon des cloches des églises.
Ce soir-là, nous décidons de nous restaurer dans le quartier juif, le restaurant de la veille nous étant paru trop cher (notez que les restaurants de Budapest ajoutent toujours de 10 à 15% de service). Nous passons devant les murs rouges et jaunes de la Grande Synagogue de Budapest et à travers les nombreux bars et restaurants tendance de la Cour Gozsdu avant de finir dans un fastfood local, qui nous aura quand même coûté une trentaine d’euros au total (les prix de Budapest ont bien augmenté en 10 ans). Nous terminons la soirée dans une salle d’arcade de la Cour Gozsdu et dans l’ambiance plus festive du quartier juif.
La Grande Synagogue de BudapestStreet art dans le quartier juifFaçade dans le quartier juifCour GozsduCour Gozsdu
Lundi 28 juillet, nous nous réveillons pour notre dernière journée complète à Budapest. Nous décidons d’explorer plusieurs sites que nous n’avions pas du tout visités lors de notre premier séjour dans la capitale hongroise. Notre itinéraire débute par l’île Marguerite, située au beau milieu du Danube. Cette île-jardin s’étale sur un peu plus de 2 kilomètres, déployant d’agréables allées ombragées, de merveilleux parterres fleuris, des ruines, des statues et diverses attractions, dont un parc aquatique en plein air et plusieurs fontaines musicales. Après avoir atteint quasiment le bout de l’île à pied, nous nous accordons une petite balade en cuistax comme on dit en Belgique (pour mes ami.e.s français.e.s, il s'agit de véhicules à 4 roues actionnées par plusieurs jeux de pédales) pour profiter encore une bonne heure de la beauté des lieux.
Notre balade au vert terminée, nous nous dépêchons de remonter vers notre appartement en prenant le tram. La ligne 2 passe devant le gigantesque parlement de la ville, me permettant de le photographier sous tous les angles. Le tram longe ensuite le Danube, me laissant tout le loisir d’admirer les bâtiments historiques de l’autre rive.
Si nous nous pressons de rentrer à l’appartement, c’est uniquement pour prendre nos maillots, des tongs et essuies de bain pour aller aux thermes Gellért. Comme nous avions déjà barboté dans les bassins fumants de Széchenyi lors de notre première visite, il me tardait de voir les deuxièmes thermes les plus réputés de la ville. Les thermes Gellért sont annexés à l’hôtel du même nom, datant du début du XXe siècle. Ils sont connus pour leur cadre luxueux, de style Art nouveau. Comptez une trentaine d’euros par personne pour l’entrée avec un casier. Nous avons demandé une cabine en supplément. Le bâtiment est splendide, mais est un véritable labyrinthe. Les bains intérieurs sont éparpillés aux 4 coins du complexe thermal, étant donné qu’il était autrefois non mixte. Deux piscines sont à l’extérieur, l’une à vagues chauffée à 28°C, l’autre pour se détendre dans une eau à 36°C. Nous nous baignons un moment à l’extérieur avant de nous perdre dans le dédale du bâtiment. Nous passons devant le beau bassin de natation intérieur sous toit de verre (uniquement accessible pour les personnes portant un bonnet de bain), puis entrons dans les saunas et hammams. De nouveau, les bains à vapeur sont intenables… Nous parvenons quand même à rester 15 minutes dans le sauna. Nous profitons ensuite des bains intérieurs, allant de 18 à 45°C, chacun installés dans des salles richement décorées. L’expérience vaut le coût pour le bâtiment en lui-même, qui est vraiment très beau, mais nous avons tout de même une préférence pour les thermes Rudas, où l’expérience thermale est plus variée.
Nous restons aux thermes Gellért jusqu’à leur fermeture à 19h et rentrons les muscles reposés dans notre appartement de vacances. Nous traversons une dernière fois le beau pont de la Liberté, admirant le soleil baisser légèrement vers l’horizon derrière la colline de Buda. Plusieurs bandes d’amis s’installent d’ailleurs sur la structure verte du pont pour contempler le coucher de soleil. Nous marchons de nouveau dans le centre de Pest, cette fois-ci à la recherche d’une pizza pour manger tranquillement à l’appartement et terminer les bières fruitées (belges 😎) que j’ai repérées dès mon arrivée dans la capitale. Nous nous préparons ensuite à sortir dans le dernier endroit que j’avais inscrit sur ma liste : Szimpla Kert, le ruin bar (ou romkocsma) le plus célèbre de Budapest. La capitale hongroise est en effet réputée pour ce genre de bars aménagés dans d’anciens bâtiments inoccupés et en ruines. Szimpla Kert en est l’un de ses meilleurs exemples. Nous étions passés devant son entrée la veille, mais avions abandonné l’idée d’y boire un verre voyant la longue file d’attente qui s’étirait dans la rue. Heureusement, pour notre dernier soir, il n’y a quasiment personne à l’entrée. Nous pénétrons les yeux grand ouverts dans cet espace alternatif à la décoration faite de bric et de broc, où se côtoient des personnes de tous âges et de tous horizons. Nous y restons le temps de savourer une Kriek à la pression pour moi (quand je dis que les bières fruitées belges sont appréciées à Budapest) et un cidre hongrois pour mon cher et tendre. L’heure est toutefois venue de quitter Szimpla Kert et de passer notre dernière nuit dans la capitale hongroise.
Le lendemain matin, nous bouclons nos valises et partons pour la gare de Budapest-Keleti afin de prendre un train vers notre prochaine destination : Győr. Pour 7€ par personne, nous rejoignons cette ville du nord-ouest de la Hongrie en un peu plus d’une heure. Nous avons trouvé un hôtel à 300 mètres de la gare, mais nous arrivons trop tôt pour le check-in. Nous laissons donc nos bagages et partons explorer le centre-ville. Győr est connue pour son centre historique baroque. Il est petit, mais bourré de charme. Je flâne avec délice dans ses rues bordées de façades pastel, auxquelles sont parfois accrochées de jolies enseignes. Nous faisons le tour du centre en moins de 2 heures, passant devant la place principale et sur les ponts enjambant le Danube. Nous prenons aussi le temps de savourer une petite pâtisserie locale, des rétes (ou strüdels). Un peu fatigués par le voyage, nous rentrons à l’hôtel vers 15h et nous accordons une petite sieste avant de sortir en début de soirée pour trouver à manger. Seul hic, Győr compte peu de restaurants et les menus sont assez chers… Nous trouvons un établissement en bord de fleuve un plus abordable, mais la salle intérieure n’est apparemment pas ouverte et il fait un peu trop frisquet pour rester en terrasse. Nous finissons par nous rendre dans un pub, où je commande un goulash, le plat national hongrois. S’ensuit une bonne nuit de sommeil avant notre tout dernier jour complet en Hongrie.
Pour notre petit-déjeuner le lendemain, nous tentons une autre spécialité locale, le lángos. Il s’agit d’une galette de pain frite recouverte de sauce aigre, de petits bouts de lardon et/ou de fromage râpé. Inutile de dire que c’est très gras. Après ce repas très sain, nous décidons de profiter de l’attraction phare de Győr, ses thermes de Rába Quelle. Ils sont complétés par un parc aquatique extérieur et un spa japonais. Le spa n’ouvrant que vers 15h, nous commençons par le parc aquatique. Il possède 3 piscines en étages, un grand jacuzzi, un espace de jeux d’eau pour les enfants et un ensemble de toboggans. Le jour de notre visite, la tour des toboggans ne fonctionnait que par tranche de 30 minutes, les toboggans s’ouvrant ou se fermant à tour de rôle (nous recommandons particulièrement le toboggan vert, riche en sensations). Cette tour de toboggans a l’avantage d’être dotée d’un ascenseur, élément dont le parc est très fier. Cela dit, lors de notre dernière montée dans la tour, nous nous sommes retrouvés bloqués dans l’ascenseur pendant 10 bonnes minutes. Après ce petit incident, nous sommes allés au spa japonais, le nouvel espace ajouté au complexe. Seul problème : l’accès à plusieurs saunas est interdit aux personnes en maillot de bain, mais aussi aux nudistes… Vous devez donc vous procurer à l’entrée des linges spéciaux, à louer contre une somme en espèces (que nous n'avions pas...). Nous avions heureusement emporté une grande serviette de bain et avons pu profiter des installations. En sortant du spa (dont le hammam était de nouveau beaucoup trop chaud... à croire que les Hongrois aiment être cuits à la vapeur), nous constatons que nous n’avons pas encore visité les véritables thermes du complexe. Nous passons donc un bon moment à barboter dans les eaux riches en minéraux des bassins intérieurs et extérieurs, aux températures variées (coup de cœur pour le bassin thermal à 38°C plongé quasiment dans l'obscurité, où nous nous sommes presque endormis tant le lieu était reposant). Pour profiter des thermes et du parc aquatique de Rába Quelle, comptez 22,50€ par personne. Pour le spa japonais (qui ne vaut pas vraiment la peine selon nous), ajoutez 6,50€(et prévoyez des billets de forint pour louer leurs linges de sauna...). Pour notre dernière soirée en Hongrie, nous faisons au plus simple : un Macdo à emporter au bord du fleuve. Nous nous posons au pied du pont Kossuth pour manger face aux jeux de lumière du pont Jedlik Ányos. Notre soirée s’achève par une balade digestive à la lueur des lampadaires du centre historique de Győr avant une bonne nuit dans le lit confortable de notre hôtel.
Lángos au bacon recouvert de fromageRába QuelleVue sur Győr depuis Rába QuelleRába QuelleTour des toboggans de Rába QuelleVue sur le DanubeL’église des Carmélites de Győr Statue dans Győr Statue dans GyőrPont Jedlik ÁnyosBalade nocturne dans GyőrBalade nocturne dans GyőrBalade nocturne dans GyőrBalade nocturne dans GyőrBalade nocturne dans Győr
Peu avant 10h le lendemain, nous rejoignons la gare de Győr pour attendre notre prochain train. Une heure plus tard que prévu, nous voilà en direction de notre destination finale : Vienne. Je vous retrouve donc prochainement pour la suite de mon récit dans la sublimissime capitale d’Autriche !
Tout comme juin était guilleret, juillet a été un mois très ensoleillé. Bien qu’il ait connu quelques orages, il a été riche en moments heureux et se termine par un petit voyage. Retour sur un acte estival qui a fait du bien au moral.
Ce sixième acte a commencé de manière intense avec un gros projet du Parlement européen pour une nouvelle agence. Cela m’a permis de ne plus trop penser à mes petits accrochages avec l’agence de rédaction à laquelle j’ai dû faire du chantage. Ayant beaucoup de mal à lui faire encore confiance, j’ai décidé de ne lui rendre mes textes qu’après réception de leur échéance. Comme tout tombe à chaque fois de manière synchronisée, il a bien évidemment fallu que je gère l’écriture et la livraison de ces rédactions en même temps que mon gros projet. J’ai ainsi passé 2-3 jours à ne quasi par dormir pour parvenir à tout finir… Avant de prendre mes congés, j’ai aussi eu une hausse de volume de mes projets de post-édition réguliers, ainsi que plusieurs traductions de ma cliente espagnole à finaliser. Mon mois professionnel a donc été plutôt rempli, mais est resté un peu gris. J’attends encore à ce jour le règlement d’une énième facture, émise auprès de l’agence qui me mène la vie dure…
Entre ces périodes de surproductivité, j’ai heureusement eu beaucoup de moments pour me reposer et d’occasions à célébrer. Mon cher et tendre a soufflé son 37e printemps et nous avons fêté notre longue relation de 17 ans. J’ai aussi eu le plaisir d’avoir eu de la compagnie, passant 3 jours de visite dans Londres avec l’une de mes meilleures amies. Le mois a également été ponctué de virées à travers l’Angleterre, à Cambridge, Greenwich, Rye puis en bord de mer. Ma belle-sœur nous avait donné rendez-vous le premier samedi du mois dans la célèbre ville universitaire, afin d’offrir à son frère un repas au restaurant pour son anniversaire. Notre visite a coïncidé avec plusieurs célébrations de remise de diplôme dans les universités, l’occasion de voir un peu du folklore de cette belle cité. Le samedi suivant, nous sommes allés à Greenwich pour un festival de musique accessible gratuitement. Le lendemain, nous avons enfourché notre monture pour partir à l’aventure. C’est à Rye que nous nous sommes d’abord arrêtés, une jolie cité médiévale avec une magnifique rue couverte de vieux pavés. Hastings a été notre prochaine destination, pour un dîner sur la plage face au soleil et à ses dernières illuminations. La météo étant plus instable le week-end suivant, il a été plus reposant. J’ai juste profité de quelques rayons de soleil le dimanche après-midi pour aller lire dans le parc proche de notre ancien nid.
Il a ensuite fallu plier bagages, vu que nous terminons le mois par un petit voyage. Je suis partie avec mon cher et tendre quelques jours en Hongrie, avant de rejoindre en Autriche ma belle-famille. Nous avions déjà visité Budapest et Vienne par le passé, mais nous avons eu le bonheur d’y retourner. Pour ajouter une escale à notre voyage en train, nous nous sommes également arrêtés à Győr pour 2 jours sereins. Je vous donnerai plus de détails dès mon retour au bercail.
J’espère qu’août m’apportera autant de satisfactions quotidiennes, il commence dans tous les cas en beauté dans la magnifique capitale autrichienne. Rendez-vous pour un nouveau bilan dans 5 semaines en vous souhaitant une deuxième partie d’été sereine !
Nĭ hăo ! Je vous retrouve enfin pour la suite du récit de mon périple en Chine. Après Pékin et Pingyao, nous avons fait une halte d’un peu moins de 2 jours à Xi’An, l’une des 4 grandes anciennes capitales de l’Empire du Milieu. La ville n’a pas été choisie au hasard vu qu’elle abrite l’un des plus beaux trésors historiques chinois : l’armée de terre cuite de l’empereur Qin. Mais ne sautons pas les étapes, je reprends mon récit sur le quai de la gare de Pingyaogucheng.
La gare de Pingyaogucheng est beaucoup plus petite que celle de Pékin Fengtai, mais l’embarquement y est tout aussi organisé et réglé à la minute. Avec d’autres voyageurs, dont une petite dizaine de touristes, nous sommes placés sur le quai dans des files numérotées. Le train arrive et nous embarquons rapidement. Nous profitons des 2h46 de trajet pour préparer notre programme de visites à Xi’An. N’ayant pas pu assister à un spectacle à Pingyao, nous réservons nos places pour une représentation le soir-même à Xi’An, ainsi que les billets d’entrée pour plusieurs sites à voir durant notre prochaine étape de voyage. Nous installons également l’application nécessaire pour utiliser les transports en commun de la ville (je ferai un petit billet avec les infos pratiques). Enthousiastes à l’idée de la poursuite de notre périple, nous arrivons à la gare de Xi’An North et montons dans le métro en direction du centre de la ville, où se trouve notre hôtel. Changement total d’ambiance quand nous entrons dans notre chambre au Center Hotel Xi’An Bell Tower. Le style est beaucoup plus occidental et chic (j'étais émerveillée par les joints pailletés sur les sols et les murs 😅).
Center Hotel Xi’An Bell TowerCenter Hotel Xi’An Bell Tower
Après une petite douche pour se rafraîchir et un tour au restaurant de l’hôtel pour voir ce qu’ils proposent à l’heure du thé (les hôtels chinois proposent souvent une petite collation avec du thé vers 15-16h), nous entamons notre visite de Xi’An par l’un de ses monuments emblématiques qui se trouve juste à côté : la Bell Tower (ou tour de la Cloche). Nous nous procurons les billets d’entrée pour les 2 tours de la ville (50 yuans) dans les tunnels du métro, nous débarrassons de notre petit sac à dos jugé trop gros par les gardes de sécurité et approchons enfin de la Bell Tower. Érigée au XIVe siècle sous la dynastie Ming, cette tour de près de 40 mètres de hauteur annonçait le lever du jour et avertissait la population des événements importants. Je suis de nouveau ébahie par la beauté des plafonds peints qui se cachent à l’intérieur du monument. Les détails sont impressionnants et le mélange de couleurs absolument sublime (je veux le même dans mon salon 😅). La tour abrite du mobilier et des ornements anciens, et présente à l’extérieur une énorme cloche de plus de 6 tonnes, dont l’âge remonte au VIIIe siècle.
La visite est belle mais de courte durée, et nous nous dirigeons vers l’autre tour de la ville, la Drum Tower (ou tour du Tambour). En chemin, nous passons devant plusieurs boutiques et stands de nourriture, annonçant déjà la couleur pour notre séjour dans cette cité gourmande. Après un petit moment de gloire pour mon cher et tendre qui se fait prendre en selfie avec tout un groupe d’hommes, puis le passage obligé au contrôle de sécurité, nous accédons à la deuxième tour. Datant également du XIVe siècle, elle abrite un gigantesque tambour qui signalait la fin de la journée. J’ai passé un long moment à regarder les noms des tambours répartis le long des quatre façades du bâtiment, chacun en lien avec la nature (par exemple « Début du printemps », « Réveil des insectes » ou « Solstice d'été »). L’intérieur de la tour me charme par ses plafonds et les meubles anciens exposés. Mon cher et tendre avait eu l’info par ChatGPT qu’un spectacle s’y tenait à une certaine heure, mais après demande de confirmation auprès d’un garde, cela n’est plus organisé depuis plus d’un an (quand je dis qu'il faut se méfier de ChatGPT 😆). Cela dit, la visite reste agréable, bien que courte.
Nous avons un peu de temps devant nous avant le spectacle que nous avions réservé ce matin dans le train. Nous en profitons pour flâner dans l’incontournable Muslim Quarter (ou quartier musulman). Véritable paradis pour les gourmands, il déborde de stands de nourriture en tous genre, déployant la grande variété des snacks chinois, des brochettes de viande aux beignets de kaki. Nous salivons d’avance devant tant de choix, nous arrêtant toutes les 30 secondes pour profiter des petites dégustations gratuites proposés par les vendeurs ou observer de plus près la préparation de certains plats. Mais l’heure tourne et nous devons quitter les lieux pour nous rendre au Tang Dynasty Palace, où se tient le spectacle.
Nous prenons le métro pour nous rendre dans un autre quartier de la ville, où nous attend le Tang Dynasty Palace. Nous récupérons les billets après avoir fait analyser nos passeports puis nous installons à l’une des tables de la salle, qui m’évoque vaguement le Moulin Rouge. D’ailleurs, l’établissement se targue d’être le Moulin Rouge chinois. La salle comporte des tables où les convives peuvent déguster un repas typique à base de dumplings (la spécialité locale) tout en assistant au spectacle. Des musiciens en costumes traditionnels jouent divers instruments en attendant que les spectateurs s’installent. Quelques minutes après nous être attablés, nous voyons un homme en costume cravate se précipiter vers nous avec un photographe. Il montre à mon cher et tendre son téléphone, sur lequel trône la photo du passeport français de mon amoureux, pour s’assurer qu’il est bien face à la bonne star 😆. Comme mon cher et tendre se rend en Chine avec son patron depuis des années, il sait que son nom circule et est souvent contacté par divers prestataires. Il se demande donc si cet homme, qui est nul autre que le directeur du théâtre, n’aurait pas vu passer sa carte de visite quelque part. Je comprends que l’homme est très heureux de nous avoir dans son théâtre et qu’il aimerait que mon cher et tendre en parle en bien auprès de son entourage (je ne sais pas s'il l'a pris pour un influenceur, mais la rencontre était lunaire 😂). Après une longue poignée de main, l’homme lui tend un sac contenant un panda en peluche, que mon cher et tendre s’empresse de me donner. S’ensuit une séance photo avec ladite peluche et une remise de carte de visite. Je regarde autour de moi pour voir si d’autres étrangers ont reçu le même accueil, mais il semblerait que nous soyons les seuls à avoir eu un cadeau 😂. Mais revenons-en aux vraies stars du spectacle. Des chanteurs, musiciens, danseurs et figurants défilent sur la scène dans des costumes somptueux pour nous plonger dans le décor. Le spectacle raconte l’histoire de la dynastie Tang, qui a régné sur cette partie de l’Empire du Milieu entre le VIIe et le Xe siècle. Des surtitres s’affichent sur les côtés de la scène, mais j’avoue que les traductions sont parfois un peu trop approximatives et je ne suis pas sûre de bien suivre toute l’histoire. Cela dit, le spectacle est très beau. Les numéros de danse sont très réussis, pleins de poésie et d’élégance. J’aime beaucoup les passages sur l’armée, avec des démonstrations de sauts et de force. Les costumes et les décors sont sublimes, de même que les effets visuels projetés sur le fond de la scène. Bref, c’est un magnifique moment de musique et de danse et une halte très appréciée durant notre voyage. Le spectacle terminé, mon cher et tendre nous empresse de sortir du théâtre pour éviter de recroiser d’autres admirateurs chinois 😅. Nous prenons tout de même le temps d’admirer les jolis petits gâteaux exposés dans la boutique du théâtre avant de repartir vers le centre-ville.
Après environ 10 minutes de métro, nous retournons aux alentours de la Drum Tower et du Muslim Quarter sous la lueur du crépuscule. La spécialité culinaire de Xi’An étant les dumplings (des sortes de raviolis), nous décidons de prendre notre repas dans le restaurant de dumpling le plus célèbre de la ville : Defachang. La statue d’une énorme raviole dorée nous accueille à l’entrée du restaurant, qui semble plutôt chic. Nous nous installons dans un endroit un peu plus décontracté, sans serveurs en chemise ni nappes blanches, pour profiter de la vue sur la tour. Nous aurions toutefois dû aller dans la zone plus touristique du restaurant car la commande s’annonce compliquée. Tout se fait par le biais d’une application, le menu affichant heureusement les photos des plats. Néanmoins, comme il s’agit de dumplings, nous n’avons aucune idée de ce qu’ils contiennent. Nous décidons alors de tenter un assortiment de leurs raviolis, ainsi qu’une sorte de viande de bœuf séchée (autre spécialité locale). Disons que ce repas n’est pas une réussite. Le bœuf est bon, mais les dumplings sont un peu trop axés sur les fruits de mer ou ont un goût un peu trop prononcé pour nos palais européens. Bref, nous restons sur notre faim. Nous nous retrouvons donc à la recherche de divers snacks dans le quartier musulman. Nous avons fait la file devant un stand de roujiamo, une sorte de sandwich rond avec de la viande de bœuf et des épices. L’attente valait la peine, c’est délicieux. Mon cher et tendre souhaite également tenter une préparation de pommes de terre assez étrange, ressemblant à de la gelée. L’assaisonnement est bon, mais la texture nous semble un peu trop bizarre (voir mes petites vidéos ci-dessous). Nous terminons la soirée par la recherche d’un dessert. Mon regard avait été attiré plus tôt par des mini boules colorées de « glace fumée ». Là encore, déception. C’est joli visuellement, mais c’est très sec et n’a littéralement aucun goût. Je me rabats alors sur une vraie glace, vendue dans un pot en bambou que j’ai remporté dans nos valises. Nous flânons un long moment à travers les stands de nourriture du marché, croisant parfois des boutiques vendant de vraies perles, puisées directement dans des huîtres vivantes. La fatigue se fait toutefois sentir et nous rentrons doucement à l’hôtel. Une longue journée nous attend demain…
Après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner chinois à l’hôtel, nous prenons un DiDi pour nous rendre à l’attraction phare de Xi’An : le musée de l’armée de terre cuite. Nous évitons les longues files d’attente et les divers guides touristiques qui proposent la visite, et entrons rapidement sur le site. Ce dernier se compose de trois salles ou fosses. Nous nous dirigeons vers la fosse principale, la plus grande et la plus connue. Nous parvenons difficilement à nous frayer un chemin vers la balustrade et voyons se déployer sous nos yeux des centaines de statues. J’avoue toutefois avoir été plus impressionnée par la foule de visiteurs que par la vue en elle-même. Le site est vraiment bondé, surtout à l’entrée de la fosse, qui offre le meilleur panorama sur l’ensemble de l’armée. Je préfère me retirer un peu pour prendre le temps de mieux observer les différents soldats. Alors que je me balade le long de la fosse, cherchant un espace vide pour apprécier cette œuvre monumentale, je deviens à mon tour une petite attraction pour un groupe d’adolescentes. À nouveau, mon teint cadavérique (bien que légèrement halé après 6 jours de voyage) semble faire fureur 😅. La séance photo terminée, nous poursuivons notre visite du site en explorant les 2 autres fosses. Moins fréquentées que la salle principale, elles m’ont d’autant plus intéressée car on pouvait mieux observer les statues, ainsi que le travail des archéologues sur place. J’ai également passé beaucoup de temps à contempler les détails des statues exposées dans les vitrines, fascinée par l’ampleur d’une telle tâche. Il faut savoir que chaque visage est différent et que toutes les statues étaient entièrement peintes. Les soldats ne sont pas les seuls à avoir accompagné l’empereur Qin dans l’au-delà. Les fouilles mettent également à jour des musiciens, des acrobates, d’autres membres de la cour, mais aussi des animaux. Tout un royaume en terre cuite se trouve sous terre… c’est bluffant ! Voir cette merveille artistique de plus près est l’un des plus beaux souvenirs de mon voyage. Nous quittons le musée encore émerveillés, mais revenons vite sur terre en voyant l’espèce de Disneyland autour du site que nous avions manqué en arrivant. Tout un quartier de restaurants thématiques, boutiques souvenir et statues gigantesques de soldats s’est établi devant l’entrée principale. Nous ne nous y attardons pas et montons rapidement dans un taxi pour rejoindre le second lieu de visite de la journée.
Après un peu moins de 30 minutes de route, nous arrivons devant l’entrée du parc du palais de Huaqing, où jaillissent des sources d’eau chaude. Nous sommes ravis de voir que les jardins sont peu fréquentés et apprécions la balade dans ce lieu paisible. De la musique chinoise traditionnelle est diffusée autour des étangs, rendant l’ambiance du lieu encore plus zen. Plutôt que de visiter les sources, nous décidons de prendre de la hauteur. Pour quelques yuans de plus, nous embarquons dans un téléphérique pour rejoindre le mont Li, également appelé montagne de Lishan. La vue est déjà impressionnante, mais nous sommes encore loin du sommet. Nous poursuivons donc notre route, en passant par un joli temple, toujours aussi bien décoré. Je vois ensuite un panneau indiquant que le point de vue se trouve à 512 mètres. N’ayant pas peur de marcher, nous nous engageons sur le sentier, qui se transforme rapidement en escalier… (le genre d'escalier bien raide dont on ne voit pas le bout 😅). Heureusement, il ne fait pas trop chaud ce jour-là et nous entamons l’ascension. Durant notre montée, nous dépassons plusieurs Chinois plus âgés, dont certains se donnent du courage en… tirant sur leur cigarette. J’en avais déjà parlé dans le premier billet : les Chinois sont de grands fumeurs. Les cuisses fatigués, nous arrivons enfin au sommet du mont et grimpons les 3 derniers étages d’escaliers de la tour d’observation pour contempler le panorama. Je m’amuse de voir certaines des personnes croisées plus bas arriver enfin au sommet à bout de souffle (et s'allumer une petite cigarette pour se récompenser 🙃). Il est possible de redescendre le mont en navette, mais nous avons encore un peu de temps devant nous et commençons la descente de l’escalier (de la mort 😆). Nous reprenons ensuite le téléphérique pour rejoindre le parc. Petite surprise à notre arrivée, nous croisons les interprètes d’un spectacle en costumes. Mais ne nous attardons pas trop, nous devons rentrer à Xi’An pour récupérer nos valises.
Voulant profiter encore un peu de la ville de Xi’An, nous demandons à notre chauffeur de DiDi de nous déposer devant la porte sud des remparts. Nous pensions au départ avoir un peu de temps pour parcourir l’enceinte, mais nous abandonnons l’idée, ayant déjà fait un tour de remparts à Pingyao. Nous nous arrêtons tout de fois un moment pour apprécier les fortifications avant de repartir à pied vers l’hôtel. Au bout de 20 minutes de promenade dans les rues de Xi’An, nous reprenons nos valises et descendons dans le métro pour rejoindre l’aéroport. N’ayant pas encore mangé de la journée, nous nous installons dans un petit restaurant de l’aéroport pour déguster une autre spécialité de la région : les Biáng Biáng Mian, de longues et larges nouilles plates servies dans une sauce épicée. Par rapport aux dumplings de la vieille, c’est un régal ! Nous finissons notre plat juste à temps avant l’ouverture de la porte d’embarquement. Un dernier passage aux toilettes hyper connectées (avec un panneau d'affichage indiquant le taux d'occupation, la température et la qualité de l'air 😅) et nous embarquons pour notre vol vers notre prochaine destination.
La ville de Xi’An regorge d’autres trésors que nous n’avons pas pu contempler, mais elle me laisse un souvenir gourmand et inoubliable par son armée de terre cuite et l’ambiance paisible du Huaqing Palace. Mon cher et tendre est toutefois enthousiaste à l’idée d’explorer les paysages naturels de la Chine. Je vous retrouve prochainement dans un cadre totalement différent pour la suite de mon récit !
J’ai manqué à mon rendez-vous hebdomadaire la semaine dernière, mais j’ai eu un programme assez chargé. Je reviens ce vendredi avec un billet plus long pour parler de mes coups de cœur culturels de ces 3 derniers mois.
LECTURE
J’ai été moins assidue dans mes lectures ce dernier trimestre. Entre avril et fin juin, je n’ai ainsi terminé que 3 ouvrages, dont 2 pour le club de lecture. Vous aurez d’ailleurs peut-être remarqué que je n’ai pas publié de nouveau billet Croque-livre depuis mi-mars. J’ai entamé le dernier essai de Mona Chollet, Résister à la culpabilisation, mais l’ai abandonné en cours de route, cherchant plutôt à m’évader. J’espère néanmoins le terminer d’ici la fin de l’été. En attendant, voici mon retour sur les 3 livres terminés ce trimestre.
Saison toxique pour les fœtus, de Vera Bogdanova (ma note : 3/5) :
Cadeau de Noël de ma tante Dominique, ce deuxième roman de l’autrice russe Vera Bogdanova m’a accompagnée sur 3 semaines (quand je dis que j'ai eu plus de mal à lire ces derniers mois). Traduit en français par Laurence Foulon, il m’a transportée dans la Russie des années 1990 au milieu des années 2000. Le livre tourne autour du personnage de Jénia, une adolescente qui veut devenir traductrice et qui tombe amoureuse de son cousin Ilia. Le roman est assez dur par moments, l’histoire se déroulant sur fond de terrorisme et abordant des sujets plus sérieux, comme l’avortement forcé ou les violences conjugales. Je pense avoir été un peu perturbée par les notes de bas de page ajoutées par la traductrice, afin d’expliquer des noms de marque ou d’autres termes conservés en russe dans le roman. Je comprends leur intérêt, mais cela me faisait un peu perdre le fil de l’histoire par moments. Cela dit, le livre offre un portrait réaliste de la Russie au tournant du XXIe siècle et reste une rareté dans le paysage littéraire francophone, la littérature russe contemporaine étant peu connue.
Blue Sisters, de Coco Mellors (ma note : 4/5) :
Il m’a fallu une dizaine d’heures pour terminer le deuxième roman de Coco Mellors, une écrivaine britannique vivant à New York. Choisi comme livre du mois d’avril pour le club de lecture, il raconte l’histoire de Lucky, Bonnie et Avery, 3 sœurs à la vie et aux caractères très différents. Séparées aux quatre coins du monde après la mort prématurée de leur sœur Becky, elles sont amenées à se retrouver à New York pour empêcher la vente de l’appartement de leur enfance. J’ai aimé découvrir les points de vue très différents de ces 3 sœurs, leur manière à chacune de surmonter le deuil de Becky et le lien de sororité qu’elle retrouve au fur et à mesure de l’histoire. Leurs disputes suivies de rabibochages et les nombreux souvenirs qu’elles partagent m’ont beaucoup rappelé le lien qui me lie à ma propre sœur et à deux de mes cousines maternelles. Le roman n’est pas encore traduit en français, mais je tenais à partager un petit passage évoquant la sororité que j’ai bien aimé, où l’une des sœurs se remémore le concert des Spice Girls auxquels elles ont assisté à 4 (suivi de ma propre traduction) :
The concert was three hours of heaven, all of them scream-singing the words to every song, along with thousands of other girls, lifted together on a tide of riotous, unapologetic joy, the feeling that to be a girl with other girls was not some weakness, as they had been told, but a power, the best and luckiest power on earth.
Le concert a été trois heures de paradis, toutes chantant à tue-tête les paroles de chaque chanson, accompagnées de milliers d’autres filles, soulevées ensemble par une vague de joie tapageuse et sans complexe, le sentiment qu’être une fille avec d’autres filles n’était pas une sorte de faiblesse, comme on leur avait dit, mais un pouvoir, le meilleur et le plus envié des pouvoirs sur terre.
The House of Doors, de Tan Twan Eng (ma note : 3,5/5) :
Ce choix de livre au club de lecture pour le début du mois de mai a été un joli hasard. Ce troisième roman de l’auteur malaisien Tan Twan Eng parle en effet en partie de Sun Yat-Sen, le père de la Chine moderne. Je l’avais débuté lors de mon voyage en Chine et j’ai apprécié pouvoir me replonger dans l’ambiance de l’Asie après mon retour à travers ce roman historique. Les descriptions sont vraiment très belles et précises, sans être ennuyeuses, ce qui permet de bien visualiser les décors, et notamment cette « maison des portes » (traduction libre du titre du roman). Le récit s’appuie sur des personnages et faits historiques, en particulier sur le séjour du romancier britannique William Somerset Maugham en Malaisie britannique et la campagne révolutionnaire que Sun Yat-Sen y préparait à la même époque. Il y mêle des histoires d’amour et raconte plus particulièrement le lot des femmes de la noblesse, malheureuses en amour après avoir épousé à leur insu des homosexuels. Ce roman m’a offert un magnifique voyage dans l’espace et dans le temps, l’idéal pour revenir en douceur de mon périple en Chine.
FILMS / SÉRIES
Je ne pensais pas avoir regardé autant de films/séries durant le printemps, mais après vérification sur mon historique Netflix, je me rends compte qu’il y avait quand même pas mal de choses. À cela se sont ajoutées les 20 heures au total de vol aller-retour en Chine, durant lesquelles j’ai pu me rattraper au niveau des dernières sorties cinéma que j’avais manquées. J’ai ainsi pu enfin regardé Barbie, Wicked et Wonka, entre autres. J’ai passé de beaux moments, mais je n’en garde pas spécialement un grand souvenir. Comme pour le premier point culture de 2025, je vais donc m’en tenir aux œuvres cinématographiques ou aux séries qui m’ont plus particulièrement marquée.
Mary Poppins Returns, film réalisé par Rob Marshall (ma note : 3,5/5) :
Ce film Disney, dont le titre français est Le Retour de Mary Poppins, date déjà de 2018, mais je n’avais jamais pris le temps de le regarder, mon cher et tendre détestant les comédies musicales. Alors, certes, il n’arrive pas à la hauteur du Mary Poppins de 1964 avec la merveilleuse Julie Andrews, mais j’ai vraiment adoré retrouvé l’univers du film original que j’ai regardé de nombreuses fois enfant. Emily Blunt joue très bien le rôle de l’étrange gouvernante venue du ciel, qu’elle interprète avec beaucoup de grâce et d’élégance. J’ai juste été un peu perturbée par le personnage de Jack, allumeur de réverbères joué par Lin-Manuel Miranda. Dans le film, il a l’air de déjà bien connaître Mary Poppins, je l’avais donc confondu pour Bert ou l’un de ses camarades. J’ai donc été particulièrement confuse lorsqu’il se met à séduire Jane, la fille de George Banks, qui n’était qu’une enfant dans le film de 1964. Après vérification, Jack est heureusement un tout nouveau personnage et donc pas un vieux pervers 😅. Mise à part cette petite confusion, j’ai été agréablement surprise par les chorégraphies du film, imaginées par John DeLuca, surtout celle des lampadaires sur Trip a Little Light Fantastic(Luminomagifantastique en français). La chanson The Place Where Lost Things Go(Où vont les choses en français) m’a également beaucoup émue. C’était un joli moment cinématographique qui m’a fait revivre des souvenirs d’enfance.
Complètement cramé!, film réalisé par Gilles Legardinier (ma note : 4,5/5) :
Autre film regardé lors de mes vols vers et depuis la Chine (je n'avais pas pu le terminer lors de l'aller), ce long-métrage tiré du roman homonyme de Gilles Legardinier m’a énormément plu. Je n’avais pas lu son roman, mais j’ai été touchée par l’histoire et les différents personnages. Le film, tout comme le roman, raconte les aventures d’un homme d’affaires britannique qui accepte de devenir majordome du manoir où il avait logé avec sa défunte épouse lors de leur voyage en France. Le casting est 5 étoiles avec John Malkovitch dans le rôle principal, aux côtés de Fanny Ardant et de la touchante Émilie Dequenne, malheureusement disparue exactement un mois avant que je ne découvre ce film. Le gros quiproquo qui sous-tend l’histoire, le délicieux accent british de Malkovitch, les liens tendres qui se tissent entre les personnages… j’ai vraiment adoré. C’était doux, drôle et attendrissant.
Blackberry, film réalisé par Matt Johnson (ma note : 3,5/5) :
Je suis une fan des films historiques qui m’apprennent quelque chose. Ça a été le cas de ce docu-fiction sur l’histoire du smartphone qui a fait fureur dans les années 2000. Certes, c’est romancé et les personnages sont parfois un peu trop loufoques, surtout celui de Doug Fregin, le cofondateur de la marque, qui est joué par le réalisateur en personne. J’ai toutefois passé un très bon moment et le récit de l’ascension puis de la chute brutale de la marque de smartphone m’a passionnée. J’aime toujours vérifier les faits après le visionnage d’un film de ce genre pour en apprendre davantage. Dans le même style, mais plus qualitatif, j’avais aussi beaucoup aimé Tetris de Jon S. Baird, qui parle, de son côté, du célèbre jeu vidéo. Bref, si vous aimez les films qui parlent de l’histoire de certains objets ou marques de notre quotidien, je recommande.
You (dernière saison), série réalisée par Greg Berlanti et Sera Gamble (ma note : 4/5) :
Série dont le premier épisode date également de 2018, You nous a accompagnés, mon cher et tendre et moi-même, pendant plusieurs années, jusqu’à la sortie de la dernière saison, au printemps 2025. Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas l’histoire, la série est axée sur Joe Goldberg, un libraire érotomane qui tombe fou amoureux de diverses femmes qu’il finit par tuer et qui s’enfonce dans le mensonge au fil des saisons. Un Barbe bleue des temps modernes en quelque sorte. La série avait beaucoup fait parler car pas mal de jeunes filles ou femmes étaient fascinées par son personnage. Joe Goldberg, joué par Penn Badgley (le fameux Dan de Gossip Girl pour ma génération) est certes très séduisant, mais ses comportements considérés par certaines comme romantiques (jalousie excessive, possession, harcèlement…) sont extrêmement problématiques. Il reste un tueur en série et une personnalité narcissique dangereuse. J’ai particulièrement aimé la dernière saison car elle rend enfin justice à toutes les femmes qui ont été ses victimes et qu’elle montre bien les rouages d’une relation aussi toxique et malsaine avec l’arrivée du personnage de Bronte, incarnée par l’actrice américaine Madeline Brewer. J’étais ravie que la série se termine de cette façon.
SPECTACLES / EXPOS
Au mois de mai, je me suis accordé une sortie en solitaire à Londres pour visiter une exposition et assister à une soirée de ballet. L’idéal pour cette rubrique !
Exposition The World of Tim Burton au Design Museum :
J’aime l’univers de Tim Burton depuis mon enfance/adolescence. Je l’ai découvert comme beaucoup de ma génération avec L’Étrange Noël de monsieur Jack, que je considère toujours comme un chef-d’œuvre d’animation. Durant mon adolescence, je regardais sans cesse les films qu’il a tournés avec Johnny Depp (acteur que j'idolâtrais, mais qui est tombé bien bas dans mon estime depuis son histoire avec Amber Heard) et dont il a confié la musique à Danny Elfman, Edward aux mains d’argent restant mon préféré. J’étais d’ailleurs très enthousiaste lorsque le réalisateur a sorti Beetlejuice Beetlejuice l’an dernier. J’avais été déçue de ne pas pouvoir aller voir TheLabyrinth, l’exposition immersive sur l’univers burtonesque qui a fait le tour du monde, et je ne voulais pas faire la même erreur avec la deuxième exposition consacrée au réalisateur. J’ai passé plus d’1h30 à admirer les premiers croquis, les premiers courts-métrages et les œuvres moins connues de Tim Burton. Les pièces maîtresses de l’expo étaient bien évidemment les maquettes de ses différents films d’animation ainsi que les costumes de différents personnages, comme Edward aux mains d’argent ou Catwoman. J’ai en outre eu la chance de la visiter le même jour que des fans inconditionnels de son univers, qui s’étaient déguisés en certains de ses personnages (notamment un Beetlejuice et une Lydia plus vrais que nature). Je suis repartie un peu sur ma faim, l’exposition étant assez courte, mais c’était un beau voyage dans le monde artistique déjanté de Burton.
Ballet to Broadway, soirée autour de l’œuvre de Christopher Wheeldon :
Sortie de l’exposition, je me suis rendue dans mon quartier préféré de Londres, Covent Garden, pour assister à l’une des plus chouettes soirées de ballet de ma vie. Au programme, 4 petits ballets ou extraits de ballet de Christopher Wheeldon, chorégraphe anglais que j’ai découvert avec son excellent Alice’s Adventures in Wonderland. J’avais déjà vu quelques autres de ses ballets, mais je n’avais jamais assisté à une soirée entièrement consacrée à son œuvre. Je peux dire que j’ai adoré chaque chorégraphie présentée ce soir-là. La représentation a commencé par Fool’s Paradise, la première collaboration du chorégraphe avec le compositeur Joby Talbot. Sur scène, 9 danseurs et danseuses enchaînent pas de deux, trios, quatuors et ensembles, dont voici un petit extrait, exécuté par Morphoses, la troupe de ballet de Wheeldon. J’ai beaucoup aimé la géométrie et la grande musicalité des chorégraphies. Après ce ballet (qui m'a semblé trop court tant j'ai aimé) et une première entracte, le rideau s’est levé sur un orchestre, une chanteuse et un couple de danseurs pour The Two of Us. J’ai un peu moins apprécié la musique, qui se composait uniquement de chansons de Joni Mitchell, mais j’ai quand même beaucoup aimé la mise en scène originale et les costumes fluides qui ajoutaient à la légèreté des duos. Je n’ai malheureusement pas trouvé d’extrait à vous partager. Le troisième court ballet de la soirée était Us, un sublime duo exclusivement masculin sur la musique de Keaton Heaton. J’ai trouvé qu’il représentait avec justesse les liens entre hommes, à la frontière entre fraternité, rivalité, force et timide tendresse. Je vous en laisse apprécier un extrait, interprété par BalletBoyz, la compagnie pour laquelle Wheeldon a créé ce ballet. La soirée s’est terminée en apothéose avec un passage du ballet An American in Paris (Un Américain à Paris), sur les mélodies jazzy de Gershwin. L’extrait choisi était particulièrement haut en couleurs, autant par ses costumes et ses décors que par les enchaînements de pas dynamiques de la chorégraphie. J’ai tout simplement adoré et attends avec impatience que le Royal Ballet le programme pour l’apprécier dans son intégralité. Je suis sortie de l’opéra les étoiles pleins les yeux et avec l’envie de découvrir encore plus d’œuvres de Christopher Wheeldon (cela tombe bien, l'un de ses ballets est programmé cet automne 😁).
Je termine mon petit point culture de ce trimestre par un coup de cœur pour un épisode du podcast Les Gens qui doutent de l’humoriste belge Fanny Ruwet. Dans son podcast, elle interroge principalement des humoristes, mais aussi des acteurs, chanteurs et autres artistes. Les conversations sont drôles, légères mais parfois plus sérieuses aussi. Ses interlocuteurs et interlocutrices dévoilent facilement leurs failles, leurs doutes, communs à tant d’artistes. L’un de ses épisodes m’a vraiment marquée : celui avec Vérino. J’aimais déjà beaucoup cet humoriste français, dont je trouve l’humour très bienveillant. J’ai en tout cas toujours eu l’impression qu’il évitait les stéréotypes racistes, sexistes et autres. Je n’avais pas tellement le moral quand j’ai écouté cet épisode et le point de vue de Vérino sur la vie ainsi que son optimisme à toute épreuve m’ont vraiment redonné le sourire. Je vous invite donc à le découvrir, ainsi que les autres épisodes du podcast de Fanny Ruwet.
C’est sur ce podcast plein de positivité que je conclus ce deuxième point culture de 2025. Et vous ? Quels sont vos derniers coups de cœur ? N’hésitez pas à les partager en commentaires !
C’est sur la même lancée enjouée que mai que mon sixième acte s’est déroulé. Mois majoritairement ensoleillé, il a été rempli de magnifiques journées. Il s’est toutefois terminé par le retour de soucis financiers et dans ma perte de confiance en une agence pourtant longtemps appréciée.
Balade à Ratingen
J’en ai parlé dans plusieurs de mes actes précédents : une agence me doit beaucoup d’argent. Après 2 échéances respectées autant pour les montants que pour les délais, elle m’a envoyé ce mois-ci un e-mail qui m’a fait totalement déchanter. N’ayant pas retrouvé l’équilibre financier prévu, elle a décidé sans m’avoir consultée de revenir sur l’accord que nous avions conclu. Déterminée à ne pas me laisser faire, j’ai choisi de lutter plutôt que de me taire. J’ai recommencé à garder des textes en otage, espérant récupérer mon dû au moyen du chantage. Je reste néanmoins toujours ouverte à la discussion, par respect pour notre longue collaboration. Main de fer dans un gant de velours, telle est la méthode pour laquelle j’opte à ce jour. Sur une note plus enjouée, j’ai réussi le test de traduction du Parlement européen qui m’avait fait tant stresser. J’étais apparemment l’une des rares traductrices de l’agence à l’avoir réussi, ce qui m’a remis du baume à l’esprit. J’espère que cela m’apportera plus de projets pour le reste de l’année.
Au niveau de ma vie perso, juin a été un vrai cadeau. Le beau temps m’a accompagnée pratiquement tout au long du mois, ce qui m’a apportée énormément de joie. Après un brunch arrosé avec l’ancienne gérante du café de ma petite librairie et l’une de ses clientes régulières devenue amie, je suis partie avec mon cher et tendre pour un week-end dans sa famille. Direction Préaux, dans la périphérie de Rouen, pour voir la nouvelle maison de ma belle-sœur et célébrer ses 40 ans. Profitant de ces retrouvailles familiales sur le continent, mon cher et tendre a décidé de passer 2 semaines à travailler dans son bureau allemand. J’ai eu le plaisir de retrouver mes petites balades dans le parc et d’aller marcher en soirée autour du grand lac. J’ai dû quitter pendant 2 petits jours ma vie conjugale pour retourner sur ma terre natale. Il y avait un rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer : le spectacle de fin d’année de mon ancienne troupe de ballet. Je suis néanmoins revenue le plus tôt possible auprès de mon amoureux pour profiter de notre unique dimanche en Allemagne à deux. La canicule nous a poussés à tenter une activité allemande populaire : la baignade dans une Freibad, soit une piscine à ciel ouvert. La chaleur ne nous quittant pas durant tout notre séjour outre-Rhin, nous avons répété l’expérience dans une autre piscine extérieure du coin. Puis l’heure est venue de quitter l’Allemagne et son beau cadre naturel, en faisant un petit passage par Bruxelles. Sous un soleil caniculaire, nous avons retrouvé l’une de mes meilleures amies pour sa fête d’anniversaire. Nous avons ensuite retrouvé mes parents pour le repas du dimanche avant de traverser de nouveau la Manche. Quelques jours après notre retour en Angleterre, c’est l’une de mes cousines qui a pris la route pour visiter notre chaumière. Le dernier week-end de juin a été plus reposant, fait de lectures et jeux de carte au parc sous un soleil cuisant.
Juillet commence de manière un peu plus intense que ces derniers mois, espérons que cela continue sur cette voie ! Réponse durant la première semaine d’août, en vous souhaitant un bon début d’été à tous et toutes.