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Archives de Catégorie: Vis ma vie de traducteur

Mon quotidien en tant que traductrice mais aussi des conseils, des coups de gueule, des cris de joie, etc.

2022 : quatrième acte

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« En avril, ne te découvre pas d’un fil, » dit-on. Si, en grande frileuse que je suis, j’ai suivi le dicton à la lettre malgré les hausses de températures, on ne peut pas dire que j’ai filé droit en ce qui concerne ma gestion du temps. Je termine cette dernière semaine d’avril avec un gros projet de traduction rendu sur le fil (il m'avait donnée du fil à retordre) et en me retrouvant sur le fil du rasoir pour remettre mes rédactions dans les délais. Ce mois avait pourtant bien commencé, avec un équilibre parfait entre travail et détente pour profiter des journées ensoleillées. On peut malheureusement dire que, de fil en aiguille, cet équilibre a fini par ne tenir qu’à un fil. Mais venons-en aux faits avant que vous ne perdiez le fil de mon article.

Avril a commencé en douceur, le soleil commençant à se montrer de plus en plus et les pluies se faisant plus rares. Mon plus grand plaisir était d’observer chaque jour les bourgeons apparaître puis éclore sur le pommier sauvage qui se trouve juste devant la fenêtre à côté de mon bureau. L’animation était au rendez-vous avec les bourdons butinant de fleur en fleur, les mésanges sautillant de branche en branche et les pétales s’envolant sous la brise légère. Un bonheur champêtre qui me faisait littéralement pleurer (vive le pollen et le rhume des foins 😅). Le chant des oiseaux, le parfum des fleurs et les rayons qui me réchauffaient à travers les vitres m’incitaient à me balader un peu plus chaque jour. Avec mon cher et tendre, nous nous sommes ainsi remis plus sérieusement à la course à pied, découvrant à l’occasion de nouveaux sentiers dans les environs.

La mi-avril a apporté son lot de réjouissances, avec une fête de famille du côté de mon cher et tendre, qui nous a fait passer un long week-end de Pâques dans le petit village d’Étrœungt, dans un charmant domaine avec un ancien moulin à eau et des prairies où gambadaient des dizaines de moutons. Le retour sur notre monture à deux roues a été particulièrement agréable, la température étant idéale pour n’avoir ni trop froid ni trop chaud sous nos équipements de moto. Les motards étaient d’ailleurs très nombreux sur la route que le GPS nous a indiquée pour rentrer jusqu’à Düsseldorf.

Nous en avons profité pour faire un arrêt à Monschau, ou Montjoie, une ravissante petite ville des Hautes Fagnes, juste à la frontière belgo-allemande. Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls motards à y faire escale, vu le nombre de personnes marchant dans les rues pavées un casque à la main et une veste en cuir sur le dos. Il faut dire que Monschau vaut le détour. Construite sur les deux rives de la Rour, elle est l’une des rares villes allemandes du XVIIIe siècle à ne pas avoir été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. On peut ainsi admirer ses jolies maisons à colombages se dressant au-dessus de la rivière. Les mots me manquent tant l’endroit est féerique. Bref, si vous voyagez du côté d’Aix-la-Chapelle, passez par Monschau !

Après ce beau week-end de Pâques, le travail a malheureusement dû reprendre en force. Tous mes projets étant à rendre la dernière semaine d’avril, je me suis lancée dans un marathon qui me semblait sans fin, le tout avec ce soleil qui continuait de me narguer derrière la fenêtre. On peut le dire : je n’étais tout simplement pas motivée. D’autant plus que mes projets de rédaction ne concernaient que des sujets touristiques et des hôtels de luxe (j'ai besoin de vacances 😥). En outre, le gros projet de traduction qui m’a donné du fil à retordre m’a pris plus de temps que prévu, allongeant mes heures de travail et raccourcissant mes nuits… C’est comme ça que le dangereux combo « stress + manque de sommeil » a entraîné des petits soucis de santé. Me voilà donc moins en forme qu’au début du mois et avec des projets qui ont du mal à se terminer…

Espérons que la motivation reviendra, même si j’ai bien envie d’appliquer le dicton de mai. Arriverai-je à retrouver un équilibre ? Verdict d’ici 5 semaines !

L’importance de poser des questions

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J’ai parlé il y a un mois de la frustration que je pouvais avoir quand je n’avais pas de réponse à mes questions, mais j’avais envie de parler aujourd’hui de l’importance de poser des questions quand on est traducteur/rédacteur. Et si j’ai envie d’en parler, c’est parce que j’ai mis beaucoup de temps avant d’oser poser des questions et qu’il est possible que de jeunes personnes se lançant dans la traduction ou la rédaction n’osent peut-être pas non plus.

Photo de Ann H provenant de Pexels

Poser des questions est depuis longtemps un obstacle pour moi. Durant l’enfance et l’adolescence, que ce soit au cours de danse, au cours de solfège ou à l’école, j’avais toujours cette peur de passer pour une personne stupide et je pouvais parfois passer des heures à m’efforcer de résoudre un problème ou de comprendre une matière toute seule plutôt que de demander de l’aide. Avec le temps, j’ai toutefois appris que poser des questions ou demander de l’aide, ce n’était pas un signe de faiblesse, bien au contraire. Mieux vaut d’ailleurs poser une question « bête » que perdre son temps à chercher une réponse qu’une personne plus qualifiée peut vous donner ou que foncer tête baissée dans un projet sans être sûr de ce que vous faites.

Quand je me suis lancée en tant que traductrice/rédactrice indépendante, je craignais que poser des questions montrerait un manque de professionnalisme. Pourtant, personne ne peut se proclamer expert en tout ou avoir la science infuse. Faire part de ses questionnements et de ses doutes peut indiquer au contraire que vous faites preuve de sérieux dans votre travail. L’agence de traduction avec qui je collabore le plus en ce moment m’a d’ailleurs énormément aidée à surmonter cette sorte de peur du ridicule. Les project managers sont toujours disponibles pour répondre aux questions et, pour certains projets, ils encouragent même à remettre en cause la terminologie choisie par le client ou à relever les problèmes qu’elle peut entraîner.

Cette semaine, j’ai ainsi posé plusieurs questions concernant des corrections apportées par un réviseur (j'avais envoyé mes questions la boule en ventre en ayant peur de ne pas être légitime et j'ai finalement eu un beau compliment de la part de l'agence 😊), j’ai osé me faire passer pour une quiche en informatique en demandant au technicien de l’agence comment faire pour convertir certains fichiers présentant des extensions que je n’avais jamais rencontrées au cours de ma carrière (j'ai encore beaucoup de choses à apprendre sur ce bon vieux Trados) et j’ai demandé des précisions sur les exigences d’un client pour la rédaction de textes touristiques. Bref, tout ça pour dire que même si vous travaillez de chez vous, sans aucun collègue, vous n’êtes pas seul. Votre tâche est de transmettre un message et vous êtes en droit d’utiliser toutes les ressources qui vous aideront à la réaliser au mieux.

J’invite d’ailleurs tous les jeunes traducteurs et traductrices à rejoindre un forum de traducteurs, que ce soit sur ProZ.com, TranslatorsCafé, la page Facebook de la faculté de traduction de leur université ou tout autre groupe de traducteurs en ligne. On peut y débattre ensemble sur un terme plus difficile, résoudre un problème informatique sur Trados (encore lui 🙄) ou encore demander des conseils pour gérer telle ou telle situation avec un client ou une agence. L’ambiance sur ces réseaux est bienveillante et axée sur l’entraide plutôt que sur la concurrence. C’est donc important de les rejoindre. Alors, osez y poser vos questions et n’oubliez pas :

« Il n’y a pas de question bête, il n’y a que des réponses idiotes ! »

2022 : troisième acte

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Ce n’est pas une blague, nous voilà déjà en avril et il neige, alors que l’on a connu un temps magnifique ces dernières semaines (du moins de mon côté). Le mois de mars a été synonyme de petits voyages, mais aussi de quelques déceptions au niveau professionnel.

À force d’écrire des textes parlant de voyage et d’hôtels de luxe, le tourisme ayant enfin bien repris, j’avais la bougeotte depuis quelques semaines. Mars ayant démarré sous un beau ciel bleu, mon cher et tendre et moi-même nous sommes offert un petit week-end à Francfort-sur-le-Main dès le début du mois. Dix jours plus tard, nous nous retrouvions à Londres, après de longs mois d’absence. Nous n’y sommes restés qu’une semaine, le temps pour mon cher et tendre de revoir ses collègues sur place. Durant notre séjour, nous avons fait une petite balade à Camden Town puis le long de la Tamise à la nuit tombée, de quoi retomber sous le charme de la capitale britannique. Ce retour outre-Manche a toutefois mis à mal mon énergie et ma motivation. Comme je n’aime pas trop changer mes habitudes, me retrouver dans un autre espace m’a un peu fait perdre mes moyens, ce qui m’a poussée à aller travailler ailleurs, juste pour quelques heures.

Côté professionnel, si le mois a été globalement positif, j’ai connu quelques déconvenues. Des énervements face à un manque de précisions pour certains projets, mon premier vendredi de l’année sans avoir réussi à publier d’article sur mon blog et un mois qui se termine littéralement sur une mauvaise note. Il faut en effet savoir que certaines agences de traduction évaluent le travail réalisé par les traducteurs (oui, comme à l'école, avec une note sur 10). J’ai malheureusement découvert aujourd’hui que l’un de mes derniers projets avait reçu une note beaucoup plus basse que d’habitude. Comme j’ai accès aux corrections apportées par le réviseur et à ses remarques, je me suis empressée de tout relire pour vérifier si la note était justifiée. J’ai cependant soulevé plusieurs erreurs commises dans les corrections et relevé plusieurs modifications totalement inutiles. J’avais déjà parlé de la relation délicate entre traducteurs et réviseurs dans un billet Ça m’énerve et dans un billet expliquant un peu plus le travail des réviseurs/relecteurs. J’ai eu l’impression dans ce cas-ci que la personne chargée de la révision avait fait du zèle. Et comme elle a commis plusieurs erreurs, j’ai passé toute ma matinée à passer le texte au peigne fin pour signaler à l’agence les passages qui ont été mal corrigés ou qui n’auraient tout simplement pas dû l’être.

Bref, ce mois-ci aura été rempli d’émotions à la fois positives et négatives et se termine avec pas mal de fatigue. Je me sens en effet assez exténuée depuis le changement d’heure, même si cette dernière semaine n’a pas été aussi intense comparée à d’autres. Le mois d’avril se profilait calme jusqu’à ce début de semaine, mais mon agenda s’est rapidement rempli. Je compte cependant écouter davantage mon énergie et profiter des congés qu’apporte Pâques. Espérons que le soleil ressortira le bout de son nez dans les prochains jours pour refaire le plein de vitamine D et partir à nouveau en balade pour admirer les fleurs et écouter le chant des oiseaux 🙂

Rendez-vous dans un mois pour le quatrième acte !

Changer de cadre de travail pour quelques heures

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Une fois n’est pas coutume, c’est depuis un café que je vous écris ce billet. En début d’année, je vous avais parlé de l’importance d’avoir un bon espace de travail pour sa santé physique. Toutefois, avoir un bon espace pour travailler est tout aussi important pour la santé mentale. Beaucoup de personnes qui se sont retrouvées en télétravail durant le confinement se sont rendu compte qu’il n’était pas toujours facile de travailler depuis chez soi si l’on ne dispose pas d’un espace à soi. Difficile en effet de se concentrer quand on voit du désordre, une montagne de linge à repasser, de la vaisselle à faire, etc. (charge mentale, bonjour 🙄!).

Je vous parle de ça car, après une longue absence, mon cher et tendre et moi-même sommes retournés dans notre logement à Londres. En plus de la poussière et des toiles d’araignée qui se sont accumulées, des travaux ont été réalisés dans notre habitation, ajoutant un peu de désordre. Comme tout logement londonien abordable, l’espace est quelque peu restreint, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur mon ordinateur en ignorant tout ce qu’il y a à ranger/nettoyer. J’ai donc décidé aujourd’hui d’aller me poser dans un café.

Waterstones Romford

Quand on pense à un travailleur freelance, on s’imagine quelqu’un qui peut travailler de n’importe où sans aucun problème. Bien sûr, il ou elle peut profiter de sa liberté pour s’offrir une séance de travail à l’extérieur quand il fait beau, continuer ses projets en ligne en séjournant à l’étranger ou encore travailler dans le train, mais l’environnement doit rester propice à la concentration et à l’inspiration (je sais par exemple que travailler en open space n’est pas pour moi 😅). Bref, cette fois-ci, mon choix s’est porté sur un lieu le plus inspirant et calme possible : le café d’une librairie. Avoir une vue sur des bibliothèques et être entourée de personnes qui lisent, rien de plus apaisant pour moi (je fais partie de ces gens dont le plus grand rêve est d’avoir une bibliothèque comme celle dans La Belle et la Bête de Disney, avec l’échelle tellement elle est gigantesque 😁). Cela faisait longtemps que j’avais remarqué ce petit café sans avoir tenté l’expérience d’y travailler. J’ai donc sauté le pas aujourd’hui et je ne regrette absolument pas. Je peux pianoter mes textes sur mon clavier tout en dégustant un délicieux chai latte (la jolie tasse que la serveuse adorable m’a apportée a été la cerise sur le gâteau).

En résumé : je reviendrai ! Si vous aussi vous peinez à vous concentrer, sortir de votre cadre de travail habituel peut être bénéfique. Tentez donc l’expérience !

2022 – deuxième acte

Le mois de février est passé aussi vite que les vents qui ont balayé nos contrées ces derniers jours. Malgré une charge de travail assez conséquente mais stable, j’ai réussi à garder le cap et à terminer ce mois avec tous mes projets bouclés dans les délais et un agenda un peu moins chargé pour démarrer le mois de mars.

Seule ombre au tableau, j’ai dû, pour la première fois en près de 10 ans, réclamer mon dû. Il ne s’agissait finalement que d’un oubli de paiement de factures, mais j’avoue avoir bien stressé. Ledit projet avait été réalisé avec mon plus ancien client en rédaction. Depuis que nous travaillons ensemble, il a changé plusieurs fois de société, faisant à chaque fois appel à mes services de rédactrice, ce qui m’a d’ailleurs permis de toucher à des sujets très variés. La dernière boîte avec qui il a travaillé, et pour laquelle j’ai écrit des articles, était censée me payer à la mi-février pour le dernier projet réalisé. Mon client a ensuite démissionné de cette boîte, ayant d’autres projets en tête. Or, 10 jours après la date d’échéance, le montant que je devais percevoir pour ces derniers articles n’était toujours pas arrivé sur mon compte. J’en fais donc part à mon client, qui me donne son contact sur place. Mon premier e-mail n’ayant pas obtenu de réponse au bout de 3 jours, je suis revenue vers mon client pour lui demander s’il pouvait les contacter pour moi, au cas où mon courrier se serait retrouvé dans les spams. Paniqué à l’idée que ma dernière facture ne soit pas payée par son ancien employeur, mon client s’empresse de contacter la boîte, me disant que lui-même n’avait pas encore été rémunéré pour ses dernières missions. Heureusement, après son intervention, le contact auquel j’avais envoyé mon e-mail est revenu vers moi pour me confirmer le traitement de ma facture et la somme longtemps espérée est enfin apparue sur mon compte il y a quelques jours. Bref, c’était ma petite angoisse du mois.

Sur le plan personnel, le mois de février m’aura permis de vivre d’autres retrouvailles avec des amies qui sont souvent à l’étranger et qu’il n’est pas toujours facile de croiser, surtout ces deux dernières années chaotiques. Février a aussi été un mois durant lequel le soleil a enfin ressorti le bout de son nez, avec quelques journées au petit air printanier. J’ai donc particulièrement apprécié mes courtes balades quotidiennes, désormais ponctuées de chants d’oiseaux, de perce-neiges, de jonquilles et de crocus.

Crocus en balade

J’avais entamé l’écriture de ce billet en début de semaine lors d’un trajet en train, juste après avoir enfin osé embrasser mon père sur la joue, les angoisses liées au satané virus s’étant estompées ces dernières semaines. Je pensais alors terminer ce mois sur une note ensoleillée et plus optimiste, mais c’était sans compter l’effroyable annonce de guerre en Ukraine, survenue hier matin. C’est donc avec le cœur un peu lourd que je termine ce billet, en espérant que le mois de mars nous apportera quand même de belles nouvelles et la promesse d’une renaissance longuement attendue pour ce printemps.

Rendez-vous à la fin du mois de mars pour voir ce que nous aura réservé le troisième acte de 2022, en gardant l’espoir que les choses s’arrangent.

Travailler dans le train

Il y a quelques années déjà, j’avais écrit un billet sur les lieux où je trouvais plus facilement l’inspiration et j’avais consacré un paragraphe au train. Comme mon cher et tendre est un pigeon voyageur, j’ai fait plusieurs fois de longs voyages et le train reste ma préférence. J’aime bien ces moments suspendus dans le temps, où je peux plonger dans un bon bouquin ou me laisser aller à mes rêveries en regardant le paysage défiler. Malheureusement, quand le devoir m’appelle, je n’ai pas d’autre choix que de passer ces périples à travailler pour rendre un projet dans les délais. Ça a été le cas cette semaine et j’avais du coup envie de donner 2-3 conseils.

Photo de Fabrizio Verrecchia provenant de Pexels

La première chose à faire quand on doit travailler dans le train, c’est de trouver la meilleure place, à savoir celle qui dispose d’une table ou un coin plus tranquille où vous pourrez utiliser votre ordinateur confortablement sans déranger personne. Bien sûr, ça ne remplace jamais le confort de mon super bureau, mais ça fait l’affaire le temps du voyage. Si, comme la mienne, la batterie de votre PC n’est plus assez endurante, il est aussi indispensable de trouver un endroit avec une prise de courant. Heureusement, les trains plus récents commencent à installer des prises un peu partout, mais pour ceux qui connaissent les vieux trains de la SNCB (ceux des années 1990 qui ressemblent à ça, pas les ancêtres aux portes en accordéon comme celui-ci), sachez qu’il y a généralement une prise aux extrémités des wagons, juste au-dessus de votre tête. Sinon, pensez à changer votre batterie (ce que je compte faire…) ou à vous acheter une batterie externe pour ordinateur (autre achat que je compte réaliser prochainement).

La deuxième chose à faire est de s’assurer d’avoir une bonne connexion. Certains trains, comme ceux de la Deutsche Bahn (j'ai une fois fait un bond dans le temps entre deux quais en descendant d'un ICE très moderne pour monter à bord d'un omnibus à Liège-Guillemins, le choc a été rude 😅), offrent le Wifi à bord. Cela dit, comme je travaille parfois sur des documents plus sensibles, je préfère utiliser mon téléphone comme point d’accès mobile.

La dernière chose à faire est de coiffer un casque antibruit, votre meilleure arme contre les pleurs de bébé, la musique des adolescents et les personnes qui font des appels téléphoniques interminables en parlant fort et en mettant le haut-parleur (ce qui est encore pire quand il s'agit d'une personne étrangère et que ton esprit de linguiste ne peut s'empêcher d'essayer de comprendre la conversation). Bref, si vous voyagez souvent, le casque antibruit deviendra vite un accessoire indispensable. Je n’en ai pas eu besoin pour mon dernier voyage car j’ai eu la chance de tomber à chaque fois dans des wagons pratiquement vides (oh, bonheur, surtout pour une hypocondriaque en pleine pandémie 😄). Il faut dire que j’ai évité les heures de pointe, autre conseil qui tombe sous le sens si vous voulez travailler tranquillement dans le train. Notez que le vendredi soir et le dimanche soir sont également à fuir si vous ne voulez pas jouer des coudes avec les étudiants qui cherchent tant bien que mal à caser leur grosse valise en faisant le trajet entre la maison et leur kot ou vice-versa (j'en ai fait partie il fut un temps…).

Vous pourrez alors profiter de ce moment suspendu dans le temps pour répondre à vos mails, boucler votre rédaction ou commencer votre traduction et ne prendre aucun retard sur vos projets. Quand les trains sont à l’heure, que vous ne ratez aucune correspondance et que les wagons sont quasi vides, c’est un pur bonheur. En tout cas, j’ai vécu un voyage sans heurt cette semaine et j’ai pu bosser durant mes 4 heures de train sans problème, ce qui est assez rare pour que ça fasse l’objet d’un petit billet (de train 😁).

2022 – premier acte

Nous approchons déjà de fin janvier, le temps file ! J’avais donc envie de faire un petit point sur ce premier mois de 2022. C’est d’ailleurs toujours bénéfique de se poser un moment chaque fin de mois pour réfléchir aux dernières semaines écoulées et se rendre compte des choses qui nous ont fait du bien ou qui nous ont fait grandir.

Photo de Jess Bailey Designs provenant de Pexels

Ce mois de janvier m’a permis de faire enfin table rase sur des projets que je voulais absolument boucler avant les fêtes (malheureusement, il n'y a que 24 heures dans une journée et il faut accessoirement prendre du temps pour dormir et manger 😀). Après une première semaine assez intense pour terminer ce qui avait été mis en suspens à Noël, j’ai donc enfin pu remettre mon agenda à zéro et commencer 2022 du bon pied.

Cette année, je n’ai pas pris de résolutions. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est un peu ce que tous les podcasts concernant le bien-être que j’écoute recommandaient. Les deux dernières années ont été si éprouvantes pour notre santé mentale à tous qu’il ne sert à rien de tirer des plans sur la comète le 1er janvier en se promettant de devenir la meilleure personne possible. Non, cette année, je vais simplement me tenir aux petites habitudes que j’ai prises en 2020. Prendre un peu plus de temps pour moi chaque jour en commençant la journée par du yoga et de la méditation, un bon petit-déjeuner sans écran sous les yeux et m’accorder de vraies pauses pour me recentrer m’ont vraiment aidée sur le plan de la productivité au travail et du stress. Bon, mes proches savent que je suis toujours une stressée de la vie, qui s’angoisse au moindre petit souci et s’imagine le pire, mais je me soigne et je constate que j’ai enfin atteint une vitesse de croisière professionnelle qui me correspond davantage. Si vous êtes comme moi, je vous invite donc à (re)lire mon billet sur ma routine bien-être.

Je termine ainsi ce mois de janvier plutôt sereine et satisfaite de ma vie professionnelle. J’espère que le vôtre a également été un mois positif et que février se montrera aussi clément ! Réponse dans 28 jours 😉

Mon espace de travail

Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler un peu de celui avec qui je partage mes jours et parfois mes nuits : mon bureau.

Il faut savoir que votre humble traductrice-rédactrice est une personne qui n’aime pas tellement changer ses habitudes. Pendant des années, j’ai ainsi uniquement travaillé sur un ordinateur portable, comme au bon vieux temps de mes études à l’université. C’était sans compter mon cher et tendre. Travaillant pour une marque qui vend, entre autres, des supports d’écrans et des bureaux high-tech (ceux dont tu peux régler la hauteur pour pouvoir travailler debout), il a tenté durant des années de me convaincre d’acheter un écran externe, jusqu’au jour où il m’en a installé un sans rien me demander. Après avoir râlé d’avoir un bras mécanique et un écran plus grand qui cachaient ma décoration, j’ai fini par apprécier ne plus souffrir de maux de nuque après des séances de travail plus intenses.

Il y a quelques mois, mon cher et tendre est à nouveau parvenu à me convaincre d’optimiser davantage mon bureau. Je me suis donc retrouvée avec non pas un, mais deux écrans externes et un clavier externe. Si j’ai vite trouvé très productif de pouvoir travailler sur deux écrans, l’un me permettant de faire des recherches et l’autre de garder mon logiciel de traduction ou mon document Word actif, j’ai mis un peu plus de temps à m’habituer au clavier. Ne plus entendre le doux cliquetis des touches et sentir mes doigts glisser sur le clavier de mon ordinateur portable m’ont un peu manqué au début, surtout que j’étais déconcentrée par ces nouvelles touches légèrement plus hautes et donc plus bruyantes. Néanmoins, comme j’ai aussi pris l’habitude de travailler avec un casque anti-bruit sur les oreilles et en musique, ce petit inconvénient s’est vite fait oublier. D’ailleurs maintenant, quand je suis en déplacement et que me retrouve avec uniquement mon ordinateur portable, je me sens parfois à l’étroit. Comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Si j’en parle, c’est parce que l’aménagement d’un espace de travail est important aussi pour sa santé physique. Je remarque que, depuis que j’ai cette installation, j’ai beaucoup moins de douleurs dans les épaules et dans la nuque. Cela n’empêche toutefois pas de continuer les petits exercices d’étirement que je vous ai déjà partagés dans un autre billet.

Et pour conclure, une petite photo de mon cher bureau. Comme ça, vous aurez la preuve que non, je ne travaille pas dans mon lit ou sur le canapé.

Je dois encore trouver une solution pour cacher les câbles, mais voici l’endroit d’où je vous écris.

Quant au fait de bosser en pyjama ou pas, ça fera l’objet d’un autre billet !

Apprendre à maîtriser l’art des « to-do lists »

Un mois s’est écoulé depuis mon dernier billet et cela n’a pas été un mois de tout repos, loin de là. Au début de l’année, je vous avais écrit un article sur la routine bien-être que j’avais adoptée en 2020 et que j’espérais maintenir pour 2021. Parmi ces bonnes habitudes, il y avait celle de faire des listes le dimanche soir afin de voir noir sur blanc les choses à réaliser dans la semaine à venir. J’expliquais que j’avais toutefois encore du mal à limiter ces listes et ce mois de septembre a été la preuve que j’avais encore beaucoup de progrès à accomplir sur ce plan.

Photo by MART PRODUCTION on Pexels.com

Comme ceux qui me suivent le savent, cet été a été particulièrement intense avec une pluie de projets. J’attendais donc avec hâte les seules vacances que nous nous étions autorisées cette année avec mon cher et tendre, à la fin du mois d’août. Revenue de 10 jours de soleil breton et de quasi-coupure d’Internet (bienfaitrice pour ma part puisque je n’étais pas tentée de consulter ma boîte e-mail), je me sentais en pleine forme et prête à attaquer les nombreux projets que j’avais acceptés pour le mois. Mais au bout d’une semaine, j’ai vite été dépassée. Pourquoi ? Parce que j’avais surestimé ma capacité de travail et que mes listes de choses à faire étaient littéralement impossibles à achever dans les délais que je m’étais impartis. Alors j’ai dû prendre sur moi, sur mes week-ends et mes soirées pour pouvoir boucler ces gros projets.

Ce mois-ci est donc pour moi une sorte de nouveau départ, surtout après avoir écouté cette semaine 2 podcasts de bien-être et méditation qui donnaient des conseils à point nommé.

Photo by Tara Winstead on Pexels.com

Conseil nº1 : ne pas oublier que notre énergie varie d’un jour à l’autre et apprendre à mieux la doser. Il y a eu des jours où j’étais en forme olympique et où je pouvais barrer plusieurs tâches sur ma liste, ce qui m’encourageait à poursuivre sur ma lancée. Et puis il y en a d’autres où un e-mail bousillait mon énergie en me faisant stresser et en sapant ma motivation pour le reste de la journée. Mel Chante, l’oratrice de ce podcast (The Daily Shine) expliquait que, pour un mieux, il fallait chaque soir se repasser sa journée en tête afin de voir quelles activités ont demandé le plus d’énergie. Cet inventaire permet alors de se rendre compte de ce qui décharge le plus nos batteries et ce qu’il est possible de supprimer, limiter ou ajouter pour retrouver un équilibre.

Conseil nº2 : décortiquer sa liste de choses à faire. Ce conseil provient du podcast The Daily Pep! de Meg Kissack. Il part du principe que l’on a tendance à écrire sur sa liste les gros objectifs de sa semaine, et non la myriade de petites tâches qu’ils impliquent. Par exemple, dans mon cas, au lieu de mettre « Traduction du projet X », il faudrait mettre « 1er jet de la traduction X », « révision de la traduction X », « relecture de la traduction X », « envoi de la traduction X ». Ça peut paraître stupide, étant donné que je sais pertinemment quelles sont les tâches que je dois effectuer avant de rendre une traduction, mais les inscrire sur une liste permet de mieux se rendre compte du temps que cela va prendre et de savourer les petites victoires en barrant une à une les étapes (avouez qu'il n’y a rien de plus gratifiant que de barrer une tâche sur une liste). Meg Kissack conseille également d’ajouter les tâches que l’on ne prend pas la peine d’écrire. Dans mon exemple, répondre aux e-mails. Je ne l’écris pas, mais c’est une activité qui me prend beaucoup de temps également, car cela demande de mettre à jour mon agenda, de vérifier mes disponibilités, etc.

Si vous n’êtes pas du tout du genre à écrire des listes, ces conseils ne vous serviront à rien, mais je trouvais cela plutôt utile si, comme moi, vous avez tendance à surestimer votre capacité de travail et que vous vous retrouvez parfois au pied du mur au mépris de votre bien-être et de votre santé.

Bref, tout ça pour dire que je suis prête à affronter ce nouveau mois en écoutant davantage mon énergie et en ayant enfin plus de temps à consacrer à mon blog. C’est d’ailleurs également un conseil à appliquer, et je terminerai là-dessus : ajouter sur sa liste un moment pour soi. Parce que prendre le temps de recharger ses batteries, c’est aussi important pour sa productivité.

Sur ce, je vous dis à bientôt pour un autre billet !

Un été de folie

Bonjour à tous !

Cela fait déjà plus d’un mois (!) que j’ai écrit mon dernier article et que je regrette chaque semaine de ne pas avoir pris le temps d’écrire. Ce n’est pas à cause d’un manque d’inspiration ou d’envie, mais plutôt de temps. Les projets n’arrêtent en effet pas de pleuvoir depuis le retour des beaux jours (et l’annonce de la levée des restrictions un peu partout). Comme je rédige pas mal de contenus ayant trait au tourisme, plusieurs projets suspendus depuis un bon moment ont en effet enfin repris. À cela s’ajoute le travail accru dans les agences de traduction. L’été est toujours une période plus chargée en raison des nombreux départs en vacances. D’ailleurs, si vous vous lancez dans la traduction en tant qu’indépendant, il s’agit de la meilleure saison pour vous démarquer auprès des agences. Les traducteurs auxquels elles font appel d’habitude prennent bien souvent leur congé en été. Les PM n’ont par conséquent pas d’autre choix que de faire appel à d’autres traducteurs, ce qui vous laisse ainsi une chance d’obtenir un projet. Notez qu’il se passe d’ailleurs la même chose durant la période des fêtes. Mon cher et tendre ayant également beaucoup de travail de son côté cet été, j’en profite donc pour renflouer un peu mon compte en rêvant aux futures cartes postales que je pourrai vous écrire.

Bref, tout ça pour vous dire que j’espère bientôt revenir avec de nouveaux articles. En attendant, je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui ont la chance de pouvoir souffler un peu et j’envoie une tonne de courage à tous les autres qui vivent, eux aussi, un été de folie face à la mer qui leur sert de fond d’écran.

Gardez espoir, notre tour viendra !

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